LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2200765

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2200765

vendredi 12 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2200765
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation1ère chambre
Avocat requérantSELARL VALIERE VIALEIX

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés le 7 juin 2022, le 13 septembre 2022, le 10 novembre 2023 et le 13 mars 2024, l'Udaf de l'Indre, agissant en sa qualité de représentant légal de Mme I B, Mme F B, M. G H, Mme D B représentés par Me Gaborit, demandent au tribunal :

1°) de condamner le centre hospitalier de Châteauroux à verser à l'Udaf de l'Indre une somme globale d'un montant de 863 275,02 euros en réparation des préjudices que Mme I B estime avoir subis en raison des fautes commises par cet établissement de santé lors de sa prise en charge à compter du 14 juin 2015 ;

2°) de condamner cet établissement de santé à verser à Mme F B, M. G H et Mme D B, en leurs qualités de fille, fils et mère de Mme I B, les sommes respectives de 40 000 euros, 30 000 euros et 20 000 euros ;

3°) d'assortir ces sommes des intérêts au taux légal, lesquels seront capitalisés à chaque échéance annuelle, à compter de la date de réception de la demande préalable ;

4°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Châteauroux une somme globale de 14 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de le condamner aux entiers dépens ;

5°) de déclarer la décision à intervenir commune et opposable à la CPAM du Loir-et- Cher.

Ils soutiennent que :

En ce qui concerne la responsabilité du centre hospitalier de Châteauroux :

- le centre hospitalier de Châteauroux a commis une faute de nature à engager sa responsabilité sur le fondement du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique dans la prise en charge de Mme B. Elle a été examinée trois heures après son admission alors qu'elle aurait dû faire l'objet d'une consultation urgente en raison de la suspicion d'accident vasculaire cérébral et d'un scanner ; ce retard de prise en charge adaptée est fautif et est à l'origine de séquelles très importantes ;

- la faute commise par le centre hospitalier de Châteauroux a été à l'origine d'une perte de chance d'éviter un handicap nul ou minime du fait de l'accident vasculaire cérébral (AVC), qu'il y a lieu d'évaluer à un taux de 40 %.

En ce qui concerne les préjudices :

- les divers préjudices subis par Mme I B peuvent être évalués à 13 557,72 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire, 20 000 euros au titre des souffrances endurées, 11 000 euros au titre du préjudice esthétique temporaire, 123 840 euros au titre du déficit fonctionnel permanent, 11 000 euros au titre du préjudice esthétique permanent, 10 000 euros au titre du préjudice sexuel, 10 000 euros au titre du préjudice d'agrément, 920 euros au titre de frais de médecin conseil, 28 495,58 euros au titre de l'assistance à tierce personne temporaire, 594 461,72 euros au titre de l'assistance à tierce personne permanente, 40 000 euros au titre de l'incidence professionnelle.

- les préjudices moraux subis par Mme F B, M. G H et Mme D B peuvent être évalués respectivement à 40 000 euros, 30 000 euros et 20 000 euros.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 2 août 2022, le 30 septembre 2022, le 7 décembre 2023 et le 28 juin 2024, le centre hospitalier de Châteauroux, représenté par Me Valière-Vialeix, demande au tribunal de fixer le taux de perte de chance à 30%, de réduire le montant des indemnisations sollicitées par l'Udaf et les proches de la victime.

Il fait valoir que :

- la responsabilité n'est pas contestée mais seule une perte de chance d'éviter les dommages fixés à un taux de 30 % pourra être retenue ;

- le déficit fonctionnel temporaire, les souffrances endurées, le préjudice esthétique temporaire, le déficit fonctionnel permanent, le préjudice sexuel, le préjudice d'agrément ont déjà été fixé à titre définitif par le juge de la provision ;

- le préjudice esthétique temporaire n'est pas établi et n'a d'ailleurs pas été retenu par l'expert désigné par le juge des référés du tribunal ;

- la réalité du préjudice d'agrément n'est pas établie ;

- la demande au titre de l'assistance d'une tierce personne temporaire et permanente ne pourra être que rejetée puisque la requérante ne justifie pas des aides qu'elle perçoit à ce titre notamment la prestation compensatoire du handicap et ne démontre pas que les aides ne couvrent pas l'intégralité du préjudice subi. Subsidiairement, il sera accordé une indemnisation avec un taux horaire de 13 euros de l'heure et en tenant compte de la perte de chance de 30 % ;

- la réalité du préjudice lié à l'incidence professionnelle n'est pas établie puisque l'intéressée était au RSA depuis treize ans au moment des faits ;

- les autres postes de préjudices sont surévalués ;

- la demande de la caisse est surévaluée.

Par un mémoire enregistré le 14 mars 2024, la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) du Loir-et-Cher, représentée par Me Maury, demande au tribunal de condamner le CH de Châteauroux à lui verser une somme globale de 263 511,19 euros après application du taux de perte de chance et avant déduction de l'indemnité provisionnelle de 15 583,78 euros, en remboursement de ses débours, avec les intérêts au taux légal à compter du 14 mars 2024, une somme de 1 191 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion et une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code de la sécurité sociale ;

- l'arrêté du 18 décembre 2023 relatif aux montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale pour l'année 2024 ;

- l'ordonnance du 9 octobre 2020 désignant le docteur A en qualité d'expert ;

- l'ordonnance du 20 octobre 2021 par laquelle le centre hospitalier de Châteauroux a été condamné à verser une provision d'un montant de 119 500 euros à l'Udaf de l'Indre et de 15 583,78 euros à la CPAM du Loir et Cher ;

- l'ordonnance du 4 mai 2021 par laquelle les frais d'expertise ont été taxés et liquidés à la somme de 2 700 euros ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Martha,

- les conclusions de M. Houssais, rapporteur public,

- et les observations de Me Gaborit pour les requérants.

Considérant ce qui suit :

1. Le 14 juin 2015, la fille de 12 ans de Mme I B, âgée quant à elle de 48 ans, a appelé le SAMU autour de 15h16 car sa mère était somnolente sur le lit. Après l'intervention des pompiers, l'intéressée a été admise aux urgences du CH de Châteauroux à 16h30. Vers 18 heures, son état neurologique s'est dégradé. A 20h13, un scanner cérébral a été pratiqué laissant apparaître une possible lésion ischémique récente. L'intéressée a été transférée au CH de Tours à 23h59. L'IRM pratiqué dans cet établissement a permis d'objectiver la survenance d'un AVC, lequel diagnostic a conduit à la réalisation d'une craniectomie décompressive le 16 juin. Au vu des séquelles conservées, elle a ensuite été transférée en service neurologie puis a connu plusieurs périodes d'hospitalisation en service de neurochirurgie et de rééducation notamment jusqu'au 8 novembre 2019.

Par une ordonnance du 9 octobre 2020, le juge des référés du tribunal a demandé au docteur A, neurologue, de procéder à une expertise. Le docteur A a établi son rapport le 14 avril 2021.

Se fondant notamment sur les conclusions de ce rapport d'expertise, l'Udaf de l'Indre, agissant au nom de Mme I B, a saisi le juge de la provision du tribunal, lequel, par une ordonnance du 20 octobre 2021, a alloué une provision de 119 500 euros à cet organisme outre une somme de 15 583,78 euros à la CPAM du Loir et Cher.

2. Par la présente requête, l'Udaf de l'Indre, agissant en vertu du mandat de tutelle qu'elle exerce auprès de Mme B, demande au tribunal de condamner le CH de Châteauroux à lui verser une somme globale de 863 275,02 euros en réparation des préjudices subis par Mme B en raison des manquements commis par cet établissement de santé. En outre, Mme F B, M. G H et Mme D B, agissant en tant que fille, fils et mère de Mme I B, demandent à être indemnisés au titre du préjudice moral qu'ils ont subi en tant que victimes indirectes. Par un mémoire du 14 mars 2024, la CPAM du Loir et Cher demande quant à elle le remboursement de ses débours.

Sur les conclusions aux fins d'indemnisation :

- Les conclusions présentées par les consorts B :

En ce qui concerne le principe de responsabilité :

3. Aux termes de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " I. - Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute ".

4. D'une part, il résulte de l'instruction, en particulier du rapport d'expertise du 14 avril 2021, dont les conclusions sur ce point ne sont pas contestées en défense, que la prise en charge de Mme B par le centre hospitalier de Châteauroux n'a pas été adaptée ni conforme aux règles de l'art. En effet, alors qu'à son arrivée aux urgences à 16h30 l'intéressée présentait des troubles évocateurs de lésions neurologiques, notamment une aphasie, que l'IOA a noté niveau 1 " consultation urgente ", l'intéressée ne sera examinée par un médecin qu'à 19h27 à la faveur de l'aggravation de son état clinique et de la survenance d'une hémiplégie droite constatée aux alentours de 18h. Dans ces conditions, et alors que l'absence d'un examen clinique plus rapide a empêché la réalisation en urgence d'une IRM cérébrale et par suite la réalisation d'une thrombolyse par voie intraveineuse, la responsabilité du centre hospitalier de Châteauroux doit être engagée en raison d'un retard d'examen clinique constitutif d'une prise en charge inadaptée.

5. D'autre part, dans le cas où la faute commise lors de la prise en charge ou le traitement d'un patient dans un établissement public hospitalier a compromis ses chances d'obtenir une amélioration de son état de santé ou d'échapper à son aggravation, le préjudice résultant directement de la faute commise par l'établissement et qui doit être intégralement réparé n'est pas le dommage corporel constaté, mais la perte de chance d'éviter que ce dommage soit advenu. La réparation qui incombe à l'hôpital doit alors être évaluée à une fraction du dommage corporel déterminée en fonction de l'ampleur de la chance perdue.

6. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise du 14 avril 2021, que le retard de diagnostic imputable au CH de Châteauroux a rendu impossible toute thrombolyse et toute thrombectomie. Or, le docteur A explique que si Mme B avait subi une IRM encéphalique dès son admission aux urgences du centre hospitalier de Châteauroux, elle aurait pu bénéficier d'une thrombolyse dès lors qu'elle ne présentait pas de contre-indication à ce traitement médicamenteux. Il résulte de ce même rapport d'expertise que " ce traitement aurait permis d'augmenter sa probabilité d'avoir un handicap nul ou minime d'environ 30% ". Dans ces conditions, et alors qu'il ne résulte pas de l'instruction que l'AVC ne serait pas antérieur à 15h15, il y a lieu de retenir, compte tenu du délai écoulé, que Mme B a subi une perte de chance de 30 % d'éviter une partie des séquelles survenues si le centre hospitalier défendeur n'avait pas tardé à mettre en œuvre l'examen d'imagerie médicale cérébrale qui aurait permis de détecter et de prendre en charge plus rapidement l'accident vasculaire cérébral dont elle a été victime.

En ce qui concerne les préjudices :

S'agissant des préjudices subis par Mme B :

7. Ainsi que l'a fait l'expert judiciaire, il y a lieu de fixer la date de consolidation au 15 juin 2018.

Quant aux préjudices extra- patrimoniaux :

* Les préjudices temporaires :

8. En premier lieu, il résulte de l'instruction que, jusqu'à la date de consolidation de son état de santé, Mme B a été hospitalisée pendant plusieurs périodes, notamment entre le 14 juin 2015 et la date de consolidation et a subi, au cours de ces périodes, une gêne sévère pour la réalisation des gestes de la vie courante. Il résulte de cette même instruction, notamment du rapport d'expertise, que l'intéressée a subi un déficit fonctionnel temporaire total pour les périodes d'hospitalisation antérieures au 16 juillet 2016, un déficit fonctionnel temporaire partiel qu'il convient de fixer à 80% pour la période postérieure à cette date. En tenant compte de ces éléments et après application du taux de perte de chance mentionné au point 8, il sera fait une juste appréciation du déficit fonctionnel temporaire total et partiel en condamnant l'établissement de santé à verser à l'Udaf de l'Indre la somme de 8 000 euros.

9. En deuxième lieu, compte tenu des nombreuses prises en charge au centre hospitalier de Châteauroux sur une période de près de trois années, l'expert a évalué les souffrances physiques et psychiques endurées à 6 sur une échelle 7. Au vu de ces éléments, ce chef de préjudice peut être justement indemnisé, après application du taux de perte de chance, en mettant à la charge du centre hospitalier de Châteauroux la somme de 8 000 euros.

10. En troisième lieu, eu égard notamment à la nécessité de marcher avec une canne, de recourir à un fauteuil roulant, à la paralysie faciale dont elle a été atteinte, à la cranioplastie qui a été réalisée, le préjudice esthétique temporaire de la requérante, doit être évalué à hauteur de 4 000 euros, après application du taux de perte de chance.

* Les préjudices permanents :

11. En premier lieu, au regard de l'hémiplégie, de l'aphasie, des crises d'épilepsie, de la dépression dont souffre Mme B, l'expert désigné par le juge des référés du tribunal a évalué le déficit fonctionnel permanent à 80%. Dès lors il sera fait une juste appréciation de ce poste de préjudice en condamnant l'établissement hospitalier, après application du taux de perte de chance de 30%, à verser à l'Udaf de l'Indre pour le compte de Mme B, âgée de 51 ans à la date de consolidation, la somme de 75 000 euros.

12. En deuxième lieu, l'expert a estimé le préjudice esthétique permanent à 4,5 sur 7 au vu des mêmes éléments que ceux mentionnés au point 12 ainsi que de l'aphasie dont reste atteinte Mme B. Dans ces conditions, il y a lieu d'allouer à l'Udaf de l'Indre une somme de 4 500 euros après application du taux de perte de chance.

13. En troisième lieu, l'expert indique que Mme B se trouve dans l'impossibilité de pratiquer l'ensemble des loisirs et activités sportives en raison de ses séquelles. Ce poste de préjudice n'est pas chiffré mais qualifié de certain et important par l'expert. Par suite, et alors que Mme B ne produit aucun justificatif de nature à attester de la régularité d'une pratique sportive ou de loisirs avant son AVC, le centre hospitalier de Châteauroux doit être condamné à verser à l'Udaf de l'Indre une somme limitée à 500 euros au titre du préjudice d'agrément, après application du taux de perte de chance de 30 %.

14. En dernier lieu, il résulte de l'instruction que le préjudice sexuel a été qualifié de certain par l'expert. Eu égard notamment à l'âge de Mme B au moment de son AVC, il sera fait une juste appréciation de ce chef de préjudice en allouant à l'intéressée la somme de 3 000 euros après application du taux de perte de chance de 30%.

Quant aux préjudices patrimoniaux :

* l'assistance à tierce personne :

- Pour la période antérieure à la consolidation :

15. Lorsque le juge administratif indemnise dans le chef de la victime d'un dommage corporel la nécessité de recourir à l'aide d'une tierce personne, il détermine le montant de l'indemnité réparant ce préjudice en fonction des besoins de la victime et des dépenses nécessaires pour y pourvoir. Il doit à cette fin se fonder sur un taux horaire déterminé, au vu des pièces du dossier, par référence, soit au montant des salaires des personnes à employer augmentés des cotisations sociales dues par l'employeur, soit aux tarifs des organismes offrant de telles prestations, en permettant le recours à l'aide professionnelle d'une tierce personne d'un niveau de qualification adéquat et sans être lié par les débours effectifs dont la victime peut justifier. Il n'appartient notamment pas au juge, pour déterminer cette indemnisation, de tenir compte de la circonstance que l'aide a été ou pourrait être apportée par un membre de la famille ou un proche de la victime.

16. Il résulte de l'instruction, notamment du rapport d'expertise judiciaire, que les besoins en aide humaine requis par l'état de santé de Mme B nécessitent une aide non spécialisée et doivent être évalués à 4 heures par jour. Mme B, qui vit désormais seule, justifie que cette assistance lui est apportée par un organisme agréé de services aux personnes pour un prix horaire de 22,75 euros. Afin de tenir compte des congés payés et des jours fériés prévus par l'article L. 3133-1 du code du travail, il y a lieu de calculer l'indemnisation sur la base d'une année de 412 jours. Les besoins en assistance à tierce personne de Mme B doivent ainsi, après déduction des périodes d'hospitalisation antérieures au 14 juillet 2016, être évalués à la somme de 72 005,18 euros.

17. En vertu des principes qui régissent l'indemnisation par une personne publique des victimes des dommages dont elle doit répondre, il y a lieu de déduire de l'indemnisation allouée à la victime d'un dommage corporel au titre des frais d'assistance par une tierce personne le montant des prestations dont elle bénéficie par ailleurs et qui ont pour objet la prise en charge de tels frais. Il en est ainsi alors même que les dispositions en vigueur n'ouvrent pas à l'organisme qui sert ces prestations un recours subrogatoire contre l'auteur du dommage. La déduction n'a toutefois pas lieu d'être lorsqu'une disposition particulière permet à l'organisme qui a versé la prestation d'en réclamer le remboursement au bénéficiaire s'il revient à meilleure fortune.

18. Les règles rappelées au point précédent ne trouvent à s'appliquer que dans la mesure requise pour éviter une double indemnisation de la victime. Par suite, lorsque la personne publique responsable n'est tenue de réparer qu'une fraction du dommage corporel, notamment parce que la faute qui lui est imputable n'a entraîné qu'une perte de chance d'éviter ce dommage, la déduction ne se justifie, le cas échéant, que dans la mesure nécessaire pour éviter que le montant cumulé de l'indemnisation et des prestations excède le montant total des frais d'assistance par une tierce personne.

19. Compte tenu du taux de perte de chance retenu, le préjudice indemnisable par le CH de Châteauroux, au titre du besoin en assistance par tierce personne de Mme B s'élève, eu égard à ce qui a été dit au point 18, à 21 605,55 euros. La somme qui aura été perçue pour elle au titre de la prestation compensatoire du handicap jusqu'à la date de consolidation s'élève à 12 894,22 euros. Or, cette allocation, dont aucune disposition particulière ne permet à l'organisme qui l'a versée d'en réclamer le remboursement au bénéficiaire s'il revient à meilleure fortune, a aussi pour objet la prise en charge des frais d'assistance par tierce personne. Le cumul de cette allocation sur la période en litige avec le montant indemnisable par l'établissement public n'excède pas le besoin en assistance par tierce personne de Mme B, évalué à 72 005,18 euros ainsi que dit au point 18. Il y a donc ainsi lieu d'allouer à Mme B la somme de 21 605,55 euros.

Pour la période allant de la date de consolidation à la date du présent jugement :

20. Pour la période du 15 juin 2018 à la date du présent jugement, soit 2 219 jours, les besoins en assistance à tierce personne peuvent être évalués, sur la base des mêmes paramètres de calcul que ceux exposés au point 18 et après déduction des périodes d'hospitalisation retenues par l'expert, à la somme de 227 930,81 euros.

21. Compte tenu du taux de perte de chance retenu, le préjudice indemnisable par le CH de Châteauroux, au titre du besoin en assistance par tierce personne de Mme B s'élève, pour cette période eu égard à ce qui a été dit au point précédent, à 68 379,24 euros. Il ne résulte pas de l'instruction que le cumul de cette dernière somme et de la prestation de compensation du handicap versée sur cette même période au profit de la requérante excèderait le besoin total en assistance à tierce personne de cette dernière. Par suite, il n'y a pas lieu de déduire cette prestation de handicap de la somme à laquelle a droit Mme B de sorte qu'il convient de fixer le montant de l'indemnisation due à celle-ci pour la période courant de la date de consolidation à la date du présent jugement à 68 379,24 euros.

Pour la période postérieure à la date du présent jugement :

22. Sur la base des mêmes paramètres de calcul que ceux exposés au point 18, les besoins viagers en ATP requis par l'état de santé de Mme B peuvent être évalués, chaque année, à 37 492 euros. Compte tenu du taux de perte de chance retenu, le préjudice indemnisable par le CH de Châteauroux, au titre des besoins viagers en assistance par tierce personne de Mme B s'élève, par an, à une somme de 11 247,6 euros. Il ne résulte pas de l'instruction que le cumul de cette dernière somme et de la prestation de compensation du handicap qui sera versée annuellement au profit de la requérante excèderait le besoin total annuel en assistance à tierce personne de cette dernière. Par suite, il y a lieu de condamner le centre hospitalier de Châteauroux, à compter de la date du présent jugement, au versement d'une rente annuelle de 11 247,60 euros, revalorisée tous les ans par application des coefficients prévus à l'article L. 434-17 du code de la sécurité sociale.

* L'incidence professionnelle :

23. L'incidence professionnelle a pour objet d'indemniser les conséquences de toute nature touchant la sphère professionnelle, au-delà des pertes de revenus professionnels, comme le préjudice subi par la victime en raison de sa dévalorisation sur le marché du travail, de sa perte d'une chance professionnelle ou de l'augmentation de la pénibilité de l'emploi qu'elle occupe imputable au dommage, ou encore le préjudice subi qui a trait à sa nécessité de devoir abandonner la profession qu'elle exerçait avant le dommage au profit d'une autre qu'elle a dû choisir en raison de la survenance de son handicap. De même, l'existence d'un préjudice d'incidence professionnelle n'est nullement conditionnée à la possibilité d'un retour à l'emploi mais peut également découler du préjudice tenant à la renonciation à exercer une activité professionnelle du fait du handicap.

24. Si l'expert a conclu que l'état neurologique de la requérante ne lui permettait pas d'envisager de reprendre une activité professionnelle, il résulte de l'instruction qu'à la date à laquelle elle a été victime de son AVC, Mme B n'exerçait aucune activité professionnelle depuis l'année 2002, soit depuis 13 ans. Ainsi que l'a retenu l'expert, elle était bénéficiaire du RSA sans que l'intéressée ne produise aucun document démontrant qu'elle aurait eu l'intention de reprendre une activité professionnelle ou qu'elle aurait effectué des démarches en ce sens. Ce faisant, Mme B ne justifie pas du caractère certain du préjudice d'incidence professionnelle qu'elle invoque. Par suite, ce poste de préjudice ne peut qu'être écarté.

* Les frais de médecin conseil :

25. L'Udaf de l'Indre sollicite le versement d'une somme de 920 euros au titre des frais qu'elle a exposés pour se faire assister par un médecin conseil dans le cadre des opérations d'expertise. Il y a lieu, au vu des justificatifs produits de lui allouer cette somme.

26. Il résulte de tout ce qui précède que le centre hospitalier de Châteauroux doit être condamné à verser à Mme B une somme globale de 193 904,79 euros, dont il conviendra de déduire la provision de 119 500 euros allouée par l'ordonnance du 20 octobre 2021 ainsi qu'une rente annuelle de 11 247,60 euros dans les conditions exposées au point 24 du présent jugement.

S'agissant des préjudices subis par les proches de Mme B :

27. Il sera fait une juste appréciation du préjudice d'affection subi par Mme F B, fille de Mme I B et qui était mineure et domiciliée chez sa mère au moment où cette dernière a été victime d'un AVC, en lui allouant une somme de 5 000 euros après application du taux de perte de chance. Il sera par ailleurs fait une juste appréciation du préjudice d'affection subi par M. G H, né en 1989 et de Mme D B, en leurs qualités respectives de fils et de mère de Mme I B, en leur allouant, pour le premier la somme de 3 000 euros après application du taux de perte de chance, pour la seconde la somme de 2 000 euros après application de ce même pourcentage.

Les conclusions présentées par la caisse :

28. La CPAM du Loir-et-Cher, qui a notamment produit une attestation d'imputabilité du 11 mars 2024 de son médecin conseil et un décompte définitif précis de ses débours, demande le remboursement de frais d'hospitalisation pour un montant de 353 449,57 euros, de frais médicaux pour un montant de 8 078,25 euros, de frais pharmaceutiques, d'appareillage, et de transports pour un montant global de 3 196,24 euros, de frais futurs arrêtés au 9 novembre 2023 à une somme de 35 358,77 euros, de frais futurs à venir pour un montant total de 258 695,15 euros, arrêtés sur la base d'un coefficient de capitalisation de 28,260, issu du barème de capitalisation 2022 de la Gazette du Palais, correspondant à des frais médicaux et pharmaceutiques et des frais d'appareillage. Le lien direct et certain entre ces débours et la faute commise par le CH défendeur dans le cadre de la prise en charge de Mme B est suffisamment établi par les documents produits par la CPAM du Loir-et-Cher, qui sont d'ailleurs corroborés par certains éléments du rapport d'expertise judiciaire.

29. D'une part, s'agissant des débours exposés jusqu'à la date du présent jugement, il y a lieu de condamner le centre hospitalier défendeur à verser à la caisse une somme de 121 626,56 euros, après application du taux de perte de chance fixée au point 8. Il y aura lieu de déduire de cette somme, le montant de l'allocation provisionnelle fixée à 15 583,78 euros par une ordonnance du juge des référés du tribunal du 20 octobre 2021.

30. D'autre part, s'agissant des frais futurs viagers à rembourser à compter de la date du présent jugement et à défaut d'accord du CH de Châteauroux quant au versement d'un capital représentatif de ces frais à venir, ils seront remboursés par le centre hospitalier de Châteauroux à la CPAM, dans la limite de la somme annuelle de 9 154,11 euros demandée et justifiée par cette dernière, avant application du taux de perte de chance, soit 2 746,23 euros après application de ce taux de perte de chance, au fur et à mesure des débours exposés et sur justificatifs annuels.

Sur les intérêts et leur capitalisation :

31. Les intérêts dus en application de l'article 1231-6 du code civil courent à compter de la réception par la partie débitrice de la réclamation de la somme principale ou, le cas échéant, faute de demande préalable indemnitaire, de l'enregistrement de cette demande au tribunal.

32. En premier lieu, l'Udaf de l'Indre a droit sur la somme en capital de 193 904,79 euros qui est mentionnée au point 26 de ce jugement, après déduction de la provision mentionnée au même point, aux intérêts au taux légal à compter de la date de réception de sa réclamation indemnitaire préalable, et à la capitalisation de ces intérêts à échéance annuelle.

33. En second lieu, il y a lieu d'accorder les intérêts au taux légal sur la somme que le CH de Châteauroux est condamné à verser en capital à la CPAM du Loir et Cher, après déduction de la provision mentionnée au point 31, à compter du 14 mars 2024, date d'enregistrement de sa demande au tribunal.

Sur l'indemnité forfaitaire de gestion :

34. Aux termes de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale : " En contrepartie des frais qu'elle engage pour obtenir le remboursement mentionné au troisième alinéa ci-dessus, la caisse d'assurance maladie à laquelle est affilié l'assuré social victime de l'accident recouvre une indemnité forfaitaire à la charge du tiers responsable et au profit de l'organisme national d'assurance maladie. Le montant de cette indemnité est égal au tiers des sommes dont le remboursement a été obtenu, dans les limites d'un montant maximum de 910 euros et d'un montant minimum de 91 euros. A compter du 1er janvier 2007, les montants mentionnés au présent alinéa sont révisés chaque année, par arrêté des ministres chargés de la sécurité sociale et du budget, en fonction du taux de progression de l'indice des prix à la consommation hors tabac prévu dans le rapport économique, social et financier annexé au projet de loi de finances pour l'année considérée ". Selon l'article 1er de l'arrêté du 18 décembre 2023 susvisé : " Les montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale sont fixés respectivement à 118 € et 1 191 € au titre des remboursements effectués au cours de l'année 2024 ". En application de ces dispositions, il y a lieu de condamner le centre hospitalier de Châteauroux à verser à la CPAM du Loir et Cher une somme de 1 191 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.

Sur les frais d'expertise :

35. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties ".

36. Il y a lieu de mettre les frais de l'expertise judiciaire réalisée par le docteur A, taxés et liquidés à une somme de 2 700 euros par une ordonnance du 4 mai 2021, à la charge définitive du CH de Châteauroux, qui est la partie perdante dans la présente instance.

Sur les frais liés au litige :

37. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".

38. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge du CH de Châteauroux, qui est la partie perdante, une somme de 1 800 euros à verser à l'Udaf de l'Indre, pour le compte de Mme B sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En revanche, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées sur ce même fondement par la CPAM du Loir et Cher et par les proches de Mme I B.

DECIDE:

Article 1er : Le centre hospitalier de Châteauroux est condamné à verser à l'Udaf de l'Indre, pour le compte de Mme I B, une somme en capital de 193 904,79 euros assortie des intérêts au taux légal et de la capitalisation de ces mêmes intérêts à compter de la date de réception de sa demande préalable dont il conviendra de déduire la provision de 119 500 euros qui lui a été allouée par l'ordonnance du 20 octobre 2021, ainsi qu'une rente annuelle de 11 247,60 euros, revalorisée tous les ans en vertu des coefficients prévus à l'article L. 434-17 du code de la sécurité sociale.

Article 2 :Le centre hospitalier de Châteauroux est condamné à verser à Mme F B une somme de 5 000 euros, à M. G H, une somme de 3 000 euros, à Mme D B une somme de 2 000 euros. Ces sommes seront assorties des intérêts au taux légal à compter de la date de réception de leur demande préalable et de la capitalisation de ces mêmes intérêts à chaque échéance annuelle.

Article 3 :Le centre hospitalier de Châteauroux est condamné à verser à la CPAM du Loir-et-Cher une somme de 121 626,567 euros, dont il conviendra de déduire le montant de la provision de 15 583,78 euros qui lui a été allouée par l'ordonnance du 20 octobre 2021, avec les intérêts au taux légal à compter du 14 mars 2024, en remboursement de ses débours, ainsi qu'une somme annuelle, dans la limite de 2 746,23 euros, à verser au fur et à mesure des débours exposés et sur justificatifs annuels, outre 1 191 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.

Article 4 :Les frais et honoraires de l'expertise, taxés et liquidés à la somme de 2 700 euros par une ordonnance du 4 mai 2021 sont mis à la charge définitive du centre hospitalier de Châteauroux.

Article 5 : Le centre hospitalier de Châteauroux versera à l'Udaf de l'Indre une somme de 1 800 euros (mille huit cents euros) en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 6 :Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 7 :Le jugement sera notifié à l'Udaf de l'Indre, à Mme F B, M. G H, Mme D B, au centre hospitalier de Châteauroux et à la CPAM du Loir-et-Cher. Une copie en sera adressée pour information au docteur E A, expert.

Délibéré après l'audience du 2 juillet 2024 où siégeaient :

- M. Artus, président,

- M. Crosnier, premier conseiller,

- M. Martha, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2024.

GHELLAMGGGG

Le rapporteur,

F. MARTHA

Le président,

D. ARTUS

La greffière,

M. C

La République mande et ordonne

au préfet de l'Indre en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour Le Greffier en Chef

La greffière

M. C

bb

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions