jeudi 20 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2200870 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | JUGE UNIQUE JB BOSCHET |
| Avocat requérant | ARCHIMEDE AVOCATS & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Procédure initiale devant le tribunal :
I. Par une requête et des mémoires enregistrés les 21 septembre et 3 décembre 2018, 26 avril 2019, 29 juin et 17 novembre 2020, sous le n° 1801440, la SA Stearinerie Dubois Fils, représentée B, a demandé au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des suppléments de cotisation foncière des entreprises auxquels elle a été assujettie au titre des années 2014, 2015 et 2016 à raison d'un établissement dénommé Scoury 1 situé sur la commune de Ciron ;
2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761 1 du code de justice administrative.
Elle soutient que l'installation de sprinklage prise en compte par l'administration pour procéder au rehaussement de la cotisation foncière constitue un bien d'équipement spécialisé au sens de l'article 1382 11° du code général des impôts dans la mesure où la réalisation des opérations de production et de stockage de matière hautement inflammable impose un réseau de sécurité incendie optimal, cette installation a été réalisée en raison de la qualité d'installation classée pour la protection de l'environnement et à la demande de l'assureur de la société au regard du risque généré par l'exercice de cette activité industrielle, notamment l'entreposage et la manipulation de substances potentiellement inflammables ou explosives, elle a été spécifiquement conçue et adaptée pour chacun des bâtiments selon la nature de l'activité exercée dans celui-ci, du risque d'incendie existant et des moyens nécessaires à son extinction, elle est dissociable des bâtiments existants et ne constitue pas un accessoire immobilier, et ne saurait être utilisée pour une activité autre que celle pour laquelle elle a été conçue et installée.
Par des mémoires en défense enregistrés les 29 mars 2019, 2 juin, 7 septembre et 3 décembre 2020, le directeur du contrôle fiscal Centre-Ouest a conclu au rejet de la requête comme non fondée.
II. Par une requête et des mémoires enregistrés les 21 septembre, 3 décembre 2018, 26 avril 2019, 29 juin et 17 novembre 2020, sous le n° 1801441, la SA Stearinerie Dubois Fils, représentée B, a demandé au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des suppléments de taxe foncière sur les propriétés bâties auxquels elle a été assujettie au titre de l'année 2016 à raison d'un établissement dénommé Scoury 1 situé sur la commune de Ciron ;
2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761 1 du code de justice administrative.
Elle soutient que l'installation de sprinklage prise en compte par l'administration pour l'établissement de la taxe foncière est erronée, dès lors qu'elle constitue un bien d'équipement spécialisé au sens de l'article 1382-11° du code général des impôts, dans la mesure où la réalisation des opérations de production et de stockage de matière hautement inflammable impose un réseau de sécurité incendie optimal, cette installation a été réalisée en raison de la qualité d'installation classée pour la protection de l'environnement et à la demande de l'assureur de la société au regard du risque généré par l'exercice de cette activité industrielle, notamment l'entreposage et la manipulation de substances potentiellement inflammables ou explosives, elle a été spécifiquement conçue et adaptée pour chacun des bâtiments selon la nature de l'activité exercée dans celui-ci, du risque d'incendie existant et des moyens nécessaires à son extinction, elle est dissociable des bâtiments existants et ne constitue pas un accessoire immobilier et ne saurait être utilisée pour une activité autre que celle pour laquelle elle a été conçue et installée.
Par des mémoires en défense enregistrés les 29 mars 2019, 2 juin, 7 septembre et 3 décembre 2020, le directeur du contrôle fiscal Centre-Ouest a conclu au rejet de la requête comme non fondée.
III. Par une requête et des mémoires enregistrés les 11 février, 3 octobre 2019, 29 juin et 17 novembre 2020, sous le n° 1900278, la SA Stearinerie Dubois Fils, représentée B a demandé au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de prononcer la décharge des suppléments de taxe foncière sur les propriétés bâties auxquels elle a été assujettie au titre de l'année 2017 à raison d'un établissement dénommé Scoury 1 situé sur la commune de Ciron ;
2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle est fondée à demander l'extourne de l'assiette des nouvelles immobilisations inscrites à l'actif au 1er janvier 2017 du prix de revient de la construction de l'atelier de synthèse R19 d'ores et déjà pris en compte dans l'assiette de la taxe foncière 2016, soit la somme de 213 808 euros ;
- l'installation de sprinklage prise en compte par l'administration pour l'établissement de la taxe foncière est erronée, dès lors qu'elle constitue un bien d'équipement spécialisé au sens de l'article 1382-11° du code général des impôts, dans la mesure où la réalisation des opérations de production et de stockage de matière hautement inflammable impose un réseau de sécurité incendie optimal, cette installation a été réalisée en raison de la qualité d'installation classée pour la protection de l'environnement et à la demande de l'assureur de la société au regard du risque généré par l'exercice de cette activité industrielle, notamment l'entreposage et la manipulation de substances potentiellement inflammables ou explosives, elle a été spécifiquement conçue et adaptée pour chacun des bâtiments selon la nature de l'activité exercée dans celui-ci, du risque d'incendie existant et des moyens nécessaires à son extinction, elle est dissociable des bâtiments existants et ne constitue pas un accessoire immobilier, et ne saurait être utilisée pour une activité autre que celle pour laquelle elle a été conçue et installée.
Par des mémoires en défense enregistrés les 26 juillet 2019, 2 juin, 7 septembre et 3 décembre 2020, le directeur du contrôle fiscal Centre-Ouest conclut au rejet de la requête comme non fondée.
Par un jugement n°s 1801440, 1801441, 1900278 du 28 décembre 2020, le tribunal administratif de Limoges a rejeté ses demandes
Procédure devant le Conseil d'Etat :
Par une décision n° 450247 du 23 juin 2022, le Conseil d'Etat a annulé le jugement en date du 28 décembre 2020 en tant qu'il a rejeté les demandes de décharge des impositions de taxes foncières sur les propriétés bâties dues au titre des années 2016 et 2017 et a renvoyé l'affaire devant le tribunal administratif de Limoges.
Procédure devant le tribunal après le renvoi du Conseil d'Etat :
Par un mémoire en défense enregistré le 16 septembre 2022, l'administrateur général des finances publiques en charge de la direction spécialisée de contrôle fiscal Centre-Ouest fait valoir qu'il n'y a plus de statuer sur la demande de décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties en litige pour les années 2016 et 2017, à hauteur des dégrèvements prononcés en cours d'instance pour un montant de 24 799 euros, et conclut au rejet du surplus des conclusions de la SA Stearinerie Dubois et Fils.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Boschet, premier conseiller, en application des dispositions de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les conclusions de M. Houssais, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La SA Stearinerie Dubois et Fils exerce une activité de production de produits chimiques tels que des esters gras, dérivés d'huiles végétales utilisés dans les secteurs du cosmétique, de la santé, de l'alimentaire et des spécialités fonctionnelles. Elle a fait l'objet d'une vérification de comptabilité à l'issue de laquelle elle a été assujettie à des cotisations supplémentaires de cotisation foncière des entreprises au titre des années 2014 à 2016 et de taxe foncière sur les propriétés bâties au titre des années 2016 et 2017 à raison d'un établissement industriel dénommé Scoury 1 qu'elle exploite sur la commune de Ciron. Par un jugement du 28 décembre 2020, le tribunal administratif de Limoges a rejeté ses demandes de décharge des suppléments d'imposition mis à sa charge. Par une décision n° 450247 du 23 juin 2022, le Conseil d'Etat a annulé ce jugement en tant qu'il a rejeté les demandes de décharge des impositions de taxes foncières sur les propriétés bâties dues au titre des années 2016 et 2017 et a renvoyé l'affaire devant le tribunal administratif de Limoges.
Sur les conclusions aux fins de décharge :
2. Par un avis de dégrèvement en date du 16 septembre 2022, l'administration fiscale, admettant que les immobilisations liées au réseau de sécurité-incendie de sprinklage ne pouvaient être prises en compte pour déterminer la valeur locative de l'établissement dénommé Scoury 1 et qu'elle avait appliqué à tort deux fois la reprise de la réduction sur biens antipollution, a accordé en cours d'instance un dégrèvement d'un montant global de 24 799 euros, soit 12 688 euros pour les cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties dues au titre de l'année 2016 et 12 111 euros pour les cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties dues au titre de l'année 2017. D'une part, en ce qui concerne l'année 2016, la SA Stearinerie Dubois et Fils n'établit ni même n'allègue que l'exclusion des immobilisations liées au réseau de sécurité-incendie de sprinklage lui aurait donné droit à un dégrèvement d'un montant supérieur. D'autre part, en ce qui concerne l'année 2017, la somme de 12 111 euros dont l'administration fiscale a accordé le dégrèvement correspond à celle qui a été demandée par la société requérante dans sa requête n° 1900278 et dans sa réclamation contentieuse. Dans ces conditions, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins de décharge des suppléments de taxe foncière sur les propriétés bâties auxquelles la société a été assujettie au titre des années 2016 et 2017.
Sur les frais liés au litige :
3. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
4. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à la SA Stearinerie Dubois et Fils sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er: Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions présentées par la SA Stearinerie Dubois et Fils tendant à la décharge des cotisations supplémentaires de taxe foncière sur les propriétés bâties auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2016 et 2017.
Article 2:L'Etat versera une somme de 1 500 (mille cinq cents) euros à la SA Stearinerie Dubois et Fils en vertu de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3:Ce jugement sera notifié à la SA Stearinerie Dubois et Fils, au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, et au directeur du contrôle fiscal Centre-Ouest.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 octobre 2022.
Le magistrat désigné,
J.B. A
Le greffier,
G. JOURDAN-VIALLARD
La République mande et ordonne
au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour le Greffier en Chef
Le Greffier
G. JOURDAN-VIALLARD
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026