mardi 22 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2200883 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | ANGLE DROIT AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 juin 2022 et un mémoire enregistré le 14 mars 2024, Mme B, représentée par Me Benoit, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 13 janvier 2022 de la directrice du centre hospitalier (CH) de Buzançais en ce qu'elle a réduit, à compter du 1er décembre 2021, de 2,9 à 2,7 la part fonctionnelle de sa prime de fonctions et de résultats (PFR) et en a supprimé le doublement ;
2°) d'enjoindre à cet établissement de reconstituer ses droits dans un délai d'un mois à compter de la date de notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge du CH de Buzançais une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- la réduction de 2,9 à 2,7 de la part fonctionnelle de sa prime de fonction et de résultats a été opérée sans entretien préalable avec la nouvelle directrice concernant un changement de fonctions et sans que sa fiche de poste ni ses responsabilités aient été modifiées ; la nouvelle direction commune créée en juin 2020 a majoré ses sujétions antérieures, son niveau d'expertise n'a pas été diminué par sa position en maladie professionnelle ; il n'y a, en tout état de cause, pas de possibilité d'abattement sur la part fonctionnelle dès lors que le traitement principal continue à être versé en entier ;
- cette décision, en tant qu'elle a un effet rétroactif au 1er décembre 2021 est illégale ;
- la suppression du doublement de la part fonctionnelle de sa PFR est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'elle n'est pas logée par nécessité absolue de service.
Par un mémoire en défense enregistré le 27 mars 2023, le centre hospitalier de Buzançais, représenté par Me Brazier, conclut au rejet de la requête comme non fondée et à la mise à la charge de Mme A d'une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le décret n° 2010-30 du 8 janvier 2010 ;
- le décret n° 2012-749 du 9 mai 2012 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Martha, premier conseiller ;
- les conclusions de M. Houssais, rapporteur public ;
- les observations de Me Benoit, pour Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, directrice d'établissements sanitaires et sociaux, a été nommée par arrêté du 17 juin 2014, directrice adjointe du groupe public hospitalier Indriance, qui regroupait 7 établissements et 8 sites à compter du 1er septembre 2014. La convention de direction commune Indriance a été résiliée à la date du 31 décembre 2019. Par un arrêté du centre national de gestion (CNG) du 14 janvier 2020, Mme B a été nommée à compter du 1er janvier précédent, directrice adjointe par intérim du centre hospitalier de Buzançais et de l'Ehpad de Clion-sur-Indre. Une nouvelle convention de direction commune a été établie le 28 avril 2020 entre le centre hospitalier de Buzançais, l'Ehpad de Mézières, l'Ehpad de Clion-sur-Indre et le CH de Chatillon-sur-Indre. Par un arrêté du CNG du 4 septembre 2020, Mme A a été nommée, à compter du 1er juin 2020, et dans le cadre de cette convention de direction commune, directrice adjointe aux centres hospitaliers de Buzançais et de Châtillon-sur-lndre, aux Ehpad de Clion-sur-lndre et Mézières-en-Brenne. Par une décision du 18 octobre 2021, Mme F E a été nommée directrice des centres hospitaliers de Buzançais et Chatillon-sur-Indre et des Ehpad de Mézières et de Clion, en remplacement de M. A, mari de Mme D B, qui a fait valoir ses droits à la retraite à compter du 1er décembre 2021. Par une décision du 13 janvier 2022, la directrice du centre hospitalier de Buzançay et de la direction commune de ces 4 établissements a fixé la cotation de l'emploi de directeur adjoint du centre hospitalier de Buzancay et de l'Ehpad de Clion-sur-Indre à 2,7. Mme B a formé un recours gracieux à l'encontre de cette décision, recours qu'elle a complété le 12 mars suivant. Par une décision du 28 avril 2022, la directrice du centre hospitalier de Buzançay et de la direction commune susmentionnée a rejeté ce recours gracieux. Mme B doit être regardée comme demandant l'annulation de la décision du 13 janvier 2022 et de celle du 28 avril suivant.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. Aux termes de l'article 2 du décret du 9 mai 2012 : " La prime de fonctions et de résultats comprend deux parts : / - une part tenant compte des responsabilités, du niveau d'expertise et des sujétions spéciales liées aux fonctions exercées ; /- une part tenant compte des résultats de la procédure d'évaluation individuelle prévue par la réglementation en vigueur et de la manière de servir ". Aux termes de l'article 5 de ce même décret : " Les montants individuels de la part fonctionnelle et de la part liée aux résultats de l'évaluation et à la manière de servir sont respectivement déterminés comme suit: / 1° " Pour la part fonctionnelle, l'attribution individuelle est déterminée par application au montant de référence d'un coefficient multiplicateur compris dans une fourchette de 1 à 6 au regard des responsabilités, du niveau d'expertise et des sujétions spéciales liées à la fonction exercée. Les personnels mentionnés à l'article 1er logés par nécessité absolue de service, ou qui bénéficient de l'indemnité compensatrice de logement en application de l'article 3 du décret du 8 janvier 2010 susvisé, perçoivent une part liée aux fonctions exercées affectée d'un coefficient compris dans une fourchette de 1 à 3 (). Il résulte de l'instruction n° DGOS/RH4/DGCS/SD4-B/2019/124 du 24 mai 2019 relative à la mise en œuvre de la prime de fonctions et de résultats pour les personnels des corps de direction de la fonction publique hospitalière qu'une variation de 0,2 point, dans le cadre de la détermination de la part fonctions est laissée à l'appréciation du chef d'établissement, autorité à laquelle il revient d'apprécier la situation compte-tenu de la composition de son établissement (sites éloignés) dans la mesure où les fonctions du directeur adjoint ou directeur des soins concerné le conduisent à exercer effectivement sur un site différent et significativement distant de celui sur lequel il est affecté à titre principal et pour une durée au moins égale à deux demi-journées par semaine.
En ce qui concerne les décisions dans leur ensemble :
3. Aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 4° Retirent ou abrogent une décision créatrice de droits ; () 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ; () ". Aux termes de l'article L. 211-3 du même code : " Doivent également être motivées les décisions administratives individuelles qui dérogent aux règles générales fixées par la loi ou le règlement ".
4. Il ne ressort pas des pièces du dossier que les décisions attaquées dérogeraient aux règles générales fixées par la loi ou le règlement, notamment par les dispositions citées au point 2. Il ne ressort par ailleurs d'aucune des dispositions réglementaires fixant le régime de la PFR, non plus que d'aucun texte législatif, ni d'aucun principe, que les fonctionnaires qu'elles concernent auraient droit à ce que cette prime leur soit attribuée à un taux déterminé à l'intérieur de la fourchette allant de 1 à 6 prévue par les dispositions citées au point 2. La décision attaquée n'a donc refusé à l'intéressée aucun avantage dont l'attribution constituerait un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir. Enfin, contrairement à ce qui est soutenu en demande, elle ne constitue pas non plus une décision de retrait d'une décision créatrice de droit dès lors en particulier qu'il ne ressort pas des pièces du dossier qu'une décision portant cotation de l'emploi occupé par Mme B aurait été prise depuis sa nomination en tant que directrice adjointe aux centres hospitaliers de Buzançais et de Châtillon-sur-lndre, aux Ehpad de Clion-sur-lndre et de Mézières-en-Brenne.
En ce qui concerne la fixation à 2,7 de la part F de la PFR de Mme B à compter du 1er décembre 2021 :
5. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que pour fixer à 2,7 le coefficient de la part F de la PFR attachée au poste occupé par Mme B alors qu'il avait été fixé à 2,9 en 2015 et en 2016, la directrice de la direction commune mentionnée au point 1 s'est fondée sur le motif que les fonctions exercées par l'intéressée depuis la mise en place de la nouvelle direction commune incluant 4 établissements ne justifiaient plus l'attribution du coefficient de variation de 0,2 en l'absence de circonstances particulières.
6. Tout d'abord, il ne ressort pas des pièces du dossier que depuis la mise en place d'une nouvelle direction commune aux 4 établissements, de Buzançais, de Châtillon-sur-lndre, de Clion-sur-lndre et de Mézières-en-Brenne au cours de l'année 2020, une décision portant fixation de la part F de la PFR de Mme B aurait été prise, alors même que cette mise en place ayant nécessairement entrainé un changement de fonctions de Mme B une telle décision aurait dû être prise dès sa mise en place, par celui qui a assuré l'intérim de direction jusqu'en novembre 2021, à savoir M. A. Par suite, et alors qu'en tout état de cause la directrice de la direction commune a un large pouvoir d'appréciation quant à l'application du coefficient de variation de 0,2 mentionné au point 2, Mme B n'est pas fondée à soutenir que la décision du 13 janvier 2022 serait illégale en l'absence de modification préalable de l'organigramme de la direction commune et de sa fiche de poste.
7. Ensuite, il ressort des pièces du dossier que Mme B s'est vu accorder une part fonction de 2,9 pour les années 2015 et 2016 par la directrice générale de la direction commune du groupe hospitalier public Indriance, dont 0,2 pour "tenir compte de l'exercice multi-sites". Il est également précisé dans les deux décisions du 7 septembre 2015 et 13 octobre 2016 que Mme B est amenée "à exercer des missions dans l'ensemble des établissements regroupés au sein de la direction commune", à savoir 7 structures réparties sur 8 sites ainsi que dit au point 1. Outre qu'il est justifié de la réalisation par Mme B d'astreintes administratives au bénéfice du centre hospitalier de Châteauroux à compter du 1er septembre 2015, il est soutenu en défense sans que cela soit contesté, que Mme B, dans le cadre de la direction commune d'Indriance était amenée à se déplacer et "à faire des astreintes sur les 7 établissements rattachés à cette direction, lesquels établissements comportaient des services d'urgences, des blocs opératoires et des services de réanimation pédiatrique, ce qui n'est plus le cas depuis sa nomination en qualité de directrice adjointe du CH de Buzançais et de l'Ehpad de Clion-sur-Indre. Dans ces conditions, alors qu'il est constant que les sites de Buzançais et de Clion-sur-Indre ne sont distants que de 20 kms, que Mme B ne justifie pas que les besoins d'encadrement du site de Clion-sur-Indre nécessiteraient effectivement deux demi-journées de présence par semaine et que le chef d'établissement dispose d'un large pouvoir, eu égard à ce qui a été dit au point 2 pour appliquer le coefficient de variation de 0,2, c'est sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation que la directrice du centre hospitalier de Buzançay a fixé à 2,7 la part Fonction de la PFR de Mme B par sa décision du 13 janvier 2022.
8. Enfin, il ne ressort ni des termes de la décision contestée ni d'aucune autre pièce du dossier que la décision fixant la part F de la PFR de Mme B aurait été prise en raison ou pour tirer les conséquences de l'absence pour maladie professionnelle de l'intéressée depuis le mois d'avril 2020.
9. En second lieu, en prévoyant une prise d'effet au 1er décembre 2021, alors que les actes administratifs ne peuvent disposer que pour l'avenir, la décision du 13 janvier 2022, en tant qu'elle fixe à un coefficient de 2,7 la PFR de l'intéressée en lieu et place du coefficient de 2,9 appliqué jusqu'alors est entachée de rétroactivité illégale. Elle doit être annulée dans cette seule mesure.
En ce qui concerne le non doublement de la part Fonction (F) de la PFR :
9. Aux termes de l'article 2 du décret du 8 janvier 2010 pris en application de l'article 77 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière : "Les fonctionnaires occupant d'une part les emplois des corps et des statuts fonctionnels des personnels de direction et des directeurs des soins des établissements mentionnés à l' article 2 de la loi du 9 janvier 1986 susvisée et d'autre part les fonctions d'administrateur provisoire dans le cadre de l' article L. 6143-3-1 du code de la santé publique bénéficient de concessions de logement par nécessité absolue de service. Ces concessions sont attribuées en contrepartie de la participation de ces personnels aux gardes de direction et des sujétions de responsabilité permanente et de continuité du service public qui leur sont dévolues". En outre, aux termes de l'article 3 de ce même décret : "Les fonctionnaires bénéficiant de concessions de logement par nécessité absolue de service sont logés par priorité dans le patrimoine de l'établissement. A défaut, lorsque ce patrimoine ne permet pas d'assurer leur logement, ils bénéficient, au choix de l'établissement dont ils relèvent :
- soit d'un logement locatif mis à leur disposition dans les conditions prévues à l'article 4, dont la localisation est compatible avec la mise en œuvre de gardes de direction ou techniques ;
- soit d'une indemnité compensatrice mensuelle, dont les montants sont fixés par arrêté des ministres chargés de la santé, du budget et de la fonction publique ()". Aux termes de l'article 10 de ce même texte : " Le bénéfice individuel des concessions de logement est attribué par décision du directeur d'établissement ou, le cas échéant, de l'autorité compétente pour les établissements non dotés de la personnalité morale".
10. Il résulte de la combinaison des dispositions citées au point 2 et au point 9 que, pour les agents de direction qui ne sont pas logés par nécessité absolue de service ou ne bénéficient pas d'une indemnité compensatrice mensuelle, la part F est multipliée par 2 dans la limite d'un coefficient de 6.
11. Tout d'abord, il ressort des pièces du dossier que jusqu'au départ à la retraite de son mari le 1er décembre 2021, lequel bénéficiait d'un logement par nécessité absolue de service, Mme B percevait une part F de sa PFR doublée en conséquence des dispositions de l'article 7 du décret du 8 janvier 2010 qui prévoient qu'il ne peut "y avoir cumul de concessions de logement par nécessité absolue de service, par deux fonctionnaires mentionnés à l'article 2, conjoints, liés par un pacte civil de solidarité ou concubins".
12. Ensuite, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier que la directrice du centre hospitalier de Buzançay aurait accordé, à compter du 1er décembre 2021, sur le fondement de l'article 10 du décret du 8 janvier 2010 une concession de logement par nécessité absolue de service à Mme B. Si au vu, d'une part, du congé de maladie de l'intéressée depuis le 10 avril 2020 et de son impossibilité à assurer les gardes, d'autre part, du principe selon lequel le droit pour les cadres hospitaliers à être logés est lié à l'exercice effectif de leurs fonctions et non à leur statut, la directrice était fondée à s'abstenir d'attribuer une telle concession à Mme B, cette décision ne pouvait avoir pour effet de priver l'intéressée, laquelle n'était ni logée ni bénéficiaire d'une indemnité compensatrice de logement, du doublement de la part F de sa PFR dont elle bénéficiait jusqu'alors, les circonstances que cette dernière se soit installée en janvier 2022 à 80 kms de Buzançay et qu'elle soit en arrêt de travail pour maladie professionnelle depuis avril 2020, étant à cet égard sans incidence. Par suite, la directrice du CH de Buzançay, en procédant à la suppression de ce doublement a commis une erreur de droit. Il y a lieu par suite d'annuler les décisions contestées en tant seulement qu'elles ont fixé une part F de la PFR de Mme B à 2,7 et non pas à 5,4 à compter du 1er décembre 2021.
13. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B est fondée à demander l'annulation des décisions qu'elle conteste en tant, d'une part, qu'elles ont fixé à 2,7 sa part F à compter du 1er décembre 2021 et non pas à compter du 13 janvier 2022, d'autre part, qu'elles ont mis fin, à compter du 1er décembre 2021, au doublement de la part F de la PFR dont bénéficiait Mme B avant cette date.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
14. Eu égard aux motifs d'annulation retenus, et sous réserve d'un changement dans les circonstances de fait et de droit, il y a lieu d'enjoindre au CH de Buzançay de procéder au doublement de la part F de Mme B à compter du 1er décembre 2021 sur la base d'un coefficient de 2,9 x 2 jusqu'au 13 janvier 2022, puis sur la base d'un coefficient de 2,7 x 2 à compter de cette dernière date et de procéder aux régularisations financières correspondantes. Il y sera procédé dans un délai de deux mois sans qu'il y ait lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais de justice :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de Mme A, qui n'est pas la partie principalement perdante, la somme que réclame le CH de Buzancay au titre des frais de justice. Il y a lieu en revanche de mettre à la charge du centre hospitalier de Buzançay une somme de 1 200 euros à verser à Mme B sur ce même fondement.
D E C I D E :
Article 1er : Les décisions du 13 janvier 2022 et du 28 avril 2022 en tant qu'elles ont fixé une part F de la PFR de Mme B du 1er décembre 2021 au 13 janvier 2022 à un coefficient inférieur à 5,8 puis à compter de cette dernière date à un coefficient inférieur à 5,4 sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint au CH de Buzançay de procéder, dans un délai de 2 mois à compter de la date de notification du jugement à intervenir et sous réserve d'un changement dans les circonstances de fait et de droit, au doublement de la part F de Mme B à compter du 1er décembre 2021 sur la base d'un coefficient de 5,8 jusqu'au 13 janvier 2022, puis sur la base d'un coefficient de 5,4 à compter de cette dernière date et de procéder aux régularisations financières correspondantes.
Article 3 : Le CH de Buzançay versera à Mme B une somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Ce jugement sera notifié à Mme D B et au centre hospitalier de Buzançay.
Délibéré après l'audience du 8 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Artus, président,
- M. Martha, premier conseiller,
- M. Gillet, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 octobre 2024.
Le rapporteur,
F. MARTHA
Le président,
D. ARTUS
La greffière,
M. C
La République mande et ordonne
La République mande et ordonne
au ministre de la santé et de l'accès aux soins en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour la Greffière en Chef,
La Greffière,
M. C
et de la transformation de l'action publique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour la greffière en chef,
La greffière,
M. C
No 2200883
cg
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026