LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2200939

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2200939

mardi 22 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2200939
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationJUGE UNIQUE F MARTHA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 6 juillet 2022 et le 8 décembre 2022, M. E D, demande au tribunal de prononcer la décharge des cotisations de taxe d'habitation auxquelles a été assujetti son père, B D, au titre de l'année 2022, dans le rôle de la commune de Tulle.

Il soutient que les impositions en litige ne sont pas dues dès lors que le logement dont est propriétaire son père n'est pas une résidence secondaire mise à la disposition de sa famille et que son père, pris en charge dans un Ehpad depuis 2019, doit être regardé comme conservant la jouissance exclusive de son logement.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 décembre 2022, la directrice départementale des finances publiques de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que la requête est irrecevable dès lors qu'elle est prématurée, subsidiairement que les moyens ne sont pas fondés.

Un mémoire a été présenté par M. D le 17 décembre 2022 qui n'a pas été communiqué.

Un mémoire a également été présenté par la direction départementale des finances publiques de la Haute-Vienne le 5 janvier 2023 qui n'a pas été communiqué.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. A en application de l'article R.222-13 du code de justice administrative.

Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. A a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. B D est hébergé à l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) le Chandou, à Tulle depuis 2019. Un avis de taxe d'habitation (TH) lui a été adressé au titre de l'année 2022 pour le logement dont il est resté propriétaire 28 boulevard Joffre à Tulle. Par une réclamation reçue le 9 mai 2022, M. E D, a sollicité, pour le compte de son père, l'exonération de cette taxe. Par une décision du 10 mai 2022, le service des impôts des particuliers de Tulle a rejeté cette demande au motif, notamment, que la taxe d'habitation 2022 n'ayant pas été mise en recouvrement à la date de la réclamation, cette dernière était prématurée. M. E D, agissant pour son père, demande au tribunal de prononcer la décharge de cette imposition.

2. Aux termes de l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales : " Pour être recevables, les réclamations relatives aux impôts directs locaux et aux taxes annexes doivent être présentées à l'administration des impôts au plus tard le 31 décembre de l'année suivant celle, selon le cas : a) De la mise en recouvrement du rôle ou de la notification d'un avis de mise en recouvrement ; () ". Il résulte de ces dispositions qu'un contribuable ne peut contester devant le tribunal que des impositions ayant été mise en recouvrement et pour lesquelles il a adressé une réclamation préalable à l'administration fiscale, à la date d'introduction de sa requête.

3. Il résulte de l'instruction que M. D a adressé la réclamation prévue par les dispositions citées au point précédent par un courrier du 5 mai 2022, reçu le 9 mai suivant ainsi que dit au point 1. A cette date, pas plus qu'à la date d'introduction de la présente requête, aucune mise en recouvrement de l'imposition litigieuse n'était intervenue, ce recouvrement ayant été opéré le 31 octobre 2022. Dans ces conditions, ainsi que le soutient l'administration fiscale, la requête de M. D est irrecevable, la circonstance que celui-ci a saisi le

5 décembre 2022 l'administration fiscale d'une nouvelle réclamation n'étant pas de nature à régulariser le caractère prématuré de sa requête initiale.

4. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. D doit être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. E D est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D et à la directrice départementale des finances publiques de la Haute-Vienne.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 octobre 2024.

Le magistrat désigné,

F. A

Le greffier,

M. C

La République mande et ordonne

au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour la greffière en chef,

La greffière,

M. C00cg

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions