jeudi 20 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2201166 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SOLTNER RAPHAEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 août 2022, Mme C B, représentée par Me Grimaldi, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 1er juillet 2022 par lequel le président du centre communal d'action sociale (CCAS) de Châteauroux a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie et l'a placée en congé de maladie ordinaire du 10 décembre 2018 au 31 juillet 2019 ;
2°) d'enjoindre au CCAS de Châteauroux de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge du CCAS de Châteauroux une somme de 2 000 euros à lui verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté du 1er juillet 2022 du président du CCAS de Châteauroux est insuffisamment motivé en droit et en fait, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
- il n'est pas établi que, conformément à l'article 9 du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987, le médecin du service de médecine préventive aurait été informé de la réunion de la commission de réforme le 15 avril 2022 et aurait adressé à cette instance un rapport écrit sur la question de la reconnaissance éventuelle de l'imputabilité au service de la maladie ;
- le président du CCAS de Châteauroux a commis une erreur de droit dès lors qu'il s'est cru lié par l'avis défavorable émis le 15 avril 2022 par la commission de réforme ;
- en refusant de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie, le président du CCAS de Châteauroux a commis une erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 3 novembre 2022, le CCAS de Châteauroux, représenté par Me Soltner, conclut au rejet de la requête comme non-fondée et demande qu'il soit mis à la charge de Mme B une somme de 2 500 euros à lui verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la sécurité sociale ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- l'ordonnance n°2017-53 du 19 janvier 2017 ;
- le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 ;
- le décret n° 2019-301 du 10 avril 2019 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Boschet,
- les conclusions de M. Houssais, rapporteur public,
- et les observations de Me Soltner, pour le CCAS de Châteauroux.
Considérant ce qui suit :
1. Adjoint administratif territorial principal de 1ère classe, Mme B s'est vu prescrire des arrêts de travail à compter du 10 décembre 2018 en raison d'un état dépressif en lien avec une " situation d'épuisement professionnel ". Après que ses services aient sollicité un expert psychiatre et la commission de réforme, qui se sont respectivement prononcés les 19 mars et 23 mai 2019 sur l'éventuelle imputabilité au service de cette pathologie, le président du CCAS de Châteauroux, par un arrêté du 17 juillet 2019, a décidé de placer Mme B en congé de maladie ordinaire pour la période du 10 décembre 2018 au 31 juillet 2019. Par un jugement n° 1902178 du 3 mars 2022, le tribunal, d'une part, a annulé cet arrêté du 17 juillet 2019 ainsi que la décision portant rejet du recours gracieux formé par Mme B en raison d'une insuffisance de motivation en fait de cet arrêté et d'un vice de procédure constitué par le défaut de transmission à la commission de réforme d'un rapport établi par le médecin du service de médecine préventive, d'autre part, a enjoint au CCAS de Châteauroux de réexaminer la situation de l'agent dans un délai de deux mois. A la suite d'un nouvel avis rendu le 15 avril 2022 par la commission de réforme, le président du CCAS de Châteauroux, par un arrêté du 1er juillet 2022, a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de la maladie de Mme B et l'a placée en congé de maladie ordinaire du 10 décembre 2018 au 31 juillet 2019. Mme B demande l'annulation de ce nouvel arrêté du 1er juillet 2022.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. Aux termes de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, dans sa version applicable au litige : " Le fonctionnaire en activité a droit : () 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Celui-ci conserve alors l'intégralité de son traitement pendant une durée de trois mois ; ce traitement est réduit de moitié pendant les neuf mois suivants. Le fonctionnaire conserve, en outre, ses droits à la totalité du supplément familial de traitement et de l'indemnité de résidence. Le bénéfice de ces dispositions est subordonné à la transmission par le fonctionnaire, à son administration, de l'avis d'arrêt de travail justifiant du bien-fondé du congé de maladie, dans un délai et selon les sanctions prévues en application de l'article 58. / Toutefois, si la maladie provient de l'une des causes exceptionnelles prévues à l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite, à l'exception des blessures ou des maladies contractées ou aggravées en service, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à la mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident, même après la date de radiation des cadres pour mise à la retraite. / Dans le cas visé à l'alinéa précédent, l'imputation au service de l'accident ou de la maladie est appréciée par la commission de réforme instituée par le régime des pensions des agents des collectivités locales ".
3. Aux termes des dispositions de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, issues de l'ordonnance du 19 janvier 2017 portant diverses dispositions relatives au compte personnel d'activité, à la formation et à la santé et la sécurité au travail dans la fonction publique : " I.- Le fonctionnaire en activité a droit à un congé pour invalidité temporaire imputable au service lorsque son incapacité temporaire de travail est consécutive à un accident reconnu imputable au service, à un accident de trajet ou à une maladie contractée en service définis aux II, III et IV du présent article. () / Le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à la mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident. La durée du congé est assimilée à une période de service effectif. () / IV.- Est présumée imputable au service toute maladie désignée par les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale et contractée dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions dans les conditions mentionnées à ce tableau. / Si une ou plusieurs conditions tenant au délai de prise en charge, à la durée d'exposition ou à la liste limitative des travaux ne sont pas remplies, la maladie telle qu'elle est désignée par un tableau peut être reconnue imputable au service lorsque le fonctionnaire ou ses ayants droit établissent qu'elle est directement causée par l'exercice des fonctions. / Peut également être reconnue imputable au service une maladie non désignée dans les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale lorsque le fonctionnaire ou ses ayants droit établissent qu'elle est essentiellement et directement causée par l'exercice des fonctions et qu'elle entraîne une incapacité permanente à un taux déterminé et évalué dans les conditions prévues par décret en Conseil d'Etat ".
4. Selon l'article 9 du décret du 30 juillet 1987 pris pour l'application de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et relatif à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique et au régime des congés de maladie des fonctionnaires territoriaux, dans sa version applicable avant l'entrée en vigueur du décret du 10 avril 2019 relatif au congé pour invalidité temporaire imputable au service dans la fonction publique territoriale : " Le médecin du service de médecine préventive prévu à l'article 108-2 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée compétent à l'égard du fonctionnaire dont le cas est soumis au comité médical est informé de la réunion et de son objet. Il peut obtenir s'il le demande communication du dossier de l'intéressé. Il peut présenter des observations écrites ou assister à titre consultatif à la réunion. Il remet obligatoirement un rapport écrit dans les cas prévus aux articles 16, 23, 24 et 33 ci-dessous ". Aux termes de l'article 16 de ce décret, dans sa version en vigueur jusqu'au 13 avril 2019 : " Sous réserve du deuxième alinéa du présent article, la commission de réforme prévue par le décret n° 2003-1306 du 26 décembre 2003 modifié relatif au régime de retraite des fonctionnaires affiliés à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales est obligatoirement consultée dans tous les cas où un fonctionnaire demande le bénéfice des dispositions de l'article 57 (2°, 2e alinéa) de la loi du 26 janvier 1984 susvisée. Le dossier qui lui est soumis doit comprendre un rapport écrit du médecin du service de médecine préventive compétent à l'égard du fonctionnaire concerné ".
5. Aux termes de l'article 9 du décret du 30 juillet 1987, dans sa version applicable à la suite de l'entrée en vigueur du décret du 10 avril 2019 : " Le médecin du service de médecine préventive prévu à l'article 108-2 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée compétent à l'égard du fonctionnaire dont le cas est soumis au comité médical est informé de la réunion et de son objet. Il peut obtenir s'il le demande communication du dossier de l'intéressé. Il peut présenter des observations écrites ou assister à titre consultatif à la réunion. Il remet obligatoirement un rapport écrit dans les cas prévus aux articles 24, 33 et 37-7 ci-dessous ". Aux termes de l'article 37-6 de ce décret, dans sa version en vigueur à compter du 13 avril 2019 : " La commission de réforme est consultée par l'autorité territoriale : () / 3° Lorsque l'affection résulte d'une maladie contractée en service telle que définie au IV de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 précitée dans les cas où les conditions prévues au premier alinéa du même IV ne sont pas remplies ". Selon l'article 37-7 de ce décret, dans sa version applicable à compter du 13 avril 2019 : " Lorsque la déclaration est présentée au titre du même IV, le médecin de prévention ou du travail remet un rapport à la commission de réforme, sauf s'il constate que la maladie satisfait à l'ensemble des conditions posées au premier alinéa de ce IV. Dans ce dernier cas, il en informe l'autorité territoriale ". L'article 15 du décret du 10 avril 2019, inséré dans le chapitre dédié aux " dispositions transitoires et finales " prévoit que : " Le fonctionnaire en congé à la suite d'un accident ou d'une maladie imputable au service continue de bénéficier de ce congé jusqu'à son terme. Toute prolongation de ce congé postérieure à l'entrée en vigueur du présent décret est accordée dans les conditions prévues au chapitre Ier. / Les conditions de forme et de délais prévues aux articles 37-2 à 37-7 du décret du 30 juillet 1987 précité ne sont pas applicables aux fonctionnaires ayant déposé une déclaration d'accident ou de maladie professionnelle avant l'entrée en vigueur du présent décret ".
6. L'application des dispositions de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 résultant de l'ordonnance du 19 janvier 2017 étant manifestement impossible en l'absence d'un texte réglementaire fixant notamment les conditions de procédure applicables à l'octroi du nouveau congé pour invalidité temporaire imputable au service, ces dispositions ne sont donc entrées en vigueur, en tant qu'elles s'appliquent à la fonction publique territoriale, qu'à la date d'entrée en vigueur, le 13 avril 2019, du décret du 10 avril 2019, décret par lequel le pouvoir réglementaire a pris les dispositions réglementaires nécessaires pour cette fonction publique. En outre, dès lors que les droits des agents en matière d'accident de service et de maladie professionnelle sont réputés constitués à la date à laquelle l'accident est intervenu ou la maladie a été diagnostiquée, la situation de Mme B, dont l'état dépressif a été diagnostiqué avant le 13 avril 2019 et dont la demande de reconnaissance d'imputabilité au service a été présentée avant cette date, était exclusivement régie par les conditions de forme et de fond prévues avant l'entrée en vigueur des dispositions législatives et réglementaires relatives au nouveau congé pour invalidité temporaire imputable au service.
7. En se bornant à produire un courrier du 15 mars 2022 par lequel il a sollicité le médecin du service de médecine préventive " pour siéger à titre d'expert à la réunion de la commission de réforme du 8 avril 2022 ", le président du CCAS de Châteauroux n'établit pas que, conformément aux dispositions du décret du 30 juillet 1987 citées au point 4, ce médecin du service de médecine préventive aurait effectivement remis, sur la question de l'imputabilité au service de la maladie de Mme B, un rapport écrit à la commission de réforme qui s'est réunie non pas le 8 avril 2022 mais le 15 avril 2022, et dont le procès-verbal de séance mentionne au demeurant expressément que ce médecin n'était pas présent. Cette absence de transmission du rapport du médecin du service de médecine préventive à la commission de réforme a privé Mme B d'une garantie. Dans ces conditions, ce vice de procédure, qui avait d'ailleurs déjà fondé l'annulation de l'arrêté du 17 juillet 2019 du président du CCAS de Châteauroux, justifie également de prononcer l'annulation de l'arrêté litigieux du 1er juillet 2022.
8. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que Mme B est fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 1er juillet 2022 par lequel le président du CCAS de Châteauroux a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie et l'a placée en congé de maladie ordinaire du 10 décembre 2018 au 31 juillet 2019.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
9. L'annulation de l'arrêté du 1er juillet 2022 implique uniquement qu'il soit enjoint au CCAS de Châteauroux de réexaminer la demande de Mme B tendant à la reconnaissance de l'imputabilité au service de sa maladie. Le CCAS de Châteauroux devra procéder à ce réexamen dans un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Sur les frais liés au litige :
10. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge du CCAS de Châteauroux une somme de 1 200 euros à verser à Mme B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En revanche, ces dispositions font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions présentées par le CCAS de Châteauroux sur ce même fondement.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 1er juillet 2022 par lequel le président du CCAS de Châteauroux a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de la maladie de Mme B et l'a placée en congé de maladie ordinaire du 10 décembre 2018 au 31 juillet 2019 est annulé.
Article 2 : Il est enjoint au CCAS de Châteauroux de réexaminer la demande de Mme B tendant à la reconnaissance de l'imputabilité au service de sa maladie, dans un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 100 (cent) euros par jour de retard.
Article 3 : Le CCAS de Châteauroux versera une somme de 1 200 (mille deux cents) euros à Mme B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Ce jugement sera notifié à Mme C B et au CCAS de Châteauroux.
Délibéré après l'audience du 4 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Artus, président,
M. Crosnier, premier conseiller,
M. Boschet, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juin 2024.
Le rapporteur,
J.B. BOSCHET
Le président,
D. ARTUSLa greffière,
M. A
La République mande et ordonne
au ministre de la transformation et de la fonction publiques en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour Le Greffier en Chef
La greffière,
M. A
mf
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026