Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2201290

mardi 4 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2201290
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationJUGE UNIQUE JB BOSCHET
Avocat requérantSELARL Cabinet CABANES - CABANES NEVEU Associés

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par une agente du centre hospitalier d'Aubusson contestant un blâme qui lui avait été infligé. La requérante invoquait un défaut de motivation, une méconnaissance des articles L. 133-2 et L. 133-3 du code général de la fonction publique, et le caractère disproportionné de la sanction. En cours d'instance, l'agente s'est désistée de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple et a rejeté les conclusions du centre hospitalier au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 8 septembre 2022, Mme A C, représentée par Me Monpion, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 8 juillet 2022 par laquelle le directeur du centre hospitalier d'Aubusson lui a infligé un blâme ;

2°) de mettre à la charge du centre hospitalier d'Aubusson une somme de 1 800 euros à lui verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision du 8 juillet 2022 est insuffisamment motivée en fait ;

- la décision du 8 juillet 2022 méconnaît les dispositions des articles L. 133-2 et

L. 133-3 du code général de la fonction publique dès lors que le blâme qu'elle conteste lui a été infligé en raison du fait qu'elle a subi et a refusé de subir des agissements de harcèlement moral et qu'elle a témoigné de ces agissements ;

- la sanction prononcée à son encontre est disproportionnée.

Par un mémoire en défense enregistré le 5 octobre 2022, le centre hospitalier d'Aubusson, représenté par Me Cabanes, conclut au rejet de la requête comme non-fondée et demande qu'il soit mis à la charge de Mme C une somme de 2 000 euros à lui verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire enregistré le 18 décembre 2024, Mme C indique qu'elle entend se désister de son instance et demande au tribunal qu'il soit donné acte de ce désistement.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de la santé publique ;

- le décret n° 97-487 du 12 mai 1997 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. B,

- les conclusions de Mme Siquier, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

Sur le désistement :

1. Par un mémoire enregistré le 18 décembre 2024, Mme C indique qu'elle entend se désister de son instance. Ce désistement d'instance est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

Sur les frais liés au litige :

2. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions du centre hospitalier d'Aubusson tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de Mme C.

Article 2 : Les conclusions présentées par le centre hospitalier d'Aubusson sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Ce jugement sera notifié à Mme A C et au centre hospitalier d'Aubusson.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 février 2025.

Le magistrat désigné,

J.B. B

La greffière,

M. D

La République mande et ordonne

à la préfète de la Creuse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour la Greffière en Chef,

La Greffière

M. D

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