jeudi 18 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2201377 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | JUGE UNIQUE A SLIMANI |
| Avocat requérant | ARTAUD - BELFIORE - CASTILLON - GREBILLE-ROMAND |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête, enregistrée le 1er août 2022, sous le n° 2201098, M. B A, représenté par Me Grebille-Romand, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 11 juillet 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur et des Outre-mer a rejeté son recours gracieux à l'encontre de sa décision " 48 SI " invalidant son permis de conduire, ainsi que les décisions de retrait de points ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des Outre-mer de lui restituer son permis de conduire rétabli en sa validité et doté d'un capital de points reconstitué, dans un délai de huit jours à compter de la notification du présent jugement ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il n'a jamais reçu de décision référencée " 48 SI " ;
- il est recevable à exciper de l'illégalité des décisions de retrait de points ;
- les décisions portant retrait de points ne lui ont pas été notifiées ;
- il n'a pas reçu l'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;
- les contraventions contestées n'ayant pas donné lieu à condamnation pénale, les décisions de retraits de points sont illégales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 septembre 2022, le ministre de l'intérieur et des Outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- à titre principal, la décision référencée " 48 SI " a été adressée au requérant et lui a été retournée avec la mention " n'habite pas à l'adresse indiquée " et que les points retirés consécutivement aux infractions commises les 3 et 5 novembre 2000, 5 décembre 2006, 24 juillet 2007, 29 mars et 18 juin 2010, 18 août 2011, 1er mars 2012, 9 janvier et 5 juin 2013, 3 juin 2014, 23 juin 2015, 26 décembre 2017, 28 mars 2 et 31 mars 2018 ont été restitués à l'intéressé ;
- à titre subsidiaire, les moyens soulevés par la requête ne sont pas fondés.
II. Par une requête, enregistrée le 23 septembre 2022, sous le n° 2201377, M. B A, représenté par Me Grebille-Romand, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision référencée " 48 SI " du 8 septembre 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur et des Outre-mer a prononcé l'invalidation de son permis de conduire, ainsi que les décisions de retrait de points fondées sur des infractions commises les 8 juillet et 4 août 2019, 8 février, 7 avril, 20 mai, 24 août 9 octobre, 17 novembre, 23 novembre, 28 novembre 2020 et 1er avril 2021 ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des Outre-mer de lui restituer son permis de conduire rétabli en sa validité et doté d'un capital de points reconstitué, dans un délai de huit jours à compter de la notification du présent jugement ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il est recevable à exciper de l'illégalité des décisions de retrait de points ;
- les décisions portant retrait de points ne lui ont pas été notifiées ;
- il n'a pas reçu l'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;
- les contraventions contestées n'ayant pas donné lieu à condamnation pénale, les décisions de retraits de points sont illégales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 octobre 2022, le ministre de l'intérieur et des Outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de procédure pénale ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Slimani, premier conseiller, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le magistrat désigné a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
M. Slimani a présenté son rapport au cours de l'audience publique à laquelle aucune des parties n'était présente ou représentée et à l'issue de laquelle a été prononcée la clôture d'instruction.
Considérant ce qui suit :
1. M. A demande l'annulation, dans sa requête n° 2201098, de la décision du 11 juillet 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur et des Outre-mer a rejeté son recours gracieux à l'encontre de sa décision " 48 SI " invalidant son permis de conduire, ainsi que les décisions de retrait de points y afférents. Dans sa requête n° 2201377, l'intéressé demande l'annulation de la décision " 48 SI " du 8 septembre 2022, qui lui a été préalablement notifiée, par laquelle le ministre de l'intérieur et des Outre-mer lui a indiqué la perte de trois points de son permis de conduire à la suite d'une infraction commise le 1er avril 2021 à 10h24 à Clermont-Ferrand, a récapitulé les pertes de points consécutives à des infractions commises les 8 juillet et 4 août 2019, 8 février, 7 avril, 20 mai, 24 août 9 octobre, 17 novembre, 23 novembre, 28 novembre 2020, a constaté l'invalidité du permis de conduire de l'intéressé à la suite de ces retraits et lui a enjoint de restituer son titre de conduite.
Sur la jonction :
2. Les requêtes présentées par M. A sont relatives à la situation du même requérant et présentent à juger des questions identiques. Il y a lieu de les joindre afin de statuer par un même jugement.
Sur l'étendue du litige :
3. Il résulte de l'instruction, et notamment du relevé d'information intégral édité le 9 septembre 2022, produit en défense, que les points retirés à la suite des infractions commises les 3 et 5 novembre 2000, 5 décembre 2006, 24 juillet 2007, 29 mars et 18 juin 2010, 18 août 2011, 1er mars 2012, 9 janvier et 5 juin 2013, 3 juin 2014, 23 juin 2015, 26 décembre 2017, 28 mars et 31 mars 2018 ont été restitués à l'intéressé. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation de ces retraits de points sont sans objet.
En ce qui concerne la notification de la décision référencée " 48 SI " :
4. Il ressort des pièces du dossier, et notamment d'un courrier recommandé contenant la décision référencée " 48 SI " datée du 8 septembre 2022, produit à l'instance par M. A, que celle-ci lui a été adressée à son domicile. Par suite, cette décision référencée " 48 SI ", ayant été régulièrement notifiée, est opposable à l'intéressé.
En ce qui concerne le moyen tiré du défaut de notification des décisions portant retrait de points :
5. Les conditions de la notification au conducteur des retraits de points de son permis de conduire, prévues par les dispositions de l'article L. 223-3 du code de la route, ne conditionnent pas la régularité de la procédure suivie et partant la légalité de ces retraits. Cette notification a pour seul objet de rendre ceux-ci opposables à l'intéressé et de faire courir le délai dont il dispose pour en contester la légalité devant la juridiction administrative. La circonstance que l'administration ne soit pas en mesure d'apporter la preuve que la notification des retraits successifs, effectuée par lettre simple, a bien été reçue par son destinataire, ne saurait lui interdire de constater que le permis a perdu sa validité, dès lors que la décision procédant au retrait des derniers points récapitule les retraits antérieurs et les rend ainsi opposables au conducteur. M. A ne saurait dès lors utilement se prévaloir de ce que les retraits de points ne lui auraient pas été notifiés.
En ce qui concerne le moyen tiré du défaut d'information :
6. Il résulte des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route que l'administration ne peut légalement prendre une décision retirant des points affectés à un permis de conduire à la suite d'une infraction dont la réalité a été établie que si l'auteur de l'infraction s'est vu préalablement délivrer par elle un document contenant les informations prévues auxdits articles L. 223-3 et R. 223-3, lesquelles constituent une garantie essentielle permettant à l'intéressé de contester la réalité de l'infraction et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal. Il appartient à l'administration d'apporter la preuve, par tous moyens, de la remise d'un tel document.
S'agissant des infractions commises les 8 décembre 2015, 8 juillet et 4 août 2019 :
7. Dans le cas d'une infraction constatée postérieurement au 15 avril 2015, tous les appareils électroniques utilisés par les agents verbalisateurs font apparaître sur la page présentée au contrevenant, en cas d'infraction entraînant retrait de points, l'ensemble des informations exigées par la loi. Pour les infractions constatées à compter de cette date, la signature apposée par l'intéressé et conservée par voie électronique établit que ces informations lui ont été délivrées. En l'espèce, les infractions susvisées ont été constatées par un procès-verbal dressé avec un appareil électronique sécurisé. En conséquence M. A a pris connaissance des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route sous lesquelles il a signé. Par suite, le moyen tiré de l'absence d'information pour ces infractions doit être écarté.
S'agissant de l'infraction commise le 22 février 2016 :
8. Il résulte de l'instruction et notamment du relevé d'information intégral du permis de conduire de M. A, que l'infraction susvisée a été constatée par un procès-verbal électronique, produit par le ministre de l'intérieur en défense, dont les mentions permettent d'établir qu'il comporte l'ensemble des informations requises par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Il suit de là, alors même que M. A a refusé de signer ledit procès-verbal, que l'administration doit être regardée comme ayant apporté la preuve qu'elle a satisfait à l'obligation d'information préalable. Dans ces conditions, le moyen tiré du défaut d'information préalable doit être écarté.
S'agissant des infractions commises les 20 mai 2020 et 1er avril 2021 :
9. En l'espèce, les infractions susvisées ont été constatées par l'intermédiaire d'un procès-verbal électronique au cours desquelles M. A a été intercepté et informé de sa verbalisation ainsi que des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. En raison des règles sanitaires mises en œuvre pour lutter contre la Covid 19, le requérant a été informé de la non-apposition de sa signature sur le document. Les agents verbalisateurs ont donc constaté les infractions sur un outil dédié et les données des infractions ont ensuite été télétransmises au Centre National de Traitement du Contrôle Sanction Automatisé selon le même processus que celui des radars automatiques. Ainsi, par infraction, un avis de contravention, puis en l'absence de réception d'un paiement, un avis de majoration de l'amende forfaitaire comportant tous deux l'ensemble des informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route y compris lorsque ce dernier est antérieur à l'arrêté du 13 mai 2011 sont envoyés automatiquement par courrier au domicile de l'usager. En conséquence, le requérant n'est pas fondé à soutenir ne pas avoir reçu les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Par suite, le moyen doit être écarté.
S'agissant des infractions commises les 27 novembre 2013, 21 février 2014, 1er avril 2014, 11 mars 2015, 6 avril 2015, 13 mai 2015, 27 mars 2018, 8 février 2020, 7 avril 2020, 15 avril 2010, 17 novembre 2020, 23 novembre 2020, 28 novembre 2020, 24 août 2020 et 9 octobre 2020 :
10. En ce qui concerne les infractions susvisées, relevées par radar automatique, il résulte de l'instruction, et notamment des attestations de paiement émanant du trésorier du contrôle automatisé produite par le ministre que M. A a payé les amendes forfaitaires majorées correspondant à ces infractions. Le paiement de l'amende forfaitaire majorée établit que le contrevenant a reçu un avis d'amende forfaitaire majorée qui comporte les informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 précités du code de la route. En l'absence de tout élément avancé par l'intéressé de nature à mettre en doute la réalité des paiements ainsi attestés ni qu'il ait fait l'objet d'un recouvrement forcé, que ces documents, dont les mentions sont suffisamment précises, permet d'établir que l'intéressé s'est acquitté des amendes forfaitaires majorées correspondant aux infractions en cause. Dans ces conditions, l'administration doit être regardée comme apportant la preuve qu'elle a satisfait à l'obligation d'information prescrite à l'article L. 223-3 du code de la route à l'occasion des infractions commises précitées.
En ce qui concerne la réalité des infractions :
11. Il résulte des articles 529, 529-1, 529-2 et du premier alinéa de l'article 530 du code de procédure pénale que, pour les infractions dont la liste est fixée par décret en Conseil d'Etat, le contrevenant peut, dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention, soit acquitter une amende forfaitaire et éteindre ainsi l'action publique, soit présenter une requête en exonération. Lorsque le destinataire d'un avis de contravention choisit d'éteindre l'action publique par le paiement de l'amende forfaitaire, il résulte des dispositions de l'article L. 223-1 du code de la route que ce paiement établit la réalité de l'infraction et entraîne la réduction de plein droit du nombre de points dont est affecté le permis de conduire de l'intéressé. Par suite, celui-ci ne peut utilement soutenir devant le juge administratif, à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision de retrait de points, qu'il n'est pas le véritable auteur de l'infraction. Il résulte également de la combinaison des articles L. 223-1 et L. 225-1 du code la route et des articles 529, 529-1, 529-2 et 530 du code de procédure pénale que le mode d'enregistrement et de contrôle des informations relatives aux infractions au code de la route conduit à considérer que la réalité de l'infraction est établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route dès lors qu'est inscrite, dans le système national des permis de conduire, la mention du paiement de l'amende forfaitaire ou de l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, sauf si l'intéressé justifie avoir présenté une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention, ou, en cas d'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, avoir formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation de ce titre.
12. M. A ne justifie pas qu'il ait contesté par une requête en exonération les infractions en cause. Ces infractions ont donné lieu au paiement de l'amende forfaitaire majoré. Dans ces conditions, la réalité des infractions doit être regardée, en application de ce qui a été dit au point précédent, comme établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route. Par suite, le requérant ne peut utilement soutenir devant le tribunal qu'il n'a pas fait l'objet de condamnation pénale et qu'ainsi la réalité des infractions en litige ne serait pas établie.
13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. Le présent jugement qui rejette les conclusions aux fins d'annulation n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction présentées par l'intéressé doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, soit condamné à payer à M. A la somme qu'il demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er: Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation des décisions référencées " 48 SI " de retrait de points consécutives aux infractions commises les 3 et 5 novembre 2000, 5 décembre 2006, 24 juillet 2007, 29 mars et 18 juin 2010, 18 août 2011, 1er mars 2012, 9 janvier et 5 juin 2013, 3 juin 2014, 23 juin 2015, 26 décembre 2017, 28 mars et 31 mars 2018.
Article 2 : Le surplus des requêtes de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Grebille-Romand et au ministre de l'intérieur et des Outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 avril 2024.
Le magistrat désigné,
A. SLIMANI
La greffière en chef,
A. BLANCHON
La République mande et ordonne
au ministre de l'intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
La Greffière en Chef
A. BLANCHON
Nos 2201098,2201377
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026