LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2201450

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2201450

mardi 24 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2201450
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantBROUSSARD EMELINE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 10 octobre 2022, M. C A, représenté par Me Monpion, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 20 septembre 2022 par laquelle le directeur de l'Ehpad " Résidence Pierre Bazenerye " a prononcé à son encontre une sanction disciplinaire de révocation ;

2°) de mettre à la charge de l'Ehpad " Résidence Pierre Bazenerye " une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision est entachée de plusieurs vices de procédure : en premier lieu, il ne peut être regardé comme ayant eu connaissance de son dossier dès lors que les fiches d'événements indésirables et des procès-verbaux des auditions des personnes entendues étaient anonymisés ; en deuxième lieu, il n'a pas été informé de la possibilité de récuser un membre du conseil de discipline ; en dernier lieu, ses observations écrites n'ont pas été lues en conseil de discipline ;

- elle est insuffisamment motivée puisque l'avis rendu par le conseil de discipline ne lui a pas été communiqué ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation et repose sur des faits non avérés ;

- la sanction est disproportionnée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 novembre 2022, le directeur de l'Ehpad "Résidence Pierre Bazenerye " conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge de M. A une somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 5 juillet 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 5 août 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- le décret n°89-822 du 7 novembre 1989 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Gillet,

- les conclusions de M. Houssais, rapporteur public,

- et les observations de Me Monpion, représentant M. A.

Considérant ce qui suit :

1. M. C A a été recruté le 1er juillet 2004 par l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) " Résidence Pierre Bazenerye " situé sur la commune de Dun-le-Palestel, d'abord comme agent contractuel avant d'être titularisé le 15 septembre 2005 en qualité d'agent d'entretien spécialisé. Le 14 juin 2022, il a fait l'objet d'une suspension à titre conservatoire suite à des signalements de manquements dans la réalisation des tâches confiées, d'absence injustifiées à son poste de travail et de comportements inappropriés envers plusieurs résidents de l'établissement. Par une décision du 20 septembre 2022, dont l'intéressé demande l'annulation, le directeur de l'Ehpad " Résidence Pierre Bazenerye " a prononcé à son encontre, après avis du conseil de discipline, une sanction disciplinaire du quatrième groupe correspondant à la révocation à compter du 23 septembre 2022.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. Aux termes de l'article L. 532-5 du code général de la fonction publique : " Aucune sanction disciplinaire autre que celles classées dans le premier groupe de l'échelle des sanctions de l'article L. 533-1 ne peut être prononcée à l'encontre d'un fonctionnaire sans consultation préalable de l'organisme siégeant en conseil de discipline au sein duquel le personnel est représenté. /L'avis de cet organisme et la décision prononçant une sanction disciplinaire doivent être motivés ". Et aux termes de l'article 11 du décret du 7 novembre 1989 relatif à la procédure disciplinaire applicable aux fonctionnaires relevant de la fonction publique hospitalière : " L'avis émis par le conseil de discipline est communiqué sans délai au fonctionnaire intéressé ainsi qu'à l'autorité qui exerce le pouvoir disciplinaire. Celle-ci statue par décision motivée ".

3. Il résulte de ces dispositions que l'autorité qui prononce une sanction disciplinaire a l'obligation de préciser elle-même, dans sa décision, les griefs qu'elle entend retenir à l'encontre du fonctionnaire intéressé, de sorte que ce dernier puisse à la seule lecture de la décision qui lui est notifiée, connaître les motifs de la sanction qui le frappe. Si l'autorité qui prononce la sanction entend se référer à un avis, le texte de cet avis doit être incorporé ou joint à sa décision.

4. Il ressort des termes de la décision attaquée que, si elle vise l'avis émis à l'unanimité par les membres de la commission administrative paritaire locale n° 8 siégeant en conseil de discipline le 8 septembre 2022 pour une sanction du quatrième groupe, elle ne comporte pas l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Si l'Ehpad " Résidence Pierre Bazenerye " fait valoir que le procès-verbal de la délibération du conseil de discipline était joint en annexe à la décision de sanction et communiqué concomitamment à M. A, il n'en justifie pas par les pièces du dossier et notamment par la production d'une copie de la délibération non signée par M. A contrairement à la décision attaquée.

5. Ainsi, alors même que M. A a été informé de ces faits dans le cadre de la procédure contradictoire préalable à la sanction qui lui a été infligée, la décision du 20 septembre 2022 qui ne précise pas les griefs finalement retenus par l'autorité disciplinaire à son encontre, ne satisfait pas aux exigences de motivation ci-dessus rappelées.

6. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, que la décision du 20 septembre 2022 doit être annulée.

Sur les frais liés au litige :

7. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ".

8. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Ehpad "Résidence Pierre Bazenerye " la somme que le requérant demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les dispositions citées ci-dessus font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. A, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que l'Ehpad " Résidence Pierre Bazenerye " demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La décision du 20 septembre 2022 du directeur de l'Ehpad " Résidence Pierre Bazenerye " est annulée.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Les conclusions de l'Ehpad " Résidence Pierre Bazenerye " sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et à l'Ehpad " Résidence Pierre Bazenerye ". Une copie pour information sera transmise à Me Monpion.

Délibéré après l'audience du 10 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Artus, président,

M. Crosnier, premier conseiller,

M. Gillet, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 septembre 2024.

Le rapporteur,

K. GILLET

Le président,

D. ARTUS Le greffier,

M. B

La République mande et ordonne

au ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l'action publique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour La Greffière en Chef,

La Greffière,

M. B

jb

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14
← Retour aux décisions
Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026