LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2201704

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2201704

jeudi 25 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2201704
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
FormationJUGE UNIQUE A SLIMANI
Avocat requérantDUMONT SUZANNE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 1er décembre 2022 et 27 mars 2024, Mme D B épouse C, représentée par Me Dumont, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 27 septembre 2022 par laquelle la caisse d'allocations familiales de la Haute-Vienne, confirmant sa décision du 20 janvier 2022, a rejeté ses demandes de remise de dettes au titre d'indus d'allocation de soutien familial d'un montant total de 3 931,09 euros pour la période de janvier 2029 à décembre 2021, d'allocation personnalisée au logement d'un montant de 1 789,46 euros pour la période de janvier à décembre 2021, de prime d'activité d'un montant de 1 979,44 euros pour la période de janvier à novembre 2019, de primes exceptionnelles de fin d'année d'un montant total de 609,80 euros pour les mois de décembre 2019 et 2020 et de 300 euros d'aides exceptionnelles de solidarité pour les mois de mai et novembre 2020 ;

2°) d'enjoindre au conseil départemental et à la caisse d'allocations familiales de la Haute-Vienne de la réadmettre au bénéfice de l'aide personnalisée au logement, à la prime d'activité, de la prime exceptionnelle de fin d'année et de l'aide exceptionnelle de solidarité dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge du département de la Haute-Vienne et de la caisse d'allocations familiales de la Haute-Vienne la somme de 1 200 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ;

4°) de condamner le département de la Haute-Vienne et la caisse d'allocations familiales de la Haute-Vienne aux entiers dépens.

Elle soutient que :

- la décision du 20 janvier 2022 de la caisse d'allocations familiales a retiré une décision créatrice de droits ;

- cette décision aurait dû être précédée de la possibilité pour elle de présenter ses observations ;

- le contrôle des sommes réclamées est impossible ;

- les décisions attaquées sont insuffisamment motivées ;

- elle est séparée de fait avec son conjoint avec qui elle ne met pas en commun ses ressources et charges ;

- elle est une personne isolée ;

- la caisse d'allocations familiales a commis une erreur de droit.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 juin 2023, le département de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- à titre principal, la requête est irrecevable pour tardiveté ;

- à titre subsidiaire, les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

Par un courrier du 27 mars 2024 les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'incompétence de la juridiction administrative pour connaitre des conclusions dirigées contre un indu d'allocation de soutien familial.

Mme B épouse C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 7 novembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de l'habitation et de la construction ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de l'organisation judiciaire ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le décret n° 2015-233 du 27 janvier 2015 ;

- le décret n° 2019-1323 du 10 décembre 2019 ;

- le décret n° 2020-519 du 5 mai 2020 ;

- le décret n° 2020-1746 du 29 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Ahmed Slimani, premier conseiller, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le magistrat désigné a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

M. A a présenté son rapport au cours de l'audience publique à laquelle aucune des parties n'était présente ou représentée et à l'issue de laquelle a été prononcée la clôture d'instruction.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B épouse C demande l'annulation de la décision du 27 septembre 2022 par laquelle la caisse d'allocations familiales (Caf) de la Haute-Vienne, confirmant sa décision du 20 janvier 2022, a rejeté ses demandes de remise de dettes au titre d'indus d'allocation de soutien familial d'un montant total de 3 931,09 euros pour la période de janvier 2029 à décembre 2021, d'allocation personnalisée au logement d'un montant de 1 789,46 euros pour la période de janvier à décembre 2021, de prime d'activité d'un montant de 1 979,44 euros pour la période de janvier à novembre 2019, de primes exceptionnelles de fin d'année d'un montant total de 609,80 euros pour les mois de décembre 2019 et 2020 et de 300 euros d'aides exceptionnelles de solidarité pour les mois de mai et novembre 2020.

Sur la compétence de la juridiction administrative :

2. L'article 32 du décret n° 2015-233 du 27 février 2015 prévoit que : " () lorsque la juridiction est saisie d'un contentieux relatif à l'admission à l'aide sociale tel que défini par le code de l'action sociale et des familles ou par le code de la sécurité sociale, elle transmet le dossier de la procédure, sans préjuger de la recevabilité de la demande, à la juridiction de l'autre ordre de juridiction qu'elle estime compétente par une ordonnance qui n'est susceptible d'aucun recours () ".

3. En vertu de l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale : " Le contentieux général de la sécurité sociale comprend les litiges relatifs : 1° A l'application des législations et règlementations de sécurité sociale et de mutualité sociale agricole, à l'exception des litiges relevant du contentieux technique de la sécurité sociale () ". Aux termes de l'article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire : " Des tribunaux judiciaires spécialement désignés connaissent : 1° Des litiges relevant du contentieux de la sécurité sociale défini à l'article

L. 142-1 du code de la sécurité sociale () ". Aux termes de l'article L. 511-1 du code de la sécurité sociale : " Les prestations familiales comprennent : () 6°) l'allocation de soutien familial () ".

4. Il résulte de ces dispositions que les litiges relatifs aux prestations familiales énumérées à l'article L. 511-1 du code de la sécurité sociale relèvent de la compétence des tribunaux judiciaires. Dès lors, le litige soulevé par la requête de Mme B épouse C, en tant qu'il concerne l'indu d'allocation de soutien familial, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative mais de celle de la juridiction judiciaire. Dans ces conditions, il y a lieu de transmettre les conclusions de la requête de l'intéressée, qui réside à Limoges, dirigées contre l'indu d'allocation de soutien familial au tribunal judiciaire de Limoges compétent pour statuer sur ces conclusions en application des articles L. 211-16 et D. 211-10-3 du code de l'organisation judiciaire.

Sur le bien-fondé des indus d'aide personnalisée au logement, de prime d'activité, de primes exceptionnelles de fin d'année et d'aides exceptionnelles de solidarité :

5. En premier lieu, la décision par laquelle l'autorité administrative procède à la récupération de sommes indûment versées au titre de l'aide personnalisée au logement, de la prime d'activité, de la prime exceptionnelle de fin d'année et de l'aide exceptionnelle de solidarité est au nombre des décisions imposant une sujétion et doit, par suite, être motivée en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. A ce titre, l'autorité administrative doit faire figurer dans la motivation de sa décision la nature de la prestation et le montant des sommes réclamées, ainsi que le motif et la période sur laquelle porte la récupération. En revanche, elle n'est pas tenue d'indiquer dans cette décision les éléments servant au calcul du montant de l'indu.

6. L'intéressée soutient, d'une part, que les décisions attaquées ne sont pas motivées. D'autre part, en soutenant que l'administration ne lui a fourni aucun détail des sommes demandées, la requérante doit être regardée comme se prévalant également d'un moyen tiré du défaut de motivation. Toutefois, la décision du 27 septembre 2022, par laquelle la Caf de la Haute-Vienne a rejeté son recours administratif concernant les indus précités, ayant remplacé la décision du 20 janvier 2022 de la Caf portant notification des mêmes indus, le moyen tiré du défaut de motivation doit être regardé comme seulement dirigé contre la décision du 27 septembre 2022. Cette dernière précise que les indus sont fondés sur l'absence de déclaration concernant la situation familiale et l'intégralité des ressources du foyer, dont elle précise également le montant des indus, mentionne les périodes en litige et écarte les arguments avancés par la requérante dans son recours préalable. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

7. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration : " L'administration ne peut abroger ou retirer une décision créatrice de droits de sa propre initiative ou sur la demande d'un tiers que si elle est illégale et si l'abrogation ou le retrait intervient dans le délai de quatre mois suivant la prise de cette décision ". Aux termes de l'article R. 845-3 du code de la sécurité sociale : " Tout paiement indu de prime d'activité est récupéré par l'organisme chargé de son service. (). La créance peut être remise ou réduite par l'organisme mentionné au premier alinéa du présent article, en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration ". Aux termes de l'article L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation : " () Les aides personnelles au logement comprennent : 1° L'aide personnalisée au logement ; () ". Aux termes de l'article L. 823-9 du même code : " Les articles L. 161-1-5 et L. 553-2 du code de la sécurité sociale sont applicables au recouvrement des montants d'aide personnelle au logement indûment versés ". Aux termes des articles 6 des décrets n° 2019-1323 du 10 décembre 2019 et n° 2020-1746 du 29 décembre 2020 : " Tout paiement indu d'une aide exceptionnelle attribuée en application du présent décret est récupéré pour le compte de l'État par l'organisme chargé du service de celle-ci. () ". Aux termes enfin de l'article 4 du décret du 5 mai 2020 susvisé : " Tout paiement indu d'une aide exceptionnelle de solidarité attribuée en application du présent décret est récupéré pour le compte de l'État par l'organisme chargé du service de celle-ci () ".

8. Pour contester la décision litigieuse, la requérante soutient que l'octroi des aides et primes précitées constitue une décision individuelle créatrice de droits que l'administration ne pouvait retirer. Toutefois, les dispositions citées au point 7 font obstacle à l'application du régime de retrait des décisions créatrices de droit en ce qui concerne les paiements indus d'aide personnalisée au logement, de prime d'activité, de prime exceptionnelle de fin d'année et d'aide exceptionnelle de solidarité. Par suite, le moyen tiré de ce que, par la décision du 27 septembre 2022 attaquée, l'administration aurait illégalement procédé au retrait d'une telle décision est inopérant.

9. En troisième lieu, le principe général des droits de la défense prévoit que les décisions individuelles défavorables n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales. Mme B épouse C fait valoir que ses droits de la défense ont été méconnus dans la mesure où elle n'a pas pu utilement faire valoir ses observations. Toutefois, il résulte de l'instruction que l'intéressée a pu présenter ses observations à l'occasion du recours administratif qu'elle a exercé le 18 mars 2022 à l'encontre de la décision du 20 janvier 2022. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des droits de la défense doit être écarté.

10. En dernier lieu, à la suite d'un contrôle des ressources par la caisse d'allocations familiales de la Haute-Vienne, il est apparu que Mme B épouse C avait repris une vie maritale avec son conjoint depuis le mois d'octobre 2018, ce qui engendré un trop-perçu au titre des indus cités au point 1. Pour contester les indus en cause, l'intéressée fait valoir que suite à des violences conjugales, le juge aux affaires familiales du tribunal de grande instance de Limoges l'a placée, en 2011, sous ordonnance de protection et a prononcé la séparation de corps des époux. La requérante, se disant personne isolée, ajoute qu'elle n'entretient depuis 2011 avec son conjoint aucune relation de couple stable et continue et ne met en commun avec lui aucune de ses ressources et charges. Toutefois, il résulte du rapport d'enquête établi le 3 septembre 2021 par un agent assermenté, qui fait foi jusqu'à preuve du contraire, que le couple réside à la même adresse depuis le mois d'octobre 2018 et qu'ils ont donné naissance à deux enfants les 9 mai 2020 et 7 mars 2022. De plus, il résulte de l'instruction qu'aucune action judiciaire n'a été entreprise, sur la période litigieuse, pour établir une pension alimentaire pour les enfants du couple. La caisse d'allocations familiales de la Haute-Vienne a donc retenu, à juste titre, l'existence d'une vie maritale non déclarée entre M. et Mme C, à l'origine des indus contestés établis dans sa décision du 20 janvier 2022. Dès lors, c'est sans commettre d'erreur de droit que, par sa décision du 27 septembre 2022, la Caf de la Haute-Vienne a rejeté le recours de l'intéressée en contestation du bien-fondé des indus d'allocation personnalisée au logement d'un montant de 1 789,46 euros pour la période de janvier à décembre 2021, de prime d'activité d'un montant de 1 979,44 euros pour la période de janvier à novembre 2019, de primes exceptionnelles de fin d'année d'un montant total de 609,80 euros pour les mois de décembre 2019 et 2020 et de 300 euros d'aides exceptionnelles de solidarité pour les mois de mai et novembre 2020.

11. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que les conclusions à fin d'annulation et d'injonction sous astreinte de Mme B épouse C doivent être rejetées, ainsi que par voie de conséquence, celles relatives aux articles L. 761-1 et R. 761-1 du code de justice administrative et à l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er: Les conclusions à fin d'annulation de la décision du 27 septembre 2022 confirmant notamment la mise à la charge de Mme B épouse C d'un indu d'allocation de rentrée scolaire sont rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Article 2:Les conclusions de la requête de Mme B épouse C relatives à l'indu d'allocation de soutien familial sont transmises au pôle social du tribunal judiciaire de Limoges.

Article 3:Le surplus des conclusions de la requête de Mme B épouse C est rejeté.

Article 4:Le présent jugement sera notifié à Mme D B épouse C, à Me Dumont, à la ministre du travail, de la santé et des solidarités, à la caisse d'allocations familiales de la Haute-Vienne et au pôle social du tribunal judiciaire de Limoges.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 avril 2024.

Le magistrat désigné,

A. A

La greffière en chef,

A. BLANCHON

La République mande et ordonne

à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

La Greffière en Chef

A. BLANCHON

if

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions