mardi 24 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2201777 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 décembre 2022, M. A C demande au tribunal d'annuler la décision du 22 novembre 2022 par laquelle la directrice départementale des finances publiques de la Haute-Vienne a rejeté sa demande de bénéficier d'une demi-part supplémentaire dans le cadre du calcul de son imposition sur le revenu au titre de l'année 2021.
Il soutient qu'il est titulaire d'un carte mobilité inclusion (CMI), mention " invalidité ", qui lui ouvre droit au bénéfice d'une demi-part supplémentaire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 février 2023, la directrice départementale des finances publiques de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la requête, qui ne comporte ni les conclusions soumises au tribunal ni l'exposé écrit des faits et des moyens, est irrecevable ;
- les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Crosnier,
- et les conclusions de M. Houssais, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C a été imposé au titre de ses revenus pour 2021 sur la base d'une part de quotient familial. Le 27 octobre 2022, il a déposé une déclaration rectificative afin de bénéficier d'une demi-part supplémentaire pour le calcul de son revenu imposable en qualité de titulaire d'une carte mobilité insertion (CMI) mention " invalidité ". Par son courrier du 22 novembre 2022, la directrice départementale des finances publiques de la Haute-Vienne a rejeté sa demande au motif qu'il n'était pas titulaire de cette carte au 1er janvier 2021. M. C doit être regardé comme contestant cette décision.
2. Aux termes de l'article 195 du code général des impôts : " 1. Par dérogation aux dispositions qui précèdent, le revenu imposable des contribuables célibataires, divorcés ou veufs n'ayant pas d'enfant à leur charge, exclusive, principale ou réputée également partagée entre les parents, est divisé par 1,5 lorsque ces contribuables : () / d bis. Sont titulaires de la carte " mobilité inclusion " portant la mention " invalidité " prévue à l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles ; () ". L'article 196 bis du même code dispose : " La situation dont il doit être tenu compte est celle existant au 1er janvier de l'année de l'imposition. Toutefois, l'année de la réalisation ou de la cessation de l'un ou de plusieurs des événements ou des conditions mentionnés aux 4 à 6 de l'article 6, il est tenu compte de la situation au 31 décembre de l'année d'imposition. / Les charges de famille dont il doit être tenu compte sont celles existant au 1er janvier de l'année de l'imposition. Toutefois, en cas d'augmentation des charges de famille en cours d'année, il est fait état de ces charges au 31 décembre de l'année d'imposition ou à la date du décès s'il s'agit d'imposition établie en vertu de l'article 204. ".
3. Il résulte de l'instruction que M. C s'est vu attribuer par la maison départementale des personnes handicapées de la Haute-Vienne une carte mobilité inclusion portant la mention " invalidité ", à compter du 1er mars 2022. Par suite, c'est à bon droit que l'administration a considéré qu'il ne remplissait pas les conditions au 1er janvier 2021 pour bénéficier d'une demi-part supplémentaire pour le calcul de son revenu imposable au titre de l'année 2021.
4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir soulevée par l'administration, que la requête de M. C doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et à la directrice départementale des finances publiques de la Haute-Vienne.
Délibéré après l'audience du 10 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Artus, président,
M. Crosnier, premier conseiller,
M. Gillet, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 septembre 2024.
Le rapporteur,
Y. CROSNIER
Le président,
D. ARTUS La greffière,
M. B
La République mande et ordonne
à la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie en ce qui la concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour La Greffière en Chef,
La Greffière,
M. B
cg
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
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01/06/2026