mardi 25 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2300488 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SYMCHOWICZ WEISSBERG ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 mars 2023, et des mémoires complémentaires, enregistrés le 21 mai 2023, le 30 juin 2023, le 27 juillet 2023, le 27 novembre 2023, et le 1er février 2024, la SAS Guignard et la SA Axima concept, représentées par la SCP CGCB et associés, agissant par Me Aldigier, avocat, demandent au juge des référés :
1°) de condamner la communauté d'agglomération Châteauroux-Métropole à verser à la SAS Guignard deux provisions des montants respectifs de 784 136,71 euros et 152 867,91 euros et à la SA Axima concept deux provisions des montants respectifs de 211 803,02 euros et 57 870,88 euros, chacune assorties des intérêts moratoires au taux légal de 10,5% à compter du 31 mars 2023 ;
2°) de condamner la communauté d'agglomération Châteauroux-Métropole à leur verser une provision d'un montant de 40 euros à valoir sur l'indemnité forfaitaire de recouvrement ;
3°) de mettre à la charge de la communauté d'agglomération Châteauroux-Métropole une somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La SAS Guignard et la SA Axima concept soutiennent qu'elles justifient d'une créance en vertu du décompte définitif de marché notifié le 15 décembre 2022 au maître d'ouvrage pour un montant de 1 394 778,32 euros ; la part de la SAS Guignard est justifiée à hauteur de 784 136,71 euros et celle de la SA Axima concept à hauteur de 211 803,02 euros ; elles justifient également de créances à hauteur respectivement de 152 867,916 euros et 57 870,888 euros par la révision du prix.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 avril 2023, et des mémoires complémentaires, enregistrés le 16 juin 2023, le 20 juillet 2023 le 17 octobre 2023, et le 15 décembre 2023, la communauté d'agglomération Châteauroux-Métropole, représentée par la Selarl Symchowicz-Weissberg, conclut au rejet de la demande, et à titre reconventionnel à la condamnation de la SAS Guignard à lui verser une provision de 1 725 953,68 euros et de la SA Axima concept à lui verser une provision de 37 233,85 euros, à titre subsidiaire de condamner la société Mikou design studio architectes à la garantir de toute condamnation prononcée à son encontre, en tout état de cause de mettre à la charge de la SAS Guignard et de la SA Axima concept chacune une somme de 5 000 euros à lui verser en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La communauté d'agglomération Châteauroux-Métropole fait valoir que la demande n'est pas fondée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 mai 2023, la SAS Mikou design studio, représentée par Me Roll, puis par Me Cheneval, par un mémoire en défense enregistré le 18 juin 2023, et un mémoire complémentaire enregistré le 6 octobre 2023, conclut au rejet de la demande et au rejet des conclusions en appel en garantie de la communauté d'agglomération Châteauroux-Métropole, à titre subsidiaire à la limitation de toute condamnation à hauteur de 10%, ainsi qu'à ce que soit mise à la charge de la SAS Guignard et de la SA Axima concept une somme de 3 500 euros chacune en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La SAS soutient qu'aucune faute contractuelle ne peut lui être imputée.
Par un mémoire, enregistré le 19 juin 2024, la SAS Guignard et la SA Axima concept déclarent se désister de leurs demandes.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Vu l'arrêté du vice-président du Conseil d'Etat en date du 10 mai 2022 par lequel M. Daniel Josserand-Jaillet, président honoraire du corps des magistrats des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel, a été inscrit sur la liste des magistrats honoraires prévue à l'article L. 222-2-1 du code de justice administrative.
M. Daniel Josserand-Jaillet, président de tribunal administratif honoraire, a été désigné par le président du tribunal pour exercer les pouvoirs du juge des référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie. ". Pour regarder une obligation comme non sérieusement contestable, il appartient au juge des référés de s'assurer que les éléments qui lui sont soumis par les parties sont de nature à en établir l'existence avec un degré suffisant de certitude. Dans l'hypothèse où l'évaluation du montant de la provision résultant de cette obligation est incertaine, le juge des référés ne doit allouer de provision, le cas échéant assortie d'une garantie, que pour la fraction de ce montant qui lui parait revêtir un caractère de certitude suffisant. Il en découle qu'il appartient au demandeur d'apporter tous les éléments utiles à l'appui de la démonstration de l'existence, de la nature, de la consistance et du montant de la créance dont il se prévaut.
2. Par leur requête, la SAS Guignard et la SA Axima concept demandent la condamnation de la communauté d'agglomération Châteauroux-Métropole à leur verser des provisions des montants respectifs de 784 136,71 euros et 152 867,91 euros pour la SAS Guignard et des montants respectifs de 211 803,02 euros et 57 870,88 euros pour la SA Axima concept, chacune assortie des intérêts moratoires au taux légal de 10,5% à compter du 31 mars 2023, dans le cadre d'un litige sur le règlement d'un marché passé pour la construction d'un centre aquatique intercommunal. Après avoir sollicité du juge des référés qu'il soit sursis à statuer dans l'attente de négociations engagées, la SAS Guignard et la SA Axima concept ont postérieurement déclaré, par un mémoire enregistré le 19 juin 2024, se désister des conclusions de leur demande. Ce désistement est pur et simple. Il y a dès lors lieu de donner acte à la SAS Guignard et la SA Axima conceptt de leur désistement d'instance.
3. La nature reconventionnelle des conclusions présentées par les autres parties conduit à ce que ce désistement les prive d'objet. Il n'y a dès lors plus lieu d'y statuer.
Sur l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
4. Dans les circonstances de l'espèce et eu égard à l'accord intervenu en cours d'instance entre les parties, il n'apparaît pas inéquitable de laisser à chacune d'elles la charge des frais exposés par elles et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de la SAS Guignard et la SA Axima concept.
Article 2 : Il n'y a pas lieu à statuer sur les conclusions reconventionnelles de la communauté d'agglomération Châteauroux-Métropole et de la société Mikou design studio.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la SAS Guignard et la SA Axima concept, à la communauté d'agglomération Châteauroux-Métropole et à la société Mikou design studio.
GHELLAMGGGG
Limoges, le 25 juin 2024.
Le juge des référés,
D. JOSSERAND-JAILLET
La République mande et ordonne
au préfet de l'Indre en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour Le Greffier en Chef
La greffière,
M. A
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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01/06/2026
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01/06/2026