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AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2301756

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2301756

mardi 30 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2301756
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationJUGE UNIQUE A SLIMANI
Avocat requérantBERSAT SANDRINE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de Mme C... contestant un indu de prestations sociales (RSA, prime d'activité, aides exceptionnelles) notifié par la CAF de la Corrèze et le refus de remise gracieuse du département. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le département, considérant que la décision du 22 septembre 2023, qui a recalculé les droits de Mme C..., ne s'est pas substituée à la décision initiale du 17 avril 2023. Sur le fond, le tribunal a jugé que la requérante n'établissait pas avoir déclaré sa situation de manière exacte et que la fraude était caractérisée, ce qui fait obstacle à toute remise de dette en application des articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles et L. 841-1 du code de la sécurité sociale. Par conséquent, la requête a été rejetée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, un mémoire et des pièces complémentaires, enregistrés respectivement les 9 octobre 2023, 27 novembre 2023, 15 janvier 2024, 13 mai 2024, 15 mai 2024, 21 août 2024 et 18 avril 2025, Mme A... C..., représentée par Me Bersat, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 17 avril 2023 par laquelle la caisse d’allocations familiales de la Corrèze a notifié un indu pour un montant total de 7 628,29 euros au titre du revenu de solidarité active, de la prime d’activité, de l’aide exceptionnelle de fin d’année pour le mois de décembre 2020 et de l’aide exceptionnelle de solidarité pour le mois de septembre 2022.

2°) d’annuler la décision du 21 septembre 2023 par laquelle le président du conseil départemental de la Corrèze a rejeté le recours gracieux tendant à ce que lui soit accordée une remise totale de sa dette de revenu de solidarité active ;

3°) de lui accorder la remise totale de sa dette.


Elle soutient que :
- la décision du 17 avril 2023 n’a été ni abrogée ni retirée, seul le quantum des sommes dues a été modifié, sa requête est donc recevable ;
- elle a effectivement déclaré son déménagement et la cessation d’une vie commune avec son mari ;
- elle admet avoir commis une erreur dans la déclaration de son chiffre d’affaires en 2020, l’ensemble des pièces justificatives qu’elle a pu apporter et qui ont été prises en compte dans le recalcul des prestations auxquelles elle avait droit a permis de ramener le montant de l’indu au montant de 3 763,45 euros ;
- l’intention frauduleuse n’est pas démontrée et la preuve de la mauvaise foi n’est pas établie ;
- sa situation financière justifie que lui soit accordée la remise de sa dette.


Un mémoire a été enregistré, le 20 mars 2024, pour le compte de Mme C..., et n’a pas été communiqué.


Par un mémoire en défense, enregistré le 27 juin 2024, le département de la Corrèze conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :
- à titre principal, il n’y a plus lieu de statuer sur la requête dès lors que l’ensemble des éléments apportés par Mme C... ont été pris en compte et que ses droits ont été recalculés par la décision du 22 septembre 2023 qui annule et remplace la précédente décision du 17 avril 2023 ;
- à titre subsidiaire, les moyens soulevés par la requête ne sont pas fondés.


Par un mémoire en défense, enregistré le 9 décembre 2024, la caisse d’allocations familiales de la Corrèze conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :
- à titre principal, seul le juge judiciaire est compétent en matière de qualification de fraude ;
- à titre subsidiaire, la créance ne peut être remise ou réduite en cas de fraude ; aucun des moyens de la requête n’est fondé.


Mme C... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 12 février 2025.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’action sociale et des familles ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2022-1234 du 14 septembre 2022 ;
- le décret n° 2022-1568 du 14 décembre 2022 ;
- le code de justice administrative.


Le président du tribunal a désigné M. Slimani, premier conseiller, en application de l’article R. 222-13 du code de justice administrative.


Par une décision du 4 septembre 2025, le président du tribunal a désigné M. Kévyn Gillet en qualité de rapporteur public sur le fondement des dispositions de l’article R. 222-24 du code de justice administrative.
Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
 
Ont été entendus, au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Slimani,
- et les observations de Mme C....
 
La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.



Considérant ce qui suit :

1. A la suite d’un contrôle, la caisse d’allocations familiales de la Corrèze a, par une décision du 17 avril 2023, procédé à la régularisation de la situation de Mme C... et lui a notifié un indu d’un montant initial de 7 652,56 euros, à savoir 4 542,63 euros au titre d’un trop-perçu de revenu de solidarité active pour la période d’avril 2021 à février 2023, 2 857,48 euros au titre d’un trop-perçu de prime d’activité pour les périodes d’avril à mai 2021 et de décembre 2021 à février 2023, 152,45 euros au titre d’un trop-perçu de l’aide exceptionnelle de fin d’année pour le mois de décembre 2022 et de 100 euros au titre d’un trop-perçu d’aide exceptionnelle de solidarité pour le mois de septembre 2022. Par cette même décision, la caisse d’allocations familiales a notifié à Mme C... que compte tenu des éléments retenus par l’agent de contrôle, son dossier allait être présenté devant la commission fraude et, si cette dernière retenait la qualification de fraude, lui seraient de plus réclamées les sommes de 1 751,64 euros au titre d’un trop-perçu de revenu de solidarité active pour la période de juin 2020 à novembre 2020, 1 138,32 euros au titre d’un trop-perçu de prime d’activité pour la période de juin 2020 à novembre 2020, 152,45 euros au titre d’un trop-perçu de prime exceptionnelle de fin d’année pour le mois de décembre 2020 et de 100 euros au titre d’un trop-perçu d’aide exceptionnelle de solidarité pour le mois de novembre 2020. Le 21 septembre 2023, le président du conseil départemental de la Corrèze a rejeté le recours gracieux de Mme C... tendant à ce que lui soit accordée une remise totale de sa dette. Mme C... demande l’annulation de ces deux décisions et que soit prononcé la remise gracieuse de la totalité des sommes réclamées.


Sur l’exception de non-lieu à statuer opposée par le département de la Corrèze :

2. Il résulte de l’instruction que, le 22 septembre 2023, la caisse d’allocations familiales de la Corrèze, tenant compte des éléments apportés par la requérante, a procédé à une nouvelle régularisation de la situation de l’intéressée et a rapporté le montant total des indus à la somme totale de 3 763,45 euros, à savoir 1 597,98 euros au titre d’un trop-perçu de revenu de solidarité active pour la période d’avril 2021 à février 2023 et de 2 356,51 euros au titre d’un trop-perçu de prime d’activité pour les périodes d’avril 2021 à mai 2021, de décembre 2021 à novembre 2022, et de mars 2023 à avril 2023. Mme C... soutient, sans être contestée sur ce point, que cette décision ne lui a pas été notifiée et qu’elle n’en a eu connaissance qu’en cours d’instance par la production du mémoire en défense du département de la Corrèze. Par suite, les conclusions de Mme C... ont perdu leur objet en tant qu'elles portent sur les indus excédant le montant total de 3 763,45 euros à savoir 1 597,98 euros au titre d’un trop-perçu de revenu de solidarité active et 2 356,51 euros au titre d’un trop-perçu de prime d’activité.
Sur la contestation du surplus des indus :
 
3. Lorsque le juge administratif est saisi d’un recours dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d’un indu de revenu de solidarité active, d’aide personnalisée au logement ou d’aide exceptionnelle de fin d’année, il entre dans son office d’apprécier, au regard de l’argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d’ordre public, en tenant compte de l’ensemble des circonstances de fait qui résultent de l’instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d’indu. Il lui appartient, s’il y a lieu, d’annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l’exercice de son office, de régler le litige.


En ce qui concerne l’indu de revenu de solidarité active :
 
4. Aux termes de l’article L. 262-2 du code de l’action sociale et des familles : « Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre. (…) ». Aux termes de l’article L. 262-3 du même code : « (…) L’ensemble des ressources du foyer, y compris celles mentionnées à l’article L. 132-1, est pris en compte pour le calcul du revenu de solidarité active, dans des conditions fixées par un décret en Conseil d’État (…) ». Aux termes de l’article R. 262-6 du même code : « Les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent, sous les réserves et selon les modalités figurant au présent chapitre, l'ensemble des ressources, de quelque nature qu'elles soient, de toutes les personnes composant le foyer, et notamment les avantages en nature ainsi que les revenus procurés par des biens mobiliers et immobiliers et par des capitaux (…) ». L’article R. 262-11 du même code dresse la liste des ressources n’entrant pas en compte dans la détermination du montant du RSA. Aux termes de l’article R. 262-14 du même code : « Sur décision individuelle du président du conseil départemental au vu de la situation exceptionnelle du demandeur au regard de son insertion sociale et professionnelle, il n'est pas tenu compte des libéralités consenties aux membres du foyer ». Aux termes enfin de l’article R. 262-37 du même code : « Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments ».

5. Par ailleurs, il résulte du 14° de l’article R. 262-11 du code de l’action sociale et des familles que seuls peuvent être regardés comme des « aides et secours financiers dont le montant et la périodicité n’ont pas de caractère régulier » relevant du 14° de l’article R. 262-11 du code de l’action sociale et des familles, les aides et secours financiers ayant pour finalité sociale particulière de répondre à un besoin ponctuel du bénéficiaire du revenu de solidarité active. Ainsi, les aides apportées par des parents ou amis ayant un caractère régulier doivent être prises en compte dans le calcul des ressources et quel que soit l’usage qui en est fait, dès lors qu’elles n’entrent pas dans le champ du 14° de l’article R. 262-11 précité et qu’elles constituent des ressources à déclarer au titre de l’article L. 262-3 du même code.

6. Il résulte de l’instruction et notamment du rapport d’un agent assermenté dont les mentions font foi jusqu’à preuve du contraire, que l’intéressée a déménagé le 18 mars 2023 et que depuis le 1er janvier 2023, son mari avait quitté le domicile, que la requérante cumule une activité d’autoentrepreneur avec les retraites qu’elle perçoit depuis le 1er décembre 2022 et que des différences persistent entre les montants de chiffres d’affaires déclarés et les sommes encaissées sur son relevé de comptes malgré les éléments fournis. L’intéressée ne pouvait raisonnablement ignorer devoir déclarer l’ensemble de ces sommes. Par ailleurs, Mme C... ne démontre pas sérieusement avoir été dans l’impossibilité de solliciter des renseignements auprès des services de la caisse d’allocations familiales ou de l’Urssaf afin de l’orienter au mieux dans ses déclarations de revenus professionnels en cas de doute. Il lui incombait de se référer à la notice explicative relative aux déclarations trimestrielles de revenus, d’ailleurs en sa possession. Par suite, l’intéressée doit être regardée comme ayant délibérément omis de déclarer l’ensemble de ses ressources. La bonne foi de la requérante n’étant pas établie, le département de la Corrèze a pu à bon droit prendre la décision en litige.


En ce qui concerne l’indu de prime d’activité :

7. Aux termes de l’article L. 842-1 du code de la sécurité sociale : « Toute personne résidant en France de manière stable et effective qui perçoit des revenus tirés d’une activité professionnelle a droit à une prime d’activité, dans les conditions définies au présent titre ». Aux termes de l’article L. 843-1 du même code : « La prime d’activité est attribuée, servie et contrôlée, pour le compte de l’État, par les caisses d’allocations familiales et par les caisses de mutualité sociale agricole pour leurs ressortissants ». Aux termes de l’article R. 846-5 du même code : « Le bénéficiaire de la prime d’activité est tenu de faire connaître à l’organisme chargé du service de la prestation toutes informations nécessaires à l’établissement et au calcul des droits, relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer. Il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l’un ou l’autre de ces éléments ». Aux termes de l’article L. 845-3 de ce code : « Tout paiement indu de revenu de prime d’activité est récupéré par l’organisme chargé de son service. (…) / La créance peut être remise ou réduite par l’organisme mentionné au premier alinéa du présent article, en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d’une manœuvre frauduleuse ou d’une fausse déclaration ».

8. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 6 du présent jugement, l’intéressée doit être regardée comme ayant délibérément omis de déclarer l’ensemble de ses ressources. La bonne foi de la requérante n’étant pas établie, la caisse d’allocations familiales de la Corrèze a pu à bon droit prendre la décision en litige.


Sur l’indu d’aide exceptionnelle de fin d’année :
 
9. Il résulte des dispositions du décret du 14 décembre 2022 susvisé portant attribution au titre de l’année 2022 d’une aide exceptionnelle de fin d’année à certains allocataires du revenu de solidarité active que la prime exceptionnelle de fin d’année qu’ils instituent est attribuée par l’Etat aux allocataires du revenu de solidarité active qui ont droit au versement de cette allocation au titre des mois de novembre, ou à défaut décembre de cette année.
 
10. Ainsi qu’il a été dit au point 6 du présent jugement, l’indu de revenu de solidarité active est légalement fondé. Dans ces conditions, la requérante, qui ne pouvait prétendre au revenu de solidarité active au cours du mois de décembre 2022, ne pouvait percevoir une aide exceptionnelle de fin d’année au titre de cette même année pour un montant de 152,45 euros.


 
Sur l’indu d’aide exceptionnelle de solidarité :
 
11. Aux termes de l’article 1er du décret du 14 septembre 2022 susvisé : « I. - Une aide financière exceptionnelle est attribuée, dans les conditions fixées à l'article 2 du présent décret, aux bénéficiaires d'une des allocations suivantes (…), sous réserve que le montant de leur allocation ne soit pas nul : 1° Le revenu de solidarité active mentionné à l'article L. 262-1 du code de l'action sociale et des familles (…) ».
 
12. Ainsi qu’il a été dit au point 6 du présent jugement, l’indu de revenu de solidarité active est légalement fondé. Dans ces conditions, la requérante ne pouvait prétendre ni au revenu de solidarité active pour l’année 2022, ni percevoir une aide exceptionnelle de solidarité pour le mois de septembre 2022 pour un montant total de 100 euros.


Sur les conclusions aux fins de remise gracieuse :
 
13. Aux termes de l'article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles : « Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active. (…) / La créance peut être remise ou réduite (…) en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d’une manœuvre frauduleuse ou d’une fausse déclaration (…) ».

14. Lorsqu’il statue sur un recours dirigé contre une décision refusant ou ne faisant que partiellement droit à une demande de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité et de revenu de solidarité active, il appartient au juge administratif d’examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise. Les conditions, tenant d’une part, à la bonne foi du demandeur et, d’autre part, à la précarité de sa situation ne peuvent être regardées comme alternatives.

15. Il résulte de ce qui a été dit au point 6 du présent jugement que Mme C... a volontairement omis de déclarer un ensemble de ressources pendant plusieurs années. Dans ces conditions, au regard de la nature et de la récurrence des omissions ainsi que de la nécessaire connaissance qu’avait l’intéressée de devoir procéder à la déclaration de l’ensemble de ses ressources, ces omissions sont constitutives de fausses déclarations au sens de l’antépénultième alinéa de l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles. Cette circonstance est de nature à faire obstacle à ce que soit accordé à Mme C... une remise de sa dette.

16. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme C... doit être rejetée.


D E C I D E :


Article 1er
:
Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête à fins d’annulation de l’indu de revenu de solidarité active excédant respectivement la somme de 1 597,98 euros (mille cinq cent quatre-vingt-dix-sept euros et quatre-vingt-dix-huit centimes) au titre d’un trop-perçu de revenu de solidarité active et celle de 2 356,51 euros (deux mille trois cent cinquante-six euros et cinquante-et-un centimes) au titre d’un trop-perçu de prime d’activité.
Article 2 
: Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3
:
Le présent jugement sera notifié à Mme A... C..., à Me Bersat et au département de la Corrèze. Une copie sera adressée, pour information, à la caisse d’allocations familiales de la Corrèze.




Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 septembre 2025.


Le magistrat désigné,





A. SLIMANI

La greffière,





M. B...



La République mande et ordonne
à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles et au préfet de la Corrèze  en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour La Greffière en Chef
La Greffière




M. B...








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