Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 27 octobre 2023 et le 19 novembre 2024, M. A... C..., Mme E... C... et la société anonyme Filia-Maif, représentés par Me Delpy, demandent au tribunal dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d’homologuer le rapport d’expertise Baffet du 5 septembre 2022 ;
2°) de condamner le département de la Corrèze à les indemniser de leur préjudice selon le quantum défini par l’expert judiciaire, à savoir 80 % d’une somme de 14 704,62 euros, soit 11 763,69 euros sur le fondement de la responsabilité sans faute ;
3°) de mettre à la charge du département de la Corrèze la somme de 5 000 euros, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ;
4°) de mettre à la charge du département de la Corrèze les dépens selon le quantum défini par l’expert judiciaire, à savoir 80% des frais d’expertise d’un montant de 2 936,69 euros, soit la somme de 2 349,35 euros.
Ils soutiennent que :
- la responsabilité sans faute du département de la Corrèze est engagée au regard du défaut d’entretien du busage sous voirie de la route départementale 901 constituant un ouvrage public leur ayant causé un préjudice anormal et spécial, en leur qualité de tiers à l’ouvrage ;
- l’expert judiciaire a retenu un quantum de 80% pour l’origine principale tenant à l’absence de fonctionnalité du dispositif composé par le passage busé sous voirie/déversoir d’orage de la route départementale 901, géré par le département de la Corrèze ; le chiffrage du préjudice s’élève à 10 842,65 euros pour l’inondation du 29 mai 2016 et à 4 221,97 euros pour l’inondation du 28 décembre 2020, soit une somme globale de 11 763,69 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 octobre 2024, le département de la Corrèze, représenté par Me Plas, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants la somme de 2 000 euros, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
A titre principal :
- il n’est pas rapporté la preuve d’un lien direct et certain entre le préjudice allégué et l’ouvrage public ;
- sa responsabilité ne saurait être engagée, alors que l’expert a relevé un défaut d’entretien du ruisseau/fossé en amont qui incombait aux propriétaires privés des parcelles riveraines générant des embâcles qui ont altéré l’écoulement de l’eau et provoqué les débordements.
A titre subsidiaire, il convient de ne retenir que le chiffrage en lien avec le sinistre du 29 mai 2016, soit 80% d’une somme de 10 482,65 euros et d’écarter le préjudice du 28 décembre 2020.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des assurances ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Christophe,
- les conclusions de M. D...,
- et les observations de Me Plas, représentant le conseil départemental de la Corrèze.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme C... sont propriétaires d’une maison d’habitation, donnée en location, située au lieudit « Bridal » en bordure de la route départementale (RD) 901, sur la commune d’Objat. A l’occasion de fortes précipitations survenues les 14 février et 29 mai 2016, leur bien a été inondé sur des hauteurs respectives de 28 et 50 centimètres. Un rapport d’expertise contradictoire du 1er juillet 2016 réalisé en présence des requérants, de leur assureur et de représentants de la commune et du département a conclu à un engorgement du réseau de busage de la collectivité dans lequel s’achemine des ruisseaux provenant des terrains arrières et estimé les dommages immobiliers et mobiliers à la somme de 10 482,65 euros. L’assureur des requérants a saisi le conseil départemental de la Corrèze le 30 septembre 2016 puis à nouveau le 21 février 2017 afin d’obtenir le remboursement des sommes versées à ces derniers. De nouvelles réunions d’expertise amiable tenues en 2018, 2019 et 2020 ont déterminé plusieurs causes du sinistre dont celle déjà mentionnée dans le premier rapport d’expertise. Les requérants ont depuis subi une nouvelle inondation le 28 décembre 2020. Par ordonnance du 18 novembre 2021, le tribunal administratif de Limoges a ordonné une mesure d’expertise judiciaire. L’expert désigné a rendu son rapport le 5 septembre 2022 à la suite duquel les requérants ont saisi le conseil départemental de la Corrèze le 18 octobre 2023 d’une demande préalable indemnitaire à hauteur du quantum de sa responsabilité déterminé à 80% de 14 704,62 euros pour les préjudices subis les 29 mai 2016 et 28 décembre 2020, ainsi que de 2 936,69 euros correspondant aux frais d’expertise. En l’absence de réponse, les requérants demandent au tribunal de condamner le département de la Corrèze à leur verser l’indemnité correspondant aux frais engagés.
Sur la recevabilité des conclusions tendant à homologuer le rapport d’expertise :
2. Il n’appartient pas au juge administratif d’homologuer ou au contraire d’annuler un rapport d’expertise. De telles conclusions doivent donc être rejetées comme étant irrecevables.
Sur les conclusions indemnitaires :
3. Le maître d’ouvrage est intégralement responsable, même en l’absence de faute, des dommages que les ouvrages publics dont il a la garde peuvent causer aux tiers tant en raison de leur existence que de leur fonctionnement. Il ne peut dégager sa responsabilité que s’il établit que ces dommages résultent de la faute de la victime ou d’un cas de force majeure. Ces tiers ne sont pas tenus de démontrer le caractère grave et spécial du préjudice qu’ils subissent lorsque le dommage n’est pas inhérent à l’existence même de l’ouvrage public ou à son fonctionnement et présente, par suite, un caractère accidentel.
En ce qui concerne les inondations survenues en 2016 :
S’agissant du principe de responsabilité :
4. En l’espèce, les 14 février et 29 mai 2016, l’immeuble des requérants a subi deux inondations au niveau de son rez-de-chaussée, avec des lames d’eau respectives de 20 cm et 50 cm. Il résulte du rapport de l’expert mandaté par le tribunal, qu’un cours d’eau principal situé à quelques mètres sur le flanc ouest de leur maison d’habitation franchit via un ouvrage busé, la route départementale (RD) 901 avant de s’évacuer dans un déversoir d’orage. Le bassin versant de ce cours d’eau d’une superficie de 120 hectares présente un pendage moyen de 6% lui conférant lors d’épisodes de fortes précipitations une réactivité de concentration et de transfert d’eau importante au droit de l’ouvrage de franchissement de la RD 901. Si au jour de sa visite des lieux, plus de quatre ans après les premières inondations, l’expert a noté que les ouvrages présents sous la voirie RD 901 (passage D1000) et en aval (déversoir d’orage) étaient opérationnels, il précisait que l’arrivée du ruisseau dans le bassin déversoir d’orage en aval du passage busé sous voirie a été modifié en septembre 2016, soit après les deux sinistres survenus au cours de cette même année. Ce même rapport identifie un ruisseau secondaire situé sur le flanc est de l’immeuble des requérants dont l’expert juge l’état peu fonctionnel car partiellement colmaté par des atterrissements (végétaux) et par des aménagements inappropriés tels que la création d’un fossé de dérivation et l’installation d’un busage dans une parcelle privée réduisant sa capacité hydraulique. Il déduit sur la base des pièces produites par les parties et d’une analyse contradictoire, qu’aux dates de survenues des fortes précipitations de 2016, d’une part l’écoulement du ruisseau principal était contraint au droit du passage busé D1000 et du déversoir d’orage en aval ayant provoqué sa mise en charge et son débordement avec pour conséquence directe l’arrivée d’eau par l’arrière de la maison de M. et Mme C... puis l’envahissement des terrains, et d’autre part que le ruisseau secondaire était en partie détourné de son lit par un fossé de dérivation pour être dirigé dans une conduite busée D600 enterrée dans une parcelle située au nord de celle des requérants et se prolongeant sur leur fonds générant un volume d’eau supplémentaire. L’expert retient que les désordres d’inondation ayant affecté l’immeuble de M. et Mme C... ont pour origine principale l’absence de fonctionnalité du dispositif composé du passage busé sous voirie et du déversoir d’orage en aval, en raison d’un engorgement ou d’une obturation dudit passage et pour origine secondaire la création du fossé de dérivation. Il n’est pas contesté que le dispositif composé d’un busage sous la voirie RD 901 et son déversoir d’orage présentent le caractère d’ouvrages publics dont l’entretien incombait au conseil départemental de la Corrèze en sa qualité de maître d’ouvrage. Aussi, les requérants démontrent, contrairement à ce qui est soutenu en défense, un lien direct et certain entre ces ouvrages publics à l’égard desquels ils ont la qualité de tiers et pour lesquels le département de la Corrèze n’a procédé à un nettoyage que postérieurement aux évènements de 2016, et les dommages subis.
S’agissant de la cause exonératoire
5. Si les dommages sont également imputables, pour partie, au fait d’un tiers, cette circonstance n’est pas de nature à atténuer la responsabilité encourue par le maître de l’ouvrage public, qui peut seulement, s’il s’y croit fondé, exercer devant les juridictions compétentes tels recours que de droit contre le tiers responsable du fait qu’il invoque.
6. Le conseil départemental fait valoir qu’à aucun moment l’expert n’a mis en cause le sous-dimensionnement de l’ouvrage public constitué du busage sous voirie départementale et du déversoir d’orage mais a, en revanche, relevé qu’en amont, il n’y avait aucun entretien du ruisseau/fossé, circonstance imputable aux propriétaires privés riverains, de sorte que sa responsabilité, même sans faute, ne pourrait être engagée à ce titre. Dans son rapport, l’expert préconise pour prévenir sur le long terme le risque d’inondation au droit de l’immeuble des requérants des travaux complémentaires d’entretien des berges des deux cours d’eau dont la responsabilité incombe aux propriétaires riverains. Toutefois, il résulte de ce même rapport que les désordres subis par les requérants ont bien pour origine si ce n’est exclusive du moins principale, l’absence de fonctionnalité du dispositif de buse sous voirie/déversoir d’orage en prolongement du ruisseau principal en raison d’un engorgement ou une obturation dudit passage sous voirie et non la seule défaillance des fossés privatifs. L’expert a ainsi fixé au titre du quantum de responsabilité, un taux de 80% pour le département de la Corrèze tenant compte de la responsabilité concurrente mais secondaire et aggravante du deuxième ruisseau, situé sur le flanc est de l’immeuble des requérants. En outre, en vertu du principe énoncé au point précédent, le département ne peut utilement invoquer le fait des tiers pour s’exonérer de la responsabilité qu’il encourt envers les requérants, au titre des préjudices causés par ces inondations. Au surplus, il ne résulte pas de l’instruction que le département avait mis en demeure les propriétaires du ruisseau/fossé d’en assurer l’entretien pour éviter l’accumulation de détritus végétaux à l’entrée de la buse. Le département n’est dès lors pas fondé à se prévaloir du défaut d’entretien du ruisseau/fossé imputable à des personnes privées pour s’exonérer de sa responsabilité. Par suite, l’absence de fonctionnalité de l’ouvrage public engage la responsabilité du département de la Corrèze, sans que cette responsabilité puisse en l’espèce être exonérée en raison du fait de tiers.
S’agissant des préjudices :
7. Ainsi qu’il a été dit au point 3 du présent jugement, les tiers ne sont pas tenus de démontrer le caractère grave et spécial du préjudice qu’ils subissent lorsque le dommage causé par un ouvrage public tant en raison de son existence que de son fonctionnement n’est pas inhérent à l’existence même de l’ouvrage ou à son fonctionnement et présente, par suite, un caractère accidentel.
8. En l’espèce, les dommages causés à M. et Mme C... du fait des inondations du rez-de-chaussée de leur propriété ne sont pas inhérents à l’existence même des ouvrages ou à leur fonctionnement, dès lors qu’ils n’étaient pas censés se produire et n’étaient ni prévisibles ni nécessaires à l’existence ou au fonctionnement de ces ouvrages. Par suite, ils présentent un caractère accidentel et les requérants ne sont pas tenus de démontrer le caractère grave et spécial de leur préjudice.
9. D’une part, il ressort du rapport d’expertise que s’agissant des inondations des 14 février et 29 mai 2016, l’expert a repris l’évaluation réalisée lors de la première expertise amiable contradictoire du 1er juillet 2016 pour un montant de 10 482,65 euros non contesté par le département. Ce montant comprend les dommages causés au bien immobilier des époux C... pour un montant de 8 798,03 euros, déduction faite de la vétusté, et ceux causés aux biens mobiliers de leurs locataires à hauteur de 1 684,62 euros. Il convient par conséquent d’exclure cette dernière somme dès lors qu’elle ne correspond pas à des préjudices subis par les époux C... et non indemnisés par leur assureur. S’agissant des dommages immobiliers initialement évalués à 8 798,03 euros, ils ont été indemnisés par la société Filia-Maif à hauteur d’une somme de 8 261,41 euros dont il n’est pas établi ni même soutenu qu’elle ne couvrirait pas l’ensemble des préjudices subis par les époux C....
10. D’autre part, aux termes de l'article L. 121-12 du code des assurances : « L'assureur qui a payé l'indemnité d'assurance est subrogé, jusqu'à concurrence de cette indemnité, dans les droits et actions de l'assuré contre les tiers qui, par leur fait, ont causé le dommage ayant donné lieu à la responsabilité de l'assureur. ». Il résulte de ces dispositions que le versement par l'assureur de l'indemnité à laquelle il est tenu en vertu du contrat d'assurance le liant à son assuré le subroge, dès cet instant et à concurrence de cette indemnité, dans les droits et actions de son assuré contre le tiers responsable du dommage. Par suite, l'assureur a seul qualité pour agir et obtenir, s'il l'estime opportun, la réparation du préjudice qu'il a indemnisé.
11. Il résulte de l’instruction et notamment d’un courrier du 26 juillet 2016 que la société Filia-Maif, assureur des époux C..., les a indemnisés à hauteur de 1 132 euros et a payé directement les différents corps de métiers intervenus à leur domicile pour un montant de 7 129,41 euros, soit une somme globale de 8 261,41 euros. Ainsi, l’assureur est seul subrogé dans les droits de la victime et les époux C... n’ont dès lors pas qualité pour agir. Par suite, leurs conclusions présentées à fin d’indemnisation de leurs préjudices subis en 2016 doivent être rejetées. En revanche et sans qu’il y ait lieu d’appliquer un pourcentage de 80 %, conformément à ce qui a été exposé au point 7 du présent jugement sur la responsabilité du département de la Corrèze, il y a lieu de condamner ce dernier à verser à la société Filia-Maif une somme de 8 261,41 euros correspondant à ce qu’elle a effectivement versé au profit de ses assurés afin de réparer de façon intégrale les préjudices subis du fait des inondations survenues en 2016.
En ce qui concerne l’inondation du 28 décembre 2020 :
12. Les requérants soutiennent qu’à l’occasion d’une nouvelle inondation survenue le 28 décembre 2020 générant une lame boueuse de deux centimètres, ils ont subi un préjudice qu’ils imputent à nouveau au défaut d’entretien du busage sous la voirie de la RD 901 et qu’ils évaluent à une somme globale de 4 221,97 euros. Toutefois, les quelques clichés d’un sol carrelé recouvert d’eau et la production de factures du 23 février 2021 d’un montant de 1 812,52 euros pour des travaux d’assèchement et du 30 juillet 2021 d’un montant de 2 409,45 euros pour la pose d’un carrelage, ne suffisent pas à établir le lien direct et certain entre les dommages subis et l’ouvrage public sous maîtrise d’ouvrage du département de la Corrèze alors même que l’expert ne s’est prononcé que sur l’existence d’un tel lien avec les inondations de 2016. En outre, il ressort de ce même rapport qu’à la suite de ces inondations, le département de la Corrèze a réalisé des travaux correctifs, en particulier en modifiant en septembre 2016 l’arrivée du ruisseau dans le bassin déversoir d’orage en aval du passage busé sous la route départementale 901. Par suite, il n’y a pas lieu à condamner le département du chef du préjudice subi le 28 décembre 2020.
13. Il résulte de ce qui précède que le montant de l’indemnité que le tribunal administratif condamne le département de la Corrèze à verser à la Filia-Maif, doit être fixé à 8 261,41 euros
Sur les frais d’expertise :
14. Les frais de l’expertise judiciaire ont été liquidés et taxés à la somme de 2 936,69 euros par une ordonnance du tribunal du 11 octobre 2022. En application des dispositions de l’article R. 761-1 du code de justice administrative, cette même somme doit être mise à la charge définitive du conseil départemental de la Corrèze.
Sur les frais d’instance :
15. Aux termes de l’article L. 761-1 du code de justice administrative : « Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ».
16. Au titre des frais d’instance, les requérants demandent une somme de 5 000 euros « pour la procédure de référé et celle au fond ». Toutefois, le remboursement des frais mentionnés par les dispositions citées au point précédent devant être demandé en cours d'instance, les conclusions tendant au remboursement des frais qui ont été engagés lors d’une précédente procédure ayant pris fin, sont irrecevables. Par suite, les conclusions présentées dans le cadre de la présente instance au fond, sont irrecevables en tant qu’elles tendent au remboursement des frais engagés devant le juge des référés.
17. Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la Filia-Maif, qui n’est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que le département de la Corrèze demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge du département de la Corrèze une somme de 1 800 euros au titre des frais exposés par la société Filia-Maif. Les conclusions présentées au même titre par les époux C... sont irrecevables.
D E C I D E :
Article 1er
:
Le conseil départemental de la Corrèze est condamné à verser la somme de 8 261,41 euros (huit mille deux cent soixante et un euros et quarante et un centimes) à la société Filia-Maif au titre des sinistres survenus en 2016.
Article 2
:
Les frais et honoraires de l’expertise, liquidés et taxés à la somme de 2 936,69 euros (deux mille neuf cent trente-six euros et soixante-neuf centimes), sont mis à la charge définitive du conseil départemental de la Corrèze.
Article 3
:
Le conseil départemental de la Corrèze versera à la société Filia-Maif la somme de 1 800 (mille huit cents) euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4
:
Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5
:
Le présent jugement sera notifié à M. A... et Mme E... C..., à la société anonyme Filia-Maif et au conseil départemental de la Corrèze.
Délibéré après l’audience du 4 novembre 2025 où siégeaient :
- M. Revel, président,
- M. Christophe, premier conseiller,
- M. Gazeyeff, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 novembre 2025.
Le rapporteur,
F. CHRISTOPHE
Le président,
F-J REVEL
La greffière,
M. F...
La République mande et ordonne
au préfet de la Corrèze en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour le Greffier en Chef,
La Greffière
M. F...