mardi 11 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2400531 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | JUGE UNIQUE Y CROSNIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 29 mars 2024, le 23 avril 2024, le 5 août 2024 et le 6 janvier 2025, M. E C demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 4 mars 2024 par laquelle le service des impôts des particuliers de Tulle a rejeté sa réclamation du 14 février 2024 ;
2°) de prononcer la réduction des cotisations de taxe foncière auxquelles il a été assujetti dans les rôles de la commune de Tulle au titre des années 2019, 2020 et 2021.
Il soutient que :
- l'administration a ajouté, à tort, en 2018 un studio d'une surface de 52 m² à la surface habitable de son logement ;
- ayant obtenu un dégrèvement de cette imposition au titre des années 2022 et 2023, il est fondé à en solliciter également la réduction au titre des années 2019, 2020 et 2021.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 juillet 2024 , la directrice départementale des finances publiques de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable ; en application des dispositions de l'article R.196-2 du livre des procédures fiscales, les réclamations présentées par M. C au titre des années en litige étaient tardives.
Un mémoire en défense a été enregistré le 11 octobre 2024 pour la directrice départementale des finances publiques de la Haute-Vienne et n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. D en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. D a été entendu au cours de l'audience publique, à laquelle les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. E C est propriétaire depuis le 13 juillet 2013 d'une maison d'habitation située 2 rue Abbé A à Tulle (Corrèze). A partir de l'année 2019, les cotisations de taxe foncière y afférent ont été établies sur la base de deux déclarations modèle H1 déposées le 5 juin 2018, relatives à deux logements, dont l'un d'une surface de 52m², situés à cette adresse. Le 7 septembre 2023, M. C a contesté ces montants au motif que le logement de 52m² avait été ajouté à tort à la superficie de son habitation alors qu'il en fait partie intégrante. Les 13 septembre 2023 et 14 février 2024, deux dégrèvements ont été ordonnancés au titre des taxes foncières 2023 et 2022, à hauteur respectivement de 613 euros et 724 euros. Le 4 mars 2024, le service a rejeté la demande présentée par le requérant au titre des années 2019, 2020 et 2021, au motif de sa forclusion. M. C demande au tribunal d'annuler cette décision et de prononcer la réduction des cotisations de taxe foncière auxquelles il a été assujetti au titre des années 2019, 2020 et 2021.
2. Aux termes du I de l'article 1507 du code général des impôts : " I. - Sous réserve de l'article 1518 F, les redevables peuvent déposer une réclamation contre l'évaluation attribuée aux propriétés bâties dont ils sont propriétaires ou dont ils ont la disposition, dans le délai et dans les formes prévues par le livre des procédures fiscales en matière d'impôts directs locaux. ". Aux termes de l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales : " Pour être recevables, les réclamations relatives aux impôts directs locaux et aux taxes annexes doivent être présentées à l'administration des impôts au plus tard le 31 décembre de l'année suivant celle, selon le cas : a) De la mise en recouvrement du rôle ou de la notification d'un avis de mise en recouvrement ; ()".
3. Il résulte de l'instruction que les cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties dues par M. C au titre des années 2019, 2020 et 2021 ont été respectivement mises en recouvrement le 31 août 2019, le 31 août 2020 et le 31 août 2021. Il est constant que la réclamation préalable du requérant a été formée le 7 septembre 2023, soit postérieurement aux dates auxquelles expiraient les délais prévus par les dispositions précitées des articles R. 196-2 du livre des procédures fiscales et 1507 du code général des impôts pour les taxes foncières dues au titre des années 2019, 2020 et 2021. Dès lors, l'administration a pu, à bon droit, accorder un dégrèvement pour les seules cotisations dues au titre des années 2022 et 2023 et rejeter la réclamation préalable formée par le requérant, en ce qu'elle concerne les taxes foncières sur les propriétés bâties dues au titre des années 2019, 2020 et 2021, en raison de sa tardiveté. Par suite, la fin de non-recevoir soulevée en défense par l'administration fiscale doit être accueillie.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. C doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er: La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E C et à la directrice départementale des finances publiques de la Haute-Vienne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 février 2025.
Le magistrat désigné,
Y. D La greffière,
M. B
La République mande et ordonne
au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour le greffier en chef,
La greffière
M. B
cg
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Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
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01/06/2026