vendredi 27 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2400634 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | JUGE UNIQUE A SLIMANI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, des mémoires et des pièces, enregistrés les 12 avril, 1er octobre 2024, 20 et 22 janvier 2025, Mme C A demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 4 mars 2024 par laquelle la caisse d'allocations familiales de la Corrèze a rejeté sa demande de remise d'un indu d'aide personnalisée au logement d'un montant de 901,87 euros ;
2°) d'annuler la décision du 4 mars 2024 par laquelle la caisse d'allocations familiales de la Corrèze a rejeté sa demande de remise d'indus d'allocation de soutien familial d'un montant de 2 601,16 euros, d'allocations familiales, du complément familial et de l'allocation de rentrée scolaire d'un montant total de 8 709,55 euros.
Elle soutient qu'elle n'a pas la capacité financière de rembourser ces indus.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 décembre 2024, la caisse d'allocations familiales de la Corrèze conclut au rejet de la requête comme non fondée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de l'organisation judiciaire ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. B en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Par une décision du 5 juin 2025, le président du tribunal a désigné M. Franck Christophe en qualité de rapporteur public sur le fondement des dispositions de l'article
R. 222-24 du code de justice administrative.
Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
M. B a présenté son rapport au cours de l'audience publique à laquelle aucune des parties n'était présente ou représentée et à l'issue de laquelle a été prononcée la clôture d'instruction.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A demande l'annulation, d'une part, de la décision du 4 mars 2024 par laquelle la caisse d'allocations familiales de la Corrèze a rejeté sa demande de remise d'un indu d'aide personnalisée au logement d'un montant de 901,87 euros et, d'autre part, la décision du 4 mars 2024 par laquelle la caisse d'allocations familiales de la Corrèze a rejeté sa demande de remise d'indus d'allocation de soutien familial d'un montant de 2 601,16 euros, d'allocations familiales, du complément familial et de l'allocation de rentrée scolaire d'un montant total de 8 709,55 euros.
Sur la compétence de la juridiction administrative :
2. Aux termes de l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale : " Le contentieux de la sécurité sociale comprend les litiges relatifs : / 1° A l'application des législations et réglementations de sécurité sociale et de mutualité sociale agricole () ". L'article L. 142-8 de ce même code prévoit que : " Le juge judiciaire connaît des contestations relatives : 1° Au contentieux de la sécurité sociale défini à l'article L. 142-1 () ". Enfin, aux termes de l'article L. 511-1 de ce code : " Les prestations familiales comprennent : / () ; / 2°) les allocations familiales ; / 3°) le complément familial ; / () ; 6°) l'allocation de soutien familial ; / 7°) l'allocation de rentrée scolaire ; () ".
3. Aux termes de l'article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire : " Des tribunaux judiciaires spécialement désignés connaissent : 1° Des litiges relevant du contentieux de la sécurité sociale défini à l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale, à l'exception de ceux mentionnés au 7° du même article L. 142-1/ () ". L'article R. 142-10 du code de la sécurité sociale prévoit, en ce qui concerne la procédure applicable aux litiges mentionnés à l'article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire, que : " Le tribunal compétent est celui dans le ressort duquel se trouve le domicile du bénéficiaire () ". Les conclusions de la requête présentées par Mme A, en tant qu'elles concernent les indus d'allocation de soutien familial d'un montant de 2 601,16 euros, d'allocations familiales, du complément familial et de l'allocation de rentrée scolaire d'un montant total de 8 709,55 euros, relèvent de la compétence du tribunal judiciaire. La requérante est désormais domiciliée à Saint-Privat (19220). Par suite, il y a lieu de transmettre le dossier de sa requête au pôle social du tribunal judiciaire de
Brive-la-Gaillarde spécialement désigné, ainsi qu'il résulte du tableau VIII-III annexe des articles D. 211-10-3 et D. 311-12-1 du code de l'organisation judiciaire.
Sur le surplus des prestations en litige :
4. Aux termes de l'article L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation : " () Les aides personnelles au logement comprennent : 1° L'aide personnalisée au logement ; () ". Aux termes de l'article L. 823-9 du même code : " Les articles L. 161-1-5 et L. 553-2 du code de la sécurité sociale sont applicables au recouvrement des montants d'aide personnelle au logement indûment versés ". L'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale dispose que : " Tout paiement indu de prestations familiales est récupéré, sous réserve que l'allocataire n'en conteste pas le caractère indu (). Toutefois, par dérogation aux dispositions des alinéas précédents, la créance de l'organisme peut être réduite ou remise en cas de précarité de la situation du débiteur, sauf en cas de manœuvre frauduleuse ou de fausses déclarations ".
5. Il résulte de l'instruction qu'à la date de sa demande de remise de dette, l'intéressée, dont la bonne foi n'est pas en débat et qui est tenue au demeurant de rembourser une somme qu'elle a indûment perçue, avait un quotient familial de 854 euros. Toutefois, au vu des pièces produites par la requérante quant à ses charges, cette dernière atteste se trouver dans une situation de précarité justifiant que lui soit accordée une remise de 451 euros de la dette d'aide personnalisée au logement laissée à sa charge, soit un reste à charge d'un montant 450,87 euros.
6. Il résulte de ce qui précède que Mme A est fondée à demander l'annulation de la décision du 4 mars 2024 de la caisse d'allocations familiales de la Corrèze relative à l'aide personnalisée au logement.
D E C I D E :
Article 1er : Les conclusions relatives aux indus d'allocation de soutien familial, d'allocations familiales, du complément familial et de l'allocation de rentrée scolaire sont portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Article 2 : Le dossier de la requête de Mme A en tant qu'il concerne les prestations familiales visées à l'article 1er est transmis au pôle social du tribunal judiciaire de
Brive-la-Gaillarde.
Article 3 : La décision du 4 mars 2024 de la caisse d'allocations familiales de la Corrèze relative à l'aide personnalisée au logement est annulée.
Article 4 : Il est accordé à Mme A une remise partielle du solde de sa dette d'aide personnalisée au logement d'un montant de 451 (quatre cent cinquante et un) euros, ramenant la somme due à 450,87 (quatre cent cinquante euros et quatre-vingt-sept centimes) euros.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A, à la caisse d'allocations familiales de la Corrèze et à la présidente du tribunal judiciaire de Brive-la-Gaillarde.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juin 2025.
Le magistrat désigné,
A. B
La greffière en chef,
A. BLANCHON
La République mande et ordonne
à la ministre déléguée auprès du ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
La greffière en chef
A. BLANCHONmb
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026