LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2401171

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2401171

mardi 13 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2401171
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantMARET

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. et Mme A... d’une requête en annulation d’une délibération du conseil municipal de La Nouaille leur réclamant 3 565,16 euros pour la remise en état d’un logement communal qu’ils occupaient en tant que locataires. Le tribunal a relevé d’office que le litige, né de l’exécution d’un bail d’habitation relevant du domaine privé de la commune et régi par la loi du 6 juillet 1989, ne comportait aucune clause exorbitante du droit commun. En conséquence, il a jugé que ce litige relève de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire et a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 1er juillet 2024, M. B... et Mme D... A..., représentés par Me Maret, demandent au tribunal :

1°) d’annuler la délibération n°2014-13 du 8 mai 2024 par laquelle le conseil municipal de la commune de La Nouaille a mis à leur charge la somme de 3 565,16 euros au titre des frais de remise en état du logement qu’ils occupaient en qualité de locataires de la maison Batime, sise 45 route de Millevaches ;

2°) de mettre à la charge de la commune de la Nouaille une somme de 2 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Ils soutiennent que la délibération :

- est entachée d’incompétence ;
- souffre d’une erreur de droit et d’une erreur d’appréciation.


Par un mémoire en défense, enregistré le 2 septembre 2024, la commune de la Nouaille conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par M. et Mme A... ne sont pas fondés.

Les parties ont été informées, en application des dispositions de l’article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d’être fondé sur un moyen relevé d’office, tiré de l’incompétence de la juridiction administrative pour connaitre du présent litige, ce dernier relevant de la gestion du domaine privé de la commune.


Vu :
- les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code civil ;
- la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.


Ont été entendus au cours de l’audience publique à laquelle les parties n’étaient ni présentes, ni représentées :
- le rapport de M. Crosnier,
- et les conclusions de M. Slimani, rapporteur public.


Considérant ce qui suit :

1. M. et Mme A... étaient locataires du 1er octobre 2018 au 31 janvier 2024 d’une maison d’habitation de 87m² appartenant à la commune de La Nouaille. Considérant, suite aux dégradations constatées lors de l’état des lieux de sortie, que des travaux de remise en état du logement s’avéraient nécessaires pour un coût global de 3 515,16 euros, le conseil municipal de La Nouaille a, par sa délibération n°2024-13 du 8 mai 2024, décidé, d’une part, de ne pas leur restituer la caution de 450 euros qu’ils avaient déposée avant d’entrer dans les lieux et, d’autre part, de leur réclamer la somme de 3 115,16 euros au titre du financement des travaux. Par la présente requête, M. et Mme A... demandent au tribunal d’annuler cette délibération. Ils doivent aussi être regardés comme contestant le titre exécutoire émis le 13 mai 2024 par le comptable public d’Aubusson en vue du recouvrement de cette somme.

2. Il ressort des termes du contrat de location versé au dossier, signé le 25 septembre 2018 en application de la loi du 6 juillet 1989, que la commune de La Nouaille a conclu avec M. et Mme A... un bail d’habitation d’un logement du domaine privé communal et que ce contrat, qui ne porte pas sur l’organisation du service public, ne présente aucune clause exorbitante du droit commun. Par suite, les litiges nés de l’exécution de cette convention de bail, qui constitue un acte de gestion du domaine privé communal, relève exclusivement de la compétence de la juridiction judiciaire et il n’appartient pas à la juridiction administrative d’en connaitre.

3. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. et Mme A... ne peut qu’être rejetée en toutes ses conclusions comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.





D E C I D E :



Article 1er
:
La requête de M. et Mme A... est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaitre.

Article 2
:
Le présent jugement sera notifié à M. B... A..., à Mme D... A... et à la commune de la Nouaille.


Délibéré après l'audience du 18 décembre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Artus, président,
M. Crosnier, premier conseiller,
M. Vaillant, conseiller.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 janvier 2026.





Le rapporteur,

Y. CROSNIER

Le président,

D. ARTUS

La greffière,





M. C...









La République mande et ordonne
au préfet de la Creuse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour la greffière en chef
La greffière

M. C...




Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions