LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2402172

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2402172

jeudi 30 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2402172
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 25 novembre 2024, la compagnie d'assurance Areas Dommages, représentée par Me Hayere, demande au tribunal :

1°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Châteauroux - Le Blanc, de la société Socotec Construction et de la société Architech-pur le versement d'une somme de 108 961,40 euros chacun au titre de l'indemnisation qu'elle a dû verser en sa qualité d'assureur, suite à un accident survenu lors de réalisation d'un marché public de travaux ;

2°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Châteauroux - Le Blanc, de la société Socotec Construction et de la société Architech-pur une somme de 2 000 euros chacun au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif peuvent, par ordonnance : () 2' Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative () ".

2. La compagnie d'assurance Areas Dommages, assureur de la société Lureau, saisit le tribunal afin d'obtenir le remboursement des sommes qu'elle a dû verser au titre d'un contrat de responsabilité civile conclu avec cette dernière en exécution d'un jugement du tribunal correctionnel de Châteauroux rendu le 15 juillet 2021, par lequel la société Lureau a été déclarée coupable d'avoir, étant employeur, par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement, involontairement causé la mort d'un de ses salariés. Parallèlement, les ayants droits de ce salarié ont saisi le pôle social du tribunal judicaire de Châteauroux et, par un jugement du 20 juin 2023, celui-ci a imputé l'entière responsabilité de cet accident à la société Lureau en raison d'une faute inexcusable de l'employeur. Il en résulte que la société Areas Dommages a été contrainte, en tant qu'assureur de cette société, de procéder au versement d'une somme de 60 800 euros en exécution du jugement du tribunal correctionnel du 15 juillet 2021, de 91 500 euros en exécution du jugement du pôle social du tribunal judicaire de Châteauroux du 20 juin 2023, outre la somme de 283 545,58 euros à la CPAM de l'Allier. Par la présente requête la société Areas Dommages demande au tribunal de mettre à la charge du centre hospitalier (CH) de Châteauroux, de la société Socotec Construction et de la société Architech-pur, le remboursement d'un quart de l'indemnisation qu'elle a dû verser en totalité, soit une somme de 108 961,40 euros chacun.

3. Il résulte de ce qui précède que la demande de la compagnie requérante tend, en réalité, en qualité de subrogée dans les droits de son assurée, à titre récursoire, à obtenir la condamnation du CH de Châteauroux - Le Blanc, de la société Socotec Construction et de la société Architech-pur au titre de la part de responsabilité qui leur serait imputable dans la survenue du sinistre qu'elle a été contrainte de prendre en charge en lieu et place de la société Lureau. Il résulte toutefois de l'instruction que le préjudice dont elle demande l'indemnisation partielle trouve sa source exclusive dans les condamnations prononcées, ainsi qu'il a été dit au point 2, à l'encontre de la société Lureau en sa qualité d'employeur et de sa faute inexcusable et non dans l'opération de travaux publics à laquelle elle participait. Il suit de là que la requête est portée devant un ordre de juridiction manifestement incompétent pour en connaître et doit, par suite, être rejetée en application des dispositions du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative précitées.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de la société Areas Dommages est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à société Areas Dommages.

Fait à Limoges, le 30 janvier 2025.

Le président,

D. ARTUS

La République mande et ordonne

au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

La Greffière en Chef,

A. BLANCHON

cg

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions