mardi 22 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2402278 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 1ère chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 10 décembre 2024, la société par actions simplifiée (SAS) VMP distribution, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 7 juin 2024 par laquelle le directeur départemental des finances publiques du Var a rejeté sa demande d'aide gaz/électricité pour la période de novembre et décembre 2023, d'un montant de 9 086 euros ;
2°) d'enjoindre à l'administration d'examiner sa demande.
Elle soutient que :
- sa demande a été déposée le 19 avril 2024, avant la date limite du 30 juin 2024 ;
- la demande de complétude de son dossier, en date du 31 mai 2024, ne comportait pas la mention du document " balance générale " à fournir mais seulement une périodicité ;
- suite au rejet de sa demande, le document a été fourni sans qu'aucun délai puisse lui être opposé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 juin 2025, la directrice départementale des finances publiques de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la requête est tardive ;
- les moyens soulevés par la société VMP distribution ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique à laquelle les parties n'étaient ni présentes ni représentées :
- le rapport de M. Crosnier, premier conseiller,
- et les conclusions de M. Houssais, rapporteur public,
Considérant ce qui suit :
1. La société par actions simplifiée (SAS) VMP distribution exploite un supermarché sous l'enseigne Carrefour Market sur la commune de Boussac (Creuse). Elle a sollicité le 19 avril 2024 le bénéfice de l'aide gaz/électricité, destinée à compenser l'augmentation des coûts d'approvisionnement en électricité et en gaz naturel, pour la période de novembre et décembre 2023 à hauteur de 9 086 euros. Faute pour la société requérante d'avoir complété son dossier dans le délai imparti par l'administration, le directeur départemental des finances publiques du Var a rejeté sa demande.
Sur la fin de non-recevoir soulevée par l'administration :
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. () ". Aux termes de l'article R. 421-5 de ce code : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ". Il incombe à l'administration, lorsqu'elle oppose une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté d'une action introduite devant une juridiction administrative, d'établir la date à laquelle la décision attaquée a été régulièrement notifiée à l'intéressé.
3. En l'espèce, par un courriel envoyé par l'intermédiaire de la messagerie du site impôts.gouv.fr dont la société VMP distribution reconnait avoir eu connaissance le 10 juillet 2024 et qui comportait une mention suffisante des voies et délais de recours, la cellule d'aide " gaz/électricité " de la direction départementale des finances publiques du Var a rejeté la demande d'aide présentée par la société requérante au motif que le dossier fourni était incomplet.
4. Dans ces conditions, l'administration est fondée à soutenir que la requête, enregistrée au greffe du tribunal le 5 décembre 2024 est tardive et, par suite, irrecevable.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête de la SAS VMP distribution doit être rejetée dans toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la société VMP distribution est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société par actions simplifiée VMP distribution et à la directrice départemental des finances publiques de la Haute-Vienne.
Délibéré après l'audience du 8 juillet 2025, à laquelle siégeaient :
M. Artus, président,
M. Crosnier, premier conseiller,
M. Martha, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 juillet 2025.
Le rapporteur,
Y. CROSNIER
Le président,
D. ARTUS Le greffier,
M. A
La République mande et ordonne
au ministre de l'économie, des finances et de la
souveraineté industrielle et numérique en ce qui
le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis
en ce qui concerne les voies de droit commun contre les
parties privées, de pourvoir à l'exécution de
la présente décision
Pour expédition conforme
Pour le Greffier en Chef,
La Greffière
M. A
jb
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026