Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2500358

lundi 15 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2500358
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B contestant une décision de la CAF de la Corrèze lui notifiant un trop-perçu d’allocation de logement sociale de 537 euros. La requérante n’a pas produit d’argumentation ni de pièces justificatives malgré une demande de régularisation, et sa lettre de notification est revenue avec la mention « pli avisé et non réclamé ». En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, la requête, dépourvue de moyens ou d’éléments de preuve, a été jugée irrecevable.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 février 2025, Mme C B doit être regardée comme s'opposant à la décision du 5 janvier 2025 par laquelle la Caisse d'allocations familiales (CAF) de la Corrèze lui a notifié une dette de 537 euros correspondant à un trop perçu d'allocation de logement sociale.

Par un courrier du 21 février 2025, le tribunal a invité Mme B à régulariser sa requête, dans un délai de quinze jours, en produisant une argumentation au soutien de ses conclusions.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours (), les requêtes ne comportant que (), des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ; () ".

2. L'article R. 772-6 du même code, applicable aux contentieux sociaux dont relève la présente requête, dispose que : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. "

3. La requête de Mme B ne comporte pas une argumentation de nature à démontrer que la décision contestée a méconnu ses droits ou encore tous documents jugés utiles pour justifier sa demande. Or, en dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée par courrier recommandé le 21 février 2025 et dont la lettre a été retournée au tribunal le 25 février 2025 portant la mention " pli avisé et non réclamé ", la requérante, n'a pas, à l'expiration du délai de 15 jours qui lui était imparti, produit à l'appui de sa requête, d'élément utile, ni commencement de preuve, permettant au tribunal de porter une appréciation sur sa situation. Par suite, la requête de Mme B, qui ne comporte aucun moyen et aucun élément de justification tendant à démontrer qu'il serait dans une situation financière ne lui permettant pas de faire face au remboursement de sa dette, doit être rejetée en application des dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C B.

Fait à Limoges, le 15 septembre 2025.

Le vice-président,

F-J. REVEL

La République mande et ordonne

au ministre du travail, de la santé, des solidarités

et des familles en ce qui la concerne ou à tous

commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les

voies de droit commun contre les parties privées,

de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour le Greffier en Chef,

La Greffière

M. A