Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2500411

jeudi 20 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2500411
TypeOrdonnance

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A C, qui demandait une injonction au préfet de la Haute-Vienne de réexaminer sa demande de naturalisation. Le juge a considéré que la demande était irrecevable car elle ne visait pas l'annulation d'une décision administrative, mais uniquement une injonction, ce qui n'entre pas dans ses compétences en dehors des procédures d'exécution ou de référé. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 février 2025, M. A C doit être regardé comme demandant au tribunal d'enjoindre au préfet de la Haute-Vienne de réexaminer sa demande de naturalisation.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".

2. Il n'appartient pas au juge administratif, en dehors de l'hypothèse où il est saisi de conclusions en vue d'assurer l'exécution d'une décision de justice en application des dispositions des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative, ou lorsqu'il est saisi de demandes de mesures provisoires dans le cadre de procédures de référé, de prononcer des injonctions à l'encontre de l'administration.

3. La requête présentée par M. C n'a pas pour objet d'obtenir l'annulation d'une décision, implicite ou explicite, mais de prononcer une injonction à l'encontre de l'autorité administrative. Par suite, ses conclusions tendant à ce que le tribunal ordonne au préfet de la Haute-Vienne de réexaminer son dossier de demande de naturalisation, au motif que l'administration a commis une erreur en lui demandant, notamment, de payer à nouveau son timbre fiscal, sont irrecevables. La requête doit, dès lors, être rejetée dans toutes ses conclusions, par application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée M. A C et à la préfecture de la Haute-Vienne.

Fait à Limoges, le 20 mars 2025.

Le vice-président,

F-J. REVEL

La République mande et ordonne

au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour le Greffier en Chef,

La Greffière

M. B

jb