vendredi 9 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2500903 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
Vu la procédure suivante :
Par une requête en référé, enregistrée le 9 mai 2025, la commune de Mercœur (Corrèze) demande au juge des référés la désignation d'un expert avec pour mission de se prononcer sur l'état du bâtiment situé sur son territoire, au lieu-dit Tartaillade, parcelles cadastrées section AK nos 0036 et 0037, ayant appartenu à M. G F, décédé, et dont Me Sandra Perveaux, notaire, est chargée de la liquidation de la succession.
Elle soutient qu'en raison de l'état de ce bâtiment, elle se trouve dans l'obligation d'engager la procédure d'urgence destinée à faire cesser le péril qu'il engendre et que Me Sandra Perveaux a été avertie par courrier recommandé en date du 6 mai 2025 de son intention de mettre en œuvre la procédure de mise en sécurité.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation, notamment son article L. 511-9 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif a désigné M. Boschet, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. D'une part, aux termes de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation : " Préalablement à l'adoption de l'arrêté de mise en sécurité, l'autorité compétente peut demander à la juridiction administrative la désignation d'un expert afin qu'il examine les bâtiments, dresse constat de leur état y compris celui des bâtiments mitoyens et propose des mesures de nature à mettre fin au danger. L'expert se prononce dans un délai de vingt-quatre heures à compter de sa désignation. Si le rapport de l'expert conclut à l'existence d'un danger imminent, l'autorité compétente fait application des pouvoirs prévus par la section 3 du présent chapitre. ".
2. D'autre part, aux termes de l'article R. 556-1 du code de justice administrative : " Lorsque le juge administratif est saisi par le maire, sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, d'une demande tendant à la désignation d'un expert, il est statué suivant la procédure de référé prévue à l'article R. 531-1 ". Ledit article R. 531-1 dispose que : " S'il n'est rien demandé de plus que la constatation de faits, le juge des référés peut, sur simple requête qui peut être présentée sans ministère d'avocat et même en l'absence d'une décision administrative préalable, désigner un expert pour constater sans délai les faits qui seraient susceptibles de donner lieu à un litige devant la juridiction () ".
3. Le maire de la commune de Mercœur (Corrèze) soutient que l'état du bâtiment situé sur son territoire, au lieu-dit Tartaillade, parcelles cadastrées section AK nos 0036 et 0037, ayant appartenu à M. G F, décédé, et dont la liquidation de la succession est assurée par Me Sandra Perveaux, notaire, crée un danger justifiant la mise en œuvre de la procédure prévue par les dispositions de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Par un courriel du 22 avril 2025, joint à la requête, il précise avoir été informé par Mme D C, curatrice de M. B E, propriétaire de la parcelle voisine cadastrée section AK n° 0035, qu'une partie de la bâtisse ayant appartenu à M. F s'est effondrée et met en péril l'intégrité de la maison de M. E. Il y a donc lieu, en application des dispositions précitées, de nommer un expert en vue de constater l'état actuel de ce bâtiment et de fixer sa mission comme il est dit à l'article 1er de la présente ordonnance.
O R D O N N E :
Article 1er: M. A H, demeurant La Morguie à Sainte Fortunade (19470), est désigné en qualité d'expert. Il aura pour mission :
- de se rendre sur les lieux et d'examiner le bâtiment situé sur le territoire de la commune de Mercœur, au lieu-dit Tartaillade, parcelles cadastrées section AK nos 0036 et 0037, et ayant appartenu à M. G F, décédé, et dont la liquidation de la succession est assurée par Me Sandra Perveaux ;
- de dire si, à son avis, ce bâtiment présente un danger grave et imminent et dresser, le cas échéant, constat de l'état des bâtiments mitoyens ;
- dans le cas d'un danger grave et imminent, de proposer les mesures nécessaires pour mettre fin au danger et garantir la sécurité des personnes, ainsi que les délais dans lesquels elles devront être mises en œuvre.
Article 2:L'expert procèdera à sa mission dans les vingt-quatre heures suivant sa nomination en présence d'un représentant de la commune de Mercœur et, dans la mesure du possible, de Me Sandra Perveaux, de M. B E et de sa curatrice, Mme D C.
Article 3 : L'expert avertira d'urgence la commune de Mercœur, Me Perveaux, M. E et Mme C par tous moyens utiles des jours et heures de la visite de l'immeuble prévue à l'article 1er.
Article 4:L'expert déposera son rapport au greffe du tribunal administratif en deux exemplaires dans les plus brefs délais après l'accomplissement de sa mission. Il en notifiera une copie à la commune de Mercœur, à Me Perveaux, à M. E et à Mme C. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique.
Article 5:La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Mercœur, à Me Sandra Perveaux, à M. B E, à sa curatrice, Mme D C et à M. H, expert.
Limoges, le 9 mai 2025.
Le juge des référés
Jean-Baptiste BOSCHET
La République mande et ordonne
au préfet de la Corrèze en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Le greffier en chef,
A. BLANCHON
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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01/06/2026
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01/06/2026