mardi 29 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2501371 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | MAUSSET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 18 juillet 2025, Mme F J E G, représentée par Me Mausset, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative :
1°) de désigner un expert chargé de se prononcer sur la prise en charge de sa fille, Mme I B E, par le centre hospitalier universitaire de Limoges pour une tumeur de la granulosa juvénile diagnostiquée en mars 2016 et traitée par annexectomie gauche puis par cures de chimiothérapie type BEP suivie de complications ayant entraîné son décès ;
2°) de réserver les dépens.
Elle soutient qu'une erreur dans la prise en charge de sa fille est à l'origine de son décès.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif a désigné M. A H, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer en matière de référés.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B E a été prise en charge au centre hospitalier universitaire de Limoges pour une tumeur de la granulosa juvénile diagnostiquée en mars 2026 et traitée par annexectomie gauche puis par cures de chimiothérapie type BEP.
Sur la demande d'expertise :
2. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ". En vertu des dispositions précitées, le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction.
3. La prescription d'une mesure d'expertise en application des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative est subordonnée au caractère utile de cette mesure. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande d'expertise, d'apprécier son utilité au vu des pièces du dossier et au regard des motifs de droit et de fait qui justifient, selon la demande, la mesure sollicitée.
4. Il résulte de l'instruction que Mme B E a connu des complications à la suite de sa troisième cure de chimiothérapie du 20 juillet 2016. Le compte rendu d'hospitalisation présent dans son dossier médical indique que la patiente a présenté, le 27 juillet, une toux associée à des pics hyperthermiques. Le 29 juillet, devant la répétition d'épisodes de désaturation avec une majoration de l'oxygèno-dépendance la patiente est transférée aux urgences du centre hospitalier. Elle est finalement admise en réanimation polyvalente où elle est dominée par des problèmes pulmonaires jusqu'au 16 août 2016 où elle présente une bradycardie hypoxique entraînant son décès. Dans son dossier médical figure une observation n°LM16-00839 du Dr C, du service de pharmacologie, toxicologie et pharmacovigilance de l'établissement hospitalier. Selon lui, la toxicité pulmonaire de la bléomycine est bien connue, pouvant se manifester sous forme de pneumopathie interstitielle dans 10% des cas et évoluer vers le décès du patient dans 1% des cas. Il précise également que l'exposition à de l'O2 en forte concentration peut potentialiser cette toxicité. Dans ces conditions, il apparaît que le dossier médical de la patiente est suffisamment éclairant quant aux causes de son décès.
5. Il résulte de ce qui précède que la demande d'expertise formulée par Mme J E G doit être rejetée.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme J E G est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme J E G. Une copie en sera adressée pour information au centre hospitalier universitaire de Limoges.
Limoges, le 29 juillet 2025.
Le juge des référés,
Y. H
La République mande et ordonne
au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour La Greffière en Chef,
La Greffière,
M. Dif
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026