vendredi 28 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2000956 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | FALALA |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 1927632 en date du 22 janvier 2020, le président du tribunal administratif de Paris a renvoyé au tribunal administratif de Montreuil, en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, la requête de M. A B.
Par cette requête, enregistrée le 24 décembre 2019, et des mémoires enregistrés les 1er août 2022 et 25 mars 2024, M. A B, représenté par Me Joliff, demande au tribunal :
1°) de condamner le groupe hospitalier universitaire (GHU) Paris Psychiatrie Neurosciences à lui verser les sommes correspondant aux 193 jours de gardes et aux 62 samedis matins effectués de septembre 2007 à mars 2010 ainsi que la somme correspondant aux 222,5 jours de garde effectués de septembre 2014 à décembre 2018 ;
2°) en cas de besoin, de renvoyer la détermination des sommes dues à l'administration aux fins de versement dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de condamner le GHU Paris Psychiatrie Neurosciences à lui verser la somme de 3 000 euros en réparation de son préjudice moral et des troubles subis dans ses conditions d'existence ;
4°) de mettre à la charge du GHU Paris Psychiatrie Neurosciences la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il justifie par la production de l'ensemble de ses tableaux de service avoir effectué du temps de travail additionnel dont il est fondé à demander l'indemnisation ;
- il a subi un préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence qu'il évalue à la somme de 3 000 euros ;
- la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de sa requête doit être écartée, dès lors que sa demande s'inscrit dans le cadre d'un contentieux indemnitaire.
Par un mémoire en défense et un mémoire complémentaire, enregistrés les 1er juillet 2022 et 16 février 2024, le GHU Paris Psychiatrie et Neurosciences, représenté par Me Falala, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de
M. B sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- à titre principal, les conclusions tendant à l'indemnisation du préjudice matériel et moral invoqué sont irrecevables, faute de demande indemnitaire préalable pour lier le contentieux sur ce point ;
- les conclusions tendant au paiement des jours de garde effectués entre septembre 2007 et mars 2010 sont tardives, dès lors que le requérant n'a pas contesté dans les délais la décision implicite de refus opposé à sa demande indemnitaire préalable ;
- en tout état de cause, la créance relative aux gardes effectuées pendant la période de septembre 2007 à mars 2010, ainsi qu'en 2018, est prescrite ;
- à titre subsidiaire, la créance n'est pas suffisamment établie, dès lors que le requérant, n'apporte pas d'éléments suffisamment probants permettant d'établir la réalité du temps de travail additionnel accompli au-delà de son temps de service obligatoire ;
- à titre très subsidiaire, si le tribunal retenait l'existence de jours de garde non rémunérés, il conviendra de retenir un total de 180,5 jours de garde dont le paiement pourra être évalué à la somme de 54 150 euros bruts.
La clôture de l'instruction a été fixée, en dernier lieu, au 12 avril 2024.
Sur le fondement de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, une nouvelle version du tableau produit en pièce jointe du mémoire enregistré le 16 février 2024, intitulé "décompte gardes et repos - Dr B - 2015 à 2018", en le complétant pour les mois d'avril à décembre 2018, et en mettant à jour, en conséquence, les colonnes de résultats a été demandée au GHU Paris Psychiatrie et Neurosciences, le 24 mai 2024, pour compléter l'instruction. Le groupe hospitalier a présenté cette pièce le 4 juin 2024, faisant ressortir 177,5 jours de garde évalués à la somme de 53 250 euros bruts, qui a été communiquée à M. B.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 ;
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;
- l'arrêté du 30 avril 2003 relatif à l'organisation et à l'indemnisation de la continuité des soins et de la permanence pharmaceutique dans les établissements publics de santé et dans les établissements publics d'hébergement pour personnes âgées dépendantes ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Van Maele,
- les conclusions de Mme de Bouttemont, rapporteure publique,
- les observations de Me Joliff, représentant M. B ;
- les observations de Me Falala, représentant le GHU Paris Psychiatrie et Neurosciences.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, praticien hospitalier titulaire spécialisé en gériatrie, exerçant à temps plein au sein du groupe hospitalier universitaire (GHU) Paris Psychiatrie et Neurosciences, a demandé à son administration, le 17 septembre 2019, le versement d'une indemnisation correspondant à 222,5 jours de garde qu'il a déclaré avoir effectué de septembre 2014 à décembre 2018, sans qu'il n'ait perçu de rémunération en contre-partie. Il a réitéré également à cette occasion sa demande du 10 octobre 2014 tendant au paiement des 193 jours de garde et des 62 samedis matins qu'il a déclaré avoir effectué de septembre 2007 à fin mars 2010. A la suite du rejet implicite de sa demande, M. B demande la condamnation du GHU à lui verser les sommes qu'il estime lui être dues à ce titre. Il demande également sa condamnation au paiement d'une somme de 3 000 euros en réparation de son préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence.
Sur l'exception de prescription quadriennale opposée par le GHU :
2. Aux termes du premier alinéa de l'article 1er de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'Etat, les départements, les communes et les établissements publics : " Sont prescrites, au profit de l'État (), toutes créances qui n'ont pas été payées dans un délai de quatre ans à partir du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle les droits ont été acquis ()". Aux termes de l'article 2 de la même loi : " La prescription est interrompue par : Toute demande de paiement ou toute réclamation écrite adressée par un créancier à l'autorité administrative, dès lors que la demande ou la réclamation a trait au fait générateur, à l'existence, au montant ou au paiement de la créance, alors même que l'administration saisie n'est pas celle qui aura finalement la charge du règlement. / () / Un nouveau délai de quatre ans court à compter du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle a eu lieu l'interruption. () " . Lorsqu'un litige oppose un agent public à son administration sur le montant des rémunérations auxquelles il a droit, le fait générateur de la créance se trouve en principe dans les services accomplis par l'intéressé. Dans ce cas, le délai de prescription de la créance relative à ces services court à compter du 1er janvier de l'année suivant celle au titre de laquelle ils auraient dû être rémunérés.
En ce qui concerne les créances correspondant à la période allant de septembre 2007 à mars 2010 :
3. Il résulte de l'instruction que les créances dont se prévaut M. B ont été acquises au cours de l'année 2007, puis les années suivantes jusqu'en mars 2010. Les délais de prescription ont, pour chaque créance née au cours de chacune de ces années, commencé à courir le 1er janvier de l'année suivante pour une durée de quatre ans. Les délais de prescription pour les créances relatives aux années 2007, 2008 et 2009 ont respectivement expiré les 31 décembre 2011, 2012 et 2013 et ces créances étaient ainsi prescrites à la date des demandes de M. B. Concernant l'année 2010, à supposer même que les délais de prescription aient recommencés à courir pour une durée de quatre ans à compter du 10 octobre 2014, date du courrier de M. B, dont la réception n'est toutefois pas établie, cette créance était toutefois, à la date de la demande du requérant le 17 septembre 2019, prescrite depuis le 31 décembre 2018. Par suite, le GHU Paris Psychiatrie et Neurosciences est fondé à opposer la prescription pour les créances réclamées au titre des années 2007 à 2010.
En ce qui concerne les créances correspondant à la période allant de septembre 2014 à décembre 2018 :
4. La créance portant sur la période allant de septembre à décembre 2014, dont les délais de prescription ont commencé à courir à compter de janvier 2015 pour une période de 4 ans, était ainsi prescrite à la date du 31 décembre 2018, soit antérieurement à la demande préalable de M. B effectuée le 17 septembre 2019. Par suite, le GHU Paris Psychiatrie et Neurosciences est également fondé à opposer la prescription pour la créance réclamée au titre de l'année 2014.
5. Il résulte de ce qui précède que M. B est seulement fondé à demander l'indemnisation des jours de garde effectués pour la période allant de janvier 2015 à décembre 2018.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne le paiement des jours de garde effectués de janvier 2015 à décembre 2018 :
6. Aux termes des trois premiers alinéas de l'article R. 6152-27 du code de la santé publique, relatif aux obligations de service des praticiens hospitaliers dans sa rédaction applicable : " Le service hebdomadaire est fixé à dix demi-journées, sans que la durée de travail puisse excéder quarante-huit heures par semaine, cette durée étant calculée en moyenne sur une période de quatre mois. Lorsqu'il est effectué la nuit, celle-ci est comptée pour deux demi-journées. (). / Le praticien peut accomplir, sur la base du volontariat au-delà de ses obligations de service hebdomadaires, un temps de travail additionnel donnant lieu soit à récupération, soit au versement d'indemnités de participation à la continuité des soins et, le cas échéant, d'indemnités de temps de travail additionnel ". Aux termes de l'article R. 6152-23 du même code dans sa version alors en vigueur : " Les praticiens perçoivent, après service fait, attesté par le tableau mensuel de service réalisé, validé par le chef de pôle ou, à défaut, par le responsable du service, de l'unité fonctionnelle ou d'une autre structure interne : 1° Des émoluments mensuels variant selon l'échelon des intéressés. () ; 2° Des indemnités et allocations dont la liste est fixée par décret. ". Aux termes de l'article D. 6152-23-1 du même code : " Les indemnités et allocations mentionnées au 2° de l'article R. 6152-23 sont : 1° Des indemnités de participation à la permanence des soins ou de réalisation de périodes de travail au-delà des obligations de service hebdomadaires : a) Des indemnités de sujétion correspondant au temps de travail effectué, dans le cadre des obligations de service hebdomadaires, la nuit, le samedi après-midi, le dimanche et les jours fériés ; b) Des indemnités forfaitaires pour tout temps de travail additionnel accompli, sur la base du volontariat, au-delà des obligations de service hebdomadaires ; (). "
7. En application de l'article 4 de l'arrêté du 30 avril 2003 relatif à l'organisation et à l'indemnisation de la continuité des soins et de la permanence pharmaceutique dans les établissements publics de santé et dans les établissements publics d'hébergement pour personnes âgées dépendantes, le temps de travail additionnel doit faire l'objet d'un contrat de temps de travail additionnel et les périodes et heures de temps de travail additionnel effectuées par chacun des praticiens doivent être portés sur un registre de temps de temps travaillé, mis à la disposition du directeur afin de lui permettre de contrôler le respect des obligations en matière de temps de travail. L'article 20 du même arrêté prévoit l'établissement par le directeur du centre hospitalier, au terme de chaque quadrimestre un état récapitulatif comprenant : " 1. Les périodes de jour du lundi matin au samedi midi (et périodes assimilées) effectuées au titre des obligations de service ; 2. Les périodes effectuées la nuit, le samedi après-midi, le dimanche et jour férié ; 3. Le décompte de celles de ces périodes qui sont intégrées dans les obligations de service ; 4. Le solde de ces périodes correspondant aux périodes de temps de travail additionnel ". Il prévoit également que l'extrait qui le concerne est adressé à chaque praticien.
8. M. B, dont l'activité médicale n'est pas exercée en temps continu, soutient avoir exercé, pour la période non prescrite allant de janvier 2015 à décembre 2018, un nombre de demi-journées de travail excédant les obligations de service règlementaires de dix demi-journées de travail par semaine. L'ensemble des tableaux mensuels de service établis entre janvier 2015 et décembre 2018, tous validés et signés par le chef du service, sur lesquels figurent les périodes effectuées chaque mois par M. B dans le cadre de son service, ont été produits à l'instance par les parties. Le nombre de périodes indiquée pour M. B fait présumer un dépassement de la durée hebdomadaire de service obligatoire, susceptible de lui ouvrir droit aux indemnités forfaitaires. Si le GHU soutient que ces tableaux ne sont pas fiables, dès lors que de nombreuses irrégularités ont été relevées à cette période et qu'une enquête administrative a notamment révélé une pratique frauduleuse de certains médecins qui se faisaient inscrire sur les plannings prévisionnels mais qui n'assuraient ensuite pas leur service sans toutefois faire constater leur absence, il ne produit aucune pièce permettant d'établir ses allégations ni, en tout état de cause, que M. B aurait participé aux pratiques frauduleuses qu'il allègue. De manière plus générale, le GHU n'apporte aucun élément de nature à établir le caractère erroné de ces tableaux de service, ni aucune autre pièce permettant de connaître le travail effectivement accompli par le requérant, tel que l'état récapitulatif des services prévu par l'article 20 de l'arrêté du 30 avril 2003 cité au point 7, dont la production a été sollicitée dans le cadre d'une mesure d'instruction, sans succès. Par suite, en l'absence de contestation sérieuse de la part de l'administration, il y a lieu de retenir l'existence d'un temps de travail additionnel réalisé par M. B au titre de la période non prescrite, pour lequel le requérant a droit à être indemnisé.
9. A cet égard, si M. B sollicite l'indemnisation, sans toutefois la chiffrer, de 222,5 jours de temps de travail additionnel effectués entre septembre 2014 et décembre 2018, il résulte de ce qui a été dit aux points 4 et 5 qu'il n'est fondé à obtenir l'indemnisation de ses jours de temps de travail additionnels que pour la période allant de janvier 2015 à décembre 2018. L'administration a produit, dans le cadre de ses dernières écritures, un tableau de synthèse réalisé à partir des tableaux de services mentionnés au point précédent, aux termes duquel elle retient, à titre subsidiaire, l'existence de " 177,5 jours de garde non récupérés ", dont elle évalue le montant à 53 250 euros brut. Ces chiffres, soumis au contradictoire, n'ont pas été utilement contestés par le requérant. Dans ces conditions, il y a lieu de condamner le GHU Paris Psychiatrie et Neurosciences à verser à M. B la somme nette correspondant au montant de 53 250 euros bruts, au titre du temps de travail additionnel réalisé entre janvier 2015 et décembre 2018.
En ce qui concerne le préjudice moral et les troubles dans les conditions d'existence :
10. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle ".
11. Il résulte de ces dispositions qu'en l'absence d'une décision de l'administration rejetant une demande formée devant elle par le requérant ou pour son compte, une requête tendant au versement d'une somme d'argent est irrecevable et peut être rejetée pour ce motif.
12. Il résulte de l'instruction que M. B n'a pas adressé de demande indemnitaire préalable au GHU Paris Psychiatrie et Neurosciences tendant à la réparation de son préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence. Par suite, la fin de non-recevoir opposée en défense tirée de l'absence de décision préalable ayant lié le contentieux doit être retenue.
Sur les frais de l'instance :
13. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions des parties au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Le groupe hospitalier universitaire Paris Psychiatrie et neurosciences est condamné à verser à M. B la somme nette correspondant au montant de 53 250 euros bruts.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Les conclusions du groupe hospitalier universitaire Paris Psychiatrie et Neurosciences présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au groupe hospitalier universitaire Paris Psychiatrie et Neurosciences.
Délibéré après l'audience du 14 juin 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Ribeiro, présidente,
Mme Van Maele, première conseillère,
Mme Caro, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 juin 2024.
La rapporteure,
S. Van Maele
La présidente,
N. Ribeiro-Mengoli La greffière,
P. Demol
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026