mercredi 16 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2004338 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | DESBRUERES-ABRASSART |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés les 24 avril 2020 et 15 novembre 2021, la société Compagnie normande des clôtures, représentée par Me Spagnol (société civile professionnelle d'avocats Spangol-Deslandes-Melo), demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner l'office public de l'habitat (OPH) de Drancy à lui verser une somme de 22 069,20 euros TTC au titre de trois factures impayées, assortie des intérêts moratoires à compter de l'enregistrement de la requête ;
2°) de rejeter les conclusions indemnitaires présentées par l'OPH de Drancy à titre reconventionnel ;
3°) de mettre à la charge de l'OPH de Drancy une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête n'est pas tardive dès lors que l'article R. 421-1 du code de justice administrative n'est pas applicable à la contestation de mesures prises pour l'exécution d'un contrat ;
- les justifications opposés par l'OPH de Drancy pour refuser le paiement des trois factures ne sont pas fondées, dès lors :
' que le coût du projet résultant des modifications demandées par l'OPH de Drancy ne présente pas une augmentation de 98% par rapport au coût initial, l'OPH omettant d'inclure dans le montant du marché initial des prestations supplémentaires et alternatives prévues à l'acte d'engagement ;
' que l'augmentation du coût du marché fait suite aux modifications des prestations du marché initial, avec l'augmentation de la hauteur de la clôture de
25 centimètres et la suppression de deux portillons sur les sept initialement prévus ;
' que la signature d'un avenant pour " régulariser " le marché n'est pas nécessaire, dès lors que les factures litigieuses ont été émises sur la base d'un bon de commande et de devis acceptés par l'OPH de Drancy ; ces documents constituent le fondement de sa demande de paiement ;
' que la prestation de pose d'un muret de soubassement constitue une prestation supplémentaire, et donc additionnelle, et non alternative ;
- elle était fondée à refuser d'achever le chantier en raison du refus de l'OPH de Drancy d'honorer ses factures ; l'OPH de Drancy est à l'origine du préjudice dont il demande réparation, d'autant que ce préjudice n'en est pas un.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 octobre 2021, l'OPH de Drancy, représenté par Me Abrassart, demande au tribunal :
1°) de rejeter la requête de la société Compagnie normande des clôtures ;
2°) à titre reconventionnel de condamner la société Compagnie normande des clôtures à lui verser une somme 11 121,50 euros en réparation des préjudices qu'elle a subis du fait de l'inachèvement des travaux, ainsi qu'une somme de 198 000 euros au titre des pénalités de retard contractuelles ;
3°) de mettre à la charge de la société Compagnie normande des clôtures une somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la requête est tardive, dès lors qu'elle n'a pas été introduite dans le délai prévu à l'article R. 421-2 du code de justice administrative, à la suite du rejet implicite de sa demande indemnitaire du 31 octobre 2019 ; si la lettre du 31 octobre 2019 était regardée comme un mémoire en réclamation au sens de l'article 50.1 du cahier des clauses administratives générales Travaux (CCAG-Travaux), la requête serait également tardive car introduite après l'expiration du délai de droit commun de deux mois faisant suite au rejet de cette réclamation ;
- le bon de commande du 21 novembre 2017 n'était pas applicable, dès lors qu'il constituait une alternative à la solution de base, et qu'il n'est pas contesté qu'aucun muret de soubassement n'a été réalisé ; la société requérante ne saurait réclamer le paiement de prestations qu'elle n'a pas réalisées ;
- aucun avenant au contrat initial n'a été conclu ; les devis communiqués par la société Compagnie normande des clôtures après qu'elle a demandé une évolution des prestations du marché ne correspondaient pas à la prestation réellement demandée et réalisée ;
- les demandes de paiement n'ont aucun fondement contractuel ; il a demandé une évolution des prestations du marché, notamment en ce qui concerne la hauteur et le périmètre de la clôture, le nombre et la nature des portillons, la société Compagnie normande des clôtures ne lui a pas transmis de devis correspondant à ces prestations et aucun n'accord n'a été trouvé entre les parties sur le coût des travaux supplémentaires ; les travaux réalisés par la société requérante ne correspondent pas à la commande initiale ni à la commande ainsi modifiée ;
- il a déjà payé deux factures, pour un montant total de 25 393,20 euros TTC, qui ne portent pas sur la prestation réalisée (la hauteur de la clôture et le nombre de portillons qui y sont mentionnés ne correspondent pas aux prestations réalisées) ;
- la société requérante n'est pas fondée à réclamer le paiement des trois factures en litige dès lors qu'elles sont antérieures aux factures déjà réglées, qui avaient vocation à s'y substituer, et qu'elles mentionnent des prestations qui n'ont pas été réalisées (muret de soubassement et portillons manuels) ;
- la société requérante n'a pas achevé les travaux qui lui ont été confiés, sans justification légitime et sans mise en demeure préalable ; elle a dû recourir à une entreprise tierce pour achever les travaux, et elle est fondée à demander à la société Compagnie normande des clôtures le remboursement des frais ainsi exposés, soit 6 121,50 euros ;
- elle est également fondée à demander l'indemnisation de son préjudice moral du fait de l'atteinte à son image consécutive aux actes de vandalismes qui ont eu lieu alors que la clôture n'était pas achevée, évalué à 5 000 euros ;
- enfin, elle est fondée à demander le paiement des indemnités de retard prévues à l'article 6.3 du cahier des clauses administratives particulières (CCAP) à compter du
11 avril 2018, date à laquelle elle a mis la société en demeure d'achever les travaux, pour un montant total de 198 000 euros.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- l'ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015 relative aux marchés publics,
- l'arrêté du 8 septembre 2009 portant approbation du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de travaux, modifié par l'arrêté du 3 mars 2014,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Dupuy-Bardot, première conseillère
- et les conclusions de Mme Mathieu, rapporteure publique
- les observations de Me Spagnol pour la Compagnie normandes des clôtures,
- les observations de Me Naoui pour l'OPH de Drancy.
Considérant ce qui suit :
1. Par un acte d'engagement du 21 mai 2015, l'office public de l'habitat (OPH) de Drancy a confié à la société Compagnie normande des clôtures le lot n° 2 " aménagements extérieurs " dans le cadre d'une opération de travaux de ravalement de façades, amélioration technique, esthétique et résidentialisation de la résidence Lech Walesa. Ce marché, conclu à prix global et forfaitaire, comportait une " solution de base ", d'un montant de 21 200 euros HT, pour la pose de clôtures à base de grilles, d'une hauteur de 2 mètres, et de sept portillons, ainsi qu'une " prestation supplémentaire ou alternative " (dénommée " option 3 ") consistant à remplacer les clôtures à base de grilles par des clôtures sur murets de soubassement maçonnés, d'un montant de 18 000 euros HT. Par un bon de commande du 21 novembre 2017, l'OPH a commandé la solution de base et l'option 3, pour un montant total de 47 040 euros TTC. Le 12 juin 2018, l'OPH a émis un second bon de commande " annulant et remplaçant " celui du
21 novembre 2017, pour montant de 25 440 euros TTC, correspondant à la seule solution de base. Plusieurs factures ont été réglées à la société en août 2018, pour un montant total de 25 393,20 euros TTC. En revanche, trois factures des 14 novembre 2017 (17 610 euros TTC),
22 décembre 2017 (3 950,40 euros) et 30 juin 2018 (508,80 euros TTC) émises par la société requérante n'ont pas été réglées par l'OPH de Drancy. La société Compagnie normande des clôtures n'ayant pas achevé les travaux qui lui avaient été confiés, l'OPH de Drancy a fait appel à une société tierce, la société Mopal. Par la présente requête, la société Compagnie normande des clôtures demande au tribunal de condamner l'OPH de Drancy de lui verser une somme de 22 069,20 euros TTC au titre des trois factures impayées, assortie des intérêts à compter de l'enregistrement de la requête. A titre reconventionnel, l'OPH de Drancy demande au tribunal de condamner la société Compagnie normande des clôtures à lui verser une somme 11 121,50 euros en réparation des préjudices qu'elle a subis du fait de l'inachèvement des travaux par la société, ainsi qu'une somme de 198 000 euros au titre des pénalités de retard contractuelles.
Sur les conclusions indemnitaires de la société Compagnie normande des clôtures :
En ce qui concerne les factures du 14 novembre 2017 (17 610 euros TTC) et du
22 décembre 2017 (3 950,40 euros TTC) :
2. Il résulte de l'instruction que les factures des 14 novembre et 22 décembre 2017, lesquelles font état d'un avancement des travaux respectivement de 80 et 98%, mentionnent des travaux ne correspondant pas à ceux qui ont été effectivement réalisés, en particulier la pose d'un muret de soubassement et d'une clôture sur muret. Si l'OPH a émis le 21 novembre 2017, à tort, un bon de commande pour la " solution de base " correspondant à la pose de clôtures à base de grilles et l'option 3 consistant à remplacer les clôtures à base de grilles par des clôtures sur murets de soubassement maçonnés, et a d'ailleurs ultérieurement émis un bon de commande pour la seule solution de base, les prestations effectivement réalisées par la société requérante ont consisté, ainsi qu'elle le reconnait d'ailleurs, en la pose d'une clôture à basse de grilles, sans muret de soubassement. Dans ces conditions, la société requérante n'est pas fondée à demander le paiement des factures des 14 novembre et 22 décembre 2017 correspondant à des prestations qu'elle n'a pas réalisées et pour lesquelles elle n'établit pas avoir engagé une quelconque dépense. Au demeurant, deux factures émises ultérieurement le 19 septembre 2018, correspondant à un avancement des travaux respectivement de 80 et 98% et faisant état de la pose de la clôture à base de grille sans muret de soubassement, ont été réglées par l'OPH de Drancy pour un montant total de 25 393,20 euros TTC.
En ce qui concerne la facture du 30 juin 2018 (508,80 euros TTC) :
3. Si cette facture a bien été émise pour des travaux relatifs à la pose d'une clôture complètement grillagée, sans muret de soubassement, elle fait état d'un avancement des travaux de 100%, ne correspondant pas à l'avancement réel des travaux. En effet, il résulte de l'instruction que les travaux n'ont pas été achevés par la société requérante, l'OPH de Drancy ayant dû faire appel à une entreprise tierce pour ce faire. Par suite, la société requérante n'est pas fondée à demander le paiement de la facture du 30 juin 2018.
4. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur la
fin de non-recevoir opposée par l'OPH de Drancy, que les conclusions indemnitaires de la requête doivent être rejetées.
Sur les conclusions indemnitaires reconventionnelles de l'OPH de Drancy :
En ce qui concerne les préjudices subis du fait de l'inachèvement du chantier :
S'agissant de la nécessité du recours à une entreprises tierce pour achever les travaux :
5. Il résulte de l'instruction que la société Compagnie normande des clôtures n'a pas achevé les travaux qui lui avaient été confiés et que l'OPH de Drancy a dû faire appel à la société Mopal pour ce faire, pour un montant de 6 121,50 euros TTC.
6. Si la société Compagnie normande des clôtures fait valoir que son refus de ne pas achever les travaux était justifié par le refus de l'OPH de Drancy de régler les trois factures en litiges, et n'est donc pas fautif, les éventuelles défaillances de la personne publique dans l'accomplissement de ses obligations contractuelles ne sont pas de nature à dispenser son cocontractant du respect de ses propres obligations sauf si elles le mettent dans l'impossibilité d'exécuter ses engagements, ce qui n'est nullement établi en l'espèce. En tout état de cause, il résulte de ce qui a été dit au point précédent que l'OPH de Drancy était fondé à refuser le paiement des trois factures émises les 14 novembre 2017, 22 décembre 2017 et 30 juin 2018. Dans ces conditions, l'OPH de Drancy est fondé à demander la condamnation de la société Compagnie normande des clôtures à lui verser une somme de 6 121,50 euros TTC en remboursement des sommes qu'elle a exposées du fait de la défaillance de la société, correspondant au surcoût du marché.
S'agissant du préjudice moral :
7. L'OPH de Drancy demande l'indemnisation du préjudice moral qu'il a subi du fait de l'atteinte à son image consécutive aux actes de vandalismes qui ont eu lieu alors que la clôture n'était pas achevée, évalué à 5 000 euros. A l'appui de sa demande, il produit des fiches de signalement d'incidents faisant état d'actes de vandalisme, dont certains ont eu lieu entre le 30 avril 2018 et le 20 août 2019, avant l'achèvement des travaux, les autres n'étant pas datés.
8. Toutefois, il ne résulte pas de l'instruction que ces actes de vandalisme aient été permis ou même facilités par l'absence de clôture, dès lors qu'il n'est pas établi que leurs auteurs, inconnus, n'étaient pas des habitants de la résidence Lech Walesa. En outre, l'atteinte à sa réputation n'est nullement établie. Dans ces conditions, la demande présentée par l'OPH de Drancy doit être rejetée.
En ce qui concerne les pénalités de retard :
9. D'une part, aux termes des stipulations de l'article 6-1 du cahier des clauses administratives particulières (CCAP) relatif aux délai d'exécution des travaux : " Le délai d'exécution plafond de l'ensemble des travaux est stipulé dans le calendrier général prévisionnel d'exécution. / Le délai d'exécution de chaque lot s'insère dans ce délai d'ensemble, conformément au calendrier détaillé d'exécution qui sera joint en annexe de ce présent CCAP. () A) Le calendrier détaillé d'exécution est élaboré (à partir du calendrier prévisionnel d'exécution) par le maitre d'œuvre après consultation auprès des titulaires des différents lots. () Il indique en outre pour chacun des lots la durée et la date probable de départ du délai d'exécution qui lui est propre ainsi que la durée et la date probable de départ des délais particuliers correspondant aux interventions successives du titulaire sur le chantier. Après acceptation par les titulaires, le calendrier détaillé d'exécution est soumis par le maitre d'œuvre à l'approbation du pouvoir adjudicateur dix jours au moins avant l'expiration de la période de préparation visée au présent CCAP. / B) Le délai d'exécution propre à chacun des lots commence à la date d'effet de l'ordre de service prescrivant au titulaire concerné de commencer l'exécution des travaux lui incombant. () ".
10. D'autre part, aux termes de l'article 6-3 du CCAP relatif aux pénalités de retard : " Par dérogation à l'article 20.I du CCAG-Travaux, le titulaire subira les pénalités suivantes : - en cas de retard dans l'achèvement des travaux dus, le titulaire subira, par jour de retard et sans mise en demeure préalable, une pénalité journalière de 300,00 € pendant 7 jours, puis 400,00 € au-delà ".
11. L'OPH demande au tribunal de condamner la société à lui payer des indemnités de retard contractuelles pour un montant de 198 000 euros, sans commune mesure avec le montant du marché. Si elle estime que le retard court " a minima " à compter du 1er avril 2018, date à laquelle elle a mis en demeure la société Compagnie Normande des clôtures d'achever les travaux, elle ne produit ni le calendrier détaillé d'exécution des travaux mentionné à
l'article 6-1 du CCAP, ni l'ordre de service prescrivant au titulaire concerné de commencer l'exécution des travaux lui incombant. Faute pour elle de justifier du retard de la société au regard de ce calendrier, sa demande doit être rejetée.
12. Il résulte de ce qui précède que l'OPH de Drancy est uniquement fondé à demander au tribunal la condamnation de la société Compagnie normande des clôtures à lui verser une somme de 6 121,50 euros TTC.
Sur les frais liés au litige :
13. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société Compagnie normande des clôtures la somme que l'OPH de Drancy demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font par ailleurs obstacle à ce que les sommes demandées à ce titre par la société Compagnie normande des clôtures soient mises à la charge de l'OPH de Drancy, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la société Compagnie normande des clôtures est rejetée.
Article 2 : La société Compagnie normande des clôtures versera à l'OPH de Drancy une somme de 6 121,50 euros TTC.
Article 3 : Le surplus des conclusions de l'OPH de Drancy est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société Compagnie normande des clôtures et à l'office public de l'habitat de Drancy.
Délibéré après l'audience du 2 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Romnicianu, président,
Mme Dupuy-Bardot, première conseillère,
M. Khiat, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 novembre 2022.
La rapporteure,
Signé
N. Dupuy-Bardot
Le président,
Signé
M. A
La greffière,
Signé
S. Le Bourdiec
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026