vendredi 12 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2005051 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | GABORIT RUCKER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoire enregistrés les 1er juin 2020, 4 mai 2021 et 12 octobre 2021, l'association Athletic Club, représentée par Me Gardères, demande au tribunal :
1°) de condamner la commune du B à lui verser la somme de 13 975 euros de dommages-intérêts, en raison du préjudice subi du fait de l'illégalité de la décision du 10 janvier 2017, par laquelle le maire du B lui a interdit d'utiliser les équipements sportifs de la commune à compter du 30 juin 2017;
2°) de mettre à la charge de la commune du B la somme 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
L'association Athletic Club soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :
En ce qui concerne la recevabilité de sa requête :
- son président dispose de la capacité pour agir ;
- sa requête n'est pas tardive dès lors qu'elle a été déposée avant l'expiration du délai supplémentaire prévu par l'article 2 de l'ordonnance du 25 mars 2020 relative à la prorogation des délais échus pendant la période d'urgence sanitaire et à l'adaptation des procédures pendant cette même période.
En ce qui concerne les conclusions indemnitaires :
- la décision du 10 janvier 2017 par laquelle le maire du B lui a interdit d'utiliser les équipements sportifs de la commune à compter du 30 juin 2017 a été annulée par le tribunal administratif de Montreuil par un jugement en date du 9 mai 2018, devenu définitif et retenant notamment que cette décision méconnaissait le principe d'égalité ; elle constitue ainsi une faute de nature à engager la responsabilité de la commune du B ;
- elle a subi un préjudice qui peut être chiffré à la somme de 13 975 euros, se décomposant en 5 775 euros de préjudice économique lié à la perte d'adhérents, 4 000 euros de préjudice économique lié à la rupture de son développement, 2 500 euros de préjudice économique lié à la rupture de sa collaboration avec le SESSAD (service d'éducation spéciale et de soins à domicile) Envoludia, 700 euros de loyers indûment versés à la commune du B et 1 000 euros d'honoraires d'avocat.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 27 juillet 2020 et 14 juin 2021, la commune du B, représentée par Me Savignat, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de l'association Athletic Club une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune du B fait valoir que la requête est irrecevable faute de qualité pour agir du représentant de l'association et en raison de sa tardiveté, enfin que ni le lien de causalité ni les préjudices invoqués ne sont caractérisés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- l'ordonnance n° 2020-305 du 25 mars 2020 ;
- l'ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. L'hôte, rapporteur ;
- les conclusions de M. Colera, rapporteur public,
- les observations de Me Gardères représentant l'association Athletic club et celles de Me Savignat, représentant la commune du B.
Considérant ce qui suit :
1. Par un courrier en date du 10 janvier 2017, la commune du B a indiqué à l'association Athletic Club, que, dès lors qu'elle avait son siège dans la commune de Villemomble, laquelle mettait à sa disposition des installations sportives, elle ne lui accorderait plus d'accès aux équipements sportifs situés sur son territoire à compter du 30 juin 2017. Cette décision a été annulée par un jugement du tribunal administratif de Montreuil en date du , devenu définitif faute d'appel. L'association Athletic Club demande, en réparation du préjudice subi du fait de l'illégalité de cette décision, la condamnation de la commune du B à lui verser la somme de 13 975 euros de dommages-intérêts, se décomposant en 5 775 euros de préjudice économique lié à la perte d'adhérents, 4 000 euros de préjudice économique lié à la rupture de son développement, 2 500 euros de préjudice économique lié à la rupture de sa collaboration avec le SESSAD Envoludia, 700 euros de loyers indûment versés à la commune du B et 1 000 euros d'honoraires d'avocat.
I- Sur les fins de non-recevoir opposées en défense :
I.A- En ce qui concerne la qualité pour agir du président de l'association :
2. En l'absence, dans les statuts d'une association, de stipulation réservant expressément à un autre organe la capacité de décider de former une action devant le juge administratif, celle-ci est régulièrement engagée par l'organe tenant des mêmes statuts le pouvoir de représenter en justice cette association.
3. En vertu de l'article 12 des statuts de l'association Athletic Club, le conseil d'administration choisit parmi ses membres, pour une durée de deux ans, un bureau composé notamment d'un président-général assurant la présidence de " l'activité athlétisme ". Aux termes de l'article 13 de ces mêmes statuts, le président-général " représente l'association dans tous les actes de la vie civile et est investi de tous pouvoirs à cet effet. Il a notamment qualité pour agir en justice au nom de l'association et consentir toutes transactions après autorisation du conseil d'administration ". Contrairement à ce que fait valoir la commune du B en défense, l'article 13 impose une autorisation préalable du conseil d'administration que pour la seule signature de transactions par le président et non pas pour représenter l'association en justice. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier et, notamment, du procès-verbal de l'assemblée générale de l'association en date du 14 décembre 2018 que le conseil d'administration a réélu
M. E D en qualité de président. Ainsi, ce dernier avait, à la date de l'enregistrement de la requête, qualité pour former, au nom de cette association, un recours indemnitaire. La fin de non-recevoir sera donc écartée.
I.B- En ce qui concerne le délai de recours contentieux :
4. D'une part, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle ". Par ailleurs, aux termes de l'article R. 421-2 du même code : " Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet. Toutefois, lorsqu'une décision explicite de rejet intervient avant l'expiration de cette période, elle fait à nouveau courir le délai de recours. / La date du dépôt de la demande à l'administration, constatée par tous moyens, doit être établie à l'appui de la requête ".
5. D'autre part, aux termes de l'article 1er de l'ordonnance du 25 mars 2020 relative à la prorogation des délais échus pendant la période d'urgence sanitaire et à l'adaptation des procédures pendant cette même période : " I. Les dispositions du présent titre sont applicables aux délais et mesures qui ont expiré ou qui expirent entre le 12 mars 2020 et le 23 juin 2020 inclus () ". Et aux termes de son article 2 : " Tout acte, recours, action en justice, formalité, inscription, déclaration, notification ou publication prescrit par la loi ou le règlement à peine de nullité, sanction, caducité, forclusion, prescription, inopposabilité, irrecevabilité, péremption, désistement d'office, application d'un régime particulier, non avenu ou déchéance d'un droit quelconque et qui aurait dû être accompli pendant la période mentionnée à l'article 1er sera réputé avoir été fait à temps s'il a été effectué dans un délai qui ne peut excéder, à compter de la fin de cette période, le délai légalement imparti pour agir, dans la limite de deux mois () ". Enfin, aux termes de l'article 15 l'ordonnance du 25 mars 2020 portant adaptation des règles applicables devant les juridictions de l'ordre administratif : " I.- Les dispositions de l'article 2 de l'ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020 susvisée relative à la prorogation des délais échus pendant la période d'urgence sanitaire et à l'adaptation des procédures pendant cette même période sont applicables aux procédures devant les juridictions de l'ordre administratif () ".
6. Il ressort des pièces du dossier que la demande indemnitaire préalable de l'association Athletic Club a été réceptionnée en mairie le 9 décembre 2019 et qu'une décision implicite de rejet est née le 9 février 2020. Le délai de recours contentieux, qui expirait normalement le 10 avril 2022, pendant la période de la crise sanitaire de la COVID 19, a été prorogé, en application des dispositions précitées des ordonnances du 25 mars 2020, jusqu'au
24 août 2020. La requête, réceptionnée au greffe du tribunal administratif de Montreuil le 1er juin 2020, n'est donc pas tardive et la fin de non-recevoir doit être écartée.
II- Sur les conclusions indemnitaires :
7. La décision du 10 janvier 2017 par laquelle la commune du B a refusé l'accès de ses équipements sportifs à l'association Athletic Club a été annulée par le jugement du tribunal administratif de Montreuil en date du pour méconnaissance des dispositions de l'article L. 2144-3 du code général des collectivités territoriales relatif à l'utilisation des locaux communaux et rupture du principe d'égalité, ce qui constitue une faute de l'administration de nature à engager sa responsabilité.
8. Toutefois, si l'illégalité dont est entachée une décision administrative constitue une faute de nature à engager la responsabilité de la puissance publique, elle n'est de nature à ouvrir droit à réparation que dans la mesure où son application a entraîné un préjudice direct et certain.
9. En premier lieu, l'association Athletic Club se prévaut d'un préjudice économique de 5 775 euros lié à la perte du nombre d'adhérents résidant dans la commune du B, se décomposant en une somme de 3 675 euros pour l'année 2018 et 2 100 euros pour l'année 2019. En ce qui concerne l'année 2018, la somme de 3 675 euros est obtenue en appliquant au nombre d'adhérents qui ont quitté l'association entre l'année 2017 et 2018 (21 adhérents en moins), le montant de la cotisation (175 euros). En ce qui concerne l'année 2019, la somme de 2 100 euros est obtenue en appliquant à la différence entre le nombre d'adhérents en 2017 et le nombre d'adhérents en 2019 (12 adhérents en moins), le montant de la cotisation (175 euros). Si la commune du B fait valoir que l'association requérante ne produit aucune pièce qui permettrait d'établir de façon certaine que la majorité de ses adhérents étaient raincéens à la date de la décision du 10 janvier 2017 annulée, cette hypothèse est très certainement probable, s'agissant d'une association historiquement implantée au B. Au surplus, le jugement du tribunal administratif de Montreuil en date du , produit par l'association, mentionne que 65 % des adhérents sont raincéens. Est également très certainement probable la circonstance que la baisse des adhérents entre 2017 et 2018, établie par les données de la fédération française d'athlétisme produites par l'association requérante, concerne essentiellement des raincéens ne pouvant plus accéder aux équipements de la commune et ce même si les équipements de la commune voisine de Villemomble leur étaient accessibles, ainsi que le fait valoir la commune du B. Dans ces conditions, le lien de causalité entre la faute et le préjudice invoqué est établi et ce chef de préjudice doit être indemnisé. En revanche, il y a lieu d'appliquer au montant revendiqué par la commune le taux de 65 %, représentant la part des adhérents raincéens en 2017. Au final, il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en le fixant à la somme de 3 753,75 euros (5 775 € x 65 %).
10. En deuxième lieu, l'association Athletic Club se prévaut d'un préjudice économique de 4 000 euros lié à la rupture de la progression du nombre de ses adhérents qu'elle chiffre en appliquant au nombre des adhérents de l'année 2017, la moyenne des taux de progression des adhésions constatés sur les trois années précédentes puis le montant la cotisation. Toutefois, ce préjudice présente un caractère incertain dès lors que le taux de progression constaté n'est calculé que sur trois années. Dans ces conditions, le lien de causalité entre la faute et le préjudice invoqué n'est pas établi et ce chef de préjudice doit être écarté.
11. En troisième lieu, l'association Athletic Club se prévaut d'un préjudice économique de 2 500 euros lié à l'arrêt de ses activités proposées à un public de jeunes handicapés qu'elle chiffre à partir du montant des prestations facturées au SESSAD Envoludia sur la période comprise entre octobre 2016 et juin 2017. Toutefois, il ne résulte pas de l'instruction que cette activité était habituelle pour l'association requérante et que le SESSAD Envoludia ait décidé d'y mettre fin en raison de l'interdiction d'accès aux équipements de la commune du B. Dans ces conditions, le lien de causalité entre la faute et le préjudice invoqué n'est pas établi et ce chef de préjudice doit être écarté.
12. En quatrième lieu, l'association Athletic Club se prévaut d'un préjudice lié à un loyer de 700 euros qu'elle aurait indûment versé à la commune de B pour l'utilisation du stade. Toutefois, elle se borne à produire une lettre de relance de la trésorerie municipale du B pour une créance émise le 19 mai 2017 et d'un montant de 760 euros correspondant à des " droits d'entrée 2016/2017 " ainsi qu'une lettre de sa banque du 29 septembre 2017 mentionnant que la somme a été bloquée. Cette créance concerne donc un loyer pour une période antérieure à l'interdiction d'accès au stade du B qui a débuté à compter du mois de juillet 2017. Dans ces conditions, le lien de causalité entre la faute et le préjudice invoqué n'est pas établi et ce chef de préjudice doit être écarté.
13. En cinquième et dernier lieu, l'association Athletic Club se prévaut d'un préjudice de 1 000 euros lié aux frais d'avocats qu'elle a dû engager dans le cadre de la présente instance. Or, elle ne justifie pas d'un préjudice distinct de celui déjà pris en compte au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Ce dernier chef de préjudice sera donc écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a seulement lieu de condamner la commune du B à verser la somme de 3 753,75 euros à l'association Athletic club.
III- Sur les frais liés au litige:
15. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'association Athletic Club, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la commune du B demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la commune du B le versement, au même titre, d'une somme de
1 000 euros à l'association Athletic Club.
D E C I D E :
Article 1er : La commune du B est condamnée à verser la somme de 3 753,75 (trois mille sept cent euros et soixante-quinze centimes) à l'association Athletic Club.
Article 2 : La commune du B versera à l'association Athletic Club une somme de 1 000 (mille) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Les conclusions de la commune du B présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à l'association Athletic Club et à la commune du B.
Délibéré après l'audience du 14 avril 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Salzmann, présidente,
Mme de Bouttemont, premier conseiller,
M. L'hôte, premier conseiller.
Lu en audience publique le 12 mai 2023.
Le rapporteur,La présidente,SignéSigné F. L'hôteM. CLa greffière,SignéA. Capelle
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026