LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2009604

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2009604

mardi 3 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2009604
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4ème chambre
Avocat requérantSEBAN ET ASSOCIÉS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés les 14 septembre 2020 et

29 novembre 2022, Mme C A, représentée par Me Komly-Nallier, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite de rejet, née du silence gardé par la commune d'Aubervilliers sur sa demande indemnitaire préalable, réceptionnée en mairie le 15 mai 2020 ;

2°) de condamner la commune d'Aubervilliers à lui verser, à titre de dommages-intérêts, la somme de 18 758,72 euros, sauf à parfaire, assortie des intérêts de droit à compter de la date de réception de la demande indemnitaire préalable ainsi que des intérêts capitalisés à compter de la date anniversaire de cet événement et à chacune des échéances annuelles successives postérieures.

Elle soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :

En ce qui concerne la responsabilité pour faute :

- la procédure disciplinaire dont elle a fait l'objet a été anormalement longue du fait de l'inertie de la commune d'Aubervilliers ;

- cette dernière a manqué de sérieux dans la gestion de son dossier ; en particulier elle s'est contredite devant le conseil de discipline sur la réalisation des heures supplémentaires par son fils et a accusé à tort la requérante d'avoir exercé des pressions sur le directeur des sports pour obtenir la validation de certaines de ces heures ;

- elle a refusé d'assumer la responsabilité de ses défaillances et irrégularités en matière de gestion des ressources humaines, faisant de Mme A un " bouc-émissaire " ce qui est en particulier révélé par le chantage dont elle a fait l'objet de la part du directeur des ressources humaines ;

- elle a fait preuve d'un manque de retenue en retenant une qualification exagérée des fautes ;

- elle a fait preuve d'acharnement à son égard en persistant à la poursuivre en dépit des nombreuses preuves produites tout au long de la procédure disciplinaire, en engageant une procédure pénale et en mentionnant, dans le courrier par lequel elle lui a fait part de l'abandon de la procédure disciplinaire, qu'elle continuait à la considérer responsable ;

- elle n'a pas respecté le principe d'égalité de traitement entre les agents en protégeant le supérieur hiérarchique du fils de Mme A, qui a validé les heures supplémentaires ;

- enfin, elle a infligé à Mme A une sanction déguisée en la déplaçant d'office à l'issue de la période de suspension.

En ce qui concerne la responsabilité sans faute :

- la suspension, la poursuite de la procédure disciplinaire et la réintégration de

Mme A sur un autre poste à l'issue de sa période de suspension ont fait peser sur elle une charge anormalement lourde.

En ce qui concerne les préjudices :

- elle a subi un premier préjudice financier correspondant aux frais d'avocat qu'elle a été contrainte d'engager pour se défendre et dont il sera fait une juste appréciation en le fixant à la somme de 7 359,20 euros ;

- elle a subi un deuxième préjudice financier correspondant aux primes qu'elle n'a pas touchées pendant sa période de suspension de quatre mois et dont il sera fait une juste appréciation en le fixant à la somme de 1 399,52 euros ;

- elle a subi un préjudice moral, une atteinte à sa réputation et un préjudice de carrière, dont il sera fait une juste appréciation en les fixant à la somme globale de 10 000 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 28 juillet 2021, la commune d'Aubervilliers, représentée par Me Carrere, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la requérante la somme de 4 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La commune d'Aubervilliers fait valoir qu'aucun des moyens que contient la requête n'est fondé.

Par un avis en date du 3 novembre 2022, les parties ont été informées que l'affaire était susceptible d'être inscrite au rôle d'une audience du 2ème trimestre 2023 et que la clôture d'instruction était susceptible d'intervenir à compter du 1er décembre 2022.

Par une ordonnance du 27 décembre 2022, la clôture immédiate de l'instruction a été prononcée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. L'hôte, rapporteur ;

- les conclusions de M. Colera, rapporteur public ;

- et les observations de Me Hubert-Hugoud, substituant Me Carrere, représentant la commune d'Aubervilliers.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, recrutée comme agent contractuel par la commune d'Aubervilliers le

2 septembre 2003, puis titularisée le 1er mai 2007 dans le cadre des adjoints administratifs territoriaux et exerçant les fonctions de gestionnaire de paye, a fait l'objet d'une suspension de fonctions de quatre mois à compter du 15 mai 2017, suite à l'engagement d'une procédure disciplinaire le 9 février 2017 pour avoir validé des heures supplémentaires non justifiées payées à son fils, agent contractuel de cette même commune. Le 15 septembre 2017, elle a été réintégrée et affectée dans un autre service. Le 21 septembre 2018, le conseil de discipline du centre interdépartemental de gestion de la Petite couronne de la région d'Ile-de-France a émis un avis d'absence de sanction. La commune d'Aubervilliers a décidé de suivre cet avis et en a informé la requérante par un courrier en date du 22 mars 2019. Mme A, estimant que la responsabilité pour faute et sans faute de la commune d'Aubervilliers doit être engagée, a alors présenté une demande indemnitaire préalable, réceptionnée en mairie le 15 mai 2020. Par la présente requête, elle demande l'annulation de la décision implicite de refus née du silence gardé par la commune d'Aubervilliers sur cette demande indemnitaire préalable ainsi que la condamnation de la commune d'Aubervilliers à lui verser la somme de 18 758,72 euros au titre des préjudices subis, se décomposant en 7 359,20 euros de préjudice financier représentant des frais d'avocats engagés pour se défendre, 1 399,52 euros de préjudice financier représentant les primes qu'elle n'a pas touchées pendant la période de suspension, enfin 10 000 euros pour le préjudice moral, l'atteinte à sa réputation et le préjudice de carrière subis.

I- Sur les conclusions aux fins d'annulation et indemnitaires :

I.A- En ce qui concerne la responsabilité pour faute :

I.A.1- S'agissant de la durée de la procédure disciplinaire :

2. Mme A soutient que la procédure disciplinaire dont elle a fait l'objet a été anormalement longue en raison de l'inertie dont a fait preuve la commune d'Aubervilliers en sollicitant un report de la première séance du conseil de discipline pour pouvoir communiquer des pièces demandées par son avocate trois semaines avant cette séance, en répondant cinq mois et demi après à une mesure d'instruction ordonnée par le conseil de discipline à l'issue de sa deuxième séance et en décidant d'abandonner la procédure six mois après l'avis d'absence de sanction rendu par le conseil de discipline à l'issue de sa troisième séance. Si la demande de report de la séance du premier conseil de discipline ne saurait être reprochée à l'administration eu égard au nombre de pièces demandées dont certaines nécessitaient d'être constituées, il n'en va pas de même du délai de réponse à la mesure d'instruction du second conseil de discipline et du délai entre l'avis du troisième conseil de discipline et la décision d'abandonner la procédure, anormalement long si on les considère isolément. Néanmoins, il résulte de l'instruction que la durée totale de la procédure, entre la constatation des faits fin janvier 2017 et la décision d'abandonner la procédure en mars 2019, soit deux ans et un mois, ne présente pas un caractère déraisonnable et par conséquent fautif.

I.A.2- S'agissant de l'impartialité de l'enquête :

3. En faisant valoir que la commune d'Aubervilliers a manqué de sérieux dans la gestion de son dossier en se contredisant devant le conseil de discipline et en portant à son égard des accusations infondées, l'a instrumentalisée pour masquer ses propres irrégularités et ses insuffisances, a manqué de retenue dans la qualification des fautes choisie et s'est acharnée contre elle, Mme A doit être regardée comme soutenant que l'enquête n'a pas été conduite de façon impartiale.

4. En premier lieu, si la requérante soutient que la commune d'Aubervilliers a fait preuve d'un manque de sérieux dans la gestion de son dossier en se contredisant devant le conseil de discipline sur la réalité des heures supplémentaires effectuées par son fils, il ne résulte pas de l'instruction, notamment de la lecture comparée du rapport de saisine du conseil de discipline et de son avis, que l'administration, qui a toujours soutenu qu'elle avait un doute sur la réalité de ces heures supplémentaires, se serait contredite. Par ailleurs, si elle soutient qu'elle dispose d'un témoignage du directeur des sports permettant d'établir qu'elle n'a pas, contrairement à ce qu'a mentionné la commune d'Aubervilliers dans le rapport de saisine du conseil de discipline, cherché à exercer des pressions sur ce dernier pour faire valider certaines des heures supplémentaires de son fils, elle ne produit pas ce témoignage, de telle sorte qu'il n'est pas possible de connaître son contenu, sa valeur probante et de savoir s'il a été produit pendant l'enquête.

5. En deuxième lieu, si Mme A soutient que le chantage, par lequel le directeur des ressources humaines l'a menacée lors d'un entretien qui a eu lieu le 7 février 2017 de faire de son cas un exemple si elle ne quittait pas le service de la paye, permet d'établir qu'elle a été utilisée comme " bouc-émissaire ", l'attestation de la représentante syndicale produite mentionne un entretien qui a eu lieu le 2 mars 2017, de telle sorte que sa valeur probante est sujette à caution. Au surplus, en admettant même que cette menace ait été proférée par le directeur des ressources humaines, il ne résulte pas de l'instruction que ce dernier aurait conduit l'enquête disciplinaire, voire qu'il serait intervenu pour en orienter le sens.

6. En troisième lieu, il résulte de l'instruction que la commune d'Aubervilliers a constaté que le fils de Mme A, employé comme concierge remplaçant du 1er juillet 2016 au 31 janvier 2017, avait perçu pour les quatre derniers mois des salaires anormalement élevés pour ses fonctions et sa catégorie hiérarchique, à savoir 4 688,62 euros pour octobre 2016, 3 933,02 euros pour novembre 2016, 4 4 247,08 euros pour décembre 2016 et 4 102,91 euros pour janvier 2017. Ces montants sont atteints au moyen d'heures supplémentaires représentant une durée de travail d'un agent à temps complet. Les fiches de paye ont été traitées par Mme A, exerçant, ainsi qu'il a été dit, les fonctions de gestionnaire de paye et par conséquent chargée du calcul et de l'exécution de la paye. Dans ces conditions, alors qu'elle avait en sa possession des éléments suffisamment sérieux laissant présumer une faute de la part de la requérante, la commune d'Aubervilliers a pu retenir à bon droit la qualification de manquement grave à l'obligation d'impartialité, de probité et d'intégrité à l'encontre de la requérante.

7. En quatrième et dernier lieu, si Mme A soutient que la commune d'Aubervilliers a fait preuve d'acharnement en persistant à la poursuivre devant le conseil de discipline en dépit des nombreuses preuves qu'elle avait produites tout au long de l'enquête, elle n'apporte aucun commencement de preuve à l'appui de cette allégation. Au surplus, il résulte de l'instruction que c'est après la mesure ordonnée par le conseil de discipline du 15 décembre 2017 et visant principalement à obtenir des informations relatives à la procédure suivie par la commune d'Aubervilliers pour la paye, que des éléments permettant de mettre au jour des carences dans le contrôle du circuit administratif de la gestion de la paye ont été produits par l'administration. Ce sont ces éléments, ainsi que l'absence de preuve suffisamment probante de la non-réalisation des heures supplémentaires par le fils de Mme A, qui ont été retenus par le conseil de discipline du 21 septembre 2018 pour émettre un avis d'absence de sanction. Par ailleurs, il ne résulte pas de l'instruction qu'une procédure pénale ait été engagée, la commune d'Aubervilliers se bornant à en évoquer la possibilité dans le rapport de saisine du conseil de discipline et ses représentants n'en faisant pas état devant ce conseil, contrairement à ce que soutient Mme A. Enfin, est sans incidence le contenu du courrier du 22 mars 2019 par lequel l'administration a indiqué à la requérante qu'elle abandonnait les poursuites, dès lors que ce courrier est intervenu après l'enquête.

8. Il ne résulte pas de ce qui précède que l'enquête aurait été conduite de façon partiale, de telle sorte qu'aucune faute ne peut être retenue à l'encontre de la commune d'Aubervilliers.

I.A.3- S'agissant du non-respect du principe de l'égalité de traitement :

9. Mme A soutient que la commune d'Aubervilliers, en s'abstenant de sanctionner le supérieur hiérarchique qui a validé les heures supplémentaires de son fils, n'a pas respecté le principe d'égalité de traitement entre les agents publics. Toutefois, la requérante ne saurait utilement se prévaloir de ce principe pour des agents qui ne sont pas placés dans une situation identique. Dans ces conditions, aucune faute de la commune d'Aubervilliers n'est caractérisée.

I.A.4- S'agissant de la sanction déguisée :

10. Mme A soutient que la commune d'Aubervilliers, en l'affectant à d'autres fonctions après la période de suspension de quatre mois, lui a infligé une sanction déguisée de mutation d'office. Toutefois, même s'il résulte de l'instruction, notamment de l'avis d'absence de sanction du conseil de discipline, que l'administration a abandonné la procédure disciplinaire en raison de l'absence de preuve suffisamment probante de la non-réalisation d'heures supplémentaires par le fils de Mme A et en raison des carences de la commune d'Aubervilliers en matière d'organisation des circuits de contrôle de la paye, la requérante, qui, par ses fonctions de gestionnaire de paye, devait faire preuve de vigilance et aurait dû alerter sa hiérarchie sur le caractère anormalement élevé et illégal du nombre d'heures supplémentaires réalisées par son fils, ne l'a pas fait. Dans ces conditions, la commune d'Aubervilliers est fondée à soutenir que, pour l'intérêt du service, il était nécessaire d'écarter Mme A du service de la paye. Ainsi, l'élément subjectif de la sanction déguisé n'est pas établi. De plus, il ne résulte pas de l'instruction et n'est du reste pas soutenu par la requérante que cette mutation aurait porté atteinte à sa situation professionnelle en supprimant ou en limitant ses droits ou avantages actuels ou virtuels résultant de son statut et, dès lors, l'élément objectif de la sanction déguisée n'est pas non plus établi. Dans ces conditions, aucune faute de la commune d'Aubervilliers n'est caractérisée.

I.B-En ce qui concerne la responsabilité sans faute :

11. La responsabilité de la puissance publique peut se trouver engagée, même sans faute, sur le fondement du principe d'égalité des citoyens devant les charges publiques, lorsqu'une mesure légalement prise a pour effet d'entraîner, au détriment d'une personne physique ou morale, un préjudice grave et spécial, qui ne peut être regardé comme une charge lui incombant normalement.

12. Il ne résulte pas de l'instruction que Mme A, qui a conservé sa rémunération pendant la période de suspension de quatre mois et qui, ainsi qu'il a été dit, a fait l'objet d'une mesure de mutation d'office justifiée par l'intérêt du service à l'issue de cette période, aurait subi un préjudice grave et spécial, ce même si la procédure disciplinaire a duré deux ans et un mois, pour être finalement abandonnée par l'administration. Il s'ensuit que la responsabilité sans faute de la commune d'Aubervilliers ne saurait être engagée.

I.C- En ce qui concerne les préjudices :

13. En l'absence de faute de la commune d'Aubervilliers et dès lors que sa responsabilité sans faute n'est pas engagée, les conclusions indemnitaires présentées par

Mme A doivent être rejetées.

II- Sur les intérêts et la capitalisation des intérêts :

14. Ces conclusions ne peuvent qu'être rejetées en conséquence du rejet des conclusions indemnitaires.

III- Sur les frais liés au litige :

15. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".

16. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme A le versement de la somme demandée par la commune d'Aubervilliers au titre des frais liés au litige.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la commune d'Aubervilliers, présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A et à la commune d'Aubervilliers.

Délibéré après l'audience du 19 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

- M. Truilhé, président,

- M. L'hôte, premier conseiller,

- Mme Bazin, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 octobre 2023.

Le rapporteur,Le président,F. L'hôteJ.-C. TruilhéLa greffière,A. Capelle

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions