mercredi 20 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2010075 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | TAJ |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoire complémentaires enregistrés les 25 septembre 2020,
28 juin 2021 et 16 septembre 2021, la société Janssen Cilag, représentée par Me Irigoyen, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) à titre principal, de prononcer le dégrèvement de la somme de 5 766 962 euros au titre de la taxe sur la valeur ajoutée acquittée au titre des remises " produits " et " ATU " et " post-ATU " au titre des exercices 2016, 2017 et 2018, dont 1 082 030 euros pour l'année 2016, 1 967 890 euros au titre de l'année 2017 et 2 717 042 euros au titre de l'année 2018, somme accompagnée du versement des intérêts moratoires prévus aux articles L. 207 et L. 208 du livre des procédures fiscales ;
2) à titre subsidiaire, de saisir la Cour de Justice de l'Union européenne de la question suivante, et de surseoir à statuer dans l'attente de sa réponse : " L'article 90 de la directive 2006/112/CE du Conseil du 28 novembre 2006 relatif au système commun de taxe sur la valeur ajoutée, lu à la lumière des principes d'effectivité et d'équivalence dégagés par la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne ainsi que des arrêts C-86/99 et C-462/16, doit-il être interprété en ce sens qu'il s'oppose à une législation nationale telle qu'interprétée par les juges nationaux qui fixe le point de départ du délai pour réduire la base d'imposition de la TVA, en cas de versement de remises par un laboratoire pharmaceutique à l'assurance maladie, à l'année durant laquelle le chiffre d'affaires ayant généré lesdites remises a été réalisé, alors même que les remises n'ont pas encore été versées, que leur montant définitif n'est pas connu et qu'aucun document n'a été émis par les autorités nationales faisant état de leur montant et appelant à leur paiement, et non à compter du jour du versement des remises à l'assurance maladie par l'assujetti ' ".
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros au titre l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :
- ses conclusions relatives à l'année 2016 ne sont pas forcloses, la régularisation de la base d'imposition à la TVA du fait de remises versées par un fournisseur postérieurement à la réalisation de l'opération à laquelle elles se réfèrent est possible uniquement sur le fondement de l'article 90 de la directive TVA 2006/112/CE ;
- les remises conventionnelles " produits ", " ATU " et " post-ATU " issues des articles L.162-18 et L. 162-16-5-1 du code de la sécurité sociale n'ont ni la nature de sanctions financières ni celle d'impositions de toute nature mais résultent d'une démarche contractuelle, concrétisée par une convention négociée avec le comité économique des produits de santé (CEPS) ; elles doivent par ailleurs recevoir une qualification autonome pour la TVA, peu important donc celle retenue pour une autre imposition ;
- elles doivent dès lors être exclues de la base d'imposition à la TVA, car viennent minorer le chiffre d'affaires de la société ;
Par des mémoires en défense, enregistrés les 10 mai et 10 août 2021, le ministre de l'économie, des finances et de la relance (direction des grandes entreprises) conclut au non-lieu à statuer partiel et au rejet du surplus, dans le dernier état de ses écritures.
Il soutient que :
- il y a non-lieu à statuer à hauteur de 4 684 932 euros de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) au titre des années 2017 et 2018 ;
- la requête est forclose à hauteur de 1 082 209 euros au titre de la taxe sur la valeur ajoutée pour l'année 2016, sur le fondement de l'article R. 196-1 du livre des procédures fiscales, la TVA que la société estime collectée à tort en 2015 ne pouvant faire l'objet d'une réclamation contentieuse qu'au 31 décembre 2017, et cette dernière a seulement été déposée auprès de l'administration le 21 décembre 2018.
Par ordonnance du 12 avril 2021 la clôture d'instruction a été fixée au 18 mai 2021.
Par ordonnance du 11 mai 2021 la clôture d'instruction a été reportée au 28 juin 2021.
Par ordonnance du 29 juin 2021, l'instruction a été rouverte et la clôture d'instruction a été fixée au 1er septembre 2021.
Par ordonnance du 12 août 2021 la clôture d'instruction a été reportée au
22 septembre 2021.
Une mise en demeure a été adressée le 12 avril 2021 au ministre de l'économie, des finances et de la relance (direction des grandes entreprises).
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la directive 2006/112/CE du Conseil du 28 novembre 2006 relative au système commun de taxe sur la valeur ajoutée ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Iss, premier conseiller,
- les conclusions de M. Thobaty, rapporteur public,
- et les observations de Me Irigoyen, représentant la société Janssen Cilag.
Considérant ce qui suit :
1. La société Janssen Cilag a déposé le 21 décembre 2018 une réclamation contentieuse visant à solliciter la restitution de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) qu'elle estime avoir collectée à tort au titre des mois de septembre 2016, 2017 et 2018 à raison des remises " produits ", " ATU " et " post-ATU " consenties au profit du Comité économique des produits de santé (CEPS) en application des dispositions des articles L. 162-18 et L. 162-16-5-1 du code de la sécurité sociale, ce en considérant que l'ensemble de ces remises doivent être exclues de son chiffre d'affaires imposable à la TVA dans la mesure où elles constituent des réductions de prix au sens du 1° du II de l'article 267 du code général des impôts. Cette réclamation a fait l'objet d'une décision implicite de rejet de l'administration. Par la présente requête, la société Janssen Cilag demande, dans le dernier état de ses écritures, de prononcer le dégrèvement de la somme de 5 766 962 euros au titre de la taxe sur la valeur ajoutée acquittée au titre des remises " produits " et " ATU " et " post-ATU " au titre des exercices 2016, 2017 et 2018, dont 1 082 030 euros pour l'année 2016, 1 967 890 euros au titre de l'année 2017 et 2 717 042 euros au titre de l'année 2018, somme accompagnée du versement des intérêts moratoires prévus aux articles L. 207 et L. 208 du livre des procédures fiscales ;
Sur l'étendue du litige :
2. Par décisions des 10 mai et 9 août 2021, postérieure à l'introduction de la requête, l'administration a prononcé une restitution d'un montant de 4 684 932 euros de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) au titre des années 2017 et 2018, dont 1 967 890 euros au titre de l'année 2017 et 2 717 042 euros au titre de l'année 2018. Il suit de là que les conclusions à fin de remboursement sont, dans cette mesure, devenues sans objet, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'y statuer. Le montant restant en litige s'élève désormais à la somme de 1 082 030 euros de TVA au titre de l'année 2016.
Sur la fin de non-recevoir soulevée en défense :
3. Aux termes de l'article R* 196-1 du livre des procédures fiscales " Pour être recevables, les réclamations relatives aux impôts autres que les impôts directs locaux et les taxes annexes à ces impôts, doivent être présentées à l'administration au plus tard le 31 décembre de la deuxième année suivant celle, selon le cas : () b) Du versement de l'impôt contesté lorsque cet impôt n'a pas donné lieu à l'établissement d'un rôle ou à la notification d'un avis de mise en recouvrement / c) De la réalisation de l'événement qui motive la réclamation ".
4. L'administration fait valoir que pour la taxe sur la valeur ajoutée dont la société demande la restitution au titre de l'année 2015, la requête est forclose en ce que la réclamation contentieuse a été déposée le 21 décembre 2018, la situation de la société relevant du b) de l'article R* 196-1 sus-cité. La société requérante soutient au contraire que sa situation relève du c) de ces mêmes dispositions, en ce que le délai de réclamation ne peut courir qu'à compter du moment auquel le CEPS adresse le décompte définitif des remises à la société, soit en 2016 pour l'année 2015.
5. Tout d'abord, il est constant que la taxe sur la valeur ajoutée ne donne pas lieu à l'établissement d'un rôle ou à la notification d'un avis de mise en recouvrement. Ensuite, il résulte de l'instruction que les stipulations des conventions, avenants et annexes conclus entre la société requérante et le CEPS produits au dossier et applicables à l'année 2015 indiquent bien que les modalités de calcul des remises qui dépendent du volume de vente, du chiffre d'affaires hors taxe ou qui sont fixées de manière forfaitaire, ne peuvent être effectués qu'en fin d'année 2015, et que le versement de ces remises sera effectué dès réception de l'appel à contribution émanant de l'URSSAF territorialement compétent, ce qui a été effectué dans le cas d'espèce en septembre 2016. En conséquence, pour être recevable, la réclamation de la société requérante relative à la taxe sur la valeur ajoutée pour l'année 2015 devait être présentée au plus tard au 31 décembre 2018, et celle-ci a effectivement été présentée antérieurement, par une réclamation du 21 décembre 2018. Par suite, les conclusions de la société requérante visant à la restitution de la taxe sur la valeur ajoutée pour l'année 2016 pour un montant de 1 082 030 euros sont recevables.
Sur les conclusions à fin de décharge :
6. D'une part, aux termes du I de l'article 256 du code général des impôts : " Sont soumises à la taxe sur la valeur ajoutée les livraisons de biens et les prestations de services effectuées à titre onéreux par un assujetti agissant en tant que tel. ". Aux termes du 1 de l'article 266 du même code, transposant en droit interne l'article 11 de la 6ème directive 77/388/CEE repris à l'article 73 de la directive 2006/112/CE susvisée : " La base d'imposition est constituée : / a) Pour les livraisons de biens, les prestations de services et les acquisitions intracommunautaires, par toutes les sommes, valeurs, biens ou services reçus ou à recevoir par le fournisseur ou le prestataire en contrepartie de ces opérations, de la part de l'acheteur, du preneur ou d'un tiers, y compris les subventions directement liées au prix de ces opérations ()". L'article 267 du même code dispose que : " I. Sont à comprendre dans la base d'imposition : / 1° Les impôts, taxes, droits et prélèvement de toute nature à l'exception de la taxe sur la valeur ajoutée elle-même () Ne sont pas à comprendre dans la base d'imposition : / 1° Les escomptes de caisse, remises, rabais, ristournes et autres réductions de prix consenties directement aux clients ; () ".
7. D'autre part, aux termes de l'article 90 de la directive 2006/112/CE du Conseil du 28 novembre 2006 précitée : " 1. En cas d'annulation, de résiliation, de résolution, de non-paiement total ou partiel ou de réduction de prix après le moment où s'effectue l'opération, la base d'imposition est réduite à due concurrence dans les conditions déterminées par les États membres. / 2. En cas de non-paiement total ou partiel, les États membres peuvent déroger au paragraphe 1. ". Il résulte de ces dispositions, telles qu'interprétées par la Cour de justice de l'Union européenne dans son arrêt C-462/16 du 20 décembre 2017, que les remises accordées par une entreprise pharmaceutique à un organisme d'assurance-maladie entraînent une réduction de la base d'imposition en faveur de cette entreprise pharmaceutique lorsque cet organisme rembourse à ses assurés le prix d'achat des produits pharmaceutiques.
8. Enfin, aux termes de l'article L. 162-18 du code de la sécurité sociale alors applicable aux années en litige : " Les entreprises qui exploitent une ou plusieurs spécialités pharmaceutiques remboursables aux assurés sociaux peuvent s'engager collectivement par une convention nationale à faire bénéficier la caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés d'une remise sur tout ou partie du chiffre d'affaires de ces spécialités réalisé en France. / Elles peuvent s'engager individuellement par des conventions ayant le même objet. / Ces conventions, individuelles ou collectives, déterminent le taux de ces remises et les conditions auxquelles se trouve subordonné leur versement qui présente un caractère exceptionnel et temporaire. Elles peuvent notamment contribuer au respect d'objectifs relatifs aux dépenses de promotion des spécialités pharmaceutiques remboursables ou des médicaments agréés à l'usage des collectivités. / Ces conventions sont conclues entre, d'une part, le comité visé à l'article L. 162-17-3, et, d'autre part, soit une ou plusieurs des organisations syndicales nationales les plus représentatives de la profession, soit une entreprise. () Les remises sont recouvrées par les organismes mentionnés à l'article L. 213-1 désignés par le directeur de l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale () ". Aux termes de l'article L. 162-16-5-1 du code de la sécurité sociale applicable à l'année en litige : " Le laboratoire titulaire des droits d'exploitation d'un médicament bénéficiant d'une autorisation temporaire d'utilisation prévue à l'article L. 5121-12 du code de la santé publique ou pris en charge en application de l'article L. 162-16-5-2 déclare au comité économique des produits de santé le montant de l'indemnité maximale qu'il réclame aux établissements de santé pour le produit. En l'absence de laboratoire exploitant, toute pharmacie à usage intérieur intéressée à l'achat de ce médicament déclare au comité le montant de l'indemnité qui lui est réclamée pour acquérir le produit si cette indemnité n'a pas déjà fait l'objet d'une déclaration au comité. Le comité rend publiques ces déclarations. / Le laboratoire exploitant la spécialité ou, à défaut, les pharmacies à usage intérieur qui se sont procuré ce produit informent annuellement le comité économique du chiffre d'affaires correspondant à ces spécialités ainsi que du nombre d'unités fournies ou reçues. / Si le prix ou le tarif de remboursement fixé ultérieurement par le comité économique des produits de santé pour le médicament lors de son inscription au remboursement au titre d'une autorisation de mise sur le marché est inférieur au montant de l'indemnité déclarée au comité, le laboratoire reverse aux organismes mentionnés à l'article L. 213-1 désignés par le directeur de l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale, sous forme de remise, la différence entre le chiffre d'affaires facturé aux établissements de santé sur la base de l'indemnité et celui qui aurait résulté de la valorisation des unités vendues au prix ou au tarif de remboursement fixé par le comité. Le produit de cette remise est affecté aux régimes d'assurance maladie selon les règles prévues à l'article L. 138-8. ".
9. En l'espèce, il résulte de l'instruction et des dispositions sus-citées, du fait qu'il est constant que les remises conventionnelles en litige concernent des produits pharmaceutiques dont le prix d'achat est remboursé par les caisses d'assurance maladie à leurs assurés, et de ce qui a été indiqué au point 7, que, au titre des années 2015, les remises prévues aux articles 162-18 et 162-16-5-1 du code de la sécurité sociale et qui, postérieurement aux opérations de vente des spécialités pharmaceutiques par la société Janssen Cilag qui les produit, viennent réduire la contrepartie perçue par cette société, ne doivent pas être comprises dans sa base d'imposition à la taxe sur la valeur ajoutée. En outre, il résulte de l'instruction que pour les mois de septembre à décembre de l'année 2016, la société requérante a été effectivement débitrice de TVA à hauteur du montant d'au moins 1 082 030 euros.
10. Il résulte de tout ce qui précède que la société la société Janssen Cilag est fondée à demander la restitution d'un montant de 1 082 030 euros au titre de la TVA relative à l'année 2016.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
11. Dans les circonstances de l'espèce, il sera mis à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative au titre des frais exposés par la société requérante et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu à statuer sur les conclusions à fin de remboursement de la requête de la société Janssen Cilag à hauteur de 4 684 932 euros de taxe sur la valeur ajoutée au titre des années 2017 et 2018, dont 1 967 890 euros au titre de l'année 2017 et 2 717 042 euros au titre de l'année 2018.
Article 2 : La société Janssen Cilag est déchargée de la somme de 1 082 030 euros de taxe sur la valeur ajoutée au titre de l'année 2016.
Article 3 : L'Etat versera à la société Janssen Cilag la somme de 1 500 (mille cinq cents) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société Janssen Cilag et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique (direction des grandes entreprises).
Délibéré après l'audience du 9 juin 2022, à laquelle siégeaient :
- Mme Gosselin, président,
- M. Robbe, premier conseiller,
- M. Iss, premier conseiller.
Lu en audience publique le 20 juillet 2022.
Le rapporteur,
Signé
A. Iss
Le président,
Signé
C. Gosselin
La greffière,
Signé
St. Desplan
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2010075
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026