lundi 23 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2011574 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 24 octobre 2020, le 17 octobre 2021 et le 2 décembre 2022, Mme A C, représentée par Me Pitti-Ferrandi, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner l'université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis à lui verser la somme de 49 010 euros en réparation des préjudices matériels subis du fait de l'illégalité fautive entachant sa mise en disponibilité d'office par décision du 3 décembre 2019 et le refus implicite de congé de longue durée, la somme de 10 000 euros en réparation du préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence ainsi que la somme de 10 000 euros en réparation de son préjudice de carrière ;
2°) de mettre à la charge de l'université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis le versement de la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la décision du 3 décembre 2019 de mise en disponibilité d'office et de refus de placement en congé de longue durée est entachée d'une illégalité fautive, dès lors qu'elle a été prise par une autorité incompétente, qu'elle est entachée d'incompétence négative, l'université s'étant cru liée par l'avis du comité médical, qu'elle a été prise en méconnaissance des droits de la défense, qu'elle a été prise sans avoir été invitée à solliciter un reclassement, qu'elle est entachée d'un défaut de motivation, qu'elle est entachée d'erreur de droit et d'erreur d'appréciation ;
- elle a subi un préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence du fait de son placement à demi-traitement à compter du 1er septembre 2015, de la prolongation du demi traitement le 1er juin 2016 et de la privation de ses droits à congés annuels et à formation du fait de l'illégalité de l'arrêté la plaçant rétroactivement en disponibilité d'office ;
- elle a subi un préjudice du fait de son placement illégal à mi traitement alors qu'elle aurait dû être placée en congé de longue durée et de la perte de chance de percevoir une rémunération complète, qui s'élève à la somme de 45 690 euros ;
- elle a subi un préjudice du fait de la perte de chance d'obtenir un avancement et une promotion ainsi que sur les droits à pension évalué à la somme de 10 000 euros ;
- le mémoire en défense de l'université Paris 8 est irrecevable faute d'habilitation de sa présidente à représenter l'université en justice.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 13 novembre 2020, le 13 décembre 2021 et le 4 avril 2022, ce dernier mémoire n'ayant pas été communiqué, l'université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis, représentée par Me Moreau, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de Mme C la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les écritures sont recevables, la présidente ayant été habilitée à ester en justice ;
- la requête est irrecevable en raison de sa tardiveté ;
- les moyens invoqués relatifs à l'illégalité de la décision ne sont pas fondés ;
- le lien de causalité n'est pas établi ;
- en tout état de cause la faute de la victime atténue la responsabilité de l'université dès lors qu'en ne fournissant pas les certificats médicaux la requérante n'a pas mis en mesure le comité médical de se prononcer sur un congé de longue durée ;
- le préjudice moral n'est pas établi ;
- le préjudice matériel n'est pas établi dès lors qu'elle ne pouvait prétendre au bénéfice du congé de longue durée ;
- la perte de chance d'obtenir un avancement n'est pas établie dès lors que le placement en mise en disponibilité d'office rétroactivement lui est exclusivement imputable.
Par une décision du 21 septembre 2021, Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- l'ordonnance n° 2020-305 du 25 mars 2020 ;
- l'ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020 ;
- le décret n°85-986 du 16 septembre 1985 ;
;
- l'arrêté du 24 juillet 2017 portant délégation de pouvoirs aux présidents et directeurs des établissements publics d'enseignement supérieur relevant du ministre chargé de l'enseignement supérieur en matière de recrutement et de gestion de certains agents du ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de M. Cozic, rapporteur public,
- les observations de Me Morel, représentant Mme C ;
- et les observations de Me Ben-Hamouda, représentant l'université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, fonctionnaire du corps affectée à l'université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis, a été placée en congé de longue maladie pendant neuf mois du 1er septembre 2014 au 31 mai 2015 puis en congé de maladie ordinaire à compter du 1er septembre 2016, à plein traitement puis à demi-traitement à compter du mois de mars 2017. L'intéressée totalisant 1 337 jours de congé maladie ordinaire, induisant une absence de rémunération, l'université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis l'invitait par courrier du 20 mai 2019, à faire parvenir une demande de placement en congé de longue maladie et le cas échéant longue durée. Par une lettre du 4 juin 2019, Mme C a demandé à l'université de Paris 8 Vincennes - Saint-Denis le bénéfice d'un congé de longue maladie ou d'un congé de longue durée. Un refus implicite de sa demande est né du silence gardé sur celle-ci par l'université, qui a, par un arrêté du 3 décembre 2019, pris après avis du comité médical, décidé de placer Mme C en disponibilité d'office pour raison de santé du 1er juin 2016 au 31 mai 2019. Ces décisions ont toutefois été annulées par un jugement du tribunal administratif de Montreuil rendu le . Par la présente requête, Mme C demande au tribunal de condamner l'université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis à lui verser une somme globale de 69 010 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait de l'illégalité fautive entachant les décisions refusant l'octroi d'un congé de longue durée ou longue maladie et la plaçant en disponibilité d'office pour raison de santé.
Sur la recevabilité des écritures en défense :
2. Aux termes de l'article L. 712-2 du code de l'éducation : " () Le président assure la direction de l'université. A ce titre : / () 2° Il représente l'université à l'égard des tiers ainsi qu'en justice () ". L'article L. 712-3 du même code dispose que : " IV. - Le conseil d'administration détermine la politique de l'établissement. A ce titre : () 6° Il autorise le président à engager toute action en justice ".
3. Il résulte de ces dispositions que la représentation en justice de l'Université figure au nombre des compétences relevant du président. Ainsi, la présidente pouvait valablement représenter l'université pour défendre dans le cadre de la présente instance. Par suite, la fin de non-recevoir, tirée de l'irrecevabilité du mémoire en défense en ce qu'il aurait été signé par une autorité incompétente, doit être écartée.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne les illégalités fautives :
4. D'une part, ainsi qu'il a été jugé par le tribunal administratif de Montreuil, et contrairement à ce que soutient l'université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis qui se prévaut toujours de la légalité des décisions attaquées, les décisions contestées sont entachées d'illégalités au motif d'une part, de l'incompétence de la signataire de l'arrêté du 3 décembre 2019 en l'absence de preuve de la publication de la délégation de signature de la présidente de l'université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis à Mme D, directrice des ressources humaines de l'Université et d'autre part, du vice de procédure, faute d'information délivrée à l'intéressée relative à la possibilité pour elle de demander la communication de son dossier, préalablement à la séance du comité médical durant laquelle son dossier devait être examiné. Ces illégalités sont constitutives de fautes de nature à engager la responsabilité de l'université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis.
5. D'autre part, aux termes de l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat alors en vigueur : " Le fonctionnaire en activité a droit : ()2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Celui-ci conserve alors l'intégralité de son traitement pendant une durée de trois mois ; ce traitement est réduit de moitié pendant les neuf mois suivants. () / 3° A des congés de longue maladie d'une durée maximale de trois ans dans les cas où il est constaté que la maladie met l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions, rend nécessaire un traitement et des soins prolongés et qu'elle présente un caractère invalidant et de gravité confirmée. Le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement pendant un an ; le traitement est réduit de moitié pendant les deux années qui suivent. () / 4° A un congé de longue durée, en cas de tuberculose, maladie mentale, affection cancéreuse, poliomyélite ou déficit immunitaire grave et acquis, de trois ans à plein traitement et de deux ans à demi-traitement. Le fonctionnaire conserve ses droits à la totalité du supplément familial de traitement et de l'indemnité de résidence. () ". Aux termes de l'article 51 de cette même loi : " () La disponibilité est prononcée, soit à la demande de l'intéressé, soit d'office à l'expiration des congés prévus aux 2°, 3° et 4° de l'article 34. () ". Aux termes du premier alinéa de l'article 63 de la même loi : " Lorsque les fonctionnaires sont reconnus, par suite d'altération de leur état physique, inaptes à l'exercice de leurs fonctions, le poste de travail auquel ils sont affectés est adapté à leur état physique. Lorsque l'adaptation du poste de travail n'est pas possible, ces fonctionnaires peuvent être reclassés dans des emplois d'un autre corps s'ils ont été déclarés en mesure de remplir les fonctions correspondantes ". Aux termes de l'article 43 du décret du 16 septembre 1985 relatif au régime particulier de certaines positions des fonctionnaires de l'Etat, à la mise à disposition, à l'intégration et à la cessation définitive de fonctions dans sa version applicable : " La mise en disponibilité ne peut être prononcée d'office qu'à l'expiration des droits statutaires à congés de maladie () et s'il ne peut, dans l'immédiat, être procédé au reclassement du fonctionnaire (). La durée de la disponibilité prononcée d'office ne peut excéder une année. Elle peut être renouvelée deux fois pour une durée égale. Si le fonctionnaire n'a pu, durant cette période, bénéficier d'un reclassement, il est, à l'expiration de cette durée, soit réintégré dans son administration s'il est physiquement apte à reprendre ses fonctions, soit, en cas d'inaptitude définitive à l'exercice des fonctions, admis à la retraite () ".
6. Il ressort des pièces du dossier que pour refuser le placement en congé de longue maladie de l'intéressée, l'université s'est fondée sur l'avis du 26 novembre 2019 par lequel le comité médical, en indiquant qu'il ne disposait pas d'élément suffisant, a nécessairement estimé qu'il ne disposait pas d'éléments suffisants pour qualifier sa pathologie de " maladie grave et invalidante ", au sens et pour l'application des dispositions précitées et pour se prononcer ainsi en faveur d'un congé de longue maladie, et ce alors même que la requérante a été postérieurement reconnue inapte à exercer toutes fonctions. Si la requérante soutient que le refus de la placer en congé de longue maladie est insuffisamment motivé, elle n'établit ni même n'allègue avoir demandé la communication des motifs de cette décision implicite de rejet et ne peut dès lors se prévaloir de l'insuffisante motivation de cette décision. Si la requérante conteste l'appréciation portée sur son état de santé par l'université, laquelle ne s'est pas estimée liée par l'avis du comité médical, les pièces produites, constituées de certificats médicaux datant de 2015 à 2017 faisant état de ce qu'elle souffre et de la nécessité de renouveler systématiquement son congé pour une durée de trois mois, d'un certificat d'un du 26 mars 2019 qui se borne à indiquer qu'elle souffre qui s'améliore progressivement sous médicament et d'un certificat du 13 février 2020, établi postérieurement à l'avis du comité médical, indiquant que l'état de la maladie exige un repos pendant deux semaines, ne suffisent pas à établir le caractère invalidant de la pathologie de la requérante et l'impossibilité pour cette dernière d'exercer ses fonctions durant la période pour laquelle elle a été placée rétroactivement en disponibilité d'office, et à remettre ainsi en cause l'appréciation portée par l'université sur le caractère invalidant et de gravité de sa maladie. Si la requérante se prévaut également de l'erreur de droit qui aurait découlé de cette erreur d'appréciation, tirée de la méconnaissance des dispositions des articles 51 et 34 précités de la loi du 11 janvier 1984, au motif que le droit à congé maladie n'avait pas expiré et qu'elle ne pouvait dès lors pas être placée en disponibilité d'office, il résulte de ce qui vient d'être dit que les décisions attaquées ne sont pas entachées d'une erreur d'appréciation de sorte que l'erreur de droit invoquée doit être écartée. Enfin, Mme C ne peut utilement soutenir que la décision la plaçant en disponibilité d'office serait irrégulière faute d'avoir été précédée d'une invitation de l'intéressée à solliciter un reclassement dès lors qu'elle n'a pas été déclarée inapte à l'exercice de ses fonctions préalablement à la décision de mise en disponibilité d'office, laquelle n'est intervenue qu'à titre rétroactif pour régulariser sa situation. Il résulte de ce qui précède que les moyens tirés du défaut de motivation de la décision implicite rejetant la demande de congé de longue durée, de la compétence liée, de l'erreur d'appréciation de son état de santé, de ce que la mise en disponibilité d'office a été décidée sans qu'elle n'ait été préalablement invitée à solliciter un reclassement et de ce que cette décision méconnait les dispositions des articles 51 et 34 précités de la loi du 11 janvier 1984 ne sont pas fondés.
7. Ainsi, il résulte de l'instruction que la requérante est seulement fondée à soutenir que les décisions litigieuses sont entachées d'un vice d'incompétence et d'un vice de procédure.
En ce qui concerne le lien de causalité :
8. Si toute illégalité constitue une faute, celle-ci n'ouvre pas droit à indemnisation lorsque les circonstances de l'espèce étant de nature à justifier légalement la décision, les préjudices allégués ne peuvent être regardés comme la conséquence du vice dont cette décision est entachée.
9. Concernant l'incompétence, il ne résulte pas de l'instruction qu'une décision différente aurait été prise si la signataire avait disposé d'une délégation de signature régulière. Concernant le vice de procédure tiré de l'absence d'information de la possibilité pour la requérante de demander la communication de son dossier médical, il ne résulte pas de l'instruction qu'en respectant une procédure régulière, l'université aurait pu ne pas prendre la même décision, dès lors qu'il ne résulte pas des éléments exposés au point 6 ci-dessus que les documents médicaux dont disposait Mme C étaient de nature à remettre en cause l'appréciation qui a été faite sur le caractère de gravité et invalidant de sa pathologie.
10. Il résulte de ce qui précède que le lien de causalité direct et certain entre les illégalités fautives dont sont entachées les décisions litigieuses et les préjudices qu'elle estime avoir subis n'est pas établi. Par suite, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, les conclusions de Mme C tendant à l'indemnisation des préjudices que lui auraient causés ces décisions ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme C une somme à verser à l'université Paris 8 Vincennes -Saint-Denis sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de l'université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C, Me Pitti-Ferrandi et à l'université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis.
Délibéré après l'audience du 16 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Ribeiro-Mengoli, présidente,
Mme Lunshof, première conseillère,
Mme Courneil, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 janvier 2023.
La rapporteure,
M. B
La présidente,
N. Ribeiro-Mengoli La greffière,
P. Demol
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026