lundi 13 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2012300 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre (JU) |
| Avocat requérant | MOUTOUSSAMY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 10 novembre 2020 et 27 janvier 2023, Mme C D, représentée par Me Moutoussamy demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler la décision implicite de rejet du recours qu'elle a exercé le 21 juillet 2020 contre la décision du 11 mai 2020 par laquelle la caisse des allocations familiales de la Seine-Saint-Denis lui demande le remboursement d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) et de prime exceptionnelle de fin d'année d'un montant de 18 501 euros ;
3°) d'enjoindre au département de la Seine-Saint-Denis de la rétablir rétroactivement dans ses droits ;
4°) de mettre à la charge du département de la Seine-Saint-Denis la somme de 900 euros sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Elle soutient que :
- il y a lieu de statuer malgré le rétablissement de ses droits puisque la décision attaquée a reçu un début d'exécution ;
- la procédure contradictoire a été méconnue ;
- la levée de la prescription biennale n'est pas justifiée dès lors que l'administration ne prouve pas la mauvaise foi et la fraude ;
- le versement du revenu de solidarité active constitue une garantie constitutionnelle ;
- il appartient à l'administration de justifier l'absence de résidence stable en France sur laquelle elle s'est fondée pour prendre la décision attaquée ;
- elle produit des justificatifs permettant de prouver sa résidence stable en France.
Par un mémoire en défense enregistré le 13 janvier 2023, la caisse des allocations familiale (CAF) de Seine-Saint-Denis conclut à ce qu'il n'y a plus lieu de statuer sur une partie des conclusions, au rejet du surplus de la requête et demande à titre reconventionnel la condamnation de Mme D au remboursement de la somme de 13 954,50 euros au titre du revenu de solidarité active et de la prime exceptionnelle de fin d'année.
Elle soutient que :
- par une décision du 9 octobre 2020, elle a rétabli Mme D dans ses droits au RSA au titre des mois au cours desquels elle avait résidé en France, à savoir, au titre des mois d'août 2017 à février 2018 et de juin à juillet 2018 ;
- au titre des autres périodes, l'indu est justifié ;
- en ne déclarant pas son changement de situation, elle a fraudé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Montreuil a désigné Mme B pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative, selon la procédure prévue par cet article.
La magistrate désignée a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties de l'audience du 16 janvier 2023.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B qui a informé les parties que les conclusions reconventionnelles formulées par le CAF étaient irrecevables ;
- les observations de Mme A pour la caisse des allocations familiales de Seine-Saint-Denis.
Mme D n'était ni présente ni représentée.
L'affaire a été renvoyée à une nouvelle audience.
Les parties ont été régulièrement averties de l'audience du 30 janvier 2023.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B ;
- les observations de Mme A pour la caisse des allocations familiales de Seine-Saint-Denis.
Mme D n'était ni présente ni représentée.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D est allocataire de revenu de solidarité active. A la suite d'un contrôle, la caisse des allocations familiales de Seine-Saint-Denis lui a demandé de rembourser un indu de revenu de solidarité active et de prime exceptionnelle de fin d'année d'un montant de 18 501,80 euros par une décision du 11 mai 2020. Mme D a exercé auprès du président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis un recours contre cette décision par un courrier du 27 juillet 2020. En l'absence de réponse, une décision implicite de rejet est née, dont Mme D demande l'annulation.
Sur les conclusions tendant à l'admission à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président. ". Aux termes de l'article 61 du décret du 28 décembre 2020 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et relatif à l'aide juridictionnelle et à l'aide à l'intervention de l'avocat dans les procédures non juridictionnelles : " L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué ".
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'admettre Mme D au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur l'exception de non-lieu partiel opposée par la caisse des allocations familiales :
4. Il résulte de l'instruction que par décision du 11 mai 2020 contre laquelle le recours exercé par Mme D a été rejeté, la CAF a mis à sa charge un indu de RSA et de prime exceptionnelle de fin d'année de 18 501,80 euros au titre de la période courant à compter du mois de mars 2017. Puis, par une décision du 9 octobre 2020 postérieure à l'enregistrement de la requête, la CAF a rétabli Mme D dans ses droits à RSA au titre des mois d'août 2017 à février 2018, puis des mois de juin à juillet 2018 dans la mesure où l'intéressée justifiait de sa résidence en France. Ainsi, au titre de ces périodes, Mme D a obtenu satisfaction, ce qu'elle ne conteste pas. Il s'ensuit que l'exception de non-lieu partiel soulevé par la CAF doit être accueilli et qu'il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation formulées par Mme D en tant que la décision d'indu attaquée porte sur les périodes des mois d'août 2017 à février 2018, puis des mois de juin à juillet 2018.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
5. Lorsque le recours dont est saisi le juge administratif est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de revenu de solidarité active ou d'aide exceptionnelle de fin d'année, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu.
6. En premier lieu, la décision par laquelle l'autorité administrative procède à la récupération des sommes indûment versées au titre de l'allocation de revenu de solidarité active est au nombre des décisions imposant une sujétion et doit, par suite, être motivée en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Il résulte toutefois des dispositions du chapitre II du titre VI du livre II du code de l'action sociale et des familles, et en particulier des articles L. 262-46 et suivants, que le législateur a entendu, par ces dispositions, déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises les décisions relatives au revenu de solidarité active. L'allocataire peut ainsi faire valoir ses observations en exerçant devant le président du conseil départemental le recours administratif préalable obligatoire, à caractère suspensif, mentionné à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, dans les conditions prévues par les dispositions réglementaires du même code. Dès lors, l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, qui fixe des règles générales de procédure applicables aux décisions devant être motivées en vertu des dispositions précitées, ne saurait être utilement invoqué à l'encontre d'une décision de répétition d'un indu d'allocation de revenu de solidarité active.
7. A supposer que Mme D doive être regardée comme soulevant un moyen tiré de la méconnaissance de la procédure contradictoire, il est constant qu'elle a exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles qui lui a permis de faire valoir ses observations. Son moyen doit par suite être écarté.
8. En deuxième lieu, les droits constitutionnels s'exercent dans le cadre des dispositions législatives et réglementaires qui les régissent. Dès lors que Mme D n'établit pas que le code de l'action sociale et des familles n'aurait pas été régulièrement appliqué, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 11 du préambule de la constitution du 27 octobre 1946 doit être écarté.
9. En troisième lieu, aux termes du premier alinéa de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active. ". Par ailleurs, aux termes du premier alinéa de l'article L. 262-2 de ce code : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un revenu garanti, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre ". Aux termes de l'article R. 262-5 du même code : " Pour l'application de l'article L. 262-2, est considérée comme résidant en France la personne qui y réside de façon permanente ou qui accomplit hors de France un ou plusieurs séjours dont la durée de date à date ou la durée totale par année civile n'excède pas trois mois. Les séjours hors de France qui résultent des contrats mentionnés aux articles L. 262-34 ou L. 262-35 ou du projet personnalisé d'accès à l'emploi mentionné à l'article L. 5411-6-1 du code du travail ne sont pas pris en compte dans le calcul de cette durée. / En cas de séjour hors de France de plus de trois mois, l'allocation n'est versée que pour les seuls mois civils complets de présence sur le territoire ". Enfin, aux termes de l'article R. 262-37 du même code : " Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments. ".
10. Il résulte de ces dispositions que, pour bénéficier de l'allocation de revenu de solidarité active, une personne doit remplir la condition de ressources qu'elles mentionnent et résider en France de manière stable et effective. Pour apprécier si cette seconde condition est remplie, il y a lieu de tenir compte de son logement, de ses activités, ainsi que de toutes les circonstances particulières relatives à sa situation, parmi lesquelles le nombre, les motifs et la durée d'éventuels séjours à l'étranger et ses liens personnels et familiaux. La personne qui remplit les conditions pour bénéficier de l'allocation de revenu de solidarité active a droit, lorsqu'elle accomplit hors de France un ou plusieurs séjours dont la durée de date à date ou la durée totale par année civile n'excède pas trois mois, au versement sans interruption de cette allocation. En revanche, lorsque ses séjours à l'étranger excèdent cette durée de trois mois, le revenu de solidarité active ne lui est versé que pour les mois civils complets de présence en France. En toute hypothèse, le bénéficiaire du revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation, outre l'ensemble des ressources dont il dispose, sa situation familiale et tout changement en la matière, toutes informations relatives au lieu de sa résidence, ainsi qu'aux dates et motifs de ses séjours à l'étranger lorsque leur durée cumulée excède trois mois.
11. Par la décision du 11 mai 2020 confirmée par la décision implicite de rejet du recours administratif préalable obligatoire, la CAF a demandé le remboursement des sommes perçues au titre du RSA et de la prime exceptionnelle de fin d'année à compter du mois de mars 2017, au motif qu'il résultait d'un contrôle au cours duquel l'intéressée a présenté son passeport algérien qu'elle avait effectué plusieurs séjours à l'étranger au cours des périodes du 3 mars au 28 mai 2017, puis du 6 juin au 11 juillet 2017, puis du 14 mars au 9 avril 2018, puis du 2 au 19 mai 2018, puis du 12 août 2018 au 2 avril 2019, puis du 23 avril au 20 septembre 2019, puis du 9 octobre 2019 au 28 février 2020. Par sa décision du 9 octobre 2020, la CAF a rétabli Mme D dans ses droits à RSA au titre des mois d'août 2017 à février 2018 ainsi que des mois de juin à juillet 2018 dans la mesure où il résulte des mentions précitées de son passeport qu'elle a résidé en France au cours de ces mois civils complets. Les factures d'opticien ainsi que les documents médicaux versés par Mme D au dossier ne permettent pas de remettre en cause qu'elle ne séjournait pas en France au cours des périodes au titre desquelles la CAF a maintenu les indus de RSA. Il s'ensuit que le moyen tiré par la requérante de ce que l'indu mis à sa charge ne serait pas justifié dans la mesure où l'administration n'établit pas qu'elle n'était pas présente en France doit être écarté.
12. En dernier lieu, Aux termes de l'article L. 262-45 du code de l'action sociale et des familles : " L'action en vue du paiement du revenu de solidarité active se prescrit par deux ans. Cette prescription est également applicable, sauf en cas de fraude ou de fausse déclaration, à l'action intentée par l'organisme chargé du service du revenu de solidarité active ou le département en recouvrement des sommes indûment payées. () ".
13. Alors qu'il résulte de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles que le versement du RSA est conditionné par la résidence stable et effective de l'allocataire en France et de l'article R. 262-37 du même code que l'allocataire est tenu de faire connaître tout changement relatif à sa résidence, la CAF expose en défense qu'à chaque déclaration trimestrielle, Mme D s'est gardée de déclarer ses séjours à l'étranger et a systématiquement coché la case correspondant à l'absence de changement de situation. Il résulte par ailleurs de l'instruction que lors du premier rendez-vous de Mme D avec l'agent de contrôle, l'intéressée a présenté son passeport français plutôt que son passeport algérien sur lequel figure les dates d'entrée et de sortie du territoire français. Dans ces conditions, Mme D ne peut valablement soutenir que la présentation du formulaire de déclaration trimestrielle ne l'avait pas mise à même de déclarer ses séjours à l'étranger et que sa mauvaise foi ne serait pas établie. Il s'ensuit que la fraude est suffisamment caractérisée et que le moyen tiré par la requérante de ce que la levée de la prescription biennale ne serait pas justifiée doit être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède qu'il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation formulées par Mme D en tant que la décision d'indu de RSA attaquée porte sur les périodes des mois d'août 2017 à février 2018 ainsi que des mois de juin à juillet 2018 et que le surplus des conclusions à fin d'annulation doit être rejeté. Les conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées par voie de conséquence.
Sur les conclusions reconventionnelles de la caisse des allocations familiales :
15. Aux termes de l'article L 161-1-5 du code de la sécurité sociale : " Pour le recouvrement d'une prestation indûment versée et sans préjudice des articles L. 133-4 du présent code et L. 725-3-1 du code rural et de la pêche maritime, le directeur d'un organisme de sécurité sociale peut, dans les délais et selon les conditions fixés par voie réglementaire, délivrer une contrainte qui, à défaut d'opposition du débiteur devant la juridiction compétente, comporte tous les effets d'un jugement et confère notamment le bénéfice de l'hypothèque judiciaire. ".
16. Ces dispositions, qui investissent les directeurs des caisses d'allocations familiales du pouvoir de recouvrer directement, par voie de contrainte, les sommes indûment versées au titre de la prime d'activité aux allocataires, font obstacle à ce que la condamnation de ceux-ci au reversement desdites sommes puisse être demandée au juge administratif. Par suite, les conclusions reconventionnelles présentées par la caisse d'allocations familiales de Seine-Saint-Denis, dont le directeur a la possibilité d'émettre un titre exécutoire, doivent être rejetées comme irrecevables.
Sur les frais d'instance :
17. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de Mme D présentées sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E:
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation formulées par Mme D en tant que la décision d'indu de RSA attaquée porte sur les périodes des mois d'août 2017 à février 2018 ainsi que des mois de juin à juillet 2018.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Les conclusions reconventionnelles de la caisse des allocations familiales de Seine-Saint-Denis sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme C D, au département de la Seine-Saint-Denis et à Me Moutoussamy.
Copie-en sera adressée à la caisse d'allocations familiales de Seine-Saint-Denis.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 février 2023.
La magistrate désignée,
M. B
La greffière,
A. Macaronus
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026