mardi 21 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2012574 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 10ème chambre |
| Avocat requérant | ISAIA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés 16 novembre 2020, le 8 juin 2022 et le 21 décembre 2022, M. A B représenté par Me Isaia, demande au Tribunal :
1°) d'annuler, pour excès de pouvoir, la décision du 31 juillet 2020, par laquelle la directrice des impôts des non-résidents lui a refusé l'octroi du sursis de paiement sur option résultant du transfert de son domicile fiscal en Suisse en application de l'article 167 bis du code général des impôts ;
2°) d'enjoindre à la directrice des impôts des non-résidents de lui accorder le sursis de paiement sur les plus-values latentes générées sur son capital lors de son départ en Suisse ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il a déposé sa déclaration n° 2074-ETD hors les délais prévus par l'article 91 duodecies du code général des impôts, dès lors qu'il ne disposait pas d'une connexion Internet et ne pouvait avoir accès au formulaire en ligne ;
- ce dispositif est contraire à l'article 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et au principe de libre circulation garantis par le traité sur le fonctionnement de l'Union Européenne et par l'accord de libre circulation des personnes du 21 juin 1999 ;
- il peut bénéficier d'un droit à l'erreur, dès lors qu'il se trouve dans les conditions d'application d'un acte anormal de gestion ;
- il peut bénéficier d'un sursis de plein droit, dès lors que la Suisse a conclu avec la France une convention d'assistance administrative et une convention d'assistance mutuelle en matière de recouvrement.
Par deux mémoires en défense, enregistré le 25 mars 2022,le 14 octobre 2022 et le 26 janvier 2023, la directrice des impôts des non-résidents conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Par un mémoire enregistré le 25 janvier 2023, Me Isaia, en qualité de mandataire de feu M. B, déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Par une ordonnance du 11 janvier 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 27 janvier 2023.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord de libre circulation des personnes entre la Suisse et l'Union européenne du 21 juin 1999 ;
- le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne ;
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Fabre, conseillère,
- les conclusions de M. Noël, rapporteur public,
Considérant ce qui suit :
1. Par un mémoire en date du 25 janvier 2023, Me Isaia, en qualité de mandataire de feu M. B, déclare se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de M. B.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Me Isaia, en sa qualité de mandataire de feu M. A B, et à la directrice chargée de la direction des impôts des non-résidents.
Délibéré après l'audience du 7 février 2023 où siégeaient :
M. Auvray, président,
Mme Syndique, première conseillère
Mme Fabre, conseillère,
Rendu public par mise à disposition du greffe le 21 février 2023.
La rapporteure,
A.-L. Fabre Le président,
B. Auvray
Le greffier,
S. Werkling
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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N°2012574
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026