LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2013001

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2013001

mardi 20 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2013001
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantC/M/S/ BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 25 novembre 2020, la SAS Concessions Gares France, représentée par Me Bussac, demande au tribunal :

1°) la restitution partielle des impositions primitives de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, de taxe additionnelle à cette dernière et de frais de gestion qu'elle a initialement acquittées au titre des années 2015, 2016, 2017 et 2018 ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient, dans le dernier état de ses dernières écritures, que :

- qu'elle a commis une erreur dans le calcul de la valeur ajoutée ayant servi de base à la CVAE qu'elle a déclarée, en omettant de distinguer, au sein des conventions de location d'emplacements commerciaux dans l'enceinte des gares Montparnasse, du Nord, La Défense, Lyon Part-Dieu, Lyon Perrache, Toulouse-Matabiau et Valence, la part rémunérant la mise à disposition d'une immobilisation corporelle, non déductible, de celle déductible correspondant à l'élément incorporel de présentation d'une clientèle captive ;

- elle a fait procéder à une évaluation par le cabinet Robine et associés de la part de loyers représentative de l'élément incorporel correspondant au flux de clientèle, qui a été évaluée entre 8,5 % et 13 % selon les gares.

Par un mémoire en défense enregistré le 11 juin 2021, la directrice chargée de la direction des grandes entreprises conclut au rejet de la requête en soutenant que la société requérante a refusé de communiquer les contrats permettant de justifier que la société a repris les contrats passés entre la SNCF et les sociétés absorbées par la société Concession Gares France et qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Thobaty, premier conseiller,

- les conclusions de M. Iss, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. La SAS Concessions Gares France, anciennement dénommée Elior Concessions Gare, qui a pour activité l'exploitation de points de vente de restauration, dans le cadre de contrats de concession situées dans l'enceinte de la gare RER de La Défense et des gares ferroviaires de Paris Nord, Paris Montparnasse, Paris Gare de Lyon, Lyon Part-Dieu, Lyon Perrache, Toulouse-Matabiau et Valence TGV, a primitivement acquitté la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, la taxe additionnelle et les frais de gestion au titre des années 2015, 2016, 2017 et 2018, conformément à ses déclarations, en ne déduisant pas, dans le calcul de sa valeur ajoutée, les loyers et redevances versés en exécution de ces conventions. Estimant qu'une partie de ces sommes n'a pas pour contrepartie la mise à disposition de biens corporels et est, par suite, déductible à ce titre, la SAS Concessions Gares France demande au tribunal de lui accorder la restitution partielle corrélative de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, de la taxe additionnelle à cette dernière et des frais de gestion initialement acquittés au titre de ces années.

2. Aux termes de l'article 194-1 du livre des procédures fiscales : " Lorsque, ayant donné son accord à la rectification ou s'étant abstenu de répondre dans le délai légal à la proposition de rectification, le contribuable présente cependant une réclamation faisant suite à une procédure contradictoire de rectification, il peut obtenir la décharge ou la réduction de l'imposition, en démontrant son caractère exagéré. / Il en est de même lorsqu'une imposition a été établie d'après les bases indiquées dans la déclaration souscrite par un contribuable ou d'après le contenu d'un acte présenté par lui à la formalité de l'enregistrement ". Dès lors que la société requérante demande une décharge d'impositions établies d'après les bases indiquées dans les déclarations qu'elle a souscrites, il lui appartient de démontrer le caractère exagéré de ces impositions.

3. Aux termes du 4 du I de l'article 1586 sexies du code général des impôts : " La valeur ajoutée est égale à la différence entre : / a) D'une part, le chiffre d'affaires tel qu'il est défini au 1 () / b) Et, d'autre part : () / - les services extérieurs diminués des rabais, remises et ristournes obtenus, à l'exception des loyers ou redevances afférents aux biens corporels pris en location ou en sous-location pour une durée de plus de six mois ou en crédit-bail ainsi que les redevances afférentes à ces biens lorsqu'elles résultent d'une convention de location-gérance () ". Il résulte de ces dispositions que ne sont pas déductibles du chiffre d'affaires, pour le calcul de la valeur ajoutée servant de base à la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, et partant, pour le calcul de la taxe additionnelle et des frais de gestion, les charges qui ont pour contrepartie la mise à disposition de biens corporels pris, soit en location ou en sous-location pour une durée de plus de six mois, soit en crédit-bail, soit en location-gérance.

4. La SAS Concessions Gares France soutient que les loyers qu'elle a versés au concédant des gares ferroviaires et RER concernés comprennent pour partie, outre la rémunération des locaux constituant des biens corporels, des droits afférents à des éléments incorporels qui sont déductibles de la valeur ajoutée dans les bases de calcul de la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises par application du b) du 4 du I de l'article 1586 sexies du code général des impôts.

5. Il résulte de l'instruction que la SAS Concessions Gares France n'a pas produit les contrats par laquelle ces locaux situés dans l'enceinte de gares lui ont été concédés, malgré une demande de renseignements adressée le 11 février 2020 par l'administration en vue de la communication des contrats entre la société SAS Concessions Gares France et la SNCF ou d'un avenant justifiant de la poursuite des contrats conclus avec les précédentes sociétés concessionnaires de ces locaux. Pour établir l'existence d'une part des loyers rémunérant des éléments incorporels, la société requérante se prévaut des conclusions d'une étude du 28 juin 2016 commanditée auprès d'un expert immobilier qui indique que le niveau du loyer pourrait être regardé comme prenant pour partie en compte l'avantage tiré de l'accès à une clientèle captive présente dans certaines zones de ces enceintes ferroviaires. Cependant, d'une part, la société requérante n'a pas produit les contrats de concession ou sous-concession qui fixent les loyers concernés et leur objet et, d'autre part, cette étude se fonde sur analyse économique comparative des montants des loyers, sans préciser la date, les parties et les clauses de contrats précisément désignés. Dans ces conditions, la société requérante n'établit pas que les loyers en cause auraient partiellement pour objet la rémunération d'un actif incorporel. Par suite, la société requérante n'apporte pas la preuve, qui lui incombe, de l'exagération des bases d'imposition qu'elle a initialement déclarées.

6. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin de décharge de la SAS Concessions Gares France doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent également être rejetées.

D E C I D E

Article 1er : La requête de la SAS Concessions Gares France est rejetée.

Article 2: Le présent jugement sera notifié à la SAS Concessions Gares France et à la directrice chargée de la direction des grandes entreprises.

Délibéré après l'audience du 1er décembre 2022, à laquelle siégeaient :

- M. Toutain, président,

- M. Thobaty, premier conseiller,

- M. Puechbroussou, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 décembre 2022.

Le rapporteur,

Signé

G. Thobaty

Le président,

Signé

E. Toutain

La greffière,

Signé

S. Desplan

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions