LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2013325

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2013325

mercredi 11 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2013325
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation5ème chambre
Avocat requérantWALGENWITZ AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un jugement du tribunal administratif de Montreuil n° 1801123 du 7 décembre 2018, la tribunal a, sur la requête de Mme A C, annulé la décision implicite de la commune de Bagnolet rejetant sa demande de remise gracieuse, accordé à celle-ci une remise partielle de sa dette consécutive à un indu d'allocation d'aide au retour à l'emploi d'un montant 17 278,72 euros, mis à la charge de la commune de Bagnolet une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et rejeté le surplus des conclusions de la requête de Mme C.

Par une décision n° 430512 du 27 novembre 2020, le Conseil d'Etat statuant au contentieux, saisi d'un pourvoi présenté pour Mme C, a annulé le jugement du tribunal administratif de Montreuil n° 1801123 du 7 décembre 2018 en tant qu'il rejette le surplus de la demande de remise gracieuse présentée par Mme C et a renvoyé l'affaire au tribunal dans cette mesure.

Par un mémoire en défense enregistré le 19 juillet 2023, la commune de Bagnolet, représentée par la Selarl Jean-Pierre et Walgenwitz Avocats associés, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de Mme C en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La commune fait valoir que la demande de Mme C est infondée dans la mesure où, d'une part, elle ne pouvait lui accorder une remise de dette sans méconnaître les règles de la comptabilité publique, d'autre part, sa créance est parfaitement justifiée puisque la requérante ne conteste pas et ne pouvait ignorer n'avoir droit qu'à une durée d'indemnisation chômage de 367 jours, enfin, l'intéressée ne démontre pas que sa situation de précarité actuelle ne lui permet pas de procéder au remboursement de sa dette.

Vu l'entier dossier n° 1801123 et les autres pièces du dossier n° 2013325.

Vu :

- le code du travail ;

- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;

- la convention du 14 mai 2014 relative à l'indemnisation du chômage ;

- le règlement général annexé à la convention du 14 mai 2014 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Baffray,

- les conclusions de Mme Parent, rapporteure publique,

- et les observations de Mme C.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application des dispositions de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A C a été recrutée par la commune de Bagnolet en qualité d'agent non titulaire exerçant les fonctions de directrice de communication pour une durée d'un an à compter du 1er juillet 2013. Après avoir été, par un courrier du 7 avril 2014, avertie que son contrat prendrait fin à son terme le 30 juin 2014, Mme C a été informée par décision du 23 juillet 2014 qu'elle pourrait bénéficier du versement de l'allocation d'aide au retour à l'emploi pour une période de 730 jours, soit jusqu'en juillet 2016. Toutefois, par courrier du 3 mars 2017, le maire de la commune de Bagnolet lui a indiqué qu'elle avait perçu à tort les allocations d'aide au retour à l'emploi du 11 juillet 2015 au 7 juillet 2016 pour un montant de 34 557,44 euros et, par un titre de titre de recettes émis le 29 juin 2017 et un avis des sommes à payer adressé le 9 août 2017, la commune de Bagnolet lui a réclamé la somme de 34 557,44 euros au titre d'un trop perçu d'indemnités chômage. Par un courrier du 6 octobre 2017, Mme C a sollicité la remise gracieuse de cette dette. Une décision implicite de rejet est née du silence gardé par la commune de Bagnolet pendant un délai de deux mois. Mme C a saisi le tribunal à fin d'annulation de cette décision implicite rejetant sa demande de remise de dette et devant être regardée comme tendant à la remise gracieuse de sa dette.

2. Par un jugement n° 1801123 du 7 décembre 2018, le tribunal a annulé la décision implicite de la commune de Bagnolet rejetant la demande de remise gracieuse de Mme C, accordé une remise partielle de sa dette consécutive à un indu d'allocation d'aide au retour à l'emploi d'un montant 17 278,72 euros et mis à la charge de la commune de Bagnolet une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Par une décision du 27 novembre 2020, le Conseil d'Etat a, pour un motif d'irrégularité, annulé ce jugement en tant qu'il n'a pas fait entièrement droit à sa demande de remise gracieuse et renvoyé l'affaire au tribunal dans cette mesure.

Sur le surplus des conclusions tendant à la remise gracieuse de dette :

3. D'une part, la décision évoquée ci-dessus du Conseil d'Etat ne renvoyant le jugement de l'affaire qu'en tant que le tribunal a rejeté le surplus des conclusions à fin de remise gracieuse présentées par Mme C, il y a lieu de statuer uniquement sur sa demande tendant à une remise gracieuse de sa dette au-delà de 17 278,72 euros.

4. D'autre part, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux de l'aide sociale d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise ou une réduction supplémentaire.

5. S'il résulte des éléments des dossiers que le versement à Mme C d'indus d'allocation d'aide au retour à l'emploi est imputable à une erreur de la commune de Bagnolet dans le calcul de ses droits à indemnisation, il n'apparaît pas, en l'état de l'instruction et au regard des seules pièces produites par la requérante, à savoir sa déclaration des revenus de l'année 2017 ou de l'attestation de paiement de la caisse d'allocation familiale du Val d'Oise établie le 23 octobre 2018, que celle-ci, bien qu'elle soit de bonne foi, serait, à la date de la présente décision, dans une situation de précarité justifiant une remise gracieuse supérieure à 50 % de sa dette à l'égard de la commune de Bagnolet, soit à hauteur de 17 278,72 euros.

6. Par suite, Mme C n'est pas fondée à demander une remise de sa dette au-delà de la somme de 17 278,72 euros.

Sur les conclusions de la commune de Bagnolet tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

7. Ces dispositions font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de Mme C, qui ne peut être regardée comme la partie perdante, une somme au titre des frais exposés par la commune de Bagnolet et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Le surplus de la demande de remise gracieuse de Mme C est rejeté.

Article 2 : Les conclusions de la commune de Bagnolet tendant à l'application en sa faveur des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C et à la commune de Bagnolet.

Délibéré après l'audience du 27 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Baffray, président,

M. Marias, premier conseiller,

M. Bernabeu, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 octobre 2023.

Le président-rapporteur,

J.-F. BaffrayL'assesseur le plus ancien,

H. Marias

La greffière

A. Macaronus

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions