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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2101621

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2101621

jeudi 7 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2101621
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantDE PARDIEU BROCAS MAFFEI AARPI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 février 2021, et un mémoire, enregistré le 2 mars 2022, la société Aldeta, représentée par Me Chauve, demande au tribunal :

1°) de prononcer la restitution de la taxe sur la valeur ajoutée qu'elle a spontanément acquitté dans le cadre de la procédure de régularisation prévue à l'article L. 62 du livre des procédures fiscales, à hauteur de 428 166 euros, ainsi que la décharge, à concurrence de 47 214 euros, des intérêts de retard mis à sa charge ;

2°) de condamner l'Etat au versement des intérêts moratoires sur le fondement de l'article L. 208 du livre des procédures fiscales ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 10 000 euros au titre l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle a encaissé, au titre du mois d'octobre 2014, un montant de loyers de 710 429,85 euros, et qu'elle a collecté à ce titre 142 085,97 euros de taxe sur la valeur ajoutée ; si elle avait omis de faire figurer ce montant de taxe sur sa déclaration du mois de novembre 2014, elle a fait figurer ce montant sur sa déclaration du mois de mars 2015, déposée en avril 2015, soit avant la mise en œuvre au cours de l'année 2016 de la procédure de régularisation prévue à l'article L. 62 du livre des procédures fiscales, à l'issue de laquelle elle a été assujettie à des rappels procédant de cette insuffisance de déclaration ; elle a ainsi fait l'objet d'une double imposition ;

- elle a encaissé, au titre de mois de décembre 2014, des loyers payés par anticipation pour un montant de 733 046 euros, et qu'elle a collecté à ce titre 146 609 euros de taxe sur la valeur ajoutée ; si elle a omis de faire figurer ce montant de taxe sur sa déclaration du mois de décembre 2014, elle a fait figurer ce montant sur sa déclaration du mois de janvier 2015 déposée en février 2016, soit avant la mise en œuvre de la même procédure de régularisation, à l'issue de laquelle elle a été assujettie à des rappels procédant de cette insuffisance de déclaration ; elle a ainsi fait l'objet d'une double imposition ;

- elle a constaté des rejets de prélèvements et impayés de loyers pour un montant de 362 181,48 euros au titre de l'année 2014 ; aucune taxe sur la valeur ajoutée n'a donc pu être collectée sur ce montant, qui n'a pas été encaissé ; c'est donc à tort que le service a intégré l'ensemble des créances de loyers pour déterminer l'assiette de la taxe sur la valeur ajoutée au titre de l'année 2014 ;

- le service vérificateur a identifié une insuffisance de déclaration de taxe sur la valeur ajoutée de 88 747 euros au titre du mois de juin 2014, la société ne reconnaissant une telle insuffisance qu'à hauteur de 21 713 euros ;

- les intérêt de retard au taux réduit n'auraient dû être acquittés par elle qu'au titre des décalages temporels entre le mois suivant celui de l'encaissement des loyers et le mois au titre duquel elle a déposé sa déclaration de taxe sur la valeur ajoutée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 novembre 2021, le ministre de l'économie, des finances et de la relance (direction des vérifications nationales et internationales) conclut au rejet de la requête, en faisant valoir, s'agissant de la taxe sur la valeur ajoutée collectée, que la société n'est pas recevable à demander le remboursement d'un excédent de taxe sur la valeur ajoutée due au titre de l'année 2014, sa réclamation ayant porté sur la taxe sur la valeur ajoutée spontanément acquittée dans le cadre de la procédure de régularisation prévue à L. 62 du livre des procédures fiscales et, s'agissant du reste, que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 3 juin 2022, la clôture de l'instruction a été prononcée avec effet immédiat, en application des articles R. 611-11-1 et R. 613-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Robbe, premier conseiller,

- et les conclusions de M. Thobaty, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. La société Aldeta, qui exerce une activité de location immobilière et qui a opté pour l'assujettissement à la taxe sur la valeur ajoutée en application du 2° de l'article 260 du code général des impôts, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité au titre de la période allant du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2014. Lors de cette procédure, et avant toute proposition de rectification, elle a demandé, sur le fondement de l'article L. 62 du livre des procédures fiscales, à régulariser les erreurs et insuffisances dans ses déclarations de taxe sur la valeur ajoutée en déposant une nouvelle déclaration en date du 4 novembre 2016, faisant apparaître un excédent de déclaration, au titre de l'année 2013, à hauteur de 319 192 euros, et une insuffisance de déclaration, au titre de l'année 2014, à hauteur de 764 223 euros. La société Aldeta s'est ainsi acquittée à cette occasion d'un montant de taxe sur la valeur ajoutée de 494 247 euros. Par une proposition de rectification du 28 novembre 2016, le service a mis la charge de la société le versement d'intérêts de retard, au titre de l'année 2014, à hauteur de 49 216 euros. Par la présente requête, la société Aldeta demande la restitution de la taxe sur la valeur ajoutée qu'elle a spontanément acquitté dans le cadre de la procédure de régularisation, à hauteur de 428 166 euros, ainsi que la décharge, à concurrence de 47 214 euros, des intérêts de retard mis à sa charge.

Sur la fin de non-recevoir :

2. Aux termes du deuxième alinéa de l'article R. 200-2 du livre des procédures fiscales : " Le demandeur ne peut contester devant le tribunal administratif des impositions différentes de celles qu'il a visées dans sa réclamation à l'administration ".

3. Il ressort des termes mêmes de la réclamation du 11 février 2019 que la société Aldeta a, par celle-ci, demandé le remboursement de l'excédent de taxe sur la valeur ajoutée acquitté par elle dans le cadre de la procédure de régularisation dont elle avait demandé la mise en œuvre sur le fondement de l'article L. 62 du livre des procédures fiscales. Sa requête tend au même remboursement. L'administration n'est ainsi pas fondée, en se prévalant des dispositions de l'article R. 200-2 du livre des procédures fiscales, à soutenir que la société ne peut prétendre au remboursement d'un excédent de taxe sur la valeur ajoutée due au titre de l'année 2014.

Sur le bien-fondé des impositions :

En ce qui concerne la charge de la preuve :

4. Aux termes de l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales : " Lorsque, ayant donné son accord à la rectification ou s'étant abstenu de répondre dans le délai légal à la proposition de rectification, le contribuable présente cependant une réclamation faisant suite à une procédure contradictoire de rectification, il peut obtenir la décharge ou la réduction de l'imposition, en démontrant son caractère exagéré. / Il en est de même lorsqu'une imposition a été établie d'après les bases indiquées dans la déclaration souscrite par un contribuable () ".

5. Il résulte de ces dispositions qu'un contribuable ne peut obtenir la restitution de droits de taxe sur la valeur ajoutée qu'il a déclarés et spontanément acquittés conformément à ses déclarations qu'à la condition d'en établir le mal-fondé. Les impositions en litige ont été établies d'après les bases indiquées dans les déclarations souscrites par la société Aldeta. Il lui appartient par conséquent de démontrer le caractère exagéré des impositions qu'elle conteste.

En ce qui concerne la taxe sur la valeur ajoutée collectée au titre des loyers encaissés au titre du mois d'octobre 2014 :

6. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 62 du livre des procédures fiscales : " Si, dans un délai de trente jours à compter de la réception d'une demande mentionnée aux articles L. 10, L. 16 ou L. 23 A du présent code ou de la réception d'une proposition de rectification ou, dans le cadre d'une vérification de comptabilité ou d'un examen de situation fiscale personnelle, avant toute proposition de rectification, le contribuable demande à régulariser les erreurs, inexactitudes, omissions ou insuffisances dans les déclarations souscrites dans les délais, il est redevable d'un montant égal à 70 % de l'intérêt de retard prévu à l'article 1727 du code général des impôts ".

7. Il est constant que la société Aldeta a encaissé, au titre du mois d'octobre 2014, un montant de loyers de 710 429,85 euros, collectant ainsi un montant de taxe sur la valeur ajoutée de 142 085,97 euros, qu'elle avait omis de faire figurer, comme elle était tenue de le faire, sur sa déclaration au titre du mois de décembre 2014. Il résulte de l'instruction que la société Aldeta a régularisé cette insuffisance à l'occasion du dépôt, en avril 2015, de sa déclaration de taxe sur la valeur ajoutée au titre du mois de mars 2015, en y mentionnant cette même somme, expressément présentée comme une régularisation de la taxe sur la valeur ajoutée au titre du mois d'octobre 2014. Il résulte de l'instruction que la société Aldeta a également régularisé la même insuffisance de déclaration au titre du mois d'octobre 2014 à l'occasion de sa déclaration en date du 4 novembre 2016, déposée, ainsi qu'il a été dit au point 1, sur le fondement des dispositions ci-dessus reproduites de l'article L. 62 du livre des procédures fiscales.

8. Il résulte de ce qui vient d'être dit que la société Aldeta s'est acquittée à deux reprises du montant de taxe sur la valeur ajoutée due au titre du mois d'octobre 2014, ce que ne conteste d'ailleurs pas l'administration en défense. La circonstance qu'elle était redevable de ce montant au titre du mois d'octobre 2014 ne fait pas obstacle, contrairement à ce que soutient l'administration, à ce qu'elle demande la restitution de l'excédent de taxe sur la valeur ajoutée qu'elle a acquitté dans le cadre de la procédure de régularisation au titre du même mois, dès lors que la société avait, ainsi qu'il a été dit, déjà régularisé cette insuffisance.

En ce qui concerne la taxe sur la valeur ajoutée collectée au titre des loyers encaissés par anticipation au titre du mois de décembre 2014 :

9. Il est également constant que la société Aldeta a encaissé, au titre de mois de décembre 2014, des loyers payés par anticipation pour un montant de 733 046 euros, collectant ainsi un montant de taxe sur la valeur ajoutée de de 146 609 euros, qu'elle avait omis de faire figurer, comme elle était tenue de le faire, sur sa déclaration au titre du mois de janvier 2015. Il résulte de l'instruction que la société Aldeta a régularisé cette insuffisance à l'occasion du dépôt, en avril 2015, de sa déclaration de taxe sur la valeur ajoutée au titre du mois de mars 2015, en y mentionnant cette même somme, expressément présentée comme une régularisation de la taxe sur la valeur ajoutée au titre du mois de janvier 2015. Il résulte également de l'instruction que la société Aldeta a, de même, régularisé cette insuffisance de déclaration au titre du mois de décembre 2014 à l'occasion de sa déclaration en date du 4 novembre 2016, déposée, ainsi qu'il a été dit au point 1, sur le fondement des dispositions ci-dessus reproduites de l'article L. 62 du livre des procédures fiscales. De la même manière qu'il a été indiqué au point précédent, la circonstance qu'elle était redevable de ce montant au titre du mois de janvier 2015 ne fait pas obstacle à ce qu'elle demande la restitution de l'excédent de taxe sur la valeur ajoutée qu'elle a acquitté dans le cadre de la procédure de régularisation au titre du même mois, dès lors que la société avait, ainsi qu'il a été dit, déjà régularisé cette insuffisance.

En ce qui concerne les rejets de prélèvements et les loyers impayés :

10. A l'appui de son moyen tiré de ce qu'elle a constaté des rejets de prélèvements et des impayés de loyer pour un montant total de 362 181, 48 euros, et de ce que c'est à tort que le service a déterminé l'assiette de la taxe sur la valeur ajoutée en y intégrant l'ensemble des créances de loyer afférentes à l'année 2014, sans exclure ces rejets de prélèvements et impayés, la société Aldeta produit un tableau qui en dresse la liste, mois par mois et locataire par locataire, et qui renvoie, par la référence à une lettre, aux relevés de compte sur lesquels apparaissent les opérations débitrices liés à ces mêmes rejets de prélèvements et impayés. Ces documents sont suffisamment précis pour être regardés comme probants. La société est ainsi fondée à soutenir que l'assiette de la taxe sur la valeur ajoutée au titre de l'année 2014 doit être minorée de leur montant, soit 362 181, 48 euros, et à réclamer en conséquence une restitution de cette taxe pour un montant de 72 436, 30 euros.

En ce qui concerne l'assiette retenue par le service pour le calcul des insuffisances de déclaration :

11. A l'issue de la vérification de comptabilité, le service a identifié une insuffisance de déclaration de taxe sur la valeur ajoutée d'un montant de 764 223 euros au titre de l'année 2014, incluant une insuffisance de 88 747 euros au titre du mois de juin 2014. La société soutient que les encaissements effectifs au titre de ce mois de juin 2014 se sont élevés à la somme de 299 212 euros, et en déduit que, ayant déclaré un montant de taxe sur la valeur ajoutée de 28 156 euros, il en résulte uniquement une insuffisance de déclaration à hauteur de 21 713 euros. Elle relève qu'elle s'est acquittée, à l'occasion de sa déclaration en date du 4 novembre 2016, déposée, ainsi qu'il a été dit, sur le fondement des dispositions ci-dessus reproduites de l'article L. 62 du livre des procédures fiscales, d'un montant supplémentaire de taxe sur la valeur ajoutée de 88 747 euros.

12. L'administration ne conteste pas le montant des encaissements réalisés par la société Aldeta au titre du mois de juin 2014, qui est établi par l'instruction. Il en résulte, au regard de ce qui a été rappelé au point précédent et de l'insuffisance initiale de déclaration, à hauteur de 21 713 euros, que la société requérante est fondée à demander une restitution correspondant à la différence entre le montant de l'insuffisance initiale de déclaration et celui acquitté dans le cadre de la procédure de régularisation, soit une restitution de 67 034 euros.

Sur les intérêts de retard :

13. Aux termes de l'article 1727 du code général des impôts : " Toute créance de nature fiscale, dont l'établissement ou le recouvrement incombe aux administrations fiscales, qui n'a pas été acquittée dans le délai légal donne lieu au versement d'un intérêt de retard. () / IV. - 1. L'intérêt de retard est calculé à compter du premier jour du mois suivant celui au cours duquel l'impôt devait être acquitté jusqu'au dernier jour du mois du paiement. / () / V. - Le montant dû au titre de l'intérêt de retard est réduit de 50 % en cas de dépôt spontané par le contribuable, avant l'expiration du délai prévu pour l'exercice par l'administration de son droit de reprise, d'une déclaration rectificative à condition, d'une part, que la régularisation ne concerne pas une infraction exclusive de bonne foi et, d'autre part, que la déclaration soit accompagnée du paiement des droits simples ou, s'agissant des impositions recouvrées par voie de rôle, que le paiement soit effectué au plus tard à la date limite de paiement portée sur l'avis d'imposition ".

14. D'une part, l'insuffisance de déclaration mentionnée au point 7 a été régularisée quatre mois après avoir été commise. Compte tenu de montant de cette insuffisance, soit 142 086 euros, et du taux réduit à 1, 12 %, le montant de l'intérêt de retard dû à ce titre s'élève à la somme de 1 591 euros.

15. D'autre part, l'insuffisance de déclaration mentionnée au point 8 a été régularisée un mois après avoir été commise. Compte tenu de montant de cette insuffisance, soit 146 609 euros, et du taux réduit à 0, 28 %, le montant de l'intérêt de retard dû à ce titre s'élève à la somme de 411 euros.

16. La société Aldeta est ainsi fondée à soutenir que le montant des intérêts de retard effectivement dû par elle s'élève à 2002 euros, et par suite à demander que la décharge, à hauteur de 47 214 euros, des intérêts de retard mis à sa charge pour un montant de 49 216 euros

Sur les intérêts moratoires :

17. En l'absence de litige né et actuel avec le comptable chargé de procéder à la restitution des impositions contestées, les conclusions tendant à ce que le tribunal ordonne que la restitution soit assortie des intérêts moratoires prévus à l'article L. 208 du livre des procédures fiscales sont irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées.

18. Il résulte de tout ce qui précède que la société Aldeta est fondée à demander tant la restitution de la taxe sur la valeur ajoutée qu'elle a spontanément acquittée dans le cadre de la procédure de régularisation, à hauteur de la somme de 428 165 euros (142 086 + 146 609 + 72 436 + 67 034), que la décharge, à hauteur de 47 214 euros, des intérêts de retard mis à sa charge.

Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

19. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à verser à la société Aldeta au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il est accordé à la société Aldeta la restitution de la taxe sur la valeur ajoutée qu'elle a spontanément acquittée dans le cadre de la procédure de régularisation prévue à L. 62 du livre des procédures fiscales, pour un montant de 428 165 euros.

Article 2 : La société Aldeta est déchargée, à hauteur de 47 214 euros, des intérêts de retard mis à sa charge.

Article 3 : L'Etat versera à la société Aldeta la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société Aldeta et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique (direction des vérifications nationales et internationales).

Délibéré après l'audience du 23 juin 2022, à laquelle siégeaient :

- Mme Gosselin, président,

- M. Robbe, premier conseiller,

- M. Iss, premier conseiller.

Lu en audience publique le 7 juillet 2022.

Le rapporteur,

Signé

J. Robbe

Le président,

Signé

C. Gosselin

La greffière,

Signé

S. Le Chartier

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne, et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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