LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2103588

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2103588

jeudi 13 octobre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2103588
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Formation9ème chambre (J.U)
Avocat requérantTAJ

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 10 et 30 mars 2021 la SCI Askale demande au tribunal la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties et de la taxe sur les logements vacants auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2019 et 2020 à raison d'un bien immobilier situé 218 avenue Jean Jaurès à Drancy.

Elle soutient que :

- elle n'a pas pu solliciter de dégrèvement plus tôt, à défaut d'avoir été destinataire d'information avant les mises en demeure de payer du 20 août 2020 ;

- elle n'est pas en mesure de payer les impôt mis à sa charge, compte tenu de la modicité des revenus du foyer de M. A ;

- la vacance du logement dont elle est la propriétaire est indépendante de sa volonté, n'étant pas responsable des dégradations subies par ce bien et ne détenant pas le pouvoir de faire cesser le péril de l'immeuble, la mairie ne faisant pas procéder d'office aux travaux prescrits ;

- elle n'a pas accès à ce logement, qui a été fermé par le syndic de copropriété après une occupation illégale et une évacuation du locataire ;

- ce logement est interdit à l'habitation depuis un arrêté du 3 décembre 2019 qui ne lui a pas été notifié.

Par un mémoire en défense enregistré le 18 septembre 2021, le directeur départemental des finances publiques de la Seine-Saint-Denis conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties de l'année 2020 ainsi que de la taxe sur les logements vacants des années 2019 et 2020 et au rejet du surplus des conclusions de la requête.

Il soutient que :

- la taxe sur les logements vacants des années 2019 et 2020 a été intégralement dégrevée ;

- la taxe foncière sur les propriétés bâties de l'année 2020 a fait l'objet d'une remise gracieuse ;

- en ce qui concerne la taxe foncière sur les propriétés bâties de l'année 2019, la vacance du logement ayant débuté le 3 décembre 2019, elle ne peut faire l'objet d'un dégrèvement.

Par une ordonnance du 25 mars 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 11 avril 2022.

Un mémoire présenté par la SCI Askale a été enregistré le 23 septembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. B en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. B,

- les conclusions de M. Combes, rapporteur public,

- et les observations de M. A, représentant la SCI Askale.

Considérant ce qui suit :

1. La SCI Askale est la propriétaire d'un logement au rez-de-chaussée d'un immeuble situé 218 avenue Jean Jaurès à Drancy. Elle a été assujettie en 2019 et en 2020, à raison de ce logement, à la taxe foncière sur les propriétés bâties et à la taxe sur les logements vacants. Par une réclamation en date du 8 décembre 2020, elle a sollicité la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties de l'année 2019. Par une décision du 19 février 2021, l'administration a procédé à un dégrèvement partiel de cette taxe et a rejeté le surplus de sa réclamation. La SCI Askale demande au tribunal la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties et de la taxe sur les logements vacants des années 2019 et 2020.

Sur l'étendue du litige :

2. Le directeur départemental des finances publiques de la Seine-Saint-Denis fait valoir dans ses écritures que la taxe sur les logements vacants des années 2019 et 2020 a été entièrement dégrevée par une décision du 4 août 2021 et que la taxe foncière sur les propriétés bâties de l'année 2020 a fait l'objet d'une remise gracieuse par une décision du 14 septembre 2021. Ses allégations sont étayées, en ce qui concerne la taxe sur les logements vacants, par des copies d'écran faisant apparaitre qu'il a été procédé à un dégrèvement de 491 euros au titre de l'année 2019 et de 497 euros au titre de l'année 2020 et, en ce qui concerne la taxe foncière sur les propriétés bâties de l'année 2020, par une correspondance du conciliateur fiscal du département de la Seine-Saint-Denis en date du 14 septembre 2021 informant la société requérante de l'octroi à titre exceptionnel de la remise gracieuse de cette imposition pour un montant de 480 euros, laquelle rappelle par ailleurs les dégrèvements accordés par décision du 4 août 2021. La société requérante ne conteste pas avoir bénéficié de ces dégrèvements et remise gracieuse. Le directeur a ainsi fait droit à sa demande relative à cette taxe. Par suite, les conclusions de la requête sont dans cette mesure devenues sans objet.

Sur le surplus de la demande de décharge :

3. Aux termes de l'article 1380 du code général des impôts : " La taxe foncière est établie annuellement sur les propriétés bâties sises en France à l'exception de celles qui en sont expressément exonérées par les dispositions du présent code ". Aux termes du I de l'article 1389 du même code : " Les contribuables peuvent obtenir le dégrèvement de la taxe foncière en cas de vacance d'une maison normalement destinée à la location ou d'inexploitation d'un immeuble utilisé par le contribuable lui-même à usage commercial ou industriel, à partir du premier jour du mois suivant celui du début de la vacance ou de l'inexploitation jusqu'au dernier jour du mois au cours duquel la vacance ou l'inexploitation a pris fin. / Le dégrèvement est subordonné à la triple condition que la vacance ou l'inexploitation soit indépendante de la volonté du contribuable, qu'elle ait une durée de trois mois au moins et qu'elle affecte soit la totalité de l'immeuble, soit une partie susceptible de location ou d'exploitation séparée. () ".

4. Si la société requérante soutient que la vacance du logement mentionné au point 1 est indépendante de sa volonté dès lors qu'elle n'a pas accès à ce bien, que celui-ci est frappé d'une interdiction d'habitation et qu'elle n'est pas responsable de l'inexécution des travaux de remise en état de l'immeuble, en tout état de cause, ainsi que le relève l'administration, elle n'établit pas que la vacance du logement aurait débuté avant le 3 décembre 2019, date à laquelle elle a été mise en demeure par la commune d'effectuer des travaux. En outre, la situation financière du gérant de la société requérante est sans influence sur les règles de mise en œuvre de la taxe foncière sur les propriétés bâties. Par suite, la SCI Askale ne peut prétendre à un dégrèvement de la taxe foncière sur les propriétés bâties de l'année 2019 sur le fondement des dispositions relatives aux logements vacants figurant au I de l'article 1389 du code général des impôts. Il suit de là, sans qu'il soit besoin de statuer sur la recevabilité de la requête, que le surplus des conclusions à fin de décharge doit être rejeté.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin de décharge de la taxe sur les logements vacants des années 2019 et 2020 et de la taxe foncière sur les propriétés bâties de l'année 2020.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SCI Askale et au directeur départemental des finances publiques de la Seine-Saint-Denis.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 octobre 2022.

Le magistrat désigné,

D. BLe greffier,

C. Chauvey

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions