mardi 17 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2104058 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | BEN YOUNES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 24 mars 2021, 22 septembre 2023, 24 septembre 2023, 9 octobre 2023, 16 octobre 2023, 18 octobre 2023 et 7 novembre 2023, un mémoire récapitulatif produit en application de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative enregistré le 18 avril 2024 et des mémoires complémentaires enregistrés le 18 avril 2024 et les 13 et 14 mai 2024 (ces deux derniers non communiqués), Mme G D doit être regardée comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté n° 90 bis.16A du 21 janvier 2016 du maire de la commune de Bobigny portant suspension à titre conservatoire et l'arrêté n° 183.16A du 17 février 2016 de la même autorité portant fin de suspension à titre conservatoire ;
2°) d'annuler l'arrêté n° 1302.19 A du 20 août 2019 du maire de la commune de Bobigny portant reconnaissance de l'imputabilité de la maladie contractée en service ;
3°) d'annuler l'arrêté du 19 décembre 2019 du maire de la commune de Bobigny portant mise en hospitalisation provisoire d'une malade présumée dangereuse et l'arrêté du 20 décembre 2019 de la même autorité portant sur le même objet ;
4°) d'annuler l'arrêté n° 692.20 A du 5 mars 2020 du maire de la commune de Bobigny portant exclusion temporaire de fonctions d'un an et l'arrêté n° 179.21 A du 28 janvier 2021 de la même autorité portant abrogation de l'arrêté du 5 mars 2020 ;
5°) de condamner la commune de Bobigny à lui verser, d'une part, la somme de 50 000 euros en réparation des préjudices subis du fait du harcèlement moral dont elle a été victime et, d'autre part, la somme de 5 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de la privation " de toute consistance " de la protection fonctionnelle qui lui a été octroyée, et d'assortir ces sommes des intérêts à taux légal à compter du 24 juillet 2020 ;
6°) de condamner la commune de Bobigny à lui verser la somme de 5 000 euros en réparation du préjudice subi résultant de l'absence de récupération de ses effets personnels ;
7°) de condamner la commune de Bobigny à lui verser la somme de 816 euros correspondant au prélèvement indu de seize jours de traitement ;
8°) de condamner la commune de Bobigny à lui verser la somme de 2 400 euros correspondant aux frais d'avocats engagés dans le cadre de la protection fonctionnelle qui lui a été octroyée ;
9°) de condamner la commune de Bobigny à lui verser la somme de 2 000 euros correspondant au remboursement des frais médicaux, arrêts et dépenses de soins résultant de la maladie reconnue comme imputable au service ;
10°) de condamner la commune de Bobigny à lui verser la somme totale de 125 000 euros en réparation des préjudices résultant de son hospitalisation sous contrainte ;
11°) d'enjoindre à la commune de Bobigny de retirer de son dossier administratif son affectation au cimetière communal, le rapport du 19 janvier 2016 du directeur général adjoint et le rapport hiérarchique de mai 2019 ;
12°) d'enjoindre à la commune de Bobigny de " remettre les trois mois de mi-temps thérapeutique non bénéficiés de [ses] états de services, l'arrêté n° 1303. 19 A abrogeant l'arrêté n° 153.17 " ;
13°) d'enjoindre de supprimer toute mention de la réquisition d'hospitalisation d'une malade présumée dangereuse des fichiers de l'agence régionale de santé et de son dossier administratif et médical ;
14°) d'enjoindre à la commune de Bobigny de lui rembourser les frais d'avocats engagés au profit de Me Charles Morel et les frais médicaux des arrêts et dépenses de soins ;
15°) d'enjoindre à la commune de Bobigny de retirer de son dossier médical la page 2 du rapport d'expertise du 1er avril du docteur B, son complément du 2 juillet 2019 et les certificats médicaux de 2016 du docteur C ;
16°) d'enjoindre à la commune de Bobigny de détruire la vidéo n° 25, pièce 144, conservée au sein de la mairie de Bobigny ;
17°) d'enjoindre à la commune de Bobigny de lui rendre le cadre de ses parents ;
18°) d'enjoindre la commune de Bobigny de lui rembourser la somme de 73,63 euros correspondant " aux frais bancaires des saisies administratives à tiers détenteur de janvier à mars 2024, injustement prélevés sur les salaires de juin et juillet 2023 " ;
19°) de mettre à la charge de la commune de Bobigny la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.
Elle soutient que :
- la commune de Bobigny a commis une faute tirée d'agissements répétés de harcèlement moral dont elle a été victime ;
- la protection fonctionnelle qui lui a été accordée le 21 janvier 2019 n'était qu'une mesure dilatoire et aucune démarche n'a été entreprise par la mairie pour mettre fin aux agissements constitutifs de harcèlement moral ;
- la commune lui a illégalement retiré le paiement de seize jours de congés annuels, ce qui lui a causé un préjudice d'un montant de 816 euros ;
- elle n'a pas pu récupérer, du fait de sa suspension à titre conservatoire, ses effets personnels sur son bureau, ce qui lui a causé un préjudice d'un montant de 5 000 euros ;
- la commune n'a pas effectué le remboursement de ses arrêts et dépenses de soins à partir du 21 janvier 2016 en méconnaissance de l'arrêté n° 1302.19 A notifié le 9 octobre 2019 de reconnaissance de la maladie contractée en service et imputable à l'employeur, ce qui lui a causé un préjudice de 2 000 euros ;
- l'arrêté n° 692.20 A notifié le 4 juillet 2020 portant exclusion temporaire de fonctions d'un an est arbitraire, n'a pas donné lieu à la saisine préalable du conseil de discipline et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- les mesures de privation de liberté dont elle a fait l'objet du 19 au 23 décembre 2019 sont illégales dès lors qu'elles ne sont pas motivées, qu'elles méconnaissent l'article 5-5 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'hommes et des libertés fondamentales, qu'elles sont arbitraires, qu'elles constituent un abus de pouvoir, qu'elles sont entachées d'une erreur d'appréciation dès lors que la commune ne justifie pas de danger imminent, d'urgence ou de trouble à l'ordre public, qu'il existe un conflit d'intérêt et qu'elles s'appuient sur des documents médicaux non motivés, que les droits et voies de recours ne lui ont pas été notifiés pendant son internement, ce qui lui a causé divers préjudices d'un montant total de 125 000 euros ;
- elle a subi un préjudice d'un montant de 2 400 euros du fait de l'absence de " remboursement des factures en souffrance de Me Charles Morel dans le cadre de la protection fonctionnelle n° 106.19 A octroyée le 21 janvier 2019 par l'ancienne municipalité et confirmée par le nouveau cabinet municipal, le 28 décembre 2020 ".
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 août 2023, la commune de Bobigny, représentée par Me Peru, conclut, à titre principal, au rejet de la requête et, à titre subsidiaire à ce que les demandes indemnitaires de Mme H A D soient ramenées à de plus justes proportions.
Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 29 avril 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 14 mai 2024.
Deux mémoires, présentés pour Mme H A D, ont été enregistrés les 6 juin et 8 octobre 2024, après la clôture de l'instruction.
Par un courrier en date du 8 octobre 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le tribunal était susceptible de relever d'office un moyen d'ordre public tiré de l'irrecevabilité des conclusions nouvelles présentées pour la première fois dans le mémoire récapitulatif de la requérante enregistré le 18 avril 2024.
Par un courrier du 12 novembre 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement à venir était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'incompétence de la juridiction administrative pour statuer sur les conclusions présentées par Mme H A D tendant, d'une part, à l'annulation de l'arrêté du 19 décembre 2019 portant mise en hospitalisation provisoire d'une malade présumée dangereuse, ainsi que de l'arrêté n° A 268-19 du 20 décembre 2019 ayant le même objet et, d'autre part, à la condamnation de la commune de Bobigny à lui verser la somme totale de 125 000 euros en réparation des conséquences résultant de placement en soins psychiatriques.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de la santé publique ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bazin, rapporteure,
- les conclusions de M. Colera, rapporteur public,
- et les observations de Mme H A D, requérante.
Considérant ce qui suit :
Sur l'incompétence de la juridiction administrative pour connaître des conclusions relatives aux mesures d'admission et de maintien en soins psychiatriques prises sans le consentement des intéressés :
1. Les articles L. 3211-12 et L. 3211-12-1 du code de la santé publique donnent compétence au magistrat du siège du tribunal judiciaire pour contrôler les mesures de soins psychiatriques sans consentement. Aux termes de l'article L. 3216-1 du code de la santé publique : " La régularité des décisions administratives prises en application des chapitres II à IV du présent titre ne peut être contestée que devant le juge judiciaire. Le juge connaît des contestations mentionnées au premier alinéa du présent article dans le cadre des instances introduites en application des articles L. 3211-12 et L. 3211-12-1. Dans ce cas, l'irrégularité affectant une décision administrative mentionnée au premier alinéa du présent article n'entraîne la mainlevée de la mesure que s'il en est résulté une atteinte aux droits de la personne qui en faisait l'objet. Lorsque le tribunal judiciaire statue sur les demandes en réparation des conséquences dommageables résultant pour l'intéressé des décisions administratives mentionnées au premier alinéa, il peut, à cette fin, connaître des irrégularités dont ces dernières seraient entachées ". La juridiction judiciaire est ainsi seule compétente pour apprécier non seulement le bien-fondé mais également la régularité d'une mesure d'admission en soins psychiatriques sans consentement et les conséquences qui peuvent en résulter.
2. Les conclusions présentées par Mme H A D tendant, d'une part, à l'annulation de l'arrêté du 19 décembre 2019 du maire de la commune de Bobigny portant mise en hospitalisation provisoire d'une malade présumée dangereuse et l'arrêté du 20 décembre 2019 de la même autorité portant sur le même objet et, d'autre part, à la condamnation de la commune de Bobigny à lui verser la somme de 125 000 euros en réparation des conséquences dommageables résultant pour elle d'une mesure de placement en soins psychiatriques relèvent de la juridiction judiciaire. Elles doivent, par suite, être rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Sur la recevabilité des conclusions nouvelles présentées dans le mémoire récapitulatif :
3. Aux termes de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative : " Le président de la formation de jugement ou le président de la chambre chargée de l'instruction peut demander à l'une des parties de reprendre, dans un mémoire récapitulatif, les conclusions et moyens précédemment présentés dans le cadre de l'instance en cours, en l'informant que, si elle donne suite à cette invitation, les conclusions et moyens non repris seront réputés abandonnés. ".
4. Dans son mémoire introductif d'instance, Mme H A D demande la condamnation de la commune de Bobigny à lui verser, d'une part, la somme de 50 000 euros en réparation des préjudices subis du fait du harcèlement moral dont elle a été victime et, d'autre part, la somme de 5 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de la privation de toute consistance de la protection fonctionnelle qui lui a été octroyée. Mme H A D a été invitée, par un courrier du 19 mars 2024, en application des dispositions de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative, à présenter un mémoire récapitulatif. Elle a produit le mémoire récapitulatif demandé le 18 avril 2024 dans lequel elle maintient ses conclusions et demande en outre, d'une part, l'annulation de l'arrêté n° 90 bis.16A du 21 janvier 2016 portant suspension à titre conservatoire, de l'arrêté n° 183.16A du 10 février 2016 portant fin de mesure conservatoire, de l'arrêté n° 1302.19 A du 20 août 2019 portant reconnaissance de l'imputabilité de la maladie contractée en service, de l'arrêté n° 692.20 A du 5 mars 2020 portant exclusion temporaire de fonctions et de l'arrêté n° 179.21 A du 28 janvier 2021 portant abrogation de l'arrêté prononçant l'exclusion temporaire de fonction d'un an et d'autre part, la condamnation de la commune à lui verser la somme de 5 000 euros en réparation du préjudice subi résultant de l'absence de récupération de ses effets personnels, la somme de 816 euros correspondant au prélèvement indu de seize jours de traitement , la somme de 2 400 euros correspondant aux frais d'avocats engagés dans le cadre de la protection fonctionnelle qui lui a été octroyée et la somme de 2 000 euros correspondant au remboursement des frais médicaux, arrêts et dépenses de soins résultant de la maladie reconnue comme imputable au service. Les conclusions précitées ont été présentées, pour la première fois, dans le mémoire récapitulatif de la requérante enregistré le 18 avril 2024, soit plus de deux mois après l'enregistrement de la requête le 24 mars 2021, et présentent ainsi le caractère de conclusions nouvelles qui sont irrecevables et doivent être rejetées.
Sur le surplus des conclusions :
5. Mme H A D a été recrutée par la commune de Bobigny en 2005 en qualité d'agent contractuel. Le 12 décembre 2011, elle a été titularisée en qualité qu'adjoint technique territorial de seconde classe. Par un arrêté du 21 janvier 2019, le maire de la commune de Bobigny lui a accordé la protection fonctionnelle au titre du harcèlement moral dont elle s'est dit victime en décembre 2018. Le 4 mars 2019, elle a sollicité la reconnaissance du caractère professionnel de son état anxiodépressif. Par un arrêté du 9 juillet 2019, le maire de la commune de Bobigny a reconnu comme étant imputable au service sa pathologie à compter du 4 février 2016. Par un courrier du 15 septembre 2021 adressé à la commune, Mme H A D a sollicité la réparation des préjudices résultant du harcèlement moral dont elle a été victime et de l'insuffisance des mesures de protection mises en place par la commune.
En ce qui concerne la faute tirée du harcèlement moral :
6. Aux termes de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, dans sa version alors applicable : " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. / Aucune mesure concernant notamment le recrutement, la titularisation, la rémunération, la formation, l'évaluation, la notation, la discipline, la promotion, l'affectation et la mutation ne peut être prise à l'égard d'un fonctionnaire en prenant en considération : / 1° Le fait qu'il ait subi ou refusé de subir les agissements de harcèlement moral visés au premier alinéa ; / 2° Le fait qu'il ait exercé un recours auprès d'un supérieur hiérarchique ou engagé une action en justice visant à faire cesser ces agissements ; / 3° Ou bien le fait qu'il ait témoigné de tels agissements ou qu'il les ait relatés. () ".
7. Il appartient à un agent public qui soutient avoir été victime d'agissements constitutifs de harcèlement moral, de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence d'un tel harcèlement. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile. Pour apprécier si des agissements dont il est allégué qu'ils sont constitutifs d'un harcèlement moral, revêtent un tel caractère, le juge administratif doit tenir compte des comportements respectifs de l'agent auquel il est reproché d'avoir exercé de tels agissements et de l'agent qui estime avoir été victime d'un harcèlement moral. Pour être qualifiés de harcèlement moral, ces agissements doivent être répétés et excéder les limites de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique.
8. La requérante soutient qu'à la suite d'une altercation le 15 janvier 2016, avec le directeur général adjoint à la prospective urbaine et à l'action territoriale, lors de la cérémonie des vœux de la commune, elle a été publiquement menacée, insultée et humiliée par ce dernier. Il résulte de l'instruction que, le 24 janvier 2016, Mme H A D a porté plainte pour menaces de mort en se prévalant desdits évènements devant les services de police. La commune ne conteste pas la matérialité des faits tels que décrits par la requérante. Ce seul fait n'est toutefois pas suffisant à lui seul pour caractériser une situation de harcèlement moral.
9. La requérante soutient qu'à la suite de cet incident, elle a fait l'objet, de manière injustifiée, d'une mesure de suspension à titre conservatoire sur ordre du directeur général adjoint et qui se fonde sur un rapport mensonger de ce dernier. Il résulte de l'instruction que, par un courriel du 16 janvier 2016, soit le lendemain de l'incident, envoyé aux élus et à plusieurs agents de la commune de Bobigny, le directeur général adjoint a demandé à ce que des sanctions soient prises à l'encontre Mme H A D, dès lors que cette dernière aurait " agressé sa mère () ". Le directeur a rédigé un rapport, le 19 janvier 2016 dans lequel il fait état de ce qu'il a subi des insultes le 15 janvier 2016 de la part de Mme H A D, qui aurait été en état d'ébriété, et qui l'aurait également violemment menacé. Au regard de ces éléments, Mme H A D a alors fait l'objet, le 21 janvier 2016, d'une suspension de ses fonctions à titre conservatoire et a été convoquée, le même jour, à un entretien en présence notamment de son supérieur hiérarchique et de la directrice des ressources humaines. Au cours de cet entretien, Mme H A D a nié avoir insulté le directeur général adjoint et a réitéré sa version des faits selon laquelle ce dernier l'aurait insulté lorsqu'elle s'est dirigée vers lui pour lui souhaiter ses vœux de bonne année. Compte tenu du signalement qui a été fait par le directeur général adjoint au maire de la commune, et à la nature de la mesure de suspension, qui est prise à titre conservatoire dans l'intérêt du service et qui n'est pas une sanction disciplinaire, cette mesure n'est pas en elle-même de nature à faire présumer un agissement constitutif de harcèlement moral.
10. La requérante soutient que, le jour où elle a été suspendue de ses fonctions, le 21 janvier 2016, l'accès à son bureau lui a été interdit et elle n'a pas pu récupérer ses effets personnels, notamment le cadre de ses parents décédés. La requérante n'établit, ni même n'allègue, qu'elle aurait sollicité en vain la commune afin de récupérer ses effets personnels ou qu'elle aurait été confrontée à un refus de l'administration de les lui rendre. Dans ces conditions, ces faits ne peuvent être regardés comme constituant un agissement constitutif de harcèlement moral.
11. La requérante soutient qu'alors qu'elle était en congé de longue maladie, la commune a mandaté de manière inopinée, le samedi 17 septembre 2016 après-midi, un médecin contrôleur pour " constater [sa] dépression ". Les faits, tels qu'ils sont décrits par la requérante, ne permettent pas de caractériser une mesure qui aurait été prise pour un motif étranger à l'intérêt du service et constitutif d'une situation de harcèlement.
12. La requérante soutient qu'une " amie de l'adjointe au maire " a diffusé une vidéo intime et privée, que la vidéo a été partagée sur les réseaux sociaux et que la mairie de Bobigny a " hébergé " cette vidéo, diffusée publiquement sur la page Facebook " Bonsoir Bobigny " et partagée à tout le répertoire de la messagerie professionnelle du personnel communal pendant une semaine. Toutefois, il résulte de l'instruction que Mme H A D a porté plainte le 19 juin 2020 contre son concubin notamment pour " atteinte à l'intimité de la vie privée par captation, enregistrement ou transmission des paroles d'une personne présentant un caractère sexuel ". Alors que ladite vidéo a été diffusée via un compte Facebook, il ne résulte de pas de l'instruction que celle que la requérante présente comme étant " l'amie de l'adjointe au maire " avait un lien avec les services de la commune, ni que des agents municipaux auraient relayé cette vidéo afin de nuire à Mme H A D. Par ailleurs, si la requérante soutient que la mairie n'a pris aucune mesure pour faire cesser cette situation, toutefois, elle affirme de manière contradictoire qu'un collaborateur du maire a déposé une main courante à la suite de cet évènement et produit à cet égard des échanges de courriels avec ledit collaborateur qui atteste du soutien de la commune à son égard au moment des faits.
13. La requérante soutient qu'elle a subi un harcèlement moral de la part de ses collègues, ainsi que des pressions, des intimidations et des chantages durant la campagne des élections municipales de mars et juin 2020. Elle fait valoir que cette situation est due aux circonstances, d'une part, qu'elle a dénoncé avec sa collègue, les conditions de travail des femmes au sein de la commune de Bobigny, et, d'autre part, que son nom a été cité dans un ouvrage écrit par une journaliste. D'une part, s'agissant des publications insultantes sur les réseaux sociaux ou les messages téléphoniques, qui ne sont pas datés, la requérante, qui n'indique jamais précisément les personnes dont elles émanent, n'établit pas qu'elles auraient pour auteur des agents de la commune ou des personnes en lien avec la commune. D'autre part, s'agissant des plaintes et mains courantes qu'elle a déposées à l'encontre de certains agents municipaux, soit elles ont été déposées antérieurement à 2016, soit elles ne visent pas des personnes en lien direct avec le service auquel elle appartient. Enfin, s'agissant des autres plaintes qu'elle produit et qui visent précisément des agents municipaux, les seuls témoignages de Mme H A D ne sont corroborés par aucune autre pièce produite au dossier.
14. La requérante soutient, d'une part, qu'elle a d'abord exercé les fonctions d'agent d'entretien en 2011, puis a été affectée au poste d'assistante secrétaire en avril 2015, mais n'a jamais été effectivement réintégrée dans les services de la mairie à la suite de ses placements en congé de longue maladie et qu'elle a été laissée en attente de poste, d'autre part, que son affectation au cimetière communal avait pour but de la mettre à l'écart définitivement. D'une part, si la requérante fait valoir qu'elle n'a pas été effectivement reclassée en filière administrative en janvier 2013, toutefois, cette circonstance, à la supposer établie, est antérieure aux faits de harcèlement moral à compter de 2016 dont elle se prévaut. Il en est de même s'agissant de son allégation selon laquelle elle a été " mise au placard " sur le poste de secrétaire administrative du 7 avril 2015 au 21 janvier 2016. Par ailleurs, il résulte de l'instruction, notamment du récapitulatif des absences produit par la commune, que Mme H A D a été placée en arrêt de travail, au titre de la maladie professionnelle, d'abord du 11 février 2016 au 19 mars 2017, puis du
20 mars 2018 au 10 avril 2021, et, enfin à compter du 9 juin 2021 et qu'elle n'a pas repris son service depuis. De plus, la requérante n'établit pas son allégation selon laquelle elle aurait dû faire l'objet d'un reclassement professionnel. D'autre part, il résulte de l'instruction que Mme H A D a été affectée au poste d'agent d'accueil au cimetière communal à compter du
10 février 2016. Si elle soutient que son affectation au poste de gardienne de cimetière constitue un " déclassement " et une mise à l'écart définitive du service dès lors que ce poste n'implique qu'un travail durant le week-end, toutefois, contrairement à ce qu'elle soutient, il résulte de la fiche de poste que l'amplitude de travail se déroule du lundi au dimanche par roulement avec un autre agent. Si elle soutient, par ailleurs, que ce poste est sans lien avec ses compétences professionnelles, la requérante, qui est titulaire du grade d'adjoint technique territorial de seconde classe, n'apporte aucune précision au soutien de cette allégation.
15. La requérante soutient que la commune lui a illégalement prélevé seize jours de traitement alors que ces jours avaient déjà fait l'objet d'un retrait de congés annuels. Toutefois, les éléments invoqués par la requérante sont antérieurs aux faits de harcèlement moral à compter de 2016 dont elle se prévaut. En tout état de cause, il résulte de l'instruction, notamment des courriers des 26 février 2014 et 17 juillet 2014, que Mme H A D a demandé à poser rétroactivement des jours de congés sur la période de juin 2013 à janvier 2014, afin de régulariser ces absences à la formation " Préparation au concours d'adjoint administratif de 1ère classe " et que le maire a refusé de faire droit à sa demande dès lors que les demandes de congés doivent être validées au préalable par un supérieur hiérarchique. Dès lors, les seize jours d'absence de Mme H A D ont fait l'objet d'une retenue sur salaire en l'absence de service fait.
16. La requérante soutient qu'elle a bénéficié d'un mi-temps thérapeutique qui avait été préconisé par le comité médical car la commune lui a demandé de rester chez elle, mais qu'elle était en réalité, durant cette période, en congé de longue maladie. Il résulte de l'instruction, notamment de l'arrêté du maire de la commune de Bobigny du 2 février 2017 qu'à la suite de son congé de longue maladie du 11 novembre 2016 au 10 février 2017 inclus, Mme H A D a repris ses fonctions à temps partiel thérapeutique à 50 % du 11 février au 10 mai 2017 inclus. La requérante n'établit par aucun commencement de preuve l'allégation selon laquelle était placée, en réalité, durant cette période, en congé de longue maladie. Par suite, les faits, tels qu'ils sont décrits par la requérante, ne permettent pas de caractériser une situation de harcèlement ou une mesure qui aurait été prise pour un motif étranger à l'intérêt du service.
17. Si la requérante soutient que la commune n'a pas effectué le remboursement des arrêts et de ses dépenses de soins à partir du 21 janvier 2016 malgré l'arrêté de reconnaissance de maladie professionnelle, elle n'assortit toutefois son allégation d'aucune précision, ni ne verse au dossier aucune pièce de nature à établir qu'elle aurait présenté en vain des demandes de prise en charge et de remboursement.
18. La requérante n'établit pas en quoi le traitement de ses plaintes et ses convocations par le commissariat de Bobigny, d'une part, et la mesure d'hospitalisation d'office du 19 au 23 décembre 2019 au sein de l'établissement public de santé de Ville-Evrard à Neuilly-sur-Marne, d'autre part, révèleraient un agissement constitutif de harcèlement moral de la part de son employeur.
19. La requérante soutient que la sanction disciplinaire d'exclusion temporaire d'un an dont elle a fait l'objet par arrêté n° 662.201 du 5 mars 2020 est injustifiée et a été prise dans le cadre du harcèlement moral qu'elle subit au sein des services de la commune. D'une part, la requérante fait valoir que cette sanction était motivée par la circonstance que son nom a été cité sans son consentement dans un ouvrage écrit par une journaliste. Toutefois, alors qu'il résulte de l'instruction que Mme H A D a fait l'objet d'une exclusion temporaire d'un an par arrêté du 5 mars 2020 au motif qu'elle a " publié et partagé sur son compte Facebook dont le contenu est accessible librement, des commentaires, des photographies et des vidéos, tenant à déstabiliser l'équipe municipale et en particulier le maire de Bobigny ", elle ne conteste pas la matérialité des faits reprochés. Au demeurant, la commune fait valoir, sans être contredite sur ce point, que la réalité des publications sur les réseaux sociaux a été constatée par voie d'huissier. D'autre part, si la requérante soutient que ladite sanction n'a été abrogée, dix mois plus tard, par le maire qu'afin de l'empêcher de porter plainte contre la commune s'agissant des faits de séquestration arbitraire qu'elle aurait subi en décembre 2019, et que cette sanction a été utilisée par la commune comme un moyen de chantage, elle ne produit à cet égard aucun commencement de preuve au soutien de ses allégations.
20. La requérante soutient que la commune a commis des erreurs dans la gestion de sa situation administrative en produisant de faux documents médicaux et en multipliant des doublons d'arrêtés. Toutefois, la requérante ne produit aucun commencement de preuve à l'appui de ses allégations selon laquelle la commune aurait fabriqué des faux documents médicaux. Par ailleurs, s'agissant des deux doublons d'arrêtés municipaux cités par la requérante, elle n'établit pas en quoi cette circonstance, à la supposée établie, caractériserait une situation de harcèlement moral.
21. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les éléments dont fait état Mme H A D, pris isolément ou dans leur ensemble, ne permettent pas de faire présumer l'existence d'agissements répétés constitutifs d'un harcèlement moral. Il s'ensuit que Mme H A D n'ayant pas subi des agissements de harcèlement moral, elle n'est pas fondée à soutenir que la commune de Bobigny a commis une faute de nature à engager sa responsabilité.
En ce qui concerne la faute tirée de la privation de la protection fonctionnelle accordée de toute consistance :
22. Aux termes de l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983, dans sa version alors en vigueur : " () IV.- La collectivité publique est tenue de protéger le fonctionnaire contre les atteintes volontaires à l'intégrité de la personne, les violences, les agissements constitutifs de harcèlement, les menaces, les injures, les diffamations ou les outrages dont il pourrait être victime sans qu'une faute personnelle puisse lui être imputée. Elle est tenue de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en est résulté () ". Aux termes de l'article 23 de la même loi, dans sa version alors en vigueur : " Des conditions d'hygiène et de sécurité de nature à préserver leur santé et leur intégrité physique sont assurées aux fonctionnaires durant leur travail ". En vertu de ces dispositions, il appartient aux autorités administratives, sauf à commettre une faute de service, de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et morale de leurs agents ".
23. Il résulte de l'instruction que, par un courrier du 13 décembre 2018, Mme F D a sollicité le bénéfice de la protection fonctionnelle en raison de l'altercation survenue le 15 janvier 2016 avec le directeur général adjoint et de ses suites. Par un arrêté du 21 janvier 2019, le maire de la commune de Bobigny a accordé le bénéfice de la protection fonctionnelle à raison de la gravité de ces faits. Il résulte de l'instruction, notamment du courrier du 21 janvier 2016 et du rapport d'entretien du même jour que, contrairement à ce que soutient la requérante, à la suite de cet incident, une enquête interne a été menée au sein de la commune. Par ailleurs, la requérante a été placée en congé maladie, au titre de la maladie professionnelle du fait de cet accident de service, d'abord du 11 février 2016 au 19 mars 2017, puis du 20 mars 2018 au 10 avril 2021, et, enfin à compter du 9 juin 2021 et qu'elle n'a pas repris son service depuis. La requérante n'établit pas l'inertie de l'administration dont elle se prévaut, et n'apporte aucun élément de nature à démontrer que l'arrêté du 21 janvier 2019 lui accordant le bénéfice de la protection fonctionnelle aurait été " privée de toute consistance " et constituerait une simple mesure dilatoire. Par suite, il ne résulte pas de l'instruction que la commune de Bobigny a commis une faute de nature à engager sa responsabilité vis-à-vis de la requérante.
24. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de Mme A D tendant à la condamnation de la commune de Bobigny à lui verser, d'une part, la somme de 50 000 euros en réparation des préjudices subis du fait du harcèlement moral dont elle a été victime et, d'autre part, la somme de 5 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de la privation " de toute consistance " de la protection fonctionnelle qui lui a été octroyée, et d'assortir ces sommes des intérêts à taux légal à compter du 24 juillet 2020 doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
25. Le présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par la requérante doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
26. D'une part, la présente instance n'ayant pas donné lieu à des dépens, au sens de l'article R. 761-1 du code de justice administrative, les conclusions de la requérante tendant à ce qu'une somme soit mise à la charge de la commune de Bobigny à ce titre doivent être rejetées.
27. D'autre part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de la commune de Bobigny, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, le versement de la somme que demande Mme H A D au titre des frais qu'elle a exposé et qui ne sont pas compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Les conclusions de la requête présentée par Mme H A D tendant, d'une part, à l'annulation de l'arrêté du 19 décembre 2019 du maire de la commune de Bobigny portant mise en hospitalisation provisoire d'une malade présumée dangereuse et l'arrêté du 20 décembre 2019 de la même autorité portant sur le même objet et, d'autre part, à la condamnation de la commune de Bobigny à lui verser la somme de 125 000 euros en réparation des préjudices résultant de son hospitalisation sous contrainte sont rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme H A D est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme I H A D et à la commune de Bobigny.
Délibéré après l'audience du 3 décembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Deniel, présidente,
Mme Bazin, conseillère,
Mme Biscarel, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 décembre 2024.
La rapporteure,La présidente,Mme BazinMme DenielLa greffière,Mme E
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne, et à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2104058
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026