LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2104094

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2104094

vendredi 28 octobre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2104094
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation9ème chambre
Avocat requérantGROSMAN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 24 mars et 26 novembre 2021, M. B A C, représenté par Me Grosman, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des suppléments d'impôts mis à sa charge en matière d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre des années 2014 et 2015 ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 600 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- sa désignation, sur le fondement de l'article 117 du code général des impôts, en tant que bénéficiaire de revenus distribués est irrégulière ;

- l'administration a écarté, à tort, comme injustifiées, certaines charges réglées par la société dont il est le gérant ;

- il n'est pas le bénéficiaire des revenus distribués en litige.

Par un mémoire en défense, enregistré le 28 septembre 2021, le directeur départemental des finances publiques de la Seine-Saint-Denis doit être regardé comme concluant au non-lieu à statuer à hauteur du dégrèvement prononcé en cours d'instance et au rejet du surplus des conclusions de la requête.

Il fait valoir que les moyens du requérant ne sont pas fondés pour le surplus.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Nour, conseillère,

- et les conclusions de M. Combes, rapporteur public.

Les parties n'étant ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. M. A C est le gérant d'une société qui a fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant sur la période du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2015 concernant notamment l'impôt sur les sociétés, au terme de laquelle l'administration a notifié à la société des rectifications en matière d'impôt sur les sociétés au titre des exercices clos en 2014 et 2015, par une proposition de rectification du 19 juin 2017. Par une proposition de rectification du 30 novembre 2017, l'administration a également notifié à M. A C des suppléments d'impôts sur le revenu au titre des années 2014 et 2015, ayant estimé qu'il devait être regardé comme bénéficiaire de revenus distribués, constitutifs de revenus de capitaux mobiliers imposables à l'impôt sur le revenu, sur le fondement des articles 109-1 1°, 110 et 111 c) du code général des impôts. Par une décision du 23 avril 2019, l'administration a partiellement accepté la réclamation préalable de la société dont il est le gérant en date du 19 avril 2018. Par une décision du 13 novembre 2019, l'administration a rejeté la réclamation de cette dernière du 23 juin 2019 par laquelle elle demandait la décharge totale des impositions supplémentaires d'impôt sur les sociétés mises à sa charge. Par une réclamation du 10 août 2020, M. A C demande à être déchargé du paiement de la cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu et des contributions sociales supplémentaires auxquelles il a été assujetti au titre des années 2014 et 2015. Par une décision du 27 septembre 2021, l'administration a procédé à un dégrèvement partiel des sommes qu'il devait à ce titre. Par la présente requête, M. A C demande au tribunal de prononcer la décharge des impositions supplémentaires restant à sa charge.

Sur l'étendue du litige :

2. Par une décision du 27 septembre 2021, postérieure à l'enregistrement de la requête, le directeur départemental des finances publiques de la Seine-Saint-Denis a prononcé le dégrèvement à hauteur de la somme de 114 263 euros en droits et 16 688 euros en pénalités, de la cotisation d'impôt sur le revenu et des contributions sociales à laquelle M. A C a été assujetti au titre des années 2014 et 2015. Les conclusions de la requête de M. A C sont, dans cette mesure, devenues sans objet et il n'y a pas lieu d'y statuer.

Sur le surplus des conclusions de la requête :

3. Aux termes de l'article 109 du code général des impôts : " 1. Sont considérés comme revenus distribués : () / 2° Toutes les sommes ou valeurs mises à la disposition des associés, actionnaires ou porteurs de parts et non prélevées sur les bénéfices. ". Aux termes de l'article 117 du même code : " Au cas où la masse des revenus distribués excède le montant total des distributions tel qu'il résulte des déclarations de la personne morale visées à l'article 116, celle-ci est invitée à fournir à l'administration, dans un délai de trente jours, toutes indications complémentaires sur les bénéficiaires de l'excédent de distribution ".

4. Dès lors que M. A C conteste être le bénéficiaire de cette distribution, il incombe à l'administration d'apporter la preuve de l'appréhension par l'intéressé des revenus imposés à son nom.

5. En se bornant à faire valoir que M. A C ne justifie pas de la déductibilité des charges de sous-traitance et de " la diminution corrélative du montant des revenus distribués imposables en leur nom ", l'administration n'apporte pas la preuve de l'appréhension, par l'intéressé, des revenus distribués en litige. Par suite, M. A C, qui ne peut être regardé comme bénéficiaire de ces revenus distribués, est fondé à obtenir la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires restant à sa charge d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux qui lui ont été assignées au titre des années 2014 et 2015.

6. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat, partie perdante dans la présente instance, le versement à M. A C de la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A C à hauteur du dégrèvement prononcé en cours d'instance.

Article 2 : M. A C est déchargé des droits supplémentaires et pénalités restant à sa charge au titre des années 2014 et 2015.

Article 3 : L'Etat versera à M. A C une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B A C et au directeur départemental des finances publiques de la Seine-Saint-Denis.

Délibéré après l'audience du 13 octobre 2022 à laquelle siégeaient :

Mme Jimenez, présidente,

M. Charageat, premier conseiller,

Mme Nour, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 octobre 2022.

La rapporteure,

C. NOUR

La présidente,

J. JIMENEZLe greffier,

C. CHAUVEY

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions