LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2104151

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2104151

mercredi 16 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2104151
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation5ème Chambre (JU)
Avocat requérantCHRISTOPHEL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 25 mars 2021, M. A B, représenté par Me Christophel, demande au tribunal :

1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :

2°) d'annuler la décision du 29 janvier 2021 par laquelle le président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis a refusé la prolongation de sa prise en charge dans le cadre d'un contrat jeune majeur ;

3°) d'enjoindre au président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis de poursuivre sa prise en charge dans le cadre d'un contrat jeune majeur, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge du président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, au bénéfice de son conseil, la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- un recours administratif préalable obligatoire a été adressé au président du conseil départemental ; son recours est recevable ;

- la décision n'est pas suffisamment motivée ;

- la décision est entachée d'une erreur d'appréciation dans l'application de l'article L. 222 - 5 du code de l'action sociale et des familles dès lors qu'il est en possessions de documents d'identité sénégalais et a effectué des démarches afin d'obtenir une carte d'identité ; le motif tiré du défaut de documents d'identité ne saurait justifier la décision attaquée ;

- son investissement dans son cursus scolaire n'est pas contesté par le département ; il a réalisé plusieurs stages dans le cadre de son cursus démontrant sa volonté de s'intégrer et d'acquérir une autonomie professionnelle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 juillet 2021, le département de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- la requête est irrecevable en ce qu'elle ne respecte pas la règle de prohibition des injonctions ;

- elle est suffisamment motivée ;

- en application de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles, l'aide départementale pour les majeurs de moins de vingt et un ans est une possibilité et non une obligation.

Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré du non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction présentées par M. B dès lors que celui-ci a atteint l'âge de 21 ans et qu'il ne peut donc plus bénéficier de l'aide sociale à l'enfance en qualité de jeune majeur.

Par une décision du 23 novembre 2021, la demande d'aide juridictionnelle de M. B a été rejetée pour caducité.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative ;

La présidente du tribunal a désigné Mme Gaullier-Chatagner, conseillère, pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

La magistrate désignée a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Au cours de l'audience publique, après l'appel de l'affaire, les parties n'étant ni présentes ni représentées, la clôture de l'instruction a été prononcée en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative et le rapport de Mme Gaullier-Chatagner a été entendu.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant sénégalais né le 1er novembre 2001, est entré sur le territoire français au mois de mai 2019 et a fait l'objet d'une requête en assistance éducative du procureur de la République le 8 juillet 2019, puis d'une prise en charge par la cellule d'accompagnement des mineurs non accompagnés du département de la Seine-Saint-Denis à compter du 10 juillet 2019. Devenu majeur, il a conclu avec ce département un contrat jeune majeur le 7 novembre 2019, prolongé jusqu'au 1er juin 2020 en raison de la crise sanitaire. Par un second avenant du 15 octobre 2020, son contrat jeune majeur a été renouvelé jusqu'au 2 janvier 2021. M. B a présenté une demande de renouvellement de son contrat, qui a été rejetée par une décision du 29 janvier 2021. Par un courrier du 8 mars 2021, M. B a formé le recours administratif préalable prévu à l'article L. 134-2 du code de l'action sociale et des familles. Il doit être regardé comme sollicitant l'annulation de la décision implicite par laquelle le président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis a rejeté son recours tendant à l'annulation de la décision du 29 janvier 2021 lui refusant la prolongation de sa prise en charge au titre du contrat jeune majeur.

Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Il y a lieu de rejeter cette demande dès lors que la demande d'aide juridictionnelle a été rejetée pour caducité.

Sur le non-lieu à statuer :

3. Aux termes de l'article L. 111-2 du code de l'action sociale et des familles : " Les personnes de nationalité étrangère bénéficient dans les conditions propres à chacune de ces prestations : 1° Des prestations d'aide sociale à l'enfance ; () / Elles bénéficient des autres formes d'aide sociale, à condition qu'elles justifient d'un titre exigé des personnes de nationalité étrangère pour séjourner régulièrement en France () ". Aux termes de l'article L. 222-5 du même code, dans sa rédaction issue de la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024 pour contrôler l'immigration, améliorer l'intégration : " Sont pris en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance sur décision du président du conseil départemental : / () 5° Les majeurs âgés de moins de vingt et un ans et les mineurs émancipés qui ne bénéficient pas de ressources ou d'un soutien familial suffisants, lorsqu'ils ont été confiés à l'aide sociale à l'enfance avant leur majorité, y compris lorsqu'ils ne bénéficient plus d'aucune prise en charge par l'aide sociale à l'enfance au moment de la décision mentionnée au premier alinéa du présent article et à l'exclusion de ceux faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français en application de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. / Peuvent être également pris en charge à titre temporaire, par le service chargé de l'aide sociale à l'enfance, les mineurs émancipés et les majeurs âgés de moins de vingt et un ans qui ne bénéficient pas de ressources ou d'un soutien familial suffisants () ".

4. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision refusant une prise en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner la situation de l'intéressé, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction et, notamment, du dossier qui lui est communiqué en application de l'article R. 772-8 du code de justice administrative. Au vu de ces éléments, il lui appartient d'annuler, s'il y a lieu, cette décision en accueillant lui-même la demande de l'intéressé s'il apparaît, à la date à laquelle il statue, qu'un défaut de prise en charge conduirait à une méconnaissance des dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives à la protection de l'enfance et en renvoyant l'intéressé devant l'administration afin qu'elle précise les modalités de cette prise en charge sur la base des motifs de son jugement.

5. M. B est né, selon les indications portées dans sa requête, le 1er novembre 2001. Il est donc, à la date du présent jugement, âgé de plus de 21 ans, de sorte qu'il ne remplit plus les conditions fixées par les dispositions du code de l'action sociale et des familles citées au point 3 pour bénéficier d'une prise en charge par l'aide sociale à l'enfance sous la forme d'un " contrat jeune majeur ". Eu égard à l'office du juge administratif quand est contesté devant lui un refus de prise en charge sur le fondement des dispositions de l'article L. 225-5 du code de l'action sociale et des familles, office qui a été rappelé au point 4 les conclusions à fin d'annulation de la décision par laquelle le président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis a mis fin à cette prise en charge, ainsi que les conclusions à fin d'injonction sous astreinte, sont devenues sans objet. Il n'y a dès lors pas lieu d'y statuer.

Sur les frais liés au litige :

6. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge du département de la Seine-Saint-Denis, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement d'une somme à ce titre.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction sous astreinte de la requête de M. B.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Christophel et au président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 octobre 2024.

La magistrate désignée,

N. Gaullier-Chatagner

La greffière,

A. Macaronus

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, en ce qui le concerne, ou à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions