LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2105074

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2105074

mardi 30 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2105074
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4ème chambre
Avocat requérantGUILLIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 17 avril 2021 et 28 février 2022, Mme C A, représentée par Me Guillier, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler le titre exécutoire émis à son encontre le 10 février 2021 d'un montant de 26 511,99 euros et de la décharger du paiement de la somme correspondante ;

2°) d'annuler le titre exécutoire émis à son encontre le 31 décembre 2021 d'un montant de 15'899,63 euros et de la décharger du paiement de la somme correspondante ;

3°) de condamner la commune de Saint-Denis à lui verser la somme ramenée par le mémoire complémentaire à un montant de 15 899,63 euros en réparation des préjudices financiers et moraux qu'elle estime avoir subis du fait de sa négligence fautive ;

4°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Denis la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la prescription légale de deux ans, prévue par les dispositions de l'article 37-1 de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000, fait obstacle à la récupération des sommes versées entre le 15 septembre 2018 et le 1er mars 2019 dès lors que la date de mise en paiement du versement erroné correspond au 16 février 2021 ;

- c'est à tort que les sommes réclamées correspondent à son traitement brut, alors que les cotisations sociales, décomptées de la rémunération qui lui a été versée, ne peuvent pas faire l'objet d'un versement par l'agent à l'administration au titre du remboursement du trop-perçu ;

- en maintenant le versement indu et en tardant à réclamer les trop-perçus, l'administration a commis une négligence constitutive d'une faute de nature à engager sa responsabilité ;

- elle a subi un préjudice financier et un préjudice moral d'un montant de 15 899,63 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 12 avril 2023, la commune de Saint-Denis, représentée par son maire en exercice, conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- la requête est devenue sans objet dès lors que, par un courrier du 30 décembre 2021, la commune a retiré le titre exécutoire n° 414bd37 et l'a remplacé par un nouveau titre d'un montant de 15 899,63 euros qui lui a été notifié le 7 janvier 2022 et que, dans sa requête introductive d'instance, la requérante demande " d'adapter sa créance à la somme de 17 377,07 euros " alors que la somme réclamée par le nouveau titre exécutoire n'est que d'un montant de 15 899,63 euros ;

- les conclusions en annulation à l'encontre du titre exécutoire du 30 décembre 2021 sont irrecevables dès lors qu'elles sont dirigées contre un titre exécutoire n'ayant pas la même portée que le titre objet de la requête introductive d'instance ;

- les conclusions indemnitaires sont irrecevables en raison de l'absence de demande indemnitaire préalable ;

- les moyens de la requête ne sont en tout état de cause pas fondés.

Par une ordonnance du 10 novembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 30 novembre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Bazin, rapporteure,

- les conclusions de M. Colera, rapporteur public,

- et les observations de Me Guillier, représentant Mme A.

Une note en délibéré, enregistrée le 9 avril 2024, a été présentée pour Mme A et n'a pas été communiquée.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A a été recrutée en 1999 par la commune de Saint-Denis en qualité de médecin ophtalmologiste contractuel. Le 15 juin 2018, elle a été placée en congé de maladie ordinaire à la suite d'un accident survenu près de son domicile. Il est constant qu'alors qu'elle n'avait le droit au versement d'un plein traitement que jusqu'au 15 septembre 2018, puis au versement d'un demi-traitement jusqu'au 15 décembre 2018, elle a toutefois continué à percevoir un plein traitement jusqu'en décembre 2019. Le 16 février 2021, Mme A a reçu un titre exécutoire n°414bd37 daté du 10 février 2021 d'un montant de 26 511,99 euros émis à son encontre par l'ordonnateur de la commune de Saint-Denis correspondant au recouvrement des trop-perçus de traitements de décembre 2018 à décembre 2019. Par deux courriers du 22 mars 2021, Mme A a contesté ce titre exécutoire auprès de la commune de Saint-Denis et de la trésorerie principale municipale. Par un courrier du 30 décembre 2021, reçu le 7 janvier 2022, la commune de Saint-Denis a réexaminé la situation de Mme A, a reconnu que le montant de 26 511,99 euros était erroné et l'a ramené à celui de 15'899, 63 euros. La commune a alors émis à l'encontre de Mme A un nouveau titre exécutoire n° 4874bd646 du 31 décembre 2021 d'un montant de 15'899,63 euros. Par la présente requête, Mme A demande l'annulation des titres exécutoires des 10 février 2021 et 31 décembre 2021 d'un montant respectif de 26 511,99 euros et 15'899,63 euros, la décharge du paiement des sommes correspondantes et la condamnation de la commune de Saint-Denis à lui verser la somme de 15 899,63 euros en réparation des préjudices financiers et moraux qu'elle estime avoir subis du fait de sa négligence fautive.

Sur l'exception de non-lieu à statuer opposée par la commune de Saint-Denis :

2. Lorsqu'une décision administrative faisant l'objet d'un recours contentieux est retirée en cours d'instance pour être remplacée par une décision ayant la même portée, le recours doit être regardé comme tendant également à l'annulation de la nouvelle décision. Lorsque le retrait a acquis un caractère définitif, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre la décision initiale, qui ont perdu leur objet. Le juge doit, en revanche, statuer sur les conclusions dirigées contre la nouvelle décision.

3. D'une part, Mme A a demandé, dans sa requête introductive d'instance enregistrée le 17 avril 2021, l'annulation du titre exécutoire n° 414bd37 émis à son encontre le 10 février 2021 par l'ordonnateur de la commune de Saint-Denis d'un montant de 26 511,99 euros. Il résulte de l'instruction que ce titre exécutoire du 10 février 2021 a été retiré en cours d'instance, le 30 décembre 2021, et remplacé par un nouveau titre portant le n° 4874bd646 émis à l'encontre de Mme A le 31 décembre 2021 d'un montant de 15'899,63 euros. Par suite, il n'y pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête dirigées à l'encontre du titre exécutoire n° 414bd37 du 10 février 2021 dont le retrait, qui n'a pas été contesté en lui-même, est devenu définitif.

4. D'autre part, dans son mémoire enregistré le 28 février 2022, Mme A a demandé l'annulation du titre exécutoire n° 4874bd646 du 31 décembre 2021. Or, il résulte de l'instruction que ce titre exécutoire a été retiré et remplacé en cours d'instance par un nouveau titre exécutoire n° 3362bd563, ayant le même objet et portant sur la même somme, en date du 18 novembre 2022 et notifié le 25 novembre 2022. Par suite, les conclusions dirigées contre le titre exécutoire du 31 décembre 2021 doivent être regardées comme étant dirigées également contre le titre exécutoire du 18 novembre 2022. Il n'y a, en revanche, plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation du titre exécutoire émis le 31 décembre 2021 dont le retrait, qui n'a pas été contesté en lui-même, est devenu définitif.

5. Enfin, la commune fait valoir que la requérante a demandé, dans sa requête introductive d'instance la requérante, " d'adapter sa créance à la somme de 17 377,07 euros " alors que le nouveau titre émis à son encontre est d'un montant inférieur, à savoir 15'899,63 euros. Toutefois, ainsi qu'il a été dit au point précédent, dans son mémoire complémentaire, la requérante demande l'annulation du titre exécutoire du 31 décembre 2021, ainsi que la décharge de la somme à payer de 15'899,63 euros. Au demeurant, dans son mémoire complémentaire, la requérante précise également qu'elle demande que sa créance soit adaptée à la somme de 14 989,40 euros, soit une somme inférieure à celle réclamée par la commune par les titres exécutoires des 31 décembre 2021 et 18 novembre 2022.

6. Il résulte de ce qui précède que Mme A doit être regardée comme demandant l'annulation du titre exécutoire du 18 novembre 2022 d'un montant de 15'899,63 euros et la décharge de la somme à payer correspondante.

Sur les fins de non-recevoir opposées par la commune de Saint-Denis :

7. En premier lieu, la commune de Saint-Denis soulève une première fin de non-recevoir tirée de ce que les conclusions présentées par Mme A sont dirigées contre un titre exécutoire n'ayant pas la même portée que le titre objet de la requête introductive d'instance. Toutefois, ainsi qu'il a été dit précédemment, dans son mémoire du 28 février 2022, Mme A a demandé, et ce dans le délai de recours contentieux, l'annulation du titre exécutoire du 31 décembre 2021 qui a retiré, en cours d'instance, le titre exécutoire du 10 février 2021, contre lequel était dirigé sa requête introductive d'instance. Par ailleurs, le titre exécutoire du 31 décembre 2021 a été retiré et remplacé par un titre du 18 novembre 2022 ayant la même portée. Par suite, la fin de non-recevoir soulevée à ce titre doit être écartée.

8. En second lieu, la commune de Saint-Denis soutient que les conclusions indemnitaires présentées par Mme A sont irrecevables en l'absence de demande indemnitaire préalable. En l'espèce, dans le dernier état de ses écritures, Mme A demande la condamnation de la commune de Saint-Denis à lui verser la somme de 15 899,63 euros en réparation des préjudices financiers et moraux qu'elle estime avoir subis du fait de sa négligence fautive. Mme A soutient que, par son courrier du 16 avril 2021, elle a sollicité la réparation de son préjudice auprès de la commune de Saint-Denis. Toutefois, elle n'a pas produit ledit courrier avant la clôture de l'instruction et ce, malgré la fin de non-recevoir soulevée en défense, mais a produit seulement un courrier du 22 mars 2021 dont il ne ressort pas des termes, qui se bornent à contester le titre exécutoire du 10 février 2021 et à demander l'échelonnement du paiement, qu'il contiendrait une demande indemnitaire ou qu'il invoquerait un quelconque préjudice. Par suite, la fin de non-recevoir opposée en défense doit être accueillie. Les conclusions indemnitaires présentées par Mme A sont irrecevables.

Sur le surplus des conclusions de la requête :

9. Aux termes de l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000, sans sa version applicable au litige : " Les créances résultant de paiements indus effectués par les personnes publiques en matière de rémunération de leurs agents peuvent être répétées dans un délai de deux années à compter du premier jour du mois suivant celui de la date de mise en paiement du versement erroné, y compris lorsque ces créances ont pour origine une décision créatrice de droits irrégulière devenue définitive. () ".

10. Il résulte des dispositions de l'article 37-1 de la loi susvisée du 12 avril 2000 qu'une somme indûment versée par une personne publique à l'un de ses agents au titre de sa rémunération peut, en principe, être répétée dans un délai de deux ans à compter du premier jour du mois suivant celui de sa date de mise en paiement, sans que puisse y faire obstacle la circonstance que la décision créatrice de droits qui en constitue le fondement ne peut plus être retirée.

11. Par ailleurs, sauf dispositions spéciales, les règles fixées par l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000 sont applicables à l'ensemble des sommes indûment versées par des personnes publiques à leurs agents à titre de rémunération, y compris les avances et, faute d'avoir été précomptées sur la rémunération, les contributions ou cotisations sociales.

12. Il résulte de l'instruction que le titre exécutoire initial d'un montant de 26 511,99 euros correspondait au trop-perçu de traitements versé à Mme A entre les mois de septembre 2018 et décembre 2019 et que, pour calculer le montant initialement dû, l'administration avait pris en compte les rémunérations brutes de Mme A durant cette période, sans en déduire ses cotisations sociales. Par ailleurs, il résulte de l'instruction, notamment du courrier du 30 décembre 2021 adressé à Mme A par la commune de Saint-Denis accompagnant le nouveau titre exécutoire du 30 décembre 2021 que, pour ramener la dette de Mme A à montant de 15 899,63 euros, la commune a uniquement pris en compte le trop-perçu des traitements bruts correspondant aux mois de février à décembre 2019, au motif qu'était prescrit le trop-perçu des traitements versé de septembre 2018 à janvier 2019. Puis, à la somme de 19 783,11 euros correspondant au trop-perçu de traitement brut entre février et décembre 2019, la commune a déduit les cotisations sociales indument versées par Mme A durant cette même période, soit un montant de 3 883,48 euros. Ainsi, en tant que les moyens de la requérante portent, d'une part, sur la prescription des sommes versées entre les mois de septembre 2018 et janvier 2019 et, d'autre part, sur l'absence de déduction des cotisations sociales dans le calcul du remboursement du trop-perçu, les moyens sont inopérants.

13. Il résulte de ce qui précède que la somme de 15 899,63 euros, dont le remboursement est réclamé à Mme A et qui fait l'objet du titre exécutoire attaqué du 18 novembre 2022 correspond seulement au trop-perçu de traitements versé à l'intéressée sur la période de février 2019 à décembre 2019. Or, la répétition de la créance, par le premier titre exécutoire émis le 16 février 2021, est intervenue dans le délai de prescription de deux ans. Par suite, Mme A n'est pas fondée à demander à être déchargée par l'effet de la prescription prévue par l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000 du remboursement de cette somme.

14. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation du titre exécutoire n° 3362bd563 émis le 18 novembre 2022 par l'ordonnateur de la commune de Saint-Denis ni la décharge de l'obligation de payer la somme correspondante.

Sur les frais liés au litige :

15. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Saint-Denis une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par Mme A et non compris dans les dépens en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation des titres exécutoires du 10 février 2021 et du 30 décembre 2021.

Article 2 : La commune de Saint-Denis versera à Mme A la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme A est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A et à la commune de Saint-Denis.

Délibéré après l'audience du 9 avril 2024, à laquelle siégeaient :

M. Truilhé, président,

Mme Ghazi, première conseillère,

Mme Bazin, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 avril 2024.

La rapporteure,Le président,Mme BazinM. TruilhéLa greffière,Mme B

La République mande et ordonne au préfet de la région Ile-de-France en ce qui le concerne, et à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 2105074

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions