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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2106874

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2106874

mercredi 3 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2106874
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation5ème Chambre (JU)
Avocat requérantATHON-PEREZ

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 21 mai 2021, Mme C, représentée par Me Athon-Perez, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis a rejeté son recours administratif du 19 mars 2020 tendant au retrait de la décision du 12 février 2020 ayant mis à sa charge le remboursement d'un trop-perçu de revenu de solidarité active (RSA), d'un montant de 9 915,72 euros sur la période du 1er août 2017 au 30 novembre 2019 ;

2°) d'annuler la décision implicite par laquelle le président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis a rejeté son recours administratif du 6 août 2020 tendant au retrait de la décision du 9 juin 2020 ayant mis à sa charge le remboursement d'un trop-perçu de RSA, d'un montant de 17 625, 59 euros sur la période du 1er juin 2015 au 30 novembre 2019 ;

3°) de la décharger du paiement de ces sommes et d'enjoindre au président du conseil départemental de lui rembourser les sommes déjà prélevées ;

4°) de mettre à la charge du département de la Seine-Saint-Denis la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les décisions implicites de rejet de ses recours préalables ainsi que les décisions des 12 février et 6 août 2020 sont entachées d'un défaut de motivation ;

- les indus constatés à son encontre sont infondés : elle résidait bien sur le territoire français du 1er juin 2015 au 31 mai 2020 ; les revenus de son épouse n'avaient pas à être pris en compte dans le calcul de ses droits au RSA ; elle a déclaré l'intégralité de ses ressources ;

- elle est de bonne foi.

Par un mémoire en défense du 2 avril 2024, le département de la Seine-Saint-Denis conclut à sa mise hors de cause.

Il fait valoir qu'aucune décision implicite de rejet du recours introduit par Mme C n'a été prise par le département de la Seine-Saint-Denis et que seul le département des Hauts-de-Seine, à qui la créance a été transférée en raison du déménagement de l'intéressée à Meudon, est compétent pour défendre dans la procédure.

Le dossier de la procédure a été communiqué à la CAF des Hauts-de-Seine et au département des Hauts-de-Seine le 5 avril 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif de Montreuil a désigné M. Marias pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative, selon la procédure prévue par cet article.

Le magistrat désigné a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Marias ;

- les observations de Me Athon-Perez au nom de Mme C.

Des pièces, présentées au nom de Mme C à l'audience du tribunal, ont été enregistrées, communiquées aux autres parties et la clôture de l'instruction a été différée au 25 juin 2024.

Considérant ce qui suit :

1. Par décisions du 12 février 2020 et du 9 juin 2020, la caisse d'allocations familiales (CAF) de la Seine-Saint-Denis a mis à la charge de Mme C, respectivement, un indu de RSA d'un montant de 17 624, 59 euros au titre de la période du 1er juin 2015 au 30 novembre 2019 et un indu d'allocation de revenu de solidarité active (RSA) d'un montant de de 9 915, 72 euros au titre de la période d'août 2017 à octobre 2017. Mme C a exercé à l'encontre de ces décisions des recours administratifs préalables obligatoires qui ont été implicitement rejetés. Par sa requête, Mme C demande au tribunal l'annulation des décisions initiales ainsi que des décisions implicites de rejet de ses recours et d'enjoindre au président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis de la décharger du paiement des sommes en litige, et de lui rembourser les sommes déjà retenues.

Sur l'étendue du litige :

2. D'une part, aux termes de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles (A) : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental () ". Aux termes de l'article L. 114-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Lorsqu'une demande est adressée à une administration incompétente, cette dernière la transmet à l'administration compétente et en avise l'intéressé. " L'institution par ces dispositions d'un recours administratif préalable obligatoire à la saisine du juge, a pour effet de laisser à l'autorité compétente pour en connaître le soin d'arrêter définitivement la position de l'administration. Il s'ensuit que la décision prise à la suite du recours se substitue en principe à la décision initiale, et qu'elle est seule susceptible d'être déférée au juge.

3. D'autre part, il résulte de l'instruction que la créance de la CAF de la Seine-Saint-Denis a été transférée à la CAF des Hauts-de-Seine suite au déménagement de Mme C à Meudon. Dès lors, le président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis est réputé, en application de l'article L. 114-2 précité, avoir transmis les recours administratifs formés par Mme C devant lui les 19 mars 2020 et 6 août 2020 au président du conseil départemental des Hauts-de-Seine, ce dernier ayant alors implicitement rejeté les recours administratifs de l'intéressée, qui doit être ainsi regardée comme demandant l'annulation de ces seules décisions, ainsi que la décharge des sommes retenues.

Sur les conclusions de la requête :

4. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision par laquelle l'administration, sans remettre en cause des versements déjà effectués, détermine les droits d'une personne à l'allocation de revenu de solidarité active ou à l'aide exceptionnelle de fin d'année, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention dans la reconnaissance du droit à cette allocation ou à cette aide qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner les droits de l'intéressé sur lesquels l'administration s'est prononcée, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction et, notamment, du dossier qui lui est communiqué en application de l'article R. 772-8 du code de justice administrative. Au vu de ces éléments, il appartient au juge administratif d'annuler ou de réformer, s'il y a lieu, cette décision en fixant alors lui-même les droits de l'intéressé, pour la période en litige, à la date à laquelle il statue ou, s'il ne peut y procéder, de renvoyer l'intéressé devant l'administration afin qu'elle procède à cette fixation sur la base des motifs de son jugement.

5. Lorsque, en revanche, le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de revenu de solidarité active ou d'aide exceptionnelle de fin d'année, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.

6. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent () ". Aux termes de l'article L. 232-4 de ce code : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. / Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande () ".

7. Dès lors qu'il ne résulte pas de l'instruction que Mme C aurait formulé auprès du département de la Seine-Saint-Denis ou du département des Hauts-de-Seine une demande de communication des motifs des décisions implicites de rejet qu'elle conteste, le moyen tiré du défaut de motivation de ces décisions ne peut qu'être écarté.

8. En second lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 262-2 du A : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre. Le revenu de solidarité active est une allocation qui porte les ressources du foyer au niveau du montant forfaitaire () ". Aux termes de l'article L. 262-3 du même code : " Le montant forfaitaire mentionné à l'article L. 262-2 est fixé par décret. Il est revalorisé le 1er avril de chaque année par application du coefficient mentionné à l'article L. 161-25 du code de la sécurité sociale. L'ensemble des ressources du foyer, y compris celles qui sont mentionnées à l'article L. 132-1, est pris en compte pour le calcul du revenu de solidarité active, dans des conditions fixées par un décret en Conseil d'Etat qui détermine notamment : 1° Les ressources ayant le caractère de revenus professionnels ou qui en tiennent lieu ; 2° Les modalités d'évaluation des ressources, y compris les avantages en nature. L'avantage en nature lié à la disposition d'un logement à titre gratuit est déterminé de manière forfaitaire ; 3° Les prestations et aides sociales qui sont évaluées de manière forfaitaire, notamment celles affectées au logement mentionnées à l'article L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation ; 4° Les prestations et aides sociales qui ne sont pas incluses dans le calcul des ressources à raison de leur finalité sociale particulière ". Et en vertu de l'article R. 262-5 de ce code : " Pour l'application de l'article L. 262-2, est considérée comme résidant en France la personne qui y réside de façon permanente ou qui accomplit hors de France un ou plusieurs séjours dont la durée de date à date ou la durée totale par année civile n'excède pas trois mois. Les séjours hors de France qui résultent des contrats mentionnés aux articles L. 262-34 ou L. 262-35 ou du projet personnalisé d'accès à l'emploi mentionné à l'article L. 5411-6-1 du code du travail ne sont pas pris en compte dans le calcul de cette durée. / En cas de séjour hors de France de plus de trois mois, l'allocation n'est versée que pour les seuls mois civils complets de présence sur le territoire ".

9. D'autre part, aux termes de l'article R. 262-6 de ce code : " Les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent, sous les réserves et selon les modalités figurant au présent chapitre, l'ensemble des ressources, de quelque nature qu'elles soient, de toutes les personnes composant le foyer, et notamment les avantages en nature ainsi que les revenus procurés par des biens mobiliers et immobiliers et par des capitaux.() ". Aux termes de l'article R. 262-11 du même code : " Pour l'application de l'article R. 262-6, il n'est pas tenu compte : () 14° Des aides et secours financiers dont le montant ou la périodicité n'ont pas de caractère régulier ainsi que des aides et secours affectés à des dépenses concourant à l'insertion du bénéficiaire et de sa famille, notamment dans les domaines du logement, des transports, de l'éducation et de la formation ; (). ". Enfin, aux termes de l'article R. 262-37 du même code : " Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments. () ".

10. Il résulte des articles L. 262-2, R. 262-5 et R. 262-37 du A que, pour bénéficier de l'allocation de revenu de solidarité active, une personne doit remplir la condition de ressources qu'ils mentionnent et résider en France de manière stable et effective. Pour apprécier si cette seconde condition est remplie, il y a lieu de tenir compte de son logement, de ses activités, ainsi que de toutes les circonstances particulières relatives à sa situation, parmi lesquelles le nombre, les motifs et la durée d'éventuels séjours à l'étranger et ses liens personnels et familiaux. La personne qui remplit les conditions pour bénéficier de l'allocation de revenu de solidarité active a droit, lorsqu'elle accomplit hors de France un ou plusieurs séjours dont la durée de date à date ou la durée totale par année civile n'excède pas trois mois, au versement sans interruption de cette allocation. En revanche, lorsque ses séjours à l'étranger excèdent cette durée de trois mois, le RSA ne lui est versé que pour les mois civils complets de présence en France. En toute hypothèse, le bénéficiaire du RSA est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation, outre l'ensemble des ressources dont il dispose, sa situation familiale et tout changement en la matière, toutes informations relatives au lieu de sa résidence, ainsi qu'aux dates et motifs de ses séjours à l'étranger lorsque leur durée cumulée excède trois mois.

11. Enfin, aux termes de l'article L. 262-9 du A : " () Est considérée comme isolée, une personne veuve, divorcée, séparée ou célibataire qui ne vit pas en couple de manière notoire et permanente et qui notamment ne met pas en commun avec un conjoint, concubin ou partenaire de pacte civil et de solidarité ses ressources et ses charges ". L'article R. 262-7 de ce code dispose que : " () Lorsque le bénéficiaire se trouve dans la situation de personne isolée au sens de l'article L. 262-9, les ressources de l'ancien conjoint, concubin ou partenaire lié par un pacte civil de solidarité ne sont pas prises en compte pour la détermination des ressources du foyer ".

12. Il résulte de ces dispositions et des dispositions de l'article L. 262-2 citées plus haut que l'ensemble des ressources du foyer doit en principe être pris en compte pour le calcul de l'allocation de revenu de solidarité active. Toutefois, les revenus du conjoint du bénéficiaire du revenu de solidarité active n'ont à être pris en compte qu'à hauteur des sommes qu'il verse à ce dernier ou des prestations en nature qu'il lui sert, au titre, notamment, de ses obligations alimentaires lorsque les époux, entre lesquels a cessé toute communauté de vie, tant matérielle qu'affective, étant ainsi séparés de fait, ils ne constituent plus un foyer au sens des articles L. 262-2 et L. 262-3 du code de l'action sociale et des familles ou lorsque, du fait de sa résidence à l'étranger, le conjoint du bénéficiaire ne peut être pris en compte pour le calcul du revenu garanti.

S'agissant des revenus perçus et non déclarés :

13. Il résulte des articles L. 262-37, L. 262-38, R. 262-37 et R. 262-40 du A et de l'article L. 161-1-4 du code de la sécurité sociale, applicable en vertu de l'article R. 262-83 du code de l'action sociale et des familles, que le bénéficiaire du RSA est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toute information relative aux activités et aux ressources des membres du foyer, ainsi que tout changement en la matière. Cette obligation a notamment pour objet de permettre à l'organisme chargé du versement de l'allocation de s'assurer que le bénéficiaire remplit les conditions d'ouverture des droits et de déterminer le montant de l'allocation due le cas échéant.

14. Si Mme C fait valoir que son épouse, Mme D, qui réside à l'étranger, est sans emploi depuis le 1er juin 2019, elle ne verse au dossier, à l'appui de ses dires qu'une attestation de celle-ci, alors qu'il ressort du rapport d'enquête qu'elle a varié dans ses déclarations s'agissant de la rémunération de Mme D. Si elle fait aussi valoir que les sommes - d'un montant total de 3 900 euros - qu'elle a perçues de mars à septembre 2019 ne représentent que le remboursement par une amie de sommes qu'elle lui avait avancées, elle ne produit pas d'autres justificatifs qu'une attestation de cette dernière. Enfin, et alors que la liste des ressources dont il n'est pas tenu compte au sens des dispositions précitées de l'article R. 262-11 du A est limitative, Mme C - en tout état de cause tenue à l'obligation déclarative prévue par l'article R. 262-37 du A - n'est pas fondée à soutenir qu'elle n'avait pas à déclarer la somme de 1 092 euros perçue le 10 mars 2018, produit de la vente occasionnelle de meubles et bijoux lui appartenant, qui, de surcroit, ne relève pas de l'exception prévue par les dispositions précitées du 14° de l'article R. 262-11 du A.

S'agissant de la condition de résidence en France :

15. Il résulte de l'instruction, notamment des rapports d'enquête diligentés par la CAF, que les relevés de comptes bancaires de l'intéressée font état d'opérations effectuées à l'étranger ainsi que d'une absence de mouvements en France. Mme C figure sur le répertoire des Français établis à l'étranger du 16 novembre 2010 au 4 décembre 2017 et a obtenu un passeport français par le consulat de France en Russie le 9 avril 2014, ayant déclaré à l'occasion de la demande résider en Russie et présenter un justificatif de domicile. Mme C a également refusé de donner une copie autre que celle d'un document d'identité russe qui ne permet pas de voyager à l'international. Enfin elle s'est mariée en septembre 2019 avec une ressortissante russe qui réside elle-même en Russie. Les seules factures EDF ou Free et appels de charges versés au dossier ne sont pas suffisantes pour remettre en cause les éléments de nature à caractériser sa résidence en Russie. Dès lors, Mme C n'est pas fondée à soutenir qu'elle remplissait la condition de résidence pour bénéficier du RSA.

16. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme C doit être rejetée en toutes ses conclusions.

DECIDE:

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C et à la ministre du travail, de la santé et des solidarités.

Copie en sera adressée au département des Hauts-de-Seine et à la caisse d'allocations familiales des Hauts-de-Seine.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 juillet 2024.

Le magistrat désigné,

H. Marias

La greffière,

A. MacaronusLa République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités, en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

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