LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2108752

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2108752

lundi 8 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2108752
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation5ème Chambre (JU)
Avocat requérantDESFARGES PIERRE-HENRY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 juin 2021, M. A... C..., représenté par Me Desfarges, doit être regardé comme demandant au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 1er janvier 2021 par laquelle la caisse d’allocations familiales de la Seine-Saint-Denis lui a notifié un indu de prime exceptionnelle de fin d’année, d’un montant de 457,34 euros, au titre des années 2017, 2018 et 2019, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux présenté le 5 février 2021 ;

2°) de le décharger du paiement de cette somme ;

3°) de mettre à la charge de la caisse d’allocations familiales de la Seine-Saint-Denis la somme de 1 500 euros à lui verser en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- les décisions attaquées, prises sur le fondement d’un traitement algorithmique, méconnaissent les dispositions des articles L. 311-3-1 et R. 311-3-1-2 du code des relations entre le public et l’administration dès lors qu’elles ne comportent pas les informations prévues aux termes de ce second article ;
- elles ont été prises en méconnaissance des dispositions de l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration ;
- elles sont insuffisamment motivées ;
- elles méconnaissent les dispositions de l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles dès lors que l’indu de prime exceptionnelle de fin d’année est recouvré par la caisse d’allocations familiales par retenue sur les prestations à échoir et qu’aucun texte ne prévoit que les caisses peuvent de manière générale compenser toutes les prestations de façon confondues ;
- elles ont été prises en méconnaissance des droits de la défense dans la mesure où elles n’ont pas été précédées d’une procédure contradictoire préalable ;
- la caisse d’allocations familiales de la Seine-Saint-Denis, en retenant l’indu en litige, a commis des erreurs de droit et d’appréciation dans la mesure où elle s’est abstenue d’examiner la réalité de sa situation alors qu’il a conservé sa résidence stable et effective en France ;
- il est de bonne foi et doit bénéficier du droit à l’erreur prévu par les dispositions de l’article L. 123-1 du code des relations entre le public et l’administration.

Par un mémoire en défense, enregistré le 4 juin 2024, la caisse d’allocations familiales de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir qu’aucun des moyens soulevés par le requérant n’est fondé.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :
- le code de l’action sociale et des familles ;
- le décret n° 2017-1785 du 27 décembre 2017 ;
- le décret n° 2018-1150 du 14 décembre 2018 ;
- le décret n° 2019-1323 du 10 décembre 2019 ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Baffray, vice-président, pour statuer sur les litiges visés à l’article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le magistrat désigné a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Baffray,
- et les observations de Mme B..., dûment habilitée, pour la caisse d’allocations familiales de la Seine-Saint-Denis.

La clôture de l’instruction a été prononcée, en application des dispositions de l’article R. 772-9 du code de justice administrative, à l’issue de l’audience.


Considérant ce qui suit :

1. Par une décision en date du 1er janvier 2021, la caisse d’allocations familiales de la Seine-Saint-Denis a notifié à M. C... un indu de prime exceptionnelle de fin d’année d’un montant de 437,34 euros, au titre des années 2017, 2018 et 2019. Par un courrier en date du 5 février 2021, réceptionné par la caisse le 8 février 2021, M. C... a formé un recours gracieux à l’encontre de cette décision. Une décision implicite de rejet de son recours gracieux est née le 8 avril 2021 du silence gardé par la caisse d’allocations familiales pendant plus de deux mois sur sa demande. M. C... doit être regardé comme demandant au tribunal l’annulation de ces deux décisions.

2. Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de revenu de solidarité active ou d’aide exceptionnelle de fin d’année, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.

3. En premier lieu, il est toujours loisible à la personne intéressée, sauf à ce que des dispositions spéciales en disposent autrement, de former à l’encontre d’une décision administrative un recours gracieux devant l’auteur de cet acte et de ne former un recours contentieux que lorsque le recours gracieux a été rejeté. L’exercice du recours gracieux n’ayant d’autre objet que d’inviter l’auteur de la décision à reconsidérer sa position, un recours contentieux consécutif au rejet d’un recours gracieux doit nécessairement être regardé comme étant dirigé, non pas tant contre le rejet du recours gracieux dont les vices propres ne peuvent être utilement contestés, que contre la décision initialement prise par l’autorité administrative. Par suite, à supposer que le requérant ait entendu se prévaloir de ce que la décision par laquelle la caisse d’allocations familiales de la Seine-Saint-Denis a implicitement rejeté son recours gracieux dirigé contre la décision par laquelle lui a été notifié un indu de prime exceptionnelle de fin d’année aurait été prise en méconnaissance des dispositions des articles L. 212-1, L. 311-3-1 et R. 311-3-1-2 du code des relations entre le public et l’administration et de celles des dispositions de l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, qu’elle serait insuffisamment motivée et qu’elle aurait été prise en méconnaissance des droits de la défense, de tels moyens ne peuvent qu’être écartés comme inopérants.

4. En deuxième lieu, aux termes de l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration : « Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci. (…) ». Si M. C... soutient que la décision par laquelle la caisse d’allocations familiales de la Seine-Saint-Denis lui a notifié un indu de prime exceptionnelle de fin d’année aurait été prise en méconnaissance de ces dispositions dès lors qu’elle ne comporterait pas, en caractères lisibles, les noms, prénoms et qualité de son auteur, il ne met toutefois pas à même le tribunal d’apprécier le bien-fondé de ce moyen, à défaut pour lui de produire cette décision.

5. En troisième lieu, aux termes de l’article L. 211-1 du code des relations entre le public et l’administration : « Les personnes physiques ou morales ont le droit d’être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : (…) 6° Refusent un avantage dont l’attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l’obtenir ; (...) ».

6. Si le requérant soutient que la décision par laquelle la caisse d’allocations familiales de la Seine-Saint-Denis lui a notifié un indu de prime exceptionnelle de fin d’année est insuffisamment motivée, il ne met toutefois pas à même le tribunal, à défaut de produire une telle décision, d’apprécier le bien-fondé de ce moyen, qui ne peut dès lors qu’être écarté.

7. En quatrième lieu, à supposer que, comme le soutient le requérant, la caisse d’allocations familiales de la Seine-Saint-Denis ait mis en place des traitements algorithmiques destinés à orienter les contrôles qu’elle met en œuvre, il ne résulte toutefois pas de l’instruction que la décision initiale de récupération d’un indu de prime exceptionnelle de fin d’année prise à la suite d’un contrôle réalisé par un agent assermenté de la caisse d’allocations familiales et non versée au dossier, a été prise sur le fondement d’un traitement algorithmique au sens de l’article L. 311-3-1 du code des relations entre le public et l’administration. Dès lors, le moyen tiré de ce que la décision de notification d’indu de prime exceptionnelle de fin d’année ne comporte pas les informations prévues aux termes de l’article R. 311-3-1-2 du même code doit être écarté. En tout état de cause, les dispositions de ces articles subordonnent la communication de telles informations à la demande de la personne concernée, ce que M. C... n’établit, ni même n’allègue, avoir sollicité.

8. En cinquième lieu, si M. C... soutient que l’effet suspensif attaché tant à l’exercice du recours gracieux qu’à l’exercice du recours contentieux prévu par les dispositions de l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles n’a pas été respecté par la caisse d’allocations familiales de la Seine-Saint-Denis qui aurait illégalement pratiqué des retenues avant même l’expiration des délais de recours, et alors même qu’aucun texte ne prévoit que les caisses peuvent de manière générale compenser toutes les prestations de façon confondues, un tel moyen est en tout état de cause sans incidence sur la légalité de la décision attaquée par laquelle la caisse d’allocations familiales de la Seine-Saint-Denis lui a notifié l’indu en litige.

9. En sixième lieu, aux termes de l’article L. 121-1 du code des relations entre le public et l’administration : « (…) les décisions individuelles qui doivent être motivées (…) sont soumises au respect d’une procédure contradictoire préalable ». Aux termes de l’article L. 121-2 du même code : « Les dispositions de l’article L. 121-1 ne sont pas applicables : (…) / 4° Aux décisions prises par les organismes de sécurité sociale (…), sauf lorsqu’ils prennent des mesures à caractère de sanction (…) ». En outre, aux termes de l’article R. 111-1 du code de la sécurité sociale : « I. L’organisation de la sécurité sociale comprend les organismes de sécurité sociale suivants : / 1° En ce qui concerne le régime général : (…) / b) La Caisse nationale des allocations familiales et des caisses d’allocations familiales (…) ».

10. La décision par laquelle la caisse d’allocations familiales de la Seine-Saint-Denis a notifié au requérant un indu de prime exceptionnelle de fin d’année, qui ne constitue pas une sanction, n’avait pas à être précédée d’une procédure contradictoire en application du 4° de l’article L. 121-2 du même code. Par suite, un tel moyen ne peut qu’être écarté.

11. En septième lieu, d’une part, aux termes du premier alinéa de l’article L. 262-2 de ce code : « Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un revenu garanti, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre ». Aux termes de l’article R. 262-5 du même code : « Pour l’application de l’article L. 262-2, est considérée comme résidant en France la personne qui y réside de façon permanente ou qui accomplit hors de France un ou plusieurs séjours dont la durée de date à date ou la durée totale par année civile n’excède pas trois mois. Les séjours hors de France qui résultent des contrats mentionnés aux articles L. 262-34 ou L. 262-35 ou du projet personnalisé d’accès à l’emploi mentionné à l’article L. 5411-6-1 du code du travail ne sont pas pris en compte dans le calcul de cette durée. / En cas de séjour hors de France de plus de trois mois, l’allocation n’est versée que pour les seuls mois civils complets de présence sur le territoire ». Il résulte de ces dispositions que, pour bénéficier de l’allocation de revenu de solidarité active, une personne doit remplir la condition de ressources qu’elles mentionnent et résider en France de manière stable et effective. Pour apprécier si cette seconde condition est remplie, il y a lieu de tenir compte de son logement, de ses activités, ainsi que de toutes les circonstances particulières relatives à sa situation, parmi lesquelles le nombre, les motifs et la durée d’éventuels séjours à l’étranger et ses liens personnels et familiaux. La personne qui remplit les conditions pour bénéficier de l’allocation de revenu de solidarité active a droit, lorsqu’elle accomplit hors de France un ou plusieurs séjours dont la durée de date à date ou la durée totale par année civile n’excède pas trois mois, au versement sans interruption de cette allocation. En revanche, lorsque ses séjours à l’étranger excèdent cette durée de trois mois, le revenu de solidarité active ne lui est versé que pour les mois civils complets de présence en France. En toute hypothèse, le bénéficiaire du revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation, outre l'ensemble des ressources dont il dispose, sa situation familiale et tout changement en la matière, toutes informations relatives au lieu de sa résidence, ainsi qu’aux dates et motifs de ses séjours à l’étranger lorsque leur durée cumulée excède trois mois.

12. D’autre part, en application des articles 3 des décrets des 27 décembre 2017, 14 décembre 2018 et 10 décembre 2019 visés ci-dessus, la prime exceptionnelle de fin d’année pour les années 2017, 2018 et 2019 est versée aux bénéficiaires du revenu de solidarité active qui perçoivent cette allocation pendant les mois de novembre ou décembre de l’année concernée, à condition que les ressources du foyer n’excèdent pas un certain montant. En outre, aux termes des articles 6 de ces trois décrets : « Tout paiement indu d'une aide exceptionnelle attribuée en application du présent décret est récupéré pour le compte de l'Etat par l'organisme chargé du service de celle-ci (…) ».

13. Pour justifier du bien-fondé de l’indu de prime exceptionnelle de fin d’année en litige, la caisse d’allocations familiales de la Seine-Saint-Denis fait valoir en défense qu’il résulte d’un contrôle de la situation du requérant mené par l’un de ses agents assermentés que M. C... a séjourné à l’étranger du 29 décembre 2018 au 1er avril 2019, puis du 4 mai 2019 au 21 janvier 2020 et du 3 mars au 9 juillet 2020, et que son épouse y a séjourné du 3 janvier au 7 avril 2019, puis du 4 mai 2019 au 21 janvier 2020 et du 3 mars au 26 septembre 2020. Le couple a par ailleurs été inscrit au répertoire national des Français résidant hors de France entre le 8 juillet 2004 et le 24 novembre 2018. Enfin, alors que M. C... a déclaré être hébergé par une personne, celle-ci a indiqué n’avoir jamais hébergé celui-ci lorsqu’elle a été interrogée par téléphone et l’intéressé a finalement admis au cours de l’entretien avec le contrôleur qu’il avait toujours vécu en Algérie mais qu’il avait sollicité le revenu de solidarité active sur les conseils d’un ami. Si M. C... a versé au dossier certains justificatifs de présence au cours des années 2017, 2018, 2019 et 2020, ces pièces sont insuffisamment nombreuses et probantes pour remettre en cause les éléments relevés par la caisse d’allocations familiales de la Saint-Saint-Denis, qui a notamment produit le passeport de l’intéressé, de nature à caractériser l’absence de résidence stable et effective de M. C... et de son épouse au sens des dispositions de l’article L. 262-2 du code de l’action sociale et des familles précitées. Il en résulte que M. C... n’avait pas droit au revenu de solidarité active au titre de la période en litige. Par suite, et alors qu’il est constant que les droits de M. C... à la prime exceptionnelle de fin d’année ont été initialement ouverts du fait de ses droits au revenu de solidarité active, le requérant n’est pas fondé à soutenir que c’est en commettant des erreurs de droit et d’appréciation que la caisse d’allocations familiales de la Seine-Saint-Denis lui a notifié un indu de prime exceptionnelle de fin d’année d’un montant de 437,34 euros au titre de cette même période.

14. En huitième et dernier lieu, M. C... se prévaut de son « droit à l’erreur ». Toutefois, la décision attaquée a pour seul objet de récupérer les prestations de prime exceptionnelle de fin d’année indûment versées à l’allocataire. Si le requérant entend ainsi se prévaloir des dispositions précitées de l’article L. 123-1 du code des relations entre le public et l’administration, cette décision ne constituent ainsi ni une sanction pécuniaire, ni une sanction consistant en la privation de tout ou partie d’une prestation due. Par suite, M. C... ne saurait utilement se prévaloir du « droit à l’erreur » institué par ces dispositions pour contester le bien-fondé de l’indu de prime exceptionnelle de fin d’année mis à sa charge.

15. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d’annulation présentées par M. C... ne peuvent qu’être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquences, de ses conclusions aux fins de décharge et de celles présentées sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


DÉCIDE :


Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... C... et à la caisse d’allocations familiales de la Seine-Saint-Denis.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 juillet 2024.


Le magistrat désigné,





J.-F. Baffray
La greffière de l’audience,





M. D...




La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.




Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions