LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2108900

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2108900

jeudi 23 novembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2108900
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation1ère chambre
Avocat requérantCMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I°/ Par une requête, enregistrée le 30 juin 2021 sous le n° 2108900, et des mémoires complémentaires, enregistrés le 17 mai 2022 et le 16 octobre 2023, la société Banque Fédérative du Crédit Mutuel, représentée par Me Gerardin et Me Austry, demande au tribunal :

1°) de prononcer la restitution des cotisations primitives d'impôt sur les sociétés et de contributions additionnelles à cet impôt acquittées par la société Banque Fédérative du Crédit Mutuel au titre des exercices clos en 2012 et en 2015 à hauteur, respectivement, de 25 000 000 euros et de 56 000 000 euros en base imposable ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 10 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la proposition de rectification, portant notamment sur l'impôt sur les sociétés dû au titre de l'exercice clos le 31 décembre 2012 lui a été adressée le 8 décembre 2014, interrompant le délai de prescription pour une durée de trois ans à compter de cette date, en application de l'article 189 du livre des procédures fiscales. Par suite, la réclamation contentieuse qu'elle a formée le 22 décembre 2017 pouvait s'étendre jusqu'à l'exercice clos en 2012 ;

- les actions de la société Banco Popular Español qu'elle détenait lors des exercices en litige ne constituent pas des titres de participation mais des titres de placement dès lors qu'elles ne présentaient pas de caractère d'utilité pour la requérante, que cette dernière n'avait pas l'intention d'exercer une influence sur Banco Popular Español et, en tout état de cause, n'ont pas donné à la requérante les moyens d'exercer une telle influence, la circonstance qu'elle ait comptabilisé ces titres en tant que titres de placement à compter du 16 novembre 2010 procédant d'une erreur manifeste.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 22 décembre 2021 et le 20 juin 2022, la directrice chargée de la direction des grandes entreprises conclut au rejet de la requête en soutenant que les moyens ne sont pas fondés.

II°/ Par une requête, enregistrée le 30 juin 2021 sous le n° 2108906, et des mémoires complémentaires, enregistrés le 17 mai 2022, le 29 septembre 2022 et le 16 octobre 2023, la société Caisse Fédérale de Crédit Mutuel, représentée par Me Gerardin et Me Austry, demande au tribunal :

1°) de prononcer la restitution des cotisations primitives d'impôt sur les sociétés et de contributions additionnelles à cet impôt acquittées par la société Caisse Fédérale de Crédit Mutuel au titre des exercices clos en 2016 et en 2017 à hauteur, respectivement, de 296 000 000 euros et de 145 591 227 euros en base imposable ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 10 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient, dans les mêmes termes, le même moyen que le second moyen de la requête n° 2108900.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 22 décembre 2021 et le 20 juin 2022, la directrice chargée de la direction des grandes entreprises conclut au rejet de la requête en soutenant que les moyens ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne ;

- le règlement n° 806/2014 du Parlement européen et du Conseil du 15 juillet 2014 ;

- le code de commerce ;

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Puechbroussou, rapporteur ;

- les conclusions de M. Iss, rapporteur public ;

- et les observations de Me Austry, pour les sociétés Banque Fédérative du Crédit Mutuel et Caisse Fédérale de Crédit Mutuel.

Considérant ce qui suit :

1. Par courrier du 22 décembre 2017, la Banque Fédérative du Crédit Mutuel a déposé une réclamation contentieuse afin d'obtenir un dégrèvement partiel des cotisations d'impôt sur les sociétés et de contributions additionnelles qu'elle a primitivement acquittées au titre des exercices clos en 2012 et en 2015. Par deux courriers du 28 juin 2018 et du 14 janvier 2019, la société Caisse Fédérale de Crédit Mutuel, devenue, à compter du 1er janvier 2016, société mère du groupe d'intégration fiscale comprenant la société Banque Fédérative du Crédit Mutuel, a déposé, en cette qualité et pour le compte de la société Banque Fédérative du Crédit Mutuel, deux réclamations contentieuses afin d'obtenir un dégrèvement partiel de cotisations d'impôt sur les sociétés et de contributions additionnelles qu'elle a primitivement acquittées au titre, respectivement, de l'exercice clos en 2016 et de celui clos en 2017. Dans l'ensemble de ces réclamations, les sociétés requérantes sollicitent la requalification en titres de placement des actions détenues de Banco Popular Español SA, comptabilisés, selon elles, par erreur, comme des titres de participation. En l'absence de réponse de l'administration dans un délai de 6 mois, les sociétés requérantes ont porté le litige devant le présent tribunal par des requêtes introductives d'instance enregistrées le 30 juin 2021. Par ces dernières, la société Banque Fédérative du Crédit Mutuel et la société Caisse Fédérale de Crédit Mutuel demandent au tribunal de leur accorder les restitutions partielles corrélatives d'impôt sur les sociétés et de contributions additionnelles, qu'elles ont ainsi initialement acquittées au titre, respectivement, des exercices clos en 2012 et 2015, d'une part, et des exercices clos en 2016 et 2017, d'autre part.

Sur la jonction :

2. Les requêtes susvisées n° 2108900 et 2108906 présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour qu'il y soit statué par un seul jugement.

Sur le bien-fondé de l'imposition :

3. Aux termes de l'article 219 du code général des impôts, dans sa version applicable aux litiges : " I. Pour le calcul de l'impôt () / Le taux normal de l'impôt est fixé à 33,1/3 %. / Toutefois : () / Le régime des plus-values et moins-values à long terme cesse de s'appliquer au résultat de la cession de titres du portefeuille réalisée au cours d'un exercice ouvert à compter du 1er janvier 1994 à l'exclusion des parts ou actions de sociétés revêtant le caractère de titres de participation () / Pour l'application des premier et deuxième alinéas, constituent des titres de participation les parts ou actions de sociétés revêtant ce caractère sur le plan comptable. Il en va de même des actions acquises en exécution d'une offre publique d'achat ou d'échange par l'entreprise qui en est l'initiatrice ainsi que des titres ouvrant droit au régime des sociétés mères ou, lorsque leur prix de revient est au moins égal à 22 800 000 €, qui remplissent les conditions ouvrant droit à ce régime autres que la détention de 5 % au moins du capital de la société émettrice, si ces actions ou titres sont inscrits en comptabilité au compte de titres de participation ou à une subdivision spéciale d'un autre compte du bilan correspondant à leur qualification comptable ". Aux termes de l'article R. 123-184 du code de commerce : " Constituent des participations les droits dans le capital d'autres personnes morales, matérialisés ou non par des titres, qui, en créant un lien durable avec celles-ci, sont destinés à contribuer à l'activité de la société détentrice ". Sur le plan comptable, les titres de participation sont ceux dont la possession durable est estimée utile à l'activité de l'entreprise, notamment parce qu'elle permet d'exercer une influence sur la société émettrice des titres ou d'en assurer le contrôle. Une telle utilité peut notamment être caractérisée si les conditions d'achat des titres en cause révèlent l'intention de l'acquéreur d'exercer une influence sur la société émettrice et lui donnent les moyens d'exercer une telle influence. Une telle utilité peut aussi être caractérisée lorsque les conditions d'acquisition des titres révèlent l'intention de la société acquéreuse de favoriser son activité par ce moyen, notamment par les prérogatives juridiques qu'une telle détention lui confère ou les avantages qu'elle lui procure pour l'exercice de cette activité. Enfin, une inscription de titres en comptabilité dans un compte de titres de participation, qui est commandée par le respect de la réglementation comptable à laquelle se réfère la loi fiscale, ne matérialise aucune décision de gestion de l'entreprise. Une telle écriture comptable peut, si la qualification de titres de participation retenue s'avère erronée, être corrigée tant à l'initiative de l'administration que, sous réserve que cette erreur ne revête pas un caractère délibéré, de l'entreprise.

4. Il résulte de l'instruction que le 16 novembre 2010, la société Banque Fédérative du Crédit Mutuel a acquis des actions de la société espagnole Banco Popular Español pour un montant de 298 161 710 euros, cette participation représentant alors 5 % du capital de cette société espagnole, et que ces actions ont été comptabilisées au compte " Titres de participation ". Au cours des années ultérieures, la société Banque Fédérative du Crédit Mutuel a souscrit à diverses augmentations de capital réalisées par Banco Popular Español, a bénéficié de distributions en actions réalisées par cette dernière et a procédé à différentes acquisitions d'actions Banco Popular Español de sorte que sa participation s'est maintenue à un niveau compris entre 5,05 % et 3,94 % aux dates de clôture d'exercice s'échelonnant de 2010 à 2016. Il est en outre constant que la société Banque Fédérative du Crédit Mutuel a disposé, de manière continue, d'un siège au conseil d'administration de cette banque espagnole tout au long de sa participation, le nombre de membres de ce conseil évoluant entre 15 à 23 pendant la période en cause. Le 6 juin 2017, la Banque Centrale Européenne a annoncé que la société Banco Popular Español était en état de " faillite ou de faillite probable " en raison, notamment, de la détention de portefeuilles de créances douteuses et d'actifs toxiques. Le Conseil de résolution unique, en sa qualité d'autorité de résolution de l'Union bancaire européenne, a, le 7 juin 2017, en application du règlement n° 806/2014 du Parlement européen et du Conseil du 15 juillet 2014, adopté une décision organisant le transfert de Banco Popular Español à la banque Banco Santander, en ordonnant concomitamment la réduction du capital de Banco Popular Español à zéro par annulation, sans compensation, de l'ensemble des actions ordinaires existantes, dans une démarche dite de renflouement interne, ou " bail-in ", visant à préserver les intérêts des contribuables espagnols par la mobilisation des porteurs d'actions et de divers titres de dette subordonnée. En conséquence, la société Banque fédérative du Crédit Mutuel a notamment comptabilisé, au titre de l'exercice clos en 2017, une moins-value à long terme d'un montant de 522 591 27 euros correspondant à la valeur nette comptable des actions Banco Popular Español détenues depuis au moins deux ans à la date de leur annulation.

5. Les requérantes soutiennent que les titres de Banco Popolar Espanol détenus par la société Banque Fédérative du Crédit Mutuel ne constituent pas des titres de participation dès lors que les conditions d'achat de ces derniers ne révèlent pas l'intention d'exercer une influence sur la société émettrice, ni ne lui donnent les moyens d'exercer une telle influence et, partant, ne présentent pas de caractère d'utilité pour leur détentrice. Tout d'abord, comme le soutiennent les requérantes, il leur est loisible, sous réserve que cette erreur ne revête pas un caractère délibéré, de corriger l'inscription initiale des titres de Banco Popular Español en comptabilité dans le compte de titres de participation, dans l'hypothèse où la qualification de titres de participation retenue s'avère erronée. Il résulte toutefois de l'instruction que la prise de participation initiale de 5 % ainsi que les diverses opérations ultérieures de souscription et d'acquisitions de titres ont permis à la société Banque Fédérative du Crédit Mutuel de maintenir un niveau de participation constamment supérieur à 3,90 % dans un paysage actionnarial par ailleurs éclaté. En outre, cette société a demandé et obtenu un siège au conseil d'administration de la société Banco Popular Español et fait état dans la présentation réalisée le 2 juillet 2010 à son conseil d'administration du projet dit " A " du caractère " stratégique " de cette prise de participation qui " s'inscrit dans le cadre [du] développement européen et [de] la poursuite de notre coopération avec la Banco Popular Español ", consécutivement au rachat en 2008 de Banco Popular France. Il y est également fait référence à la mise en place d'autres accords de partenariat entre les deux groupes dans le courant de l'année 2009, déclaration cohérente avec celle de son directeur général Michel Lucas ayant annoncé dans la presse " la mise en place d'une alliance stratégique " avec cette même entité et le communiqué de presse conjoint des deux groupes indiquant qu'" il est prévu que Crédit Mutuel CIC devienne un actionnaire clé de Banco Popular avec une participation de 5% " et " soit représenté au conseil d'administration de Banco Popular " et évoquant d'autres coopérations notamment dans le champ informatique. Ainsi, il résulte de ce qui précède que la société Banque Fédérative du Crédit Mutuel est entrée au capital de la société Banco Popular Español avec l'objectif de nouer des liens durables, stratégiques pour le développement de son activité, inscrit dans sa logique de développement au sein de l'Union européenne et présenté comme une étape à de futurs autres partenariats. Dans ces conditions, les titres concernés doivent être regardés comme utiles à l'activité de la société Banque Fédérative du Crédit Mutuel, dès lors que les conditions d'acquisition de ces derniers révèlent l'intention de la société acquéreuse de favoriser son activité par ce moyen, ce qu'elle a d'ailleurs publiquement déclaré. Par suite, les sociétés requérantes ne sont pas fondées, sur le terrain de la loi fiscale, à demander la requalification de titres litigieux en titres de placement et à solliciter, en conséquence, les restitutions résultant de l'application du régime de court terme aux moins-values consécutives à l'annulation de ces titres en 2017 dans le cadre de la résolution ordonnée de la société Banco Popular Español.

Sur l'invocation du bénéfice de la doctrine administrative :

6. En l'espèce, à supposer que les sociétés requérantes aient entendu invoquer, sur le fondement des dispositions de l'article L 80 A du livre des procédures fiscales, les termes de la doctrine administrative énoncée aux paragraphes 92 et 100 du bulletin officiel des impôts publié le 3 mai 2017 sous la référence BOI-BIC-PVMV-30-10 relative à la définition des titres de participation et des titres de placement, ce moyen ne peut qu'être écarté, dès lors que les requérantes remettent en cause leur propres déclarations qui ne mentionnaient pas faire application de l'interprétation de la loi fiscale donnée par ces énonciations.

7. Il résulte de tout qui précède que les conclusions des sociétés requérantes tendant à la restitution partielle des cotisations d'impôt sur les sociétés et de contributions additionnelles acquittées au titre des exercices clos de 2012 à 2017 ne peuvent qu'être rejetées. Il en est de même, par voie de conséquence, des conclusions fondées sur l'application des dispositions de l'article L 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes de la Banque Fédérative du Crédit Mutuel et de la société Caisse Fédérale de Crédit Mutuel sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié aux sociétés Banque Fédérative du Crédit Mutuel, Caisse Fédérale de Crédit Mutuel et à la directrice chargée de la direction des grandes entreprises.

Délibéré après l'audience du 9 novembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Hoffmann, président,

M. Doyelle, premier conseiller,

M. Puechbroussou, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 novembre 2023.

Le rapporteur,

C. Puechbroussou

Le président,

M. Hoffmann

La greffière,

A. Diallo

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2 et 2108906

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions