mardi 17 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2113437 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | PORCHERON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 1er octobre 2021 et
28 mai 2024, Mme Bouch'ra A B, représentée par Me Maillard, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner la commune de Pierrefitte-sur-Seine à lui verser la somme totale de 57 103,09 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis, assortie des intérêts au taux légal à compter du 3 juin 2021 ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Pierrefitte-sur-Seine la somme de 2 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
En ce qui concerne l'illégalité fautive de la décision de non-renouvellement de son contrat à durée déterminée :
- la décision de non renouvellement de son contrat n'est pas motivée alors qu'elle a sollicité, à plusieurs reprises, les motifs qui l'ont fondée ;
- elle n'a pas été précédée d'un entretien ;
- elle ne repose sur aucun motif régulier dès lors qu'elle n'est fondée ni sur sa manière de servir, ni sur l'intérêt du service ;
En ce qui concerne l'illégalité fautive des refus de formation :
- ses demandes de formation ont fait l'objet de décisions de refus injustifiées, qui sont constitutives d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'administration ;
En ce qui concerne les faits de harcèlement moral :
- elle a subi des faits de harcèlement moral à compter du mois de juillet 2017 et jusqu'à la fin de son contrat, le 7 juillet 2018 de la part de la directrice périscolaire ;
- les agissements qu'elle a subis excèdent les limites de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique ;
- ces faits ont eu pour conséquence de dégrader ses conditions de travail et ont conduit à plusieurs arrêts de travail au cours de la période allant du 3 juillet 2017 au 14 avril 2018 et une prise en charge par une psychologue du travail du 5 octobre 2017 au 8 juin 2018 ;
- la commune n'a pris aucune mesure pour faire cesser ces faits ;
En ce qui concerne les préjudices :
- en raison du non-renouvellement fautif de son contrat à durée déterminée, elle a subi un préjudice lié au caractère brutal et vexatoire de cette décision dont il sera fait une juste appréciation en fixant le montant de la réparation à la somme de 4 000 euros et une perte de revenus à hauteur de 38 103,09 euros ;
- elle a subi un préjudice du fait de l'absence de perspective d'évolution professionnelle en raison des refus illégaux de formation à hauteur de 4 000 euros ;
- elle a subi des troubles dans ses conditions d'existence et un préjudice moral résultant des faits de harcèlement moral et de la décision de non renouvellement de son contrat dont il sera fait une juste appréciation en fixant la réparation à 10 000 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 février 2024, la commune de Pierrefitte-sur-Seine, représentée par Me Porcheron, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la décision de non-renouvellement du contrat de travail de Mme A B n'est pas illégale dès lors que cette dernière n'a pas de droit à être titularisée ou à bénéficier d'un contrat à durée indéterminée ; elle ne saurait se prévaloir d'un droit au renouvellement de son contrat à durée déterminée ; cette décision a été motivée d'une part, par le fait qu'elle n'a pas atteint ses objectifs au titre de l'année 2017 comme cela ressort de son compte-rendu d'entretien professionnel et d'autre part, par l'intérêt du service ;
- s'agissant des faits de harcèlement moral, elle ne peut pas lui reprocher de ne pas avoir mis en place des mesures pour faire cesser les agissements dénoncés dès lors que, d'une part, elle n'a pas reçu la copie de la main courante déposée le 6 mai 2018 et d'autre part, les faits dénoncés se seraient déroulés le 11 avril 2018, date à laquelle Mme A B était placée en arrêt de travail ; Mme A B ne produit pas d'éléments susceptibles de faire présumer l'existence de faits de harcèlement moral ;
- s'agissant des refus de formation allégués par Mme A B, celle-ci n'a pas formalisé de telles demandes ; la commune lui a indiqué qu'elle devait suivre en priorité les formations " renforcer son écrit " et " s'informer sur les droits et devoirs des fonctionnaires " ;
- au surplus, Mme A B ne justifie pas de la réalité des préjudices allégués.
Mme A B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 8 juin 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1983 ;
- la loi n° 84-594 du 12 juillet 1984 ;
- le décret n° 88-145 du 15 février 1988 ;
- le décret n° 2007-1845 du 26 décembre 2017 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Biscarel,
- les conclusions de M. Colera, rapporteur public,
- et les observations de Me Maillard, représentant Mme A B, présente.
Considérant ce qui suit :
1. Mme Bouch'ra A B a été recrutée le 4 décembre 2012 en contrat à durée déterminée, sur le fondement des dispositions de l'article 3-1 de la loi du 26 janvier 1984, pour occuper les fonctions d'adjointe d'animation de 2ème classe à temps non complet. Son contrat a été régulièrement renouvelé, en dernier lieu jusqu'au 7 juillet 2018. Par un courrier du 31 mai 2018, l'adjoint au maire délégué au personnel l'a informée que son contrat prenait fin le 8 juillet 2018. Estimant que le non renouvellement de son contrat et les refus de formation qui lui avaient été opposés étaient entachés d'illégalité et qu'elle était victime de faits constitutifs de harcèlement moral de la part de sa supérieure hiérarchique, Mme A B a adressé à la commune de Pierrefitte-Sur-Seine, par courrier du 2 juin 2021, une demande indemnitaire préalable laquelle a fait l'objet d'un refus implicite de rejet. Mme A B demande au tribunal de condamner la commune de Pierrefitte-sur-Seine à la somme totale de 57 103,09 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 3 juin 2021 au titre des préjudices qu'elle estime avoir subis.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne l'illégalité fautive de la décision de non-renouvellement de contrat :
2. En premier lieu, un agent dont le contrat est arrivé à échéance n'a aucun droit au renouvellement de celui-ci. Il en résulte que la décision de ne pas renouveler ce contrat n'est pas, sauf à revêtir le caractère d'une mesure disciplinaire, au nombre des mesures qui doivent être motivées en application des dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Il ne résulte pas de l'instruction que la décision du maire de Pierrefitte-sur-Seine de ne pas renouveler le contrat de travail de Mme A B à l'issue de son contrat à durée déterminée, constituerait une mesure disciplinaire. Par suite, Mme A B ne peut utilement soutenir que la décision par laquelle la commune de Pierrefitte-sur-Seine n'a pas renouvelé son contrat est insuffisamment motivée.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article 38-1 du décret du 15 février 1988 pris pour l'application de l'article 136 de la loi du 26 janvier 1984 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale, dans sa version applicable au présent litige : " Lorsqu'un agent contractuel a été engagé pour une durée déterminée susceptible d'être renouvelée en application des dispositions législatives ou réglementaires qui lui sont applicables, l'autorité territoriale lui notifie son intention de renouveler ou non l'engagement (). / La notification de la décision finale doit être précédée d'un entretien lorsque le contrat est susceptible d'être reconduit pour une durée indéterminée ou lorsque la durée du contrat ou de l'ensemble des contrats conclus sur emploi permanent conformément à l'article 3-3 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée est supérieure ou égale à trois ans. () ".
4. Il ne résulte pas de l'instruction, et n'est pas même allégué, que la situation de
Mme A B entrait dans l'un des cas visés par les dispositions précitées justifiant la tenue d'un entretien préalable à la notification de la décision de non-renouvellement de son contrat. Par suite, le moyen tiré du défaut d'entretien est inopérant et ne peut qu'être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, applicable à la date de la décision de non-renouvellement du contrat : " Par dérogation au principe énoncé à l'article 3 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires et pour répondre à des besoins temporaires, les emplois permanents des collectivités et établissements mentionnés à l'article 2 de la présente loi peuvent être occupés par des agents contractuels pour assurer le remplacement temporaire de fonctionnaires ou d'agents contractuels autorisés à exercer leurs fonctions à temps partiel ou indisponibles en raison d'un congé annuel, d'un congé de maladie, de grave ou de longue maladie, d'un congé de longue durée, d'un congé de maternité ou pour adoption, d'un congé parental ou d'un congé de présence parentale, d'un congé de solidarité familiale ou de l'accomplissement du service civil ou national, du rappel ou du maintien sous les drapeaux ou de leur participation à des activités dans le cadre des réserves opérationnelle, de sécurité civile ou sanitaire ou en raison de tout autre congé régulièrement octroyé en application des dispositions réglementaires applicables aux agents contractuels de la fonction publique territoriale. / Les contrats établis sur le fondement du premier alinéa sont conclus pour une durée déterminée et renouvelés, par décision expresse, dans la limite de la durée de l'absence du fonctionnaire ou de l'agent contractuel à remplacer. Ils peuvent prendre effet avant le départ de cet agent. ".
6. Un agent public qui a été recruté par un contrat à durée déterminée ne bénéficie pas d'un droit au renouvellement de son contrat. Toutefois, l'administration ne peut légalement décider, au terme de son contrat, de ne pas le renouveler que pour un motif tiré de l'intérêt du service. Un tel motif s'apprécie au regard des besoins du service ou de considérations tenant à la personne de l'agent.
7. Il résulte des écritures en défense que pour décider de ne pas renouveler le contrat à durée déterminée de Mme A B, la commune de Pierrefitte-sur-Seine s'est fondée sur la manière de servir de l'intéressée. Il résulte de l'instruction, notamment du compte rendu d'entretien professionnel 2017 de la requérante, que Mme A B n'a pas atteint les objectifs qui lui avaient été fixés consistant à suivre deux formations intitulées " renforcer son écrit " et " s'informer sur les droits et devoirs des fonctionnaires ", alors au demeurant que ces objectifs lui avaient été assignés dès 2015. Par ailleurs, il résulte de la fiche intitulée " proposition de renouvellement ", que sa chef de service a indiqué qu'elle n'a pas l'esprit d'équipe et manque d'investissement. Si Mme A B se prévaut de ses comptes-rendus d'évaluation professionnels des années précédentes qui soulignent ses compétences, évaluées pour la plupart comme " acquises " voir " maîtrisées ", elle ne conteste pas utilement ses difficultés à l'écrit qui ont été mentionnées dès 2014 ainsi que son manque d'esprit d'équipe et d'implication au sein du service. Dans ces conditions, la décision de ne pas renouveler son contrat est justifiée par un motif tiré de l'intérêt du service.
En ce qui concerne l'illégalité fautive des refus de formation :
8. Mme A B soutient que bien qu'elle ait exprimé à de nombreuses reprises le souhait de suivre des formations, la commune ne lui a pas permis de mettre en place son projet professionnel. Toutefois, si elle se prévaut de ses comptes-rendus d'entretien professionnels depuis 2014, la circonstance que ces derniers mentionnent que la requérante " souhaite avoir des formations pour passer des concours " sans autre précision, n'est pas de nature à établir qu'elle aurait sollicité en vain le suivi de formations déterminées. S'il ressort du compte-rendu de l'entretien professionnel au titre de l'année 2016 que Mme A B n'a pas pu suivre de formation dès lors que le " service enfance ne pouvait pas l'envoyer en formation en raison d'effectif d'animateur trop bas ", ce motif est lié à l'intérêt du service et le refus opposé ne peut dans ces conditions être regardé comme fautif. Mme A B ne démontre pas que son inscription auprès de l'institut de formation, d'animation et de conseil pour suivre une formation générale BAFD du 8 au 16 juillet 2017, dont elle produit la confirmation, a été annulée par la commune. Enfin, il résulte de l'instruction et notamment des comptes-rendus d'entretien professionnels de Mme A B au titre des années 2014 et 2015 que ses supérieurs hiérarchiques successifs lui ont fixé, à titre d'objectifs, de suivre deux formations : " renforcer son écrit " et " s'informer sur les droits et devoirs des fonctionnaires territoriaux " pour lesquelles un avis favorable a été émis, sans que Mme A B ne démontre, ni même n'allègue, qu'elle n'aurait pas pu suivre ces formations en raison d'un refus de la commune. Par suite, Mme A B n'est pas fondée à soutenir qu'en la privant des formations nécessaires à son évolution professionnelle, la commune de Pierrefitte-sur-Seine a commis une faute de nature à engager sa responsabilité.
En ce qui concerne les faits de harcèlement moral :
9. Aux termes de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires dans sa rédaction applicable au litige : " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel ".
10. Il appartient à un agent public qui soutient avoir été victime d'agissements constitutifs de harcèlement moral, de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence d'un tel harcèlement. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
11. Mme A B soutient qu'à compter du mois de juillet 2017, elle a subi des faits de harcèlement moral de la part de sa nouvelle supérieure hiérarchique, consistant en des pressions quotidiennes, une dévalorisation de ses compétences à la fois devant les élèves scolarisés et les autres agents de l'école et la tenue de propos agressifs à son encontre. Elle soutient que ces faits ont entrainé une dégradation de ses conditions de travail, qu'elle a été suivie par la psychologue du travail du 5 octobre 2017 au 8 juin 2018 et que plusieurs arrêts de travail lui ont été prescrits entre le 3 juillet 2017 et le 14 avril 2018.
12. Toutefois, pour établir les pressions qu'elle allègue, Mme A B se borne à produire une main courante mentionnant qu'elle fait l'objet de pressions quotidiennes de la part de sa supérieure hiérarchique et de son adjointe et relatant des faits de dénigrement et d'insulte survenus sur son lieu de travail les 4 et du 11 avril 2018, alors qu'il résulte de l'instruction qu'à cette date elle était placée en congé maladie. Mme A B n'apporte pas davantage d'éléments de nature à établir que sa supérieure hiérarchique a dévalorisé régulièrement ses compétences. Enfin, si Mme A B soutient que sa supérieure hiérarchique aurait tenu à son encontre des propos agressifs, elle se borne à produire un compte-rendu d'infraction initial du 3 juillet 2018 qui concerne de faits survenus entre sa responsable hiérarchique et un personnel de l'éducation nationale. Dans ces conditions, les faits invoqués par Mme A B ne sont pas de nature à faire présumer l'existence d'un harcèlement moral. Par, suite, Mme A B n'est pas fondée à rechercher la responsabilité de la commune de Pierrefitte-Sur-Seine en raison du harcèlement moral qu'elle aurait subi.
13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions indemnitaires de Mme A B doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Pierrefitte-sur-Seine qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par Mme A B, au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er: La requête de Mme A B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme Bouch'ra A B et à la commune de Pierrefitte-sur-Seine.
Délibéré après l'audience du 3 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Deniel, présidente,
Mme Bazin, conseillère,
Mme Biscarel, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 septembre 2024.
La rapporteure,La présidente,SignéSigné B. BiscarelC. Deniel La greffière,SignéA. Capelle
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026