mercredi 16 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2202052 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 5ème Chambre (JU) |
| Avocat requérant | DESFARGES PIERRE-HENRY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 février 2022, M. C B, représenté par Me Desfarges, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la caisse d'allocations familiales (CAF) de la Seine-Saint-Denis a rejeté son recours administratif préalable obligatoire, reçu le 11 décembre 2020, contre la décision du même organisme, datée du 22 octobre 2020, portant notification d'un indu d'allocation de logement sociale (ALS) ;
2°) à titre principal, de le décharger de l'obligation de payer la somme de 10 402 euros ;
3°) à titre subsidiaire, de lui accorder une remise totale de dette ;
4°) d'enjoindre à la CAF de la Seine-Saint-Denis de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge de la CAF de la Seine-Saint-Denis, au bénéfice de son conseil, la somme de 1 500 euros en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve de renonciation au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
- sa requête est recevable dès lors que l'obligation de saisir la commission de recours amiable a été respectée ;
- la décision ne comporte aucune information prévue par l'article R. 311-3-1-2 du code des relations entre le public et l'administration alors qu'elle a été prise sur le fondement d'un traitement algorithmique ; cette omission l'a privée d'une garantie ;
- la saisine de la commission de recours amiable est une formalité obligatoire à l'édiction de la décision statuant sur son recours préalable ; il a été privé de la garantie de la collégialité que représente la saisine de la CRA ;
- en l'absence de manœuvres frauduleuses, l'action est prescrite dès lors que la notification de la CAF date du 22 octobre 2020 et que cette décision porte sur des indus au-delà de deux ans après sa notification ;
- la procédure est irrégulière en l'absence de décompte de la créance de la CAF ; l'absence de communication de ce décompte lui est préjudiciable dans la mesure où il ne peut pas contester utilement le montant réclamé en l'absence d'éléments sur la base liquidative de la prétendue créance de la CAF ;
- la décision est nulle dès lors que la CAF a pratiqué des retenues mensuelles quand bien même le caractère de l'indu est contesté ;
- ni la CRA ni la CAF ne rapportent la preuve de l'assermentation de l'agent chargé du contrôle ;
- son recours administratif a été rejeté par une personne qui ne justifie d'aucune délégation de compétence ou de signature régulièrement publiée ;
- la décision du 22 octobre 2020 n'est pas satisfaisante dans la mesure où elle ne comporte aucune motivation en fait et en droit ;
- la décision méconnaît l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; il n'a pas pu utilement faire valoir ses observations ; il n'a pas reçu communication du rapport de l'agent contrôleur ; le recours administratif préalable obligatoire n'a pas permis de remédier à l'absence de procédure contradictoire ;
- les sommes litigieuses proviennent de la location d'un box ; la CAF lui a indiqué oralement que ces sommes n'étaient pas à déclarer ; il demande à bénéficier du droit à l'erreur en raison de sa bonne foi ;
- à titre subsidiaire, sa bonne fois était évidente, et sa situation étant précaire, il demande une remise totale de dette.
Par deux mémoires enregistrés le 6 août 2024 et le 11 septembre 2024 la CAF de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- la décision attaquée n'a aucunement été prise à la suite d'un procédé algorithmique ;
- l'agent ayant réalisé le contrôle a été agréé en cette qualité et a prêté serment ;
- les informations, constats effectués ainsi que leurs conséquences ont été communiqués à l'allocataire ;
- la dette est certaine ;
- par une décision du 28 novembre 2021, la CRA a rejeté la contestation de M. B ; cette décision est signée du directeur de la caisse et mentionne son identité et son statut ;
- le dossier a été examiné sous l'angle de la fraude ; la pénalité administrative notifiée au requérant n'a pas été contestée devant le pôle social du tribunal judiciaire de Bobigny ;
- la CAF a effectivement réalisé des retenues sur les prestations servies à l'allocataire ; elle a cessé les retenues lorsqu'elle a eu connaissance du recours ;
- l'enquête a permis de mettre en évidence des omissions de déclarations des ressources exactes de la part de l'allocataire ; ce dernier a fourni à la CAF des éléments mensongers concernant ses ressources ; il ne saurait bénéficier du droit à l'erreur.
Par un courrier du 10 septembre 2024, le tribunal a informé les parties qu'il était susceptible de fonder sa décision, en vertu de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, sur les moyens relevés d'office tirés de :
- l' irrecevabilité des conclusions tendant à l'annulation de la décision par laquelle la caisse d'allocations familiales (CAF) de la Seine-Saint-Denis a rejeté le recours administratif préalable obligatoire de M. B contre la décision du même organisme, datée du 22 octobre 2020, portant notification d'un indu d'allocation de logement sociale (ALS) d'un montant de 10 780 euros, ainsi que de ses conclusions à fin de décharge, en l'absence de recours administratif préalable obligatoire relatif à cette allocation (le courrier du requérant daté du 8 décembre 2020 ne mentionnant qu'un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 2 213,34 euros) ;
- l'irrecevabilité des conclusions tendant à une remise de dette, en l'absence d'une demande préalable de remise de dette adressée à la CAF, relative à la somme de 10 780 euros correspondant à l'ALS.
Par une décision du 6 décembre 2021, la demande de M. B tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale a été rejetée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Gaullier-Chatagner, conseillère, pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La magistrate désignée a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Gaullier-Chatagner ;
- et les observations de Mme A, représentant la caisse d'allocations familiales de la Seine-Saint-Denis.
La clôture de l'instruction a été prononcée en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a perçu l'allocation de logement sociale (ALS). A la suite d'un contrôle diligenté par un agent de la caisse d'allocations familiales (CAF) de la Seine-Saint-Denis, un rapport a été établi le 1er octobre 2020 conduisant à une révision de ses droits à l'ALS. Par une décision du 22 octobre 2020, la CAF de la Seine-Saint-Denis a notamment notifié à M. B un trop-perçu d'ALS d'un montant de 10 780 euros pour la période courant du mois d'octobre 2017 au mois de septembre 2020. Par un courrier adressé à la CAF de la Seine-Saint-Denis le 9 décembre 2020, M. B a contesté le bien-fondé de la créance et sollicité une remise de dette gracieuse. Il sollicite, à titre principal l'annulation de la décision implicite par laquelle la CAF a rejeté son recours formé le 8 décembre 2020 ainsi que la décharge de l'obligation de payer la somme de 10 402 euros et, à titre subsidiaire, qu'une remise de dette totale lui soit accordée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu d'allocation de logement sociale, de revenu de solidarité active ou de prime d'activité, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.
3. Aux termes de l'article L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation : " Les contestations des décisions prises en matière d'aides personnelles au logement et de primes de déménagement par les organismes payeurs doivent faire l'objet d'un recours administratif préalable devant l'organisme payeur qui en est l'auteur, selon des modalités fixées par voie réglementaire ". En outre, selon les dispositions de l'article L. 825-3 du même code, " Le directeur de l'organisme payeur statue, dans des conditions fixées par voie réglementaire, sur : 1° Les contestations des décisions prises par l'organisme payeur au titre des aides personnelles au logement ou des primes de déménagement ; 2° Les demandes de remise de dettes présentées à titre gracieux par les bénéficiaires des aides personnelles au logement ". Enfin, l'article R. 825-2 de ce code dispose que : " Le directeur de l'organisme payeur statue sur les recours administratifs mentionnés à l'article R. 825-1, après l'avis de la commission de recours amiable. Ses décisions sont motivées ". L'article R. 825-3 dispose quant à lui que //
4. Il ne résulte pas de l'instruction, et en particulier du mémoire et des pièces produites par la caisse d'allocations familiales en défense, que la contestation de l'indu d'allocation de logement sociale, présentée par M. B et qui a été implicitement rejetée, ait été présentée à la commission de recours amiable de la caisse en vue de recueillir son avis. L'omission de cette procédure obligatoire et collégiale a nécessairement privé l'intéressé d'une garantie. Par suite, ce vice de procédure a été de nature à entacher d'illégalité la décision litigieuse.
Sur les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte et de décharge de l'obligation de payer :
5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation : " Les aides personnelles au logement ainsi que les primes accordées aux bénéficiaires de ces aides afin qu'ils déménagent pour s'assurer des conditions de logement plus adaptées sont régies par le présent livre. / Les aides personnelles au logement comprennent : / () / 2° Les allocations de logement : / () / b) L'allocation de logement sociale ". Aux termes de l'article L. 823-1 du même code : " Le montant des aides personnelles au logement est calculé en fonction d'un barème défini par voie réglementaire. / Ce barème est établi en prenant en considération : / 1° La situation de famille du demandeur et le nombre de personnes à charge vivant habituellement au foyer ; / 2° Ses ressources et la valeur en capital de son patrimoine () ; / 4° La qualité du demandeur : locataire, colocataire ou sous-locataire d'un logement meublé ou non, accédant à la propriété ou résident en logement-foyer. / () ". Enfin, l'article R. 842-5 du même code dispose que : " L'allocation de logement est accordée au titre de la résidence principale : / 1° Aux personnes propriétaires du logement pendant la période au cours de laquelle elles se libèrent de la dette contractée pour accéder à la propriété de ce logement () ".
6. M. B, qui se prévaut d'un " droit à l'erreur " soutient que l'indu mis à sa charge au titre de l'allocation de logement sociale est infondé dès lors qu'il a informé la caisse d'allocations familiales de la Seine-Saint-Denis de sa situation personnelle et professionnelle. Toutefois, il résulte de l'instruction que M. B a présenté des demandes d'aide au logement en faisant état de sa qualité d'emprunteur " pour acheter ou faire construire ", alors que le remboursement du prêt qu'il avait contracté pour acheter son logement était intégralement pris en charge depuis le 13 août 2015 par son assurance. En outre, M. B a omis de déclarer, au titre de ses ressources, les revenus émanant de la location de son box. Dans ces circonstances, M. B, qui en tout état de cause n'établit pas sa bonne foi, ne démontre pas le caractère infondé de l'indu mis à sa charge.
7. En deuxième lieu, l'annulation de la décision implicite par laquelle le recours préalable obligatoire exercé par M. B contre la décision lui ayant notifié un trop-perçu d'ALS d'un montant de 10 780 euros pour la période courant du mois d'octobre 2017 au mois de septembre 2020 a été rejeté résultant seulement d'un vice de forme, elle n'implique pas, dès lors qu'aucun des autres moyens invoqués n'est susceptible de la fonder, que M. B soit déchargé de l'obligation de payer la somme d'un montant de 10 780 euros mise à sa charge. En revanche, l'annulation prononcée implique nécessairement que la CAF de la Seine-Saint-Denis procède au réexamen du recours administratif préalable obligatoire qu'il a formé contre la décision lui notifiant un indu d'allocation de logement sociale d'un montant de 10 780 euros.
8. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin de décharge de l'obligation de payer la somme de 10 402 euros doivent être rejetées. Il y a lieu, en revanche, d'enjoindre au directeur général de la CAF de la Seine-Saint-Denis de procéder au réexamen du recours administratif préalable obligatoire formé par M. B contre la décision lui notifiant un indu d'allocation de logement sociale d'un montant de 10 780 euros dans un délai de quatre mois suivant la notification du présent jugement. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les conclusions relatives à une remise de dette gracieuse :
9. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision rejetant une demande de remise gracieuse d'un indu d'allocation de logement sociale, de revenu de solidarité active ou de prime d'activité, il appartient au juge administratif d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise.
10. Pour les mêmes motifs que ceux développés au point 6, le requérant ne démontre pas qu'il aurait, de bonne foi, sollicité le bénéfice de l'allocation de logement sociale malgré la prise en charge intégrale de son prêt immobilier par son assurance, et omis de déclarer des revenus émanant de la location de son box. En outre, il ne présente aucun élément permettant de justifier de la situation de précarité dont il fait état. Par suite, ses conclusions tendant à l'octroi d'une remise de dette totale ou partielle doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
11. La CAF de la Seine-Saint-Denis n'étant pas la partie perdante dans le cadre de la présente instance, il n'y a pas lieu de faire droit à la demande de M. B présentée sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DÉCIDE:
Article 1er: La décision implicite par laquelle la caisse d'allocations familiales de la Seine-Saint-Denis a rejeté le recours administratif préalable obligatoire formé par M. B contre la décision du même organisme, datée du 22 octobre 2020, portant notification d'un indu d'allocation de logement sociale (ALS) est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au directeur général de la caisse d'allocation familiale de la Seine-Saint-Denis de procéder au réexamen du recours administratif préalable obligatoire formé par M. B contre la décision lui notifiant un indu d'allocation de logement sociale d'un montant de 10 780 euros dans un délai de quatre mois suivant la notification du présent jugement.
Article 3 : Le surplus des conclusions de requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, à Me Desfarges, au directeur général de la caisse d'allocations familiales de la Seine-Saint-Denis et au président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 octobre 2024.
La magistrate désignée,
N. Gaullier-Chatagner
La greffière,
A. Macaronus
La République mande et ordonne au ministre des solidarités, de l'autonomie et de l'égalité entre les femmes et les hommes et au préfet de la Seine-Saint-Denis, en ce qui les concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026