LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2204759

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2204759

vendredi 22 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2204759
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation9ème chambre
Avocat requérantBERDUGO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 25 mars 2022, la société Peter Kleen, représentée par Me Berdugo, demande au tribunal :

1°) à titre principal, de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre de l'année 2017 ;

2°) à titre subsidiaire, de prononcer la décharge, en droits et pénalités, de ces cotisations à proportion d'une réduction de la valeur du fonds de commerce qu'elle a acquis au montant maximal de 188 297 euros ;

3°) de condamner l'Etat au paiement des intérêts moratoires prévus par les dispositions de l'article L. 208 du livre des procédures fiscales ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que le paiement des entiers dépens.

Elle soutient que :

- les marchés publics attribués à la société B sécurité ne lui ont pas été transférés ;

- les clients obtenus à la suite de l'acquisition des parts sociales de la société B sécurité ne représentaient pas l'essentiel de l'activité de cette société ;

- l'augmentation de son chiffre d'affaires est justifié, non par la cession d'un fonds de commerce, mais par l'acquisition des parts sociales de la société B sécurité laquelle ne pouvait plus exercer d'activité ;

- dans l'hypothèse où serait retenue la cession du fonds de commerce de la société B sécurité, la valeur vénale de ce fonds ne peut outrepasser la somme de 188 297 euros ;

- les pénalités assorties au redressement litigieux ne sont fondées sur aucun manquement délibéré.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 septembre 2022, l'administrateur en charge de la direction spécialisée de contrôle fiscal Ile-de-France conclut au rejet de la requête. Il sollicite une substitution de base légale afin de fonder les impositions supplémentaires en litige sur le fondement des dispositions combinées de l'article 38 du code général des impôts et de l'article 38 quinquies de l'annexe III à ce code, en lieu et place du seul article 38 de ce code, et fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 23 février 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 12 mars 2024 à 12 heures.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Hégésippe ;

- et les conclusions de Mme Morisset, rapporteure publique.

Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. La société Peter Kleen (PK) et la société B sécurité ont pour activité la sécurité privée. Par un acte de cession du 3 juillet 2017, la société PK a acquis auprès de la société Sed Holding, en contrepartie d'une somme de 140 000 euros, la totalité des 1 000 parts sociales composant le capital social de la société B sécurité. Le 30 décembre 2017, MM. C et Makwakala, actionnaires de la société Sed Holding, ont respectivement acquis 50% des parts sociales composant la capital social la société PK. A la suite d'une opération de vérification de comptabilité menée sur la période du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2018, l'administration fiscale a adressé, le 22 septembre 2020, une proposition de rectification à la société PK. Un avis de mise en recouvrement a été émis, le 15 avril 2021, mettant à la charge de la société PK la somme de 210 021 euros correspondant à des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés au titre de l'année 2017. La société PK a formé, le 29 juillet 2021, une réclamation préalable que l'administration fiscale a rejetée le 26 janvier 2022. Par la présente instance, la société PK demande que soit prononcée la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre de l'année 2017.

Sur la demande de substitution de base légale :

2. L'administration peut, à tout moment de la procédure, invoquer un nouveau motif de droit propre à justifier l'imposition, sous réserve que cette substitution n'ait pas pour effet de priver le contribuable des garanties de procédures attachées à la nouvelle base légale.

3. Si l'administration fiscale, dans la proposition de rectification qu'elle a adressée à la société PK, a indiqué se fonder sur les seules dispositions de l'article 38 du code général des impôts, elle demande à l'instance la substitution de ce fondement légal par les dispositions combinées dudit article 38 et de l'article 38 quinquies de l'annexe III du même code. En l'espèce, il ne résulte pas de l'instruction que cette substitution, au demeurant non contestée, par des dispositions propres à justifier les impositions litigieuses, aurait pour effet de priver la société requérante d'une garantie. Par suite, il y a lieu d'y faire droit.

Sur la charge de la preuve :

4. D'une part, aux termes de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation. / Sur demande du contribuable reçue par l'administration avant l'expiration du délai mentionné à l'article L. 11, ce délai est prorogé de trente jours () ". L'article L. 11 du même livre dispose : " A moins qu'un délai plus long ne soit prévu par le présent livre, le délai accordé aux contribuables pour répondre aux demandes de renseignements, de justifications ou d'éclaircissements et, d'une manière générale, à toute notification émanant d'un agent de l'administration des impôts est fixé à trente jours à compter de la réception de cette notification ". Selon l'article R. 57-1 de ce livre : " La proposition de rectification prévue par l'article L. 57 fait connaître au contribuable la nature et les motifs de la rectification envisagée. L'administration invite, en même temps, le contribuable à faire parvenir son acceptation ou ses observations dans un délai de trente jours à compter de la réception de la proposition, prorogé, le cas échéant, dans les conditions prévues au deuxième alinéa de cet article ". Il résulte de ces dispositions qu'un contribuable dispose d'un délai franc de trente jours pour faire connaître ses observations sur la proposition de rectification et que la durée de ce délai peut être portée à soixante jours à sa demande.

5. D'autre part, aux termes de l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales : " Lorsque, ayant donné son accord à la rectification ou s'étant abstenu de répondre dans le délai légal à la proposition de rectification, le contribuable présente cependant une réclamation faisant suite à une procédure contradictoire de rectification, il peut obtenir la décharge ou la réduction de l'imposition, en démontrant son caractère exagéré () ".

6. Il résulte de l'instruction que l'administration fiscale a adressé à la société PK une proposition de rectification datée du 22 septembre 2020 laquelle lui a été notifiée le 25 septembre suivant. Si la société requérante a sollicité une prorogation du délai lui permettant de formuler ses observations, cette demande datée du 27 octobre 2020 a été formulée postérieurement à l'expiration du délai franc de trente jours. Il en va, a fortiori, ainsi des observations que la société PK a formulées le 27 novembre 2020. Il en résulte, dès lors qu'aucune demande de prorogation ou de réponse n'est intervenue dans le délai idoine, que la société PK supporte la charge de la preuve. Au surplus, la circonstance que l'administration fiscale ait néanmoins accepté de répondre aux observations tardivement formulées est sans incidence sur la dévolution de la charge qui incombe à la société requérante.

Sur le bien-fondé des impositions :

7. Aux termes du 2 de l'article 38 du code général des impôts : " Le bénéfice net est constitué par la différence entre les valeurs de l'actif net à la clôture et à l'ouverture de la période dont les résultats doivent servir de base à l'impôt diminuée des suppléments d'apport et augmentée des prélèvements effectués au cours de cette période par l'exploitant ou par les associés () ". Aux termes de l'article 38 quinquies de l'annexe III au même code : " Les immobilisations sont inscrites au bilan pour leur valeur d'origine. Cette valeur d'origine s'entend : a. Pour les immobilisations acquises à titre onéreux, du coût d'acquisition () b. Pour les immobilisations acquises à titre gratuit, de la valeur vénale ; c. Pour les immobilisations apportées à l'entreprise par des tiers, de la valeur d'apport () ". Il résulte de ces dispositions combinées que si les opérations d'apport sont, en principe, sans influence sur la détermination du bénéfice imposable, tel n'est toutefois pas le cas lorsque la valeur d'apport des immobilisations, comptabilisée par l'entreprise bénéficiaire de l'apport, a été volontairement minorée par les parties pour dissimuler une libéralité faite par l'apporteur à l'entreprise bénéficiaire. Dans une telle hypothèse, l'administration est fondée à corriger la valeur d'origine des immobilisations apportées à l'entreprise pour y substituer leur valeur vénale, augmentant ainsi l'actif net de l'entreprise dans la mesure de l'apport effectué à titre gratuit. La preuve d'une telle libéralité doit être regardée comme apportée par l'administration lorsqu'est établie l'existence, d'une part, d'un écart significatif entre la rémunération convenue pour l'apport et la valeur vénale du bien apporté et, d'autre part, d'une intention, pour l'apporteur, d'octroyer et, pour la société bénéficiaire, de recevoir une libéralité du fait des conditions de l'apport. Cette intention est présumée lorsque les parties sont en relation d'intérêts.

En ce qui concerne la détermination de la valeur vénale du bien cédé :

8. La valeur vénale des actions non admises à la négociation sur un marché réglementé doit être appréciée compte tenu de tous les éléments dont l'ensemble permet d'obtenir un chiffre aussi voisin que possible de celui qu'aurait entraîné le jeu normal de l'offre et de la demande à la date où la cession ou l'apport est intervenu. Cette valeur doit être établie, en priorité, par référence à la valeur qui ressort de transactions portant, à la même époque, sur des titres de la société, dès lors que cette valeur ne résulte pas d'un prix de convenance. Toutefois, en l'absence de transactions intervenues dans des conditions équivalentes et portant sur les titres de la même société ou, à défaut, de société similaires, l'administration peut légalement se fonder sur l'une des méthodes destinées à déterminer la valeur de l'actif ou sur la combinaison de plusieurs de ces méthodes.

9. Il résulte de l'instruction que pour déterminer la valeur vénale du fonds de commerce de la société B sécurité, l'administration fiscale précise, dans ses écritures en défense, avoir fait application d'une méthode couramment employée par les professionnels fondée sur le chiffre d'affaires. Ainsi, l'administration fiscale a évalué la moyenne des trois derniers chiffres d'affaires réalisés par la société B sécurité, hors les bénéfices résultant de l'exécution des marchés publics dont elle était attributaire, et considéré que la valeur vénale du fonds pouvait être évaluée à hauteur de 50%. Au terme de cette évaluation, l'administration fiscale a déterminé une fourchette de valeur vénale comprise entre 450 586 euros et 1 301 818 euros. Si la société requérante soutient que la détermination de la valeur vénale du fonds à supposer cédé devait tenir compte de cessions similaires intervenues à la même époque, elle ne justifie de l'existence d'aucune transaction équivalente de sorte que l'administration fiscale pouvait légalement recourir à la méthode usitée. Par ailleurs, si elle se prévaut d'une autre méthode d'évaluation, la société requérante ne tient compte que d'une fraction du chiffre d'affaires de la société B sécurité sans démontrer que celle-ci a conservé une partie de sa clientèle. Au demeurant, la circonstance que la société B sécurité n'ait pu lui transférer les marchés publics est sans incidence sur l'estimation de l'administration d'autant plus qu'il résulte de l'instruction que la société PK est sous-traitante de prestations réalisées par la société B sécurité dans le cadre de ces marchés publics. Enfin, il ne résulte pas de l'instruction que la société B aurait transmis ses charges ou ses difficultés financières à la société PK. Dans ces conditions, les moyens tirés de l'absence de cession des marchés publics, de l'absence de cession de la clientèle de la société B sécurité et de la limitation de la valeur du fonds de commerce à une somme de 188 297 euros doivent être écartés.

En ce qui concerne la qualification d'une libéralité :

10. Il résulte des énonciations figurant au point 7 que la démonstration d'une libéralité suppose, d'une part, l'existence d'un écart significatif entre la valeur vénale du bien apporté et sa contrepartie et, d'autre part, la rencontre d'une intention d'octroyer et d'une intention de recevoir une libéralité.

11. En l'espèce, alors que l'administration fiscale fait valoir que le fonds de commerce de la société B sécurité a fait l'objet d'une cession à titre gratuit, la société requérante ne soutient pas avoir versé une quelconque rémunération pour cette acquisition ni que la société cible de l'acquisition aurait perçu un avantage à cette opération. Au demeurant, il n'est pas contesté que la société requérante n'a pas déclaré cette opération aux services fiscaux. En outre, il résulte de l'instruction, en premier lieu, que la société B sécurité fait partie d'un groupe de sociétés dit B A, détenu par MM. C et Makwakala, dans lequel figurent deux autres sociétés dénommées AGH et Sed Holding et, en second lieu, qu'une opération de restructuration a conduit ces derniers, en leur qualité d'actionnaires majoritaires de la société Sed Holding, à céder les parts sociales composant le capital social de la société B sécurité à la société PK avant d'acheter la totalité du capital de cette même société. Enfin, il résulte de l'instruction que M. C occupe la fonction de dirigeant de toutes ces sociétés. Dans ces conditions, l'opération de restructuration du groupe intéressé a abouti, indépendamment de ses motifs, à la transmission du fonds de commerce de la société B sécurité et doit être regardée, en l'absence de toute contrepartie, comme constituant une libéralité. Par suite, le moyen tiré de l'absence de cession du fonds de commerce de la société B sécurité doit être écarté.

Sur les pénalités infligées :

12. Aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'Etat entraînent l'application d'une majoration de : a. 40 % en cas de manquement délibéré () ".

13. Il résulte de l'instruction et notamment des énonciations figurant au point 11 que la société PK était, du fait même de l'identité de ses actionnaires et de son dirigeant, en relation d'intérêts avec la société B sécurité dont elle connaissait l'activité, la situation économique et la valeur vénale. Par ailleurs, alors que l'administration fiscale fait valoir que la société PK ne pouvait ignorer qu'elle bénéficiait d'une cession gratuite d'un fonds de commerce, la société requérante se borne à soutenir que telle n'était pas son intention et que son intervention, au profit des anciens clients de la société B sécurité, s'est justifiée par la cessation d'activité de cette dernière. Dans ces conditions, la société PK n'est pas fondée à contester le caractère délibéré des manquements qui lui sont reprochés. Par suite, le moyen soulevé en ce sens doit être écarté.

14. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de la société PK doit être rejetée dans toutes ses conclusions y compris celles présentées en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la société PK est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société Peter Kleen et à l'administrateur en charge de la direction spécialisée de contrôle fiscal Ile-de-France.

Délibéré après l'audience du 7 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Robbe, président,

Mme Nour, première conseillère,

M. Hégésippe, conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 novembre 2024.

Le rapporteur,

D. HEGESIPPE

Le président,

J. ROBBE Le greffier,

C. CHAUVEY

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions