vendredi 20 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2207236 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | OBENG-KOFI |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2126359 du 2 mai 2022, le président du tribunal administratif de Paris a transmis la requête de M. B, enregistrée le 7 décembre 2021, au tribunal administratif de Montreuil territorialement compétent.
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 4 mai 2022, et le 1er mars 2024, M. B, représenté par Me Obeng-Kofi, demande au tribunal :
1°) de condamner le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) à lui verser la somme de 10 500 euros en réparation de son préjudice économique et 10 000 euros au titre de son préjudice moral résultant de l'illégalité fautive de la décision de non renouvellement de sa carte professionnelle ;
2°) de mettre à la charge du CNAPS la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision de non renouvellement de sa carte professionnelle est illégale ;
- cette décision lui cause des préjudices économiques à raison de l'impossibilité de travailler et un préjudice moral.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 février 2024, le Conseil national des activités privées de sécurité conclut au rejet de la requête.
Il soutient que la requête est irrecevable faute pour l'intéressé d'avoir formé une demande préalable et que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 15 juillet 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 6 août 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la sécurité intérieure ;
- le code des relations entre le public et l'administration
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Morisset, et les conclusions de Mme Nour, rapporteure publique, ont été entendus au cours de l'audience publique.
Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. B était titulaire d'une carte professionnelle l'autorisant à exercer l'activité d'agent de sécurité dont il a sollicité le renouvellement. Il soutient que la décision par laquelle le CNAPS aurait refusé son renouvellement lui a causé un préjudice économique et moral du 28 février 2021 au mois d'août 2021. Il demande la réparation de ces préjudices.
Sur les conclusions à fin d'indemnisation :
2. M. B a sollicité, le 9 juillet 2020, le renouvellement de sa carte professionnelle l'autorisant à exercer l'activité d'agent de sécurité. Par une lettre du 15 juillet 2020, faisant suite au dépôt de cette demande, le CNAPS a demandé à l'intéressé de la compléter en produisant la justification du suivi d'un stage de maintien et d'actualisation des compétences, ainsi que de son certificat de sauveteur secouriste du travail (SST) ou son attestation de formation " Prévention et secours civique de niveau 1 " (PSC1) ou son attestation de formation " Premiers Secours en équipe de niveau 1 " (PSE1). Il ne résulte pas de l'instruction que la décision rejetant implicitement cette demande aurait été fondée sur le motif tiré de ce que son comportement ou ses agissements sont de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes ou des biens. Si, par une lettre du 26 mai 2021, le CNAPS a informé l'intéressé de ce que sa demande était susceptible d'être rejetée pour ce motif, il résulte des termes mêmes de cette lettre que celle-ci fait suite à une autre demande, déposée le 9 mars 2021, à laquelle, d'ailleurs, il a ensuite été fait droit par la délivrance à l'intéressé d'une nouvelle carte professionnelle valable du 13 juillet 2021 au 13 juillet 2026. Le requérant n'est ainsi pas fondé à soutenir que le motif fondant la décision rejetant implicitement sa demande du 9 juillet 2020 est illégal, et que l'illégalité entachant cette décision est constitutive d'une faute.
3. Dans ces conditions, en l'absence de toute illégalité fautive, les conclusions indemnitaires de M. B ne peuvent qu'être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions présentées au titre des frais du litige.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au Conseil national des activités privées de sécurité.
Délibéré après l'audience du 5 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Robbe, président,
Mme Morisset, première conseillère,
M. Hegesippe, conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 septembre 2024.
La rapporteure,
A. MORISSET
Le président,
J. ROBBELe greffier,
C. CHAUVEY
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
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01/06/2026
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01/06/2026