mardi 1 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2207681 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | SEBAN ET ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 6 mai 2022 et 26 février 2024, M. A C, représenté par Me Riou, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le maire de la commune de Noisy-le-Sec a refusé de faire droit à sa demande indemnitaire préalable du 15 février 2022, reçue le 17 février 2022 ;
2°) de condamner la commune de Noisy-le-Sec à lui verser la somme de 18 062,75 euros en réparation des préjudices subis du fait de l'illégalité de la décision du 15 décembre 2021 et de l'absence de règlement des sommes dues au titre des services faits, retranscrits sur ses bulletins de paies de septembre 2021 à janvier 2022, et d'assortir cette somme des intérêts au taux légal à compter du 17 février 2022 et de la capitalisation des intérêts à compter du 17 février 2023 ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Noisy-le-Sec la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision implicite de rejet de sa demande indemnitaire préalable née le 17 avril 2022 est entachée d'une insuffisance de motivation, d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la commune de Noisy-le-Sec a commis une faute tirée, d'une part, de l'absence de préavis avant la rupture de son engagement contractuel et, d'autre part, de la brutalité de la décision du 15 décembre 2021 mettant un terme à son engagement contractuel à compter du 31 décembre 2021 ;
- la commune a commis une faute du fait de l'absence de rémunération des services faits durant les mois d'août à décembre 2021 et retranscrits sur ses bulletins de paie de septembre 2021 à janvier 2022 ;
- il a subi un préjudice financier d'un montant de 3 732,22 euros résultant de l'absence de préavis avant la rupture de son engagement contractuel ;
- il a subi un préjudice moral qu'il évalue à un montant de 5 000 euros en raison de la rupture brutale de son contrat ;
- il a subi un préjudice financier d'un montant de 9 330,53 euros du fait de l'absence de rémunération de ses activités réalisées au sein du la commune durant les mois d'août à décembre 2021.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 2 février 2024 et le 25 juillet 2024 (non communiqué), la commune de Noisy-le-Sec, représentée par Me Carrère, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. C la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le maire de la commune, ayant constaté en décembre 2021 que M. C avait atteint la limite d'âge, était tenu de prendre la décision du 15 décembre 2021 afin de mettre fin à ses fonctions ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 11 juillet 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 26 juillet 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code des pensions civiles et militaires de retraite ;
- la loi du 18 août 1936 concernant les mises à la retraite par ancienneté ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- la loi n° 84-834 du 13 septembre 1984 ;
- la loi n° 2012-347 du 12 mars 2012 ;
- le décret n° 2011-210 du 30 décembre 2011 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bazin, rapporteure,
- les conclusions de M. Colera, rapporteur public,
- les observations de Me Riou, représentant M. C,
- et les observations de Me Lefebure, substituant Me Carrère, représentant la commune de Noisy-le-Sec.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, gynécologue-obstétricien, a été recruté par la commune de Noisy-le-Sec par un contrat à durée déterminée du 4 octobre 2002 d'une durée de trois ans, renouvelé plusieurs fois, pour exercer les fonctions de médecin gynécologue-obstétricien au centre municipal de santé (CMS) Fernand Goulène, à compter du 1er octobre 2002. Après avoir fait valoir ses droits à la retraite au regard de son activité libérale, M. C a conclu le 2 mai 2012 avec la commune un contrat de travail à durée déterminée d'une durée d'un an à compter du 1er avril 2012 dans le cadre d'un cumul emploi-retraite. Par une décision du 15 décembre 2021, le directeur général des services de la commune a mis un terme à l'engagement contractuel de M. C, à compter du 31 décembre 2021 au motif de l'atteinte de la limite d'âge légal d'emploi. Par un courrier du 15 février 2022, M. C a adressé à la commune de Noisy-le-Sec une demande indemnitaire préalable tendant au versement de la somme de 18 062,75 euros en réparation des préjudices subis du fait de l'illégalité de la décision du 15 décembre 2021 et de l'absence de règlement des sommes dues au titre des services faits et retranscrits sur ses bulletins de paies de septembre 2021 à janvier 2022. M. C demande au tribunal, d'une part, l'annulation de la décision implicite née le 17 avril 2022 par laquelle le maire de la commune de Noisy-le-Sec refusé de faire droit à sa demande indemnitaire préalable et, d'autre part, de condamner la commune de Noisy-le-Sec à lui verser la somme de 18 062,75 euros en réparation de ses préjudices.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite du 17 avril 2022 portant rejet de la demande indemnitaire préalable :
2. La décision implicite de rejet née le 17 avril 2022 du maire de la commune de Noisy-le-Sec a eu pour seul effet de lier le contentieux à l'égard de l'objet de la demande de M. C qui, en formulant des conclusions indemnitaires, a donné à l'ensemble de sa requête le caractère d'un recours de plein contentieux. Au regard de l'objet d'une telle demande, qui conduit le juge à se prononcer sur le droit du requérant à percevoir les sommes qu'il réclame, les vices propres dont serait, le cas échéant, entachée la décision qui a lié le contentieux, sont sans incidence sur la solution du litige. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation, de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation sont inopérants et les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite par laquelle le maire de la commune de Noisy-le-Sec a refusé de faire droit au recours indemnitaire préalable présenté par M. C doivent être rejetées.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne l'illégalité fautive de la décision du 15 décembre 2021 de fin de contrat :
3. M. C qui soutient que la commune de Noisy-le-Sec a commis une faute tirée, d'une part, de l'absence de préavis avant la rupture de son engagement contractuel et, d'autre part, de la brutalité de la décision du 15 décembre 2021 mettant un terme à son engagement contractuel à compter du 31 décembre 2021 doit être regardé comme recherchant la responsabilité de la commune en raison de l'illégalité fautive de la décision du 15 décembre 2021 de fin de contrat.
4. Aux termes de l'article 6-1 de la loi du 13 septembre 1984 relative à la limite d'âge dans la fonction publique et le secteur public, dans sa version alors en vigueur : " I.-Sous réserve des exceptions légalement prévues par des dispositions spéciales, la limite d'âge des agents contractuels employés par les administrations de l'Etat, les collectivités territoriales, leurs établissements publics ne présentant pas un caractère industriel et commercial, les établissements mentionnés à l'article 2 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière ainsi que par toutes autres personnes morales de droit public recrutant sous un régime de droit public est fixée à soixante-sept ans. / II.- La limite d'âge mentionnée au I est, le cas échéant, reculée conformément aux dispositions de l'article 4 de la loi du 18 août 1936 concernant les mises à la retraite par ancienneté, sans préjudice des règles applicables en matière de recrutement, de renouvellement et de fin de contrat. / III.- Après application, le cas échéant, du II du présent article, les agents contractuels dont la durée d'assurance tous régimes est inférieure à celle définie à l'article 5 de la loi n° 2003-775 du 21 août 2003 portant réforme des retraites peuvent sur leur demande, sous réserve de l'intérêt du service et de leur aptitude physique et sans préjudice des règles applicables en matière de recrutement, de renouvellement et de fin de contrat, être maintenus en activité. () ". Aux termes de l'article 4 de la loi du 18 août 1936 concernant les mises à la retraite par ancienneté, dans sa version en vigueur : " Les limites d'âge sont reculées d'une année par enfant à charge, sans que la prolongation d'activité puisse être supérieure à trois ans. Les enfants pris en compte pour l'application de la présente disposition sont ceux qui sont définis par les lois et règlements régissant l'attribution des prestations familiales, ainsi que ceux qui ouvrent droit au versement de l'allocation aux adultes handicapés. / Les limites d'âge seront également reculées d'une année pour tout fonctionnaire et employé civil qui, au moment où il atteignait sa cinquantième année, était parent d'au moins trois enfants vivants, à la condition qu'il soit en état de continuer à exercer son emploi. Toutefois, cet avantage ne peut se cumuler avec celui prévu à l'alinéa précédent que si l'un des enfants à charge est atteint d'une invalidité égale ou supérieure à 80 p. 100 ou ouvre droit au versement de l'allocation aux adultes handicapés. / Toutefois, la disposition de l'alinéa 1er ne pourra pas avoir pour résultat de retarder la limite d'âge au-delà de soixante-treize ans pour les fonctionnaires et employés civils classés dans la catégorie A et au-delà de soixante-huit ans pour les fonctionnaires et employés civils de la catégorie B, et celle de l'alinéa 2 de soixante et onze ans et soixante-six ans ".
5. Aux termes du II de l'article 115 de la loi du 12 mars 2012 relative à l'accès à l'emploi titulaire et à l'amélioration des conditions d'emploi des agents contractuels dans la fonction publique, à la lutte contre les discriminations et portant diverses dispositions relatives à la fonction publique : " La limite d'âge mentionnée au I de l'article 6-1 de la loi n° 84-834 du 13 septembre 1984 relative à la limite d'âge dans la fonction publique et le secteur public évolue dans les conditions fixées par le décret prévu au II de l'article 28 de la loi n° 2010-1330 du 9 novembre 2010 portant réforme des retraites ". L'article 8 du décret du 30 décembre 2011 portant relèvement des bornes d'âge de la retraite des fonctionnaires, des militaires et des ouvriers de l'Etat, auquel se réfère le II de l'article 28 de la loi du 9 novembre 2010 et abrogeant, pour l'essentiel et notamment son article 5, le précédent décret portant relèvement des bornes d'âge de la retraite des fonctionnaires des militaires et des ouvriers des établissements industriels de l'Etat du 28 juin 2011, prévoit que : " I.- Comme il est dit aux II des articles 28 et 31 de la loi du 9 novembre 2010 susvisée, les limites d'âge applicables aux agents nés avant les dates mentionnées aux I de ces mêmes articles sont fixées, à titre transitoire, pour ceux atteignant avant le 1er janvier 2015 l'âge d'ouverture du droit à une pension de retraite qui leur était applicable avant l'entrée en vigueur de ladite loi, de manière croissante à raison : / 1° De quatre mois par génération pour les fonctionnaires atteignant cet âge entre le 1er juillet et le 31 décembre 2011 ; / 2° De cinq mois par génération pour les fonctionnaires atteignant cet âge entre le 1er janvier 2012 et le 31 décembre 2014 ".
6. Si la limite de soixante-sept ans fixée par l'article 6-1 de la loi du 13 septembre 1984 est applicable, ainsi qu'il ressort des travaux parlementaires qui ont précédé l'adoption de cet article, à l'ensemble des agents non-titulaires des employeurs publics qu'il énumère, il résulte du II de l'article 115 de la loi du 12 mars 2012, combiné aux dispositions de l'article 8 du décret du 30 décembre 2011, que cette limite d'âge n'est pas applicable aux agents nés avant le 1er janvier 1955 et qu'elle demeure fixée à soixante-cinq ans pour ceux nés avant le 1er juillet 1951, ceux-ci ayant atteint l'âge d'ouverture du droit à une pension de retraite qui leur était précédemment applicable avant le 1er juillet 2011.
7. Par ailleurs, aux termes l'article 6-2 de la loi du 13 septembre 1984 : " La limite d'âge définie à l'article 6-1 n'est pas opposable aux personnes qui accomplissent, pour le compte et à la demande des employeurs publics mentionnés au même article, une mission ponctuelle en l'absence de tout lien de subordination juridique ". Aux termes de l'article 75 de la loi du 20 avril 2016 relative à la déontologie et aux droits et obligations des fonctionnaires selon lesquelles " La limite d'âge mentionnée à l'article 6-1 de la loi n° 84-834 du 13 septembre 1984 relative à la limite d'âge dans la fonction publique et le secteur public est portée, à titre transitoire, à soixante-treize ans jusqu'au 31 décembre 2022 pour les agents contractuels employés, en qualité de médecin de prévention ou de médecin du travail, par les administrations de l'Etat, par les collectivités territoriales ou leurs établissements publics ne présentant pas un caractère industriel et commercial, par les établissements mentionnés à l'article 2 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière ainsi que par toute autre personne morale de droit public recrutant sous un régime de droit public ".
8. Sauf s'il présente un caractère fictif ou frauduleux, le contrat de recrutement d'un agent contractuel de droit public crée normalement des droits au profit de celui-ci. En revanche, il ne saurait en créer en tant qu'il porterait sur une période postérieure à la limite d'âge, dès lors que la seule survenance de cette limite, définie par voie législative ou réglementaire, entraîne de plein droit la rupture de tout lien entre l'agent concerné et le service. Ainsi, en dehors des hypothèses expressément prévues par les dispositions précitées de l'article 6-1 de la loi du 13 septembre 1984, une collectivité territoriale ne peut procéder au recrutement ou au maintien en fonctions d'un agent contractuel au-delà de la limite d'âge applicable à l'intéressé. Les décisions administratives individuelles prises en méconnaissance de cette règle sont entachées d'un vice qui doit les faire regarder comme nulles et non avenues et ne sauraient, en conséquence, faire naître aucun droit au profit des intéressés. De même, le contrat de recrutement d'un agent ayant atteint la limite d'âge ne peut pas davantage faire naître de droits à son profit et doit être également déclaré nul et non avenu.
9. Il ressort des termes de la décision attaquée que pour mettre fin, à compter du 31 décembre 2021, à l'engagement contractuel de M. C, l'autorité administrative s'est fondée sur le motif tiré de sa mise en conformité avec l'article 6-1 de la loi du 13 septembre 1984 relative à la limite d'âge dans la fonction publique et le secteur public.
10. En l'espèce, si M. C a été initialement recruté à compter du 1er octobre 2002 par la commune de Noisy-le-Sec par un contrat à durée déterminée d'une durée de trois ans, il est constant que son contrat a été constamment renouvelé et qu'il a exercé ses fonctions de gynécologue-obstétricien au CMS Fernand Goulène pendant une durée de presque vingt années sans interruption, faisant ainsi durablement face à un besoin de l'administration. Il suit de là, nonobstant la circonstance que l'intéressé percevait une rémunération calculée en fonction du nombre de vacations d'une durée de deux heures, que les fonctions exercées par M. C doivent être regardées comme correspondant, pour la commune, à un besoin non occasionnel, si bien que les dispositions de l'article 6-2 de la loi du 13 septembre 1984 ne lui étaient pas applicables.
11. Il s'ensuit que la limite d'âge fixée à soixante-cinq ans demeurait applicable à M. C, né le 4 avril 1947. Si, après avoir fait valoir ses droits à la retraite au regard de son activité libérale, l'intéressé a conclu un contrat à durée déterminée à compter du 1er avril 2012, lui permettant de poursuivre son activité au sein du CMS, dans le cadre d'un cumul emploi-retraite, toutefois, l'autorisation de cumul, qui procède de l'article L. 84 du code des pensions civiles et militaires de retraite, ne constitue pas une exception légale prévue par des dispositions spéciales, au sens de l'article 6-1 précité qui lui permettrait de déroger à la limite d'âge posée par cet article. Par ailleurs, le requérant n'établit pas qu'il remplissait les conditions de dérogations permettant de prolonger l'activité au-delà de cette limite d'âge limitativement énumérées au II et au III de l'article 6-1 de la loi du 13 septembre 1984. Par suite, la survenance de la limite d'âge entraînait d'elle-même la rupture du lien qui l'unissait avec la commune et rendait son contrat en tant qu'il s'appliquait au-delà du dépassement de cette limite, nul et non avenu et donc insusceptible de créer des droits au profit de l'intéressé.
12. Il résulte de ce qui précède, ainsi que le fait valoir la commune de Noisy-le-Sec, que celle-ci avait compétence liée pour mettre fin à la relation de travail avec M. C à compter de la survenance de la limite d'âge. Ainsi, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la commune de Noisy-le-Sec a commis une faute tirée de l'illégalité de la décision du 15 décembre 2021 mettant un terme à son engagement contractuel à compter du 31 décembre 2021, notamment en raison de l'absence de préavis avant la rupture de son engagement et de la brutalité de cette décision de rupture.
En ce qui concerne la faute tirée de l'absence de rémunération des services faits :
13. Le requérant soutient que la commune a commis une faute du fait de l'absence de rémunération des services faits durant les mois d'août à décembre 2021 et retranscrits sur ses bulletins de paies de septembre 2021 à janvier 2022. Toutefois, ainsi qu'il a été dit au point 8, la survenance de la limite d'âge entrainant de plein droit la rupture des liens entre un agent contractuel et son administration, M. C ne peut prétendre à être indemnisé au titre des rémunérations non perçues pour la période postérieure à l'atteinte de cette limite. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que la commune aurait commis une faute tirée de l'absence de rémunération de ses activités au sein du CMS durant les mois d'août à décembre 2021 et retranscrits sur ses bulletins de paie de septembre 2021 à janvier 2022.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions indemnitaires présentées par M. C doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de la commune de Noisy-le-Sec, qui n'est pas, en la présente instance, la partie perdante, le versement à M. C de la somme qu'il demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions formulées par la commune de Noisy-le-Sec et tendant au bénéfice des mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Noisy-le-Sec sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et à la commune de Noisy-le-Sec.
Délibéré après l'audience du 17 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Deniel, présidente,
Mme Therby-Vale, première conseillère,
Mme Bazin, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er octobre 2024.
La rapporteure,La présidente,Mme BazinMme Deniel
La greffière,Mme B
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne, et à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
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01/06/2026