LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2208063

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2208063

mardi 10 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2208063
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantSELARL BIROT - MICHAUD - RAVAUT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n° 2202242 du 12 mai 2022, le président du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal administratif de Montreuil le dossier de la requête présentée par M. A B, enregistrée le 28 janvier 2022 au greffe du tribunal administratif de Paris.

Par cette requête et un mémoire complémentaire, enregistré le 23 mai 2023, M. A B, représenté par Me Buchinger, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de condamner le Groupe Hospitalier Intercommunal (GHI) Le Raincy Montfermeil à lui verser la somme de 705 239 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 10 novembre 2021et de leur capitalisation, en réparation de ses préjudices ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 11 700 euros à lui verser en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la responsabilité pour faute du GHI Le Raincy-Montfermeil est engagée en raison de ce que la prise en charge de l'infection dont il a été la victime n'a pas été conforme aux règles de l'art : les écoulements purulents qui sont survenus n'ont pas été pris en compte et aucune véritable démarche diagnostique n'a été mise en place ;

- il a subi plusieurs préjudices en lien direct avec cette infection, qui doivent être indemnisés à hauteur de 2 400 euros s'agissant des frais du médecin conseil, de 7 200 euros s'agissant des frais d'avocat, de 18 250 euros s'agissant des frais de tierce personne temporaire pendant l'arrêt d'activité, de 20 000 euros s'agissant des dépenses de santé post-consolidation, de 198 852 euros s'agissant des frais de logement adapté et d'emménagement, de 42 422 euros s'agissant des frais de véhicule adapté post-consolidation, de 301 125 euros s'agissant de l'assistance à tierce personne à titre viager, de 50 000 euros s'agissant de l'incidence professionnelle, de 10 280 euros s'agissant du déficit fonctionnel temporaire, de 27 500 euros s'agissant des souffrances endurées, de 8 000 euros s'agissant du préjudice esthétique temporaire, de 12 150 euros s'agissant du déficit fonctionnel permanent, de 5 000 euros s'agissant du préjudice esthétique permanent.

Par des mémoires en défense enregistrés le 17 mars 2023, le 7 juin 2023, le 20 juin 2023 et le 12 janvier 2024, le Groupe Hospitalier Intercommunal Le Raincy Montfermeil, représenté par Me Ricouard, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) à titre principal, de rejeter la requête et de mettre à la charge de M. B la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

2°) à titre subsidiaire, de surseoir à statuer sur la requête et sur le recours récursoire de l'ONIAM dans l'attente de la décision du Conseil d'Etat à intervenir suite au pourvoi formé par l'ONIAM à l'encontre de l'arrêt de la Cour administrative d'appel de Paris du 21 avril 2023 ;

3°) à titre infiniment subsidiaire, de limiter sa responsabilité à hauteur de 35% des préjudices liés à l'aggravation de l'état de santé de M. B, de fixer les postes de préjudices indemnisables, après application du taux de responsabilité, à 840 euros s'agissant des frais de médecin conseil, à 2 601,70 euros s'agissant du déficit fonctionnel temporaire, à 3 500 euros s'agissant des souffrances endurées, à 1 050 euros s'agissant du préjudice esthétique temporaire, à 1 750 euros s'agissant du déficit fonctionnel permanent, à 1 750 euros s'agissant du préjudice esthétique permanent ; de rejeter les demandes d'indemnisation présentées au titre d'autres chefs de préjudice ; de ramener à de plus justes proportions la demande formulée au titre des frais d'instance et de rejeter le surplus des demandes.

Il soutient que :

- à titre principal, la requête doit être rejetée en ce qu'elle est dirigée à l'encontre du GHI, alors que les préjudices subis par M. B entrent dans le champ d'application de l'article L.1142-1-1 du code de la santé publique et doivent être indemnisés au titre de la solidarité nationale dans les conditions prévues à l'article L.1142-17 du même code ;

- à titre subsidiaire, la responsabilité du GHI est limitée à 35% des préjudices résultant de l'aggravation de l'état de santé du requérant, et les montants demandés au titre de leur indemnisation doivent être ramenés à de plus justes proportions ;

- l'ONIAM n'est pas fondé à demander la condamnation du GHI à garantir l'intégralité des préjudices en lien avec l'infection, laquelle répond aux critères de gravité de l'article L.1142-1-1 du code de la santé publique, alors que le manquement reproché à l'établissement dans la prise en charge de l'infection est uniquement à l'origine d'une perte de chance de 35% d'éviter le dommage subi.

Par un mémoire en intervention enregistré le 12 décembre 2023, l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM), représenté par Me Birot, demande au tribunal :

1°) à titre principal, de rejeter toute demande d'indemnisation formulée à son encontre ;

2°) à titre subsidiaire, de condamner le Groupe Hospitalier Intercommunal Le Raincy Montfermeil à le garantir de toute condamnation prononcée à son encontre, et de réduire à de plus justes proportions les indemnisations allouées à M. B en réparation de l'aggravation de ses préjudices.

Il soutient que :

- à titre principal, nonobstant l'article L.1142-1-1 du code de la santé publique, et en application de l'alinéa 1er de l'article L.1142-1 du même code, toute victime d'une infection nosocomiale bénéficie d'une action directe en responsabilité pour faute à l'encontre des établissements de santé et des professionnels de santé, quel que soit le taux de déficit fonctionnel permanent ; le défaut d'injection d'une antibioprophylaxie à M. B le 27 juillet 2011, le défaut technique lors de son intervention chirurgicale du même jour et le retard de prise en charge de son infection sont des fautes de nature à engager l'entière responsabilité du GHI Le Raincy Montfermeil ; la part du dommage indemnisable au titre de l'infection nosocomiale dont a été victime M. B est limitée à 50%, la part restante étant en lien avec son état antérieur ;

- à titre subsidiaire, il bénéficie d'une action récursoire à l'encontre du GHI Le Raincy Montfermeil en application de l'article L. 1142-21 du code de la santé publique ; M. B n'est plus fondé à solliciter une nouvelle indemnisation au titre des préjudices déjà indemnisés par l'ONIAM en application de l'avis de la Commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux du 15 juin 2017, et en substitution de la SHAM devenue Société Reylens.

La procédure a été communiquée à la Caisse primaire d'assurance maladie de la Seine-et-Marne, qui n'a pas produit d'observations.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ". Aux termes de l'article R. 612-1 du code de justice administrative : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. / () / La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours () ".

2. Selon l'article R. 412-1 du code précité : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée de la décision attaquée, ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421 2, de la pièce justifiant du dépôt de la réclamation. ". Aux termes de l'article R. 421-1 du même code : " () Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. () ". L'article R. 421-2 du même code dispose : " Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet. () / La date du dépôt de la demande à l'administration, constatée par tous moyens, doit être établie à l'appui de la requête. () ".

3. Aux termes de l'article R. 414-1 du code précité : " Lorsqu'elle est présentée par un avocat () la requête doit, à peine d'irrecevabilité, être adressée à la juridiction par voie électronique au moyen d'une application informatique dédiée accessible par le réseau internet. () ". Aux termes de l'article R. 611-8-6 de ce code : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles. ().".

4. A l'appui de sa requête, M. B a produit la preuve de dépôt d'un envoi recommandé adressé au Groupe Hospitalier Intercommunal Le Raincy Montfermeil en date du 10 novembre 2021, sans produire la demande préalable indemnitaire qu'il affirme avoir fait parvenir, par ce courrier, à l'administration. Le requérant a été informé par le tribunal, par courrier du 23 avril 2024, adressé à son conseil par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1 du code de justice administrative réputé notifié le 25 avril 2024, date de sa première consultation, en application des dispositions précitées de l'article R. 611-8-6 du même code, qu'à défaut de régularisation par la production, dans le délai de 15 jours, de la copie de la demande indemnitaire préalable adressée à l'administration ainsi que la preuve de la réception de cette demande et, dans l'hypothèse où un rejet explicite aurait été opposé à cette demande, la copie de la décision par laquelle l'administration a rejeté ladite réclamation, sa requête pouvait être regardée comme manifestement irrecevable et rejetée par ordonnance. M. B n'ayant pas répondu à cette demande de régularisation, sa requête est entachée d'une irrecevabilité manifeste.

5. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B peut être rejetée en application des dispositions précitées du 4°° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Copie en sera adressée au Groupe Hospitalier Intercommunal Le Raincy Montfermeil, à l'ONIAM et à la Caisse primaire d'assurance maladie de la Seine-et-Marne.

Fait à Montreuil, le 10 septembre 2024.

Le président de la 8ème chambre,

L. Gauchard

La République mande et ordonne à la ministre des Solidarités et de la Santé, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions