jeudi 10 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2213012 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | BERNARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 14 août, 13 septembre, 4 octobre 2022 et 8 octobre 2024, Mme A B, représentée par Me Bernard, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'avis de recette d'un montant de 15 694,84 euros établi le 16 juin 2022 par le centre communal d'action social (CCAS) d'Epinay-sur-Seine et de la décharger du paiement de cette somme ;
2°) de mettre à la charge du CCAS d'Epinay-sur-Seine la somme de 2 000 euros au titre de l'article L761-1 du code de justice administrative
Par un mémoire en défense enregistré le 16 novembre 2022, le CCAS d'Epinay-sur-Seine, représenté par la SCP Lonqueue, Sagalovitsch, Eglie-Richters et Associés, conclut au non-lieu à statuer en raison de l'annulation du titre de recettes attaqué et de la décision de décharger la requérante de l'obligation de payer la somme de 15 694,84 euros, et au rejet des conclusions présentées par la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités publiques ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
2. Il résulte de l'instruction que le président du CCAS de la commune d'Epinay-sur-Seine a, le 14 septembre 2022 soit dans le délai de deux mois pour statuer sur le recours gracieux exercé par Mme B simultanément à son recours contentieux et au vu des justificatifs alors fournis par celle-ci, décidé de la décharger de l'obligation de payer la somme de 15 694,84 euros puis, le 23 septembre suivant, annulé le titre de recettes émis à son encontre le 16 juin 2022. Il n'apparaît par ailleurs pas que ce titre de recettes ait produit des effets avant son annulation. Dès lors, les conclusions de Mme B aux fins d'annulation dudit titre de recettes et de décharge de l'obligation de régler la créance à laquelle il se rapporte sont devenues sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.
3. Enfin, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du CCAS d'Epinay-sur-Seine une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les demandes de Mme B tendant à l'annulation du titre de recettes émis à son encontre le 16 juin 2022 par le CCAS d'Epinay-sur-Seine et à la décharge de l'obligation de payer la somme de 15 694,84 euros.
Article 2 : Les conclusions présentées par Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et centre communal d'action sociale d'Epinay-sur-Seine.
Fait à Montreuil, le 10 octobre 2024.
Le président de la 5e chambre,
J.-F. Baffray
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026