vendredi 1 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2215363 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | VIDAL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête sommaire enregistrée le 15 octobre 2022, les sociétés AIP, AIP ING, AIP URBA et THERMI-CLIMATISATION (le " groupement AIP "), représentées par Me Laurent Vidal, avocat, demandent au tribunal administratif de condamner l'office public de l'habitat (OPH) de Bobigny à leur payer :
- la somme de 311 242, 56 euros TTC, à laquelle devront être ajoutés les intérêts moratoires, en règlement des sommes qui leur sont dues au titre du marché de maîtrise d'œuvre destiné à la réalisation d'études patrimoniales sur l'ensemble des actifs de l'OPH de Bobigny ;
- la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Les sociétés AIP, AIP ING, AIP URBA et THERMI-CLIM ont été invitées, par un courrier du tribunal en date du 12 janvier 2024, à produire, dans le délai d'un mois, le mémoire complémentaire annoncé, sur le fondement des dispositions de l'article R. 612-5 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 février 2024, l'OPH Est Ensemble Habitat, représenté par Me Peru, avocat, demande au tribunal de constater le désistement d'office des sociétés requérantes et de les condamner, chacune, à lui verser la somme de 1 500 euros, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Les sociétés AIP, AIP ING, AIP URBA et THERMI-CLIM ont produit un mémoire complémentaire, enregistré le 23 février 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; () ". Aux termes de l'article R. 612-5 du même code : " Devant les tribunaux administratifs et les cours administratives d'appel, si le demandeur, malgré la mise en demeure qui lui a été adressée, n'a pas produit le mémoire complémentaire dont il avait expressément annoncé l'envoi (), il est réputé s'être désisté. ". Aux termes de l'article R. 414-1 du même code : " Lorsqu'elle est présentée par un avocat () la requête doit, à peine d'irrecevabilité, être adressée à la juridiction par voie électronique au moyen d'une application informatique dédiée accessible par le réseau internet. () ". Aux termes de l'article R. 611-8-6 de ce code : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles. (). "
2. D'une part, la requête sommaire, enregistrée le 15 octobre 2022, annonce expressément que la requête incomplète sera complétée par l'envoi d'un " mémoire ampliatif qui sera ultérieurement déposé ". Par un courrier du 12 janvier 2024, mis à disposition du conseil des sociétés requérantes par voie électronique au moyen du téléservice mentionné à l'article R. 414-1 du code de justice administrative, ouvert le 14 janvier 2024 et réputé notifié ce même jour en application des dispositions précitées de l'article R. 611-8-6 du même code, les sociétés requérantes ont été invitées, sur le fondement des dispositions de l'article R. 612-5 de ce code, à produire, dans un délai d'un mois, le mémoire complémentaire annoncé et ont été informées de ce que, à défaut de production d'un tel mémoire dans le délai imparti, elles seraient réputées s'être désistées de leur requête. Ce courrier étant resté sans réponse à l'issue du délai imparti, le 14 février 2024, les sociétés AIP, AIP ING, AIP URBA et THERMI-CLIM sont réputées s'être désistées de leur requête à cette date. Il y a lieu de donner acte de ce désistement, sans qu'ait d'incidence à cet égard le mémoire complémentaire enregistré au greffe du tribunal le 23 février 2024, soit postérieurement à l'expiration du délai d'un mois fixé par la mise en demeure.
3. D'autre part, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions reconventionnelles présentées par l'OPH Est Ensemble Habitat au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête des sociétés AIP, AIP ING, AIP URBA et THERMI-CLIM.
Article 2 : Les conclusions présentées par l'OPH Est Ensemble Habitat au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée aux sociétés AIP, AIP ING, AIP URBA et THERMI-CLIM et à l'OPH Est Ensemble Habitat.
Fait à Montreuil, le 1er mars 2024.
Le président de la 6ème chambre,
M. A
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
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01/06/2026
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01/06/2026