jeudi 4 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2217832 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 9ème chambre (J.U) |
| Avocat requérant | JACQUIN MARUANI & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 13 décembre 2022 et 13 novembre 2023, la SCI Paris Bara, représentée par Me Jacquin, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner l'Etat à lui verser une indemnité d'un montant de 5 000 euros en réparation du préjudice moral qu'elle a subi compte tenu du refus du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui accorder le concours de la force publique pour expulser les occupants d'un immeuble dont elle est la propriétaire, situé 10 rue Bara à Montreuil, ainsi qu'une astreinte d'un montant de 72 000 euros, ou, au minimum, de 28 884 euros ;
2°) d'enjoindre à l'Etat de lui accorder le concours de la force publique aux fins d'expulsion des occupants sans droit ni titre de l'immeuble situé 10 rue Bara à Montreuil, sous astreinte de 500 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- ses conclusions indemnitaires sont recevables, compte tenu de sa demande indemnitaire préalable du 9 novembre 2023 ;
- le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui accorder le concours de la force publique engage la responsabilité de l'Etat, au regard de l'article L. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution ;
- en ce qui concerne l'astreinte financière : elle doit être fixée à un montant mensuel de 6 000 euros sur une période d'un an à compter du 24 octobre 2022, soit une somme globale de 72 000 euros ou, à titre subsidiaire, de 28 884 euros.
- en ce qui concerne le préjudice moral : il doit être réparé en lui octroyant une indemnité de 5 000 euros.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 octobre 2023, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet des conclusions indemnitaires et de celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et, à défaut, à ce qu'il soit jugé que le montant des sommes pouvant être allouées ne saurait excéder 4 480 euros, pour les premières, et 1 200 euros pour les secondes.
Il soutient que :
- les conclusions indemnitaires sont irrecevables faute d'avoir été précédées d'une demande d'indemnisation préalable ;
- si la responsabilité de l'Etat est susceptible d'être engagée compte tenu du refus d'octroi de la force publique, des considérations tenant à la sauvegarde de l'ordre public et à la protection de la dignité de la personne humaine ont pu justifier une telle décision ;
- les demandes de réparation d'un préjudice moral et de versement d'une astreinte ne sont pas fondées et à, supposer que la société requérante puisse se prévaloir d'une perte de loyer, le montant de l'astreinte devrait être fixé à 4 480 euros.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions tendant à ce que le tribunal enjoigne au préfet de la Seine-Saint-Denis, sous astreinte, d'accorder à la société requérante le concours de la force publique aux fins d'expulser les occupants sans droit ni titre, dès lors qu'il n'appartient pas au juge administratif d'adresser des injonctions à l'administration en dehors des cas prévus par la loi, ni de faire œuvre d'administrateur, de telles conclusions étant, au surplus, devenues sans objet.
Par une ordonnance du 22 novembre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 8 décembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des procédures civiles d'exécution ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. A en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les conclusions de M. Combes, rapporteur public,
- et les observations de Me Hortance, substituant à Me Jacquin, représentant la SCI Paris Bara, le préfet de la Seine-Saint-Denis n'étant ni présent, ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. La SCI Paris Bara est la propriétaire d'une parcelle située 10 rue Bara dans la commune de Montreuil (93100), sur laquelle est implanté un immeuble à usage d'entrepôt et de bureaux. Par un arrêt du 10 mars 2021, la cour d'appel de Paris, constatant la présence dans l'immeuble mentionné ci-dessus d'une trentaine d'occupants sans droit ni titre, a confirmé l'ordonnance du juge des référés du tribunal de proximité de Montreuil en date du 9 juillet 2020, en ce que celle-ci a ordonné aux occupant irréguliers de libérer les lieux dans un délai de trois mois et, en cas d'inexécution de ces mesures par les intéressés, autorisé leur expulsion ainsi que celle de tous les occupants de leur chef, au besoin, avec le concours de la force publique. L'huissier de justice mandaté par la SCI Paris Bara afin de faire procéder à l'exécution de cette décision, a notifié le 29 septembre 2021 au préfet de la Seine-Saint-Denis une copie du commandement de quitter les lieux adressé aux occupants de cet immeuble puis sollicité auprès de ce préfet le concours de la force publique par une demande en date du 8 avril 2022, réitérée le 13 juin 2022. Cette demande a été implicitement rejetée. La SCI Paris Bara demande au tribunal d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui accorder la force publique, sous astreinte, pour faire évacuer l'immeuble mentionné ci-dessus. En outre, sa requête doit être regardée comme tendant à la condamnation de l'Etat, en considération du refus de concours de la force publique du préfet, à lui verser une somme de 5 000 euros en réparation du préjudice moral et une somme de 72 000 euros, ou au minimum, de 28 884 euros en réparation du préjudice financier.
Sur la recevabilité de la demande d'injonction tendant à l'octroi du concours de la force publique :
2. Il n'appartient pas au juge administratif d'adresser des injonctions à l'administration, ni de faire œuvre d'administrateur en dehors des cas expressément prévus par des dispositions législatives particulières, dont ne relève pas la demande d'injonction mentionnée ci-dessus. Par suite, les conclusions de la SCI Paris Bara tendant à ce que le tribunal lui accorde le concours de la force publique pour expulser les occupants de l'immeuble mentionné au point 1 sont irrecevables. Il suit de là, alors qu'au demeurant la société requérante déclare que cet immeuble a été évacué le 24 octobre 2023 avec le concours de la force publique, que ces conclusions ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne la responsabilité :
3. Aux termes de l'article L. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution : " L'Etat est tenu de prêter son concours à l'exécution des jugements et des autres titres exécutoires. Le refus de l'Etat de prêter son concours ouvre droit à réparation () ". Aux termes de l'article L. 412-1 du même code, dans sa rédaction applicable au litige : " Si l'expulsion porte sur un lieu habité par la personne expulsée ou par tout occupant de son chef, elle ne peut avoir lieu qu'à l'expiration d'un délai de deux mois qui suit le commandement, sans préjudice des dispositions des articles L. 412-3 à L. 412-7 ". Aux termes de l'article R. 153-1 de ce code : " Si l'huissier de justice est dans l'obligation de requérir le concours de la force publique, il s'adresse au préfet. () / Toute décision de refus de l'autorité compétente est motivée. Le défaut de réponse dans un délai de deux mois équivaut à un refus () ".
4. Il résulte de ces dispositions que le représentant de l'Etat, saisi d'une demande en ce sens, doit prêter le concours de la force publique en vue de l'exécution des décisions de justice ayant force exécutoire. Seules des considérations impérieuses tenant à la sauvegarde de l'ordre public, ou des circonstances postérieures à une décision de justice ordonnant l'expulsion d'occupants d'un local, faisant apparaître que l'exécution de cette décision serait de nature à porter atteinte à la dignité de la personne humaine, peuvent légalement justifier, sans qu'il soit porté atteinte au principe de la séparation des pouvoirs, le refus de prêter le concours de la force publique.
5. Ainsi qu'il est dit au point 1, l'huissier de justice mandaté par la SCI Paris Bara a sollicité auprès du préfet de la Seine-Saint-Denis le concours de la force publique par une demande en date du 8 avril 2022, afin de faire procéder à l'exécution de l'arrêt la cour d'appel de Paris en date du 10 mars 2021 ordonnant l'expulsion des occupants de l'immeuble dont celle-ci est la propriétaire au 10 rue Bara à Montreuil. Le silence gardé par le préfet de la Seine-Saint-Denis sur cette demande a fait naître une décision implicite de refus au terme du délai de deux mois prévu par les dispositions précitées de l'article R. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution. Toutefois, il résulte de l'instruction que, par un jugement du 24 mai 2022, le juge de l'exécution du tribunal judiciaire de Bobigny a accordé à ces occupants un délai de trois mois, s'achevant le 24 août 2022, pour libérer les lieux et décidé que la procédure d'expulsion pourrait être poursuivie après cette échéance. En outre, il est constant que l'expulsion des occupants de l'immeuble avec le concours de la force publique n'est intervenue que le 24 octobre 2023. Il s'ensuit que la responsabilité de l'Etat résultant du refus de concours de la force publique est engagée à compter du 25 août 2022, jusqu'au 24 octobre 2023.
En ce qui concerne les préjudices :
S'agissant du préjudice financier :
6. En premier lieu, la SCI Paris Bara soutient qu'elle a subi un préjudice financier constitué par la perte des loyers qu'elle aurait pu percevoir en louant l'immeuble. Toutefois, elle ne justifie pas de l'existence d'une telle perte financière en se bornant à produire une estimation de la valeur locative de ce bien réalisée le 29 juin 2023 ainsi que des annonces immobilières portant sur des offres de location de locaux supposés présenter des caractéristiques similaires à ce même bien, alors qu'il n'est pas établi que ce dernier aurait été en état d'être loué et que d'ailleurs il ressort de ses écritures qu'il n'était pas loué durant la période de plusieurs mois qui a précédé son occupation illicite à compter du début de l'année 2017, la cour d'appel de Paris ayant pour sa part relevé dans sa décision du 10 mars 2021 mentionnée au point 1, que la société n'établissait pas avoir eu la volonté de louer ce local après l'expiration en 2014 du seul bail dont elle justifiait. Il suit de là que le préjudice allégué tiré d'une perte de loyers ne présente aucun caractère certain.
7. En second lieu, la SCI Paris Bara soutient que l'occupation des locaux et le retard des services de l'Etat pour lui accorder le concours de la force publique ont rendu impossible la réalisation d'un projet immobilier. Toutefois, il résulte de l'instruction que le projet qu'elle invoque a pour emprise l'emplacement non seulement de l'immeuble situé au n° 10 de la rue Bara, mais aussi des immeubles lui appartenant situés aux n° 6 et 8 de cette même rue, qui étaient également illégalement occupés. En outre, si la société requérante fait valoir que ce projet a donné lieu à une étude de faisabilité portant sur la construction d'un bâtiment mixte à usage locatif à laquelle trois sociétés de maîtrise d'œuvre ont répondu, elle ne justifie pas qu'un projet immobilier ayant une consistance réelle aurait été conçu le 25 août 2022, date à laquelle le refus de concours de la force publique a commencé à produire ses effets, aucune information n'étant apportée à cet égard sur les suites données à une consultation tendant à choisir le maître d'œuvre chargé de l'opération, qui fixait, d'ailleurs au 29 avril 2022, la date limite de dépôt des candidatures, soit à une date à laquelle l'expulsion avec le concours de la force publique ne pouvait être mise en œuvre. Enfin, à supposer même que la SCI Paris Bara ait supporté les frais facturés par les deux notes d'honoraire d'architecture qu'elle produit, ce qui n'est pas établi en ce qui concerne la facture qui n'est pas libellée à son nom, elle ne démontre pas que le retard avec lequel le préfet a accordé le concours de la force publique aurait compromis définitivement la réalisation du projet ni, dès lors, que ces dépenses auraient été engagées inutilement. Par suite, la société requérante ne justifie pas que le refus de concours de la force publique serait la cause d'une perte de chance de réaliser le projet mentionné ci-dessus, ni dès lors, de l'existence du préjudice allégué.
S'agissant du préjudice moral :
8. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que la SCI Paris Bara n'est en tout état de cause pas fondée à soutenir qu'elle aurait subi un préjudice moral résultant de la perte de loyers ainsi que la perte de chance de réaliser un projet immobilier.
9. En deuxième lieu, la SCI Paris Bara ne justifie pas, en se bornant à produire des devis émanant d'entreprises de sécurité, que le refus de concours de la force publique lui aurait imposé de supporter des frais de surveillance et de sécurisation de l'immeuble situé au 10 rue Bara. Par suite, le préjudice moral causé par le paiement de ces frais n'est en tout état de cause pas établi.
10. En troisième lieu, la SCI Paris Bara soutient avoir été interpelée, de même que son gérant, de nombreuses fois par des voisins " excédés ". Toutefois, pour étayer ses allégations elle se borne à produire les copies de quelques courriels dépourvus d'animosité émanant d'une même personne, dont l'un concerne au demeurant l'immeuble situé au 6 rue Bara. Ne justifiant pas que le refus de concours de la force publique aurait provoqué des réactions de tiers excédant le cadre des relations normales de voisinage, la SCI Paris Bara n'établit pas avoir subi le préjudice qu'elle invoque.
11. En quatrième lieu, la SCI Paris Bara soutient qu'elle a dû supporter une dépense de 49 200 euros pour faire enlever des déchets entassés dans la cour du 10 de la rue Bara. Toutefois, pour justifier l'existence de cette dépense, elle produit une facture faisant mention de l'intervention d'une entreprise aux n° 6, 8 et 10 de cette rue au cours de la période du 24 au 28 octobre 2023. En outre, elle n'apporte aucun élément susceptible d'établir que le dépôt des déchets serait imputable au refus de concours de la force publique. En tout état de cause elle ne justifie pas que le seul paiement des frais mentionnés ci-dessus serait de nature à entrainer un préjudice moral. Il suit de là que la SCI Paris Bara n'établit pas avoir subi de préjudice moral indemnisable à ce titre.
12. En cinquième lieu, la SCI Paris Bara soutient que l'occupation illégale du bien a entrainé le départ de plusieurs locataires d'un immeuble mitoyen situé au 163 rue de Paris. Toutefois, pour étayer ses allégations elle se borne à produire un échange de courriels relatif à la situation d'une locataire d'un logement situé à cette dernière adresse, dont il n'est pas établi qu'il serait imputable au refus de concours de la force publique pour expulser les occupants sans titre de l'immeuble situé au 10 rue Bara. Il suit de là que le préjudice moral invoqué n'est en tout état de cause pas établi.
13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la SCI Paris Bara tendant à la condamnation de l'Etat à l'indemniser de préjudices causés par le refus de concours de la force publique doivent être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L.761-1 du code de justice administrative :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que la SCI Paris Bara demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SCI Paris Bara est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SCI Paris Bara et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 janvier 2024.
Le magistrat désigné,
D. ALe greffier,
C. Chauvey
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026